Mille milliards de mille….

…sabords !

Nous avons récupéré il y a 15 jours des bouteilles de plongée estampillées conformes et profité pour faire les derniers pleins de courses en tout genre. Pour éviter de tremper les affaires avec un voyage en annexe Marin-Ste Anne, nous avons décidé de mouiller au Marin directement.

Au retour, après une journée bien remplie, en levant l’ancre, nous avons la joie de soulever un casier de pêche par la même occasion… merci Messieurs les pécheurs … Numérobis dégaine plus vite que son ombre son Opinel offert par sa chère marraine. Efficace la lame, nous arrivons avec les garçons à dégager l’affreux casier (vide qui plus est, même pas possible de récompenser nos efforts. D’un autre côté, les fonds du Marin ne sont pas des plus inspirants).

Nous repartons aussi sec, contents et satisfaits de notre opération de déminage. Greatwine me fait remarquer que son père est bien plus hardi dans le chenal, en comparaison avec nos premières fois un peu tremblotantes en compagnie de Chonchon.  Les moteurs pulsent bien, nous commençons à ranger les courses et là… mille milliards de mille sabords de %µ%¨£¨$¨£ de pécheurs à la µ%£¨+°, vous l’aurez compris, nous nous prenons le bout d’un casier qui le retient se prend l’hélice tribord, puis bâbord (pourquoi se gêner) s’emmêle plusieurs fois et là c’est la ca, la caca, la catastrophe. Autant dire que nos amis les pécheurs ont eu de légers sifflements dans les écoutilles… Dépitée, j’enfile le maillot, plonge constater, je parviens à retirer le bout de l’hélice bâbord, mais rien à faire de l’autre côté, il y a trop de tours dans l’hélice, complètement coincée. Capitaine Haddock plonge également, nous passons une demi-heure à nous escrimer avec nos couteaux, peine perdue, nous n’arrivons à rien et rester dans le chenal est dangereux. Nous décidons de repartir sur Ste-Anne avec 1 moteur et de là-bas,  plonger avec les bouteilles, notre apnée n’étant pas tout à fait comparable à Jacques Mayol.

Pendant le trajet, je prépare le matériel, on plongera tous les deux avec 1 seul équipement, je me mettrai sur le détendeur de secours. Arrivés à Ste Anne, Cap’tain Faka vient nous prêter main forte en nous éclairant pendant la manœuvre (la nuit tombe très vite et relativement tôt (17h30).

Nous allons y passer encore ½ heure, la lame de l’opinel va y rester, ma cuisse sera lacérée par le capitaine, pourtant je vous jure que cette fois-ci, je n’y étais pour rien, mais l’opération est assez rocambolesque voire croquignolesque comme dirait notre grand chef.  Le capitaine finit par dégager l’hélice, ouf…on se souviendra de ce dernier tour au Marin.

Nous avons passé les dernières semaines à profiter de la Martinique, plonger pour le plaisir cette fois,  tapisser, coudre  (enfin essayer sans s’énerver ni trop jurer) , retrouver Fakarever les week-ends, à phosphorer sur la suite et à nous réjouir des rendez-vous pris avec la famille ou les amis sur le parcours.

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Plein de courses
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« Et la baleine, elle est plus grande que l’orque? »
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Dernière vue du diamant
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Anses d’Arlet
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y a pas d’âge pour commencer
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6 enfants, 1 annexe, 4 parents se reposent, pour le diner en revanche…
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Test de la flottabilité
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3 bateaux copains, 1 paddle pour faire navette d’enfants
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heureusement qu’il n’y a pas le son…
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Bon, si on ne regarde pas l’envers du coussin, ça passe…

 

(Mes)aventures!

Le 9 octobre fut une journée qui commença ma foi fort bien, puisque accompagnée de douceur… ici nommé le Nutella.

Depuis 6 mois que les enfants le réclament, il a fallu attendre l’anniversaire de Greatwine pour le sortir, mes tentatives de raisonnement  sur les méfaits de l’huile de palme et autres additifs, n’ayant pas eu le succès escompté, je ne devais pas être moi-même très crédible avec mon addiction au chocolat.

La journée s’est passée gentiment, pas eu de dérogation accordée pour éviter le CNED (pas de mal à le tenter, sur un coup de chance, cela aurait pu marcher).

Après-midi acrobatique à essayer de faire sortir le bonhomme du bateau, nous l’avons envoyé faire des courses, mettre les poubelles, etc. pour pouvoir faire son gâteau discrètement.

Golden Girl pendant ce temps cousait chez  Lotus son cadeau fait maison, la grande classe.

Le soir étant enfin venu, il put souffler ses 12 bougies et découvrir la panoplie du parfait geek que nous lui avions concoctée, assortie de la pochette à tablette handmade par sa sœur (et aussi un peu beaucoup par Elodie !).

Nous allons sur St-Pierre le mardi avec Lotus et « I feel fine ». L’équipage de choc de ce dernier remonte vers la Guadeloupe et propose de nous accompagner sur une plongée, Olivier étant instructeur. Cela ne peut évidemment se refuser, nous avions acheté tout le matériel quelques mois plus tôt, sans avoir pu ni oser tenter l’expérience comme des grands… « tout  le matériel » c’est rapidement dit, au moment de monter sur l’annexe les rejoindre, nous nous sommes rendus compte qu’il manquait le manomètre (que j’appelle anémomètre, c’est dire mon niveau de professionnalisme),et notre système n’était pas connecté aux bouteilles. Qu’à cela ne tienne, après l’intervention efficace d’Olivier, nous pouvons enfin partir. La houle est prononcée, le courant fort,  l’ épave à visiter à 33m descendant à 55 m, nous ne faisons pas trop les fiers avec le Capitaine. Nous écoutons attentivement les instructions et commençons à descendre le long du bout accroché à l’épave. Olivier nous ayant prévenus, le premier qui lâche le bout signe la fin de la plongée… Je m’y agrippe… grave erreur, je mets les pleines mains sur des coraux de feu et des orties de mer… ça douille sec ! Néanmoins, de toutes les façons obligés de s’y agripper, dans notre tenue du parfait plongeur, manquaient 3 kgs de poids chacun, nous n’avions d’autre choix que nous agripper à la corde sinon, remontée directe à la surface.

A 30m, toujours pas d’épave visible, seulement quelques barracudas et poissons type sardine… on arrête là, trop d’obscurité pour assurer une plongée sereine. Bien que déçus, nous étions contents de passer le pas et plonger, les prochaines fois, nous nous équiperons plus sérieusement.

Je ne vous raconte pas la nuit de mercredi à jeudi, les mains pleines de boutons d’urticaire, à essayer de penser à tout sauf à me gratter… chaud !! Au retour, les enfants nous avaient préparé tout un diaporama, arguant de leur exemplarité pendant notre plongée et négociant une montée sur le mat en guise de reconnaissance… le sens du commerce commence tôt.

Nous retentons de plonger quelques jours plus tard et faisons gonfler nos bouteilles aux Anses d’Arlet et là, enfer et damnation, les bouteilles fuient, elles n’ont pas été révisées depuis 7 ans…refus ferme du centre de plongée de nous les remplir, nous devons retourner au Marin aussi sec.

Dimanche, nous retournons donc vers notre cher Marin, allons déposer les bouteilles au Lamentin.

Les enfants furent les plus heureux du monde lorsqu’ils découvrirent les 3 colis envoyés par la grand-mère, pleins de cadeaux. Ce qui a fait particulièrement mouche fut la trousse de couture accompagnée de pleins de coupons que reçut Golden Girl accompagnée d’un canevas. Là où je fus la plus surprise, ce fut quand les garçons commencèrent à réclamer eux aussi d’en faire !!! Ceux qui me connaissent peuvent rire, moi qui n’ai jamais été fichue de faire quoique ce soit avec une aiguille.

Résultat, j’ai dû filer chez Darty acheter une machine à coudre (adaptée pour les enfants, je refuse d’y toucher), le carré du bateau ressemble maintenant à une arrière-boutique du Sentier, Saint Laurent et Lagerfeld aux manettes !

Lors de cette journée marathon au centre commercial de Fort de France, j’ai envoyé Golden Girl récupérer un chariot pour faire un plein de course. Ne la voyant pas revenir, je m’inquiète et au bout de 5 longues minutes passées à phosphorer sur ce qui pouvait bien lui être arrivé, je vais voir le grand gars baraqué de la sécurité, je lui décris ma fille « 8 ans, brune, habillée avec haut blanc et short rose ». Il regarde partout, puis me dit « je vois bien une petite fille, mais elle est blonde ». Je me retourne, c’était bien elle, effectivement, beaucoup plus blonde que brune, va falloir m’adapter à ces nouvelles  couleurs.

Nous avons récupérer les bouteilles, profité pour finaliser les derniers travaux et surtout, eu la joie de retrouver enfin l’équipage au complet de Fakarever, l’aventure peut continuer.

 

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l’ami du petit déjeuner…

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la joie de recevoir des colis

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et de 12!

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nous aussi, on aimerait coudre…

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pendant que nous plongions, on designe le plus petit pour porter les messages

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un peu près l’helico, non?

9 octobre (3)
Allo docteur, j’ai mal au coeur…

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le mont Pelé

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Atelier découpe

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une corde, des heures de jeu

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dérrière, Lotus et Fakarever

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Enfin, les copains!
 

Marin in, Marin out!

Le Marin, c’est un peu comme une maison, contents d’y arriver après une coupure de plusieurs semaines et ravis d’en repartir ! Les moustiques ont le don de me porter sur les nerfs, et la marina en est infestée. Un conseil, mettez-vous à côté de moi si vous voulez passer une soirée tranquille.

Ces quinze derniers jours ont été bien remplis. Nous avons eu pour commencer  la joie d’y retrouver le capitaine de Terrenvue sur son beau bateau, nos soirées furent bien sympas, on attend le reste de la tribu avec impatience.

Les voiles ont été révisées,  le gréement itou, nous avons réceptionné le parasailor et pleins de gentils colis  et lettres qui ont fait le bonheur des enfants, nous avons changé les panneaux solaires, fini de réparer les toilettes (le premier qui y met autre chose que du pq aura un aperçu assez net du capitaine dans ses bons jours), bref, nous nous sommes bien amusés.

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entrainement de course à pied pourle CNED
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Arrivée aux Anses d’Arlet
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il court, il court le furet…
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débouchage de toilettes…
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Genneker en voie d’apparition
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au loin le rocher du diamant
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Hissé!

Nous avons pu tester le système médical local, les enfants étant couverts de boutons. Les premiers médecins rencontrés ont soupçonné d’emblée une virose. Après analyses, elles se sont portées pour la gale… génial, il faut dans ce cas « dé-galiser » tout le bateau. Le traitement étant en rupture de stock, cela nous a laissé le temps de contacter en urgence une dermato de Fort de France. Tous les dermatos que nous avons appelé ne recevaient pas avant février 2018… En désespoir de cause, j’ai demandé le mail d’un d’entre eux pour leur envoyer des photos, trois jours après nous avions un rdv. Celle-ci nous a rassurés, il s’agirait de boutons de chaleur ++, dus à la transpiration. Quand on connaît le taux de sudation de triple A , ce n’est guère étonnant, le matin, l’humidité des draps nous laisse toujours un doute quant à son origine…

Les cabinets médicaux que nous avons côtoyés reçoivent sans rendez-vous, à partir de 6h30 (am bien entendu). L’attente est longue et souvent me plonge dans une grande solitude morale, surtout quand GG, après avoir longuement observé la salle lance : « Maman, dans la salle il y a des intrus, devine qui ? »… « euh… » , «  Ben, c’est nous, nous sommes les seuls à avoir la peau blanche ! »

Ou, dans la salle d’attente du dermato qui fait « centre de rajeunissement », avec une télévision présentant les différentes activités du cabinet. « c’est quoi « esthétique » ? » me demande GG, « euh, pour rendre beau les personnes » et après observation de la patientèle,  devant tout le monde « en fait, les gens qui sont là, c’est parce qu’ils sont tous moches ??? » Au secours !

Sinon, grande victoire  à notre actif : nous avons exterminé les fourmis qui nous pourrissaient la vie sur le bateau. Depuis notre arrivée, ces charmantes bestioles nous tapent sur les nerfs, à nous attaquer chaque morceau de sucre, morceau de pain, ou toute substance comestible, un enfer. Nous finissions par être comme François Cluzet dans les petits papiers, prêts à  démonter tout le bateau pour trouver le nid. A l’occasion de discussion avec un gars du  coin, ce-dernier nous a conseillé d’acheter une poudre spéciale vendue par le  bazar chinois, et a priori non autorisée en France. Et là, miracle, cela fonctionne ! Je me retrouve avec tout un stock d’insecticide, légal mais pas du tout efficace.

Le week-end dernier, nous avons pris une leçon de Kite avec Captain RV et avons laissé les garçons sur le bateau pour la matinée. Lotus nous ayant gentiment proposé de prendre GG et de veiller sur la VHF en cas de problème. Le déjeuner était prêt, sans rien avoir à réchauffer, seule consigne…être sage, étant dealé que nous saurions nous montrer reconnaissants…

A notre retour, nous les avons retrouvés pendus à la baume, ils s’étaient fait une balançoire dessus avec la chaise (pour monter le long du mat) avec tout un système de poulies et autres système de levage. Fierté pleins leurs yeux et nous tremblants à l’idée de ce qui aurait pu se passer.. chacun sa vision de la sagesse !

Triple A, plein d’entrain a beaucoup insisté pour que j’essaie l’échafaudage, les garçons ayant fait tout un calcul sur les poids/masse. Quand il m’a demandé combien de tonnes je pesais, je suis allée directement me coucher… déjà qu’en kite, je n’ai pas réussi à faire grand-chose, il m’a achevée ;). Il faut dire que le Marin est l’occasion de faire beaucoup de ravitaillement, d’apéros et de restaurants (ben oui, plus de data Internet, faut bien se connecter aux wifis des restos pour charger les évals du CNED !), mon taux de gras en a pris un coup.

Aujourd’hui, samedi, départ pour les Anses d’Arlet, après avoir chargé l’évaluation de musique, arts plastiques et sport de GG et fait quelques dernières courses. Occasion de mettre le Genneker, enfin !

Nous reviendrons au Marin une dernière fois, autour du 20 octobre puis, mettrons le cap au nord, pour aller au Costa Rica, République Dominicaine, et Cuba pour Noel.

 

 

 

 

Give me Five! (Bequia-Maria-le Marin)

Cette dernière semaine, nous sommes remontés tranquillement de Grenade, stop aux Tobago Cays, 50 nuances de … bleu, toujours impressionnant

Arrivés sur Bequia ensuite après une navigation houleuse à la voile et le passage d’un bon grain, nous pensions n’y rester qu’une nuit, le temps de remonter ensuite sur la Martinique. C’était sans compter sur la météo qui nous informait de l’arrivée prochaine de 2 tempêtes. Décision est prise de rester un peu plus longtemps sur place, nous avons pu, pour la plus grande joie de tous, récupérer les supports numériques du CNED, et vogue la galère !

Véritable supplice familial : cris, insultes, larmes tout y passe, … dire que l’américaine que nous avions croisé m’avait dit faire école à la maison pour ses 4 enfants ( pour le plaisir) depuis deux ans…. Pas la même planète !

Nous avons retrouvé à Bequia nos amis canadiens, les Pats au carré  que nous avions vus aux USVI. L’occasion pour Greatwine de se mettre au wakeboard,… , sans surprise il adore ! Sa wishlist s’allonge, après la planche à voile, la bouée tractée, le mini-pc,…il va nous mettre sur la paille ! Pat (de Patrick)  nous a également vendu 2 bouteilles de plongée, notre équipement est au complet, yapluka. Pat (de Patricia) nous suit sur le blog mais a des misères à comprendre les expressions, en gros des passages entiers sans comprendre de quoi je parle…

 Nous pensions pouvoir accueillir lundi soir dignement Hervé en Martinique qui arrive pour préparer le bateau. Impossible, nous sommes sur Bequia, secoués comme des pruniers pendant le passage de Maria, bon mal de mer de mon coté. Finalement le vol d’Hervé a été annulé, nous serons peut-être présents la prochaine fois?

La nuit de lundi à mardi (passage au loin de Maria) a été très mouvementée, impression d’être dans le tambour d’un lave-linge. Le plus frustrant est d’avoir le mal de mer en faisant du surplace ! Notre abri à Bequia est orienté pour éviter les alizés de l’est, or nous subissions une tempête plein ouest, autant dire qu’on a joué aux montagnes russes !

Suite à différentes discussions avec Lotus qui nous parlait de vents à 45 nœuds pendant notre traversée Tobago-Bequia, ce qui nous surprenait un peu, notre anémomètre indiquant un max. de 26, nous avions mis ce différentiel sur leur côté marseillais (qu’ils ne sont même pas !).

Pour en avoir le cœur net, pendant la tempête et histoire de s’occuper, le capitaine a appelé Julien par VHF et lui a demandé ce qu’indiquait son instrument. Réponse : 42. De notre côté (moins bien abrités qui plus est) : 25…bon, la vérité est surement entre les deux mais je penche pour Marseille. Nous tacherons de le régler au Marin et nous regardons toutes les fois où nous avions la sensation d’avoir bon vent sans pour autant nous affoler, disons… différemment !

Ce décalage d’arrivée sur la Martinique nous a obligés à travailler nos capacités d’adaptation. En effet, mardi est le jour de l’anniversaire de triple A, 5 ans ! J’avais prévu de profiter du Marin pour louer une voiture et filer acheter  de quoi faire un beau gâteau et une voiture télécommandée ou bien un avion télécommandé, ou encore un bateau… télécommandé, vous l’aurez compris, monsieur télécommande…

Heureusement que Numérobis a trouvé à l’occasion de pleins alimentaires un pistolet en plastique et que j’ai qq livres en stock( merci les gps) ! On va composer…

La journée de mardi s’est déroulée comme une journée post-tempête, un peu groggys. Heureusement notre petit dernier était là pour nous rappeler, à rythme extrêmement régulier, en gros toutes les 5 minutes, qu’aujourd’hui il avait 5 ans (sous-entendu, ils arrivent quand les cadeaux et le gâteau ?).

Pour le gâteau, en rade d’œufs, obligation d’aller dans le centre-ville. Sortie de l’annexe et hop en route avec mes trois ainés et Elodie.  Arrivés bien mouillés, (la mer est encore bien formée), Greatwine reste sur l’annexe pour la surveiller, on a un peu peur qu’elle tape sur le ponton.

Les rues sont bien boueuses mais on arrive à nos fins, je trouve même du chocolate topping, histoire d’égayer notre bon gâteau aux yaourts et de faire américain.

Après un apéritif avec Lotus, le moment fort de la journée est enfin arrivé pour triple A qui a pu souffler ses bougies et découvrir ses cadeaux. Celui qui l’a le plus marqué est évidemment le petit pistolet et ses jeux de pétards.

Mercredi (ce matin), nous nous sommes levés à 4 heures pour pouvoir faire la nav. Bequia-Martinique dans la journée. Les vents étaient avec nous, nous avons bien filé et sommes arrivés avant 17h au Marin. L’occasion de tester une dernière fois la canne des copains et de voir un ENORME thon se débattre avec et avec moult force réussir à casser net le fil…vraiment dommage, nos papilles frétillaient d’avance.

Ce qui devait arriver arriva, le joli pistolet a été victime d’une descente un peu rapide de son propriétaire et nage maintenant dans le canal de Ste-Lucie…triste fin ! A Ste-Anne, le mouillage est désert, lui habituellement si chargé, à l’exception de deux épaves de beaux bateaux, affligeant.

Joie à l’arrivée en découvrant la jolie frimousse d’un petit neveu tout neuf!

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Ceci est une fusée…
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moment de grace…

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Autre moment

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Le premier qui dit que c’est un scandale qu’une petite fille soit obligée de recoudre les boutons du bermuda de son père….
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les z’amis bateaux

Croisés sur les eaux,  occasions d’apéros et de diners improvisés ou compagnons de route plus longues, quelques adresses de blogs… on y apparaît parfois, à vous de nous trouver!

  • les premiers croisés, Philéas Fogg 2 sur parenthèseantillaise.com
  • les amis avec qui nous avons passé de bonnes soirées à préparer le voyage et qui arrivent bientot Terre en vue
  • les copains des grenadines lotus au soleil
  •  les normands rencontrés au Gambier de Zingaya
  •  celui dont on espère vivement retrouver 10 ans après leur mariage breton: Tymakao
  • à suivre…

 

Grenade ou la fuite d’Irma

Nous descendons depuis une semaine tranquillement dans le sud, pour échapper à Irma qui se précise et ne sera sans doute pas une partie de plaisir. Le Capitaine passant ses nuits à contempler non pas les étoiles (ni sa femme d’ailleurs !) mais des vecteurs munis de barbules issus de fichiers grib (en gros, il se fait un kif météo sur la tablette, à croire qu’il est le fils caché de Gilot-Petre ou Cabrol), nous étions bien informés et bien préparés . Un grand merci pour tous vos gentils messages qui nous ont fait chaud au cœur!

Nos différents mouillages nous ont permis de faire des rencontres amusantes, notamment avec des américains et leurs 4 enfants que nous avions déjà croisés à Rodney bay et retrouvés à l’île Ronde au large de Grenade ainsi qu’avec un équipage Germano-Australien. L’occasion pour les enfants de comprendre définitivement l’intérêt de parler anglais et pour moi de récupérer quelques DVD dans la langue de Shakespeare, malgré leur protestations. On a frôlé la création d’une section syndicale, tendance CGT, pour ne pas citer Sud ( je crois comprendre que FO devient douce comme un agneau, on aura tout vu !!) pour la défense de la langue française. Apéritif sympa à bord avec les 4 équipages, 12 enfants, 8 adultes, relativement calme jusqu’à ce que les enfants décident de faire un chat sur le pont!! En gros, la baie était à nous, et les enfants ravis de jouer ensemble pendant ces quelques jours, surtout avec l’annexe du bateau australien qui pouvait se transformer en optimist, quelle bonne idée ! L’annexe a fait des ronds dans l’eau tout dimanche.

L’arrivée lundi à Grenade, a été l’occasion de faire un très gros plein , cela faisait quasiment 3 semaines qu’en nous étions en autarcie ( juste quelques fruits/légumes et des oeufs trouvés Hillsborough.).

Nos amis de Lotus qui nous accompagnent dans notre périple depuis les Tobago Cays ont halluciné devant nos deux caddies pleins à craquer et nos 20 litres de lait (entre le petit dej et les yaourts, ça débite ferme, on ferait mieux de prendre une bonne laitière  à bord avec qq poules ). J’ai poussé le bouchon en mettant (par erreur bien sûr) qq surgelés dans le sac d’Elodie qui a le même sac Picard (s’ils savaient…) que nous!!

L’occasion également de faire le tour des ships et nous équiper . Il faut dire que sur nos trois toilettes, deux renâclent à évacuer ce que vous imaginez. Le Capitaine s’y est collé (autant je veux bien prendre le rôle de poissonnière et les odeurs qui vont avec, autant la plomberie..). Chacun sa raie…

La nuit de mardi à mercredi  se passe sans problème , chaleur lourde et mer d’huile. Nous voyons juste des éclairs, sans doute de chaleur au sud, côté Vénézuela. Pendant ce temps, Irma sévit au Nord, nous bénissons le ciel de pouvoir être mobiles.

Mercredi, une fois un des toilettes réparé par Super Mario , nous changeons d’anse et allons sur Dragon bay.

Nous pêchons pendant cette petite navigation un petit poisson, semblerait-il que cela soit une orphie, royalement nous l’avons laissée reposer en paix au plus profond de la mer. Ceci est  la version noble, en réalité, pas grand chose à mon avis à se mettre sous la dent, je ne travaille qu’à condition d’avoir au moins de quoi nourrir dignement la famille pour un voire deux repas.

Jeudi, nous décidons de louer une voiture avec Lotus pour visiter l’île, nous avions repéré des cascades et … une chocolaterie ( y a des trucs qui ne m’échappent pas, le capitaine avait étrangement noté la présence d’une rhumerie de son côté ).
Nous débarquons tous les 10 à la marina, attendons le loueur de voiture qui nous annonce 100 dollars par voiture… en Martinique, le tarif est à peine 35€… un peu cher.

J’avais repéré la veille le réseau de bus local, mon côté roots et aventurier me titillant et me rappelant ma folle jeunesse passée à sillonner l’Asie , allez on prend nos clics et nos enfants, direction le centre ville.

Nous laissons les annexes devant un ponton, un peu craignos, un type nous propose de les surveiller…ca veut tout dire, nous acceptons , pas envie de jouer sur ce coup.

Un minibus s’arrête et nous emmène à la gare routière. En chemin Elodie demande si on peut privatiser le bus pour la journée. Après un bon moment de négo serrée sur le prix, on s’entend pour 100 dollars pour la journée. Nous avons donc un chauffeur et son aide pour nous, un minibus assez confortable, royal.

De plus , une fois réalisée la façon locale de conduite ( à droite), croyez-moi, on ne l’a pas regretté un instant, le Capitaine aurait épuisé tout son capital santé !

Premier stop aux cascades, 3/4 h de descente assez raide pour les atteindre (évidemment, les enfants ont assez rapidement réalisé ce qui les attendait au retour, ils n’ont d’ailleurs pas trop insisté pour déjeuner en bas, bizarrement). Cascade sympa dans une eau fraîche mais oh combien revigorante , et surtout non salée !! Bon , c’est définitif, nous ne sommes pas tous égaux face aux moustiques , étant les élues du jour avec Elodie, nous ne faisons pas long feu.

Retour tirant plus sur les pattes, nous avions tous des bâtons de bambous que le garde nous a obligé de prendre , finalement pas inutiles.

Nous reprenons la route, à un moment le bus passe par une ancienne piste d’aéroport …J’ai commencé à phosphorer en me demandant si ce n’était pas un coupe-gorge , il s’est avéré qu’il y avait une ouverture au bout et possibilité de rejoindre une route… ouf!!Après 3/4 de route, nous déjeunons sur une très jolie plage.

Direction la chocolaterie pour le dessert!

Le Capitaine en faisant son geek se rend compte au bout d’un moment que l’on va dans la mauvaise direction, le chauffeur nous indique connaître une autre chocolaterie mais que nenni, on nous a recommandé celle de Belmont, nous irons à Belmont, non mais!

Demi tour sec et le chauffeur furieux va deux fois plus vite (ce qu’on ne pensait même pas possible) , notre rythme cardiaque en prend un coup, les enfants adorent , encore mieux que Space mountain!!

« Je paierai cher pour recommencer » nous dit Numerobis….100 dollars darling , 100 dollars!

La plantation est belle, visite avec un guide didactique et parlant suffisamment doucement pour que l’on puisse comprendre, appréciation à la juste hauteur de la dégustation !

Retour sur des chapeaux de roue, l’angoisse monte, annexes ou pas annexes?

Les embarcations sont bien là, notre gardien également , ouf!

Suite du programme , nous allons remonter progressivement vers la Martinique, en suivant toujours la météo car nous sommes en haute saison des cyclones (après Irma, José est au large et un troisième cyclone est en formation au large du Cap Vert)

objectif: récupérer les cours du cned le 18.

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« on peut gouter? »

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Pause déjeuner sur une jolie plage

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on est encore frais…
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un accrobranche au niveau de la cascade, malheureusment (pour certains) hors service

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Ridicule!

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pour des fans de vitesse…
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Avant la descente

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Même le capitaine est à l’eau… tout est possible!
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Vacances…

Cela va faire une semaine que nous sommes en mode vacances totales… cela peut vous sembler gonflé de notre part mais trois jours dans les Tobago Cays nous ont semblé absolument divins et hors de tout !

Après notre triste aventure avec nos pirates, nous avons eu vite fait de migrer vers ces merveilleuses îles et rejoindre l’équipage de Lotus, avec qui  Golden Girl avait sympathisé la veille et qui s’était un peu étonné de ne pas nous trouver le lendemain !

Nous faisons route avec eux depuis 1 semaine, cela fait beaucoup de bien aux enfants, notammment les deux derniers . À chaque fois que nous faisons de nouvelles rencontres, Greatwine passe en revue les bateaux et devient un moulin à questions sur tout et à peu près n’importe quoi, heureusement que les parents sont sympas et arrivent à nourrir la machine!

Lotus étant parti pour naviguer un bon bout de temps, leur équipement fascine les enfants, « Tu te rends compte maman, ils ont même la wii !! », bon on peut pas lutter, on n’essaie d’ailleurs même pas, nous sommes partis quasiment sans jouets, parents indignes que nous sommes!! Si je vous dis qu’en plus ils ont une bouée tractée et que Julien le papa, a la bonté de traîner notre petit équipage qui en revient béat… promesse faite de notre part de nous équiper pour Noël, bonne idée de cadeau pour toute la famille et excellente carotte pour avoir un équipage au taquet dans le suivi Cned.

D’ailleurs, ce denier nous a indiqué nous envoyer les cours mi-septembre , les enfants auront eu 3 mois et demi de vacances … incroyable , de mon côté je cauchemarde à l’idée de reprendre tout ce petit monde en main!

Nous sommes arrivés hier à Cariacou, première journée de pluie non stop, nos panneaux solaires ont eu un rendement de …zéro watts! En fin de journée, petite accalmie, on en a profité pour mettre l’équipage à l’eau, triple A qui a perdu tout son gras depuis son arrivée sous les tropiques est devenu violet en quelques minutes , forcément avec une eau à 29 degrés …on n’est plus habitués à tant de fraicheur.

Un ouragan s’annonce pour la semaine prochaine, Irma. La dernière fois, Harvey était annoncé comme  simple tempête à ce stade, on a vu ce que ça a donné aux US, là on prévoit l’abri sur Grenade, à suivre …

Nous vous souhaitons plein de courage pour la rentrée !

25 aout (6)26 aout (4)26 aout (16)27 aout (12)27 aout (20)DJI_0002_Moment(2)DJI_0002_Moment(5)DSC_0327DSC_0264DSC_0149 (1)DSC_0132 (1)DSC_0118 (1)IMG_5087

Grenadines: tempête et mésaventures 

Mardi 15 Août, nous entamons-enfin- notre descente vers le sud, statistiquement moins touché par les tempêtes et les cyclones.Première halte à Ste-Lucie, Rodney Bay que nous avions visité il y a déjà trois mois.

À mon retour de snorkeling , je vois les enfants jouer avec de nouveaux amis …américains . Les dialogues entre eux valaient leur pesant de cacahuète, toutes les 5 secondes : »maman, comment on dit « triple salto arrière  » euh… », ou « les filles poussent les garçons « ? Ils s’amusent comme des fous et ça les débloque complètement par rapport à la langue, amusant à voir.

En fin d’après midi, nous apercevons l’équipage de Moana, occasion de prendre un pot ensemble… la transhumance commence bien!

Nous savons qu’une tempête tropicale s’annonce pour la fin de semaine, quelle stratégie adopter ? Soit nous restons à la marina de Ste Lucie, soit nous tâchons de passer au sud de la tempête et mettons le cap sur Bequia. Après de longues heures passées sur les fichiers météo et autres sources , quelques insomnies du capitaine, décision est prise de passer au sud, mercredi halte aux deux pitons et jeudi, la nav devrait être assez longue, on partira tôt.

Jeudi, lever 5:30, l’avenir appartient sûrement à ceux qui se lèvent tôt mais ca pique quand même.

Nous mettons la cane à pêche venant de Phileas en transit sur le bateau que nos amis récupéreront en octobre, histoire de voir si ca vaut vraiment le coup d’investir, ainsi que la traîne.

Concours est lancé entre Greatwine et les filles, qui gagnera?

C’est la cane qui siffle la première …

Greatwine remonte un poisson, nous cherchons vite notre livre sur les poissons caraibeens: nous comptons les nageoires, les dents, impossible de déterminer si c’est un thazard ou un barracuda. La distinction est cruciale, l’un est touché par la ciguatera, l’autre pas.

De nature optimiste, j’opte pour le thazard (mais lance néanmoins un appel Facebook) et le prépare rapidement, l’odeur et les traces sur le pont étant assez prégnantes et chacun connaît mon sens de l’ordre…

Les filets au frigo, le Capitaine nous demande de rentrer la traîne , en raison de multiples casiers. En la remontant, nous nous rendons compte que la traîne avait une magnifique dorade coryphene à son bout.

Nous la remontons avec moultes précautions, la dernière nous ayant échappé au dernier moment, nous sommes généreux en rhum, à 59°, cela devrait assommer un mammouth.

1,10 m! en gros elle dépasse triple A en taille et sans doute en poids.

Le sang coule ( cela étonne et dégoûte les enfants) et moi je me demande par où commencer le dépeçage, l’odeur est forte, très forte , la bête assez grosse et mes couteaux de cuisine …modestes!
Une fois la bête décapitée, nous nous rendons compte que la dorade était une maman pleine d’oeufs, imaginez les têtes désespérées de nos deux derniers quand ils ont réalisé.

J’ai pu lever quelques filets mais c’était une véritable boucherie (…), vive le seau!

Mon admiration est grandissante pour les poissonniers et elle est sans borne pour les maîtres sushis japonais( je comprends mieux pourquoi leur couteaux sont aussi bons).

Entre temps, nos amis facebk sont très efficaces et votent pour le barracuda, moins touché par la gratte au sud de la Martinique… à nous de voir si on le garde.

Arrivés à Bequia, des boys boats nous aident à nous amarrer à une bouée que je me suis empressée de vérifier. Un des boys est prêt à récupérer le barracuda, pour lui, pas de danger…
Snorkeling de décompression de mon côté , jamais vu autant de langoustes de ma vie et surtout aussi grosses…Vivement la fin de la tempête pour aller les saluer dignement.

Vendredi matin, je me réveille et constate que finalement la nuit n’a pas été si impressionnante , j’ai bien dormi, merci! Bon, le Capitaine un peu moins mais je commence à me rendre compte qu’il dort vraiment très peu , question de nature sans doute … Je rassure des bateaux amis qui nous suivent.

En fait , le gros est arrivé entre 8h et 12h… et franchement ça tapait sévère ! Orages et éclairs impressionnants, comme un feu d’artifice au-dessus de nos têtes …

La mer, turquoise à notre arrivée la veille, est devenue, avec tous les torrents de boue et d’égouts, marron pas très folichon…

Les rondins flottants autour de nous et la journée passée enfermés nous ont fait penser très fortement à la crue de la Seine l’an dernier…souvenirs, souvenirs ! Les enfants ont eu leur dose de travail de vacances, dessins animés, crapettes et jungle speed.

Amusant également de constater que nos bateaux voisins faisaient également exactement de même de leur côté !

Première tempête tropicale,  Harvey de son petit nom passée ! Au suivant …
Nous passons deux jours agréables à Elizabeth bay, faisons un trip jusqu’au fort local.

Départ pour Canouan dimanche, petite baie tranquille . Lundi matin nous migrons pour Charleston , capitale locale. Nous partons à pied pour traverser l île et nous baigner dans la piscine naturelle protégée par la barrière de corail. Endroit fabuleux et totalement désert.

Au retour, après une séance de salon de coiffure improvisée sur le pont, nous décidons d’aller à Mayreau. Salt Whithle bay est notre première étape , endroit paradisiaque, bordé de cocotiers.  Golden Girl sympathise vite avec une petite fille de son âge et de notre côté nous nous entendons avec le boy boat à propos du diner. Nous demandons des langoustes; il nous explique que ce n’est plus de Saison , se renseigne. il revient et nous dit qu’il nous livrera sur le bateau a 18:00, pour éviter d’avoir des problèmes , la pêche à la langouste étant interdite en ce moment.

18:00 passe , 18:30, puis 19:00… on se laisse 19:30, avant de lancer le diner, les enfants commencent à avoir les crocs.
Nous dînons tranquillement quand à 20:00 une barque s’approche avec le diner… nous expliquons que c’est trop tard pour nous , le ton manque et vla t’y pas que le gars commence à s’échauffer et à nous menacer de saborder le bateau.

De rage il essaie de choper notre réserve d’essence de l’annexe, n’y arrive pas et balance à l’eau le contenu de la boîte contenant toutes nos chaussures ….

Il n’en faut pas plus pour nous chauffer pour de bon .

Je le traite de fu€ »# bast#%^* et plonge (en petite , toute petite tenue) récupérer les chaussures. On a le sens des priorités qu’on peut… Retour au bateau , le Capitaine joue au memory, enfer, il en manque deux.

Je repars, aidée par le bateau d’à côté qui n’a rien capté de nos malheurs mais à bien voulu m’éclairer , et retrouve les deux tongs manquantes. On décide de se tailler vite fait, on met 1 h avant de mouiller dans l’anse suivante .

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Cane: 1
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recherche de l’espece du poisson (à peine dégouté)
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par où on commence?
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plus grande que moi…
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…et presque aussi grande que moi
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au rayon boucherie…
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le temps que la tempete finisse de rouspeter
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promenade post tempete

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quiétude totale… ou presque!

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quand on dit qu’on est seuls au monde…
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elle était pourtant sympa cette plage…à quelques pirates près

urieux , tremblants et dégoutés par cette triste aventure dans laquelle personne ne sort gagnant .

Non mais à l’eau quoi 😶

Les aléas de la mer…

Vendredi 3 Août , départ pour la cote ouest de l’Atlantique, Phileas Fogg entame sa dernière quinzaine, on prévoit de les retrouver au Robert.

Après quelques miles à slalomer avec les casiers -étrange impression de déjà vu-, le moteur tribord refuse de s’allumer , le voyant « voie d’eau » restant désespérément en alerte… Pour un moteur qui vient d’être révisé, un peu rageant. Décision est prise évidemment de revenir au Marin en toute urgence.

Samedi matin, notre référence moteur au Marin vient constater les dégâts , la fuite ne vient pas du moteur mais d’une voie d’eau qui arrive directement dans la cale moteur. Est-ce raisonnablement mieux???

On évacue l’eau des cales grâce aux pompes, décision est prise de partir quand même retrouver Phileas Fogg pour un dernier trip sur la côte Atlantique, nous reviendrons en fin de semaine pour les réparations.

Ce faux départ aura eu le mérite de nous faire vivre en live le passage du tour des yoles (embarcations locales ) qui faisait escale au Marin. Les bateaux sont impressionnants, pleins à craquer, les voiles de toutes les couleurs et le cortège les accompagnant pléthorique. Ils se sont tous retrouvés à Sainte-Anne où nous étions vers 15h, les bateaux sonorisés comme il faut et les équipages ayant apparemment sifflé quelques ti-punchs … les zigzags des bateaux nous frôlant un poil trop à notre goût, nous avons migré sur l’anse déserte d’à côté. Bien nous en a pris , cela nous a offert un spot incomparable pour observer le départ des yoles le lendemain (et d’assister au dessalage de l’une d’entre elles malheureusement ).

Départ donc samedi pour le Robert et l’Ilet Madame. Au cours de ce trajet nous avons croisé une horde de dauphins ( que j’ai pris pour des algues mouvantes dans un premier temps, c’est dire la fatigue nerveuse). Pas réussi à les photographier tous en même temps (pire que des enfants à canaliser) mais sensation forte garantie, surtout lorsqu’ils dansent autour de nous.

Retrouvailles heureuses des équipages des deux bateaux. Les journées ont passé vite, jeux d’eau, pêche à la langouste, balades pour aller titiller des iguanes,..,  pour le plus grand bonheur de tous. C’eût été trop parfait, à l’occasion d’un trajet en annexe pour aller d’un bateau à l’autre, Greatwine est revenu avec le câble d’accélérateur dans les mains …

Nous sommes repartis mercredi dernier, avons mouillé dans les anses autour de Ste-Anne avec Phileas.

Le moteur de l’annexe a été réparé, malheureusement pour le moteur du cata, il faudra attendre lundi pour avoir quelqu’un de disponible… le bateau est définitivement une école de la patience…

Promesse faite à tous les enfants de les emmener profiter des jeux aquatiques gonflables qui leur fait tant envie le vendredi après-midi. Les papas n’ont pas résisté et les ont rejoints, tout ce petit monde s’est bien défoulé, nous nous sommes retrouvés le soir sur 6gone avec une autre famille pour une dernière belle soirée (nous n’étonnerons personne en disant qu’il y  avait de la langouste au menu!). Nous retrouvons une dernière fois Phileas lundi. Ils avaient préparé des sacs entiers de conserves, pâtes, épices, jeux… adorables!! Encore merci les amis.

Lundi, nous faisons les travaux pour colmater la fuite et préparons notre route pour la Barbade, le nom fait  rêver à lui tout seul,  nous devons y récupérer un moteur pour nos futurs compagnons de mer. Cette ile est située à l’est de l’arc antillais, les alizés étant eux aussi plein est, nous surveillons la fenêtre météo favorable pour éviter de passer la nav à remplir des seaux. Je prépare également les anti-nausées et autres patchs histoire qu’ils fassent effet dès le début, prévision de la  nav de nuit également. Nous échangeons lundi avec Cap’tain RV sur l’adresse où récupérer la bestiole pour nous rendre compte que le dit moteur n’est pas à la Barbade mais à … Grenade! (je partage avec joie mon statut de boulet…)

Cela change quelque peu les plans (de manière beaucoup plus favorable et sereine) mais on n’est pas passé loin de la loose totale! Souhaitons que lorsqu’on sera à deux bateaux et que l’on  mettra cap sur Tahiti, l’on ne se retrouve pas à  Haïti… En tout cas, cela nous aura bien fait rire en cette dernière journée au Marin.

Nous partons donc aujourd’hui pour notre transhumance dans le sud… enfin, si aucune avarie de ne se présente d’ici là, on croise les doigts!

 

Annonce Spéciale

Après quelques semaines silencieuses, occupées entre Fort de France et le Marin, nous avons la joie de vous annoncer le baptême de…

6gone, le  nouveau nom du bateau!

Pour les esprits coquins, cela officialise définitivement  que nous sommes heureux à 6 et que 7gone, ne sonne pas bien du tout!!

L’ancien nom du bateau Maouli ne me parlant vraiment mais alors, vraiment pas du tout, le capitaine, bien que superstitieux, a  accepté de changer le nom. De mon coté, je me suis engagée à couper autant de fois que nécessaire notre sillage et me plier à toutes les bizarreries marines.

Rendez-vous a donc été pris à Fort de France aux douanes et aux affaires maritimes et en l’espace de 2 heures, nous avions le blanc-seing de l’administration française. En quittant Fort-de France, nous avons coupé 3 fois notre sillage, en zigzagant entre les bouées qui trainaient, chaud mais nécessaire pour conjurer tout mauvais sort!

Une fois le nom changé, départ pour le Marin, pour un toilettage et révision complète de la bête, changement de trampoline  (nécessaire vu qu’à chaque passage, j’accentuais les trous, vexant non?), mise en place d’hélices tripales pour foncer sur les flots, minéralisation de l’eau pour éviter le scorbut, et autres aménagements.

Enfin, et surtout, nettoyage de la coque, mise-en-place d’un antifooling (nous avions opté pour rouge au début, bien sur. En allant au magasin faire un dernier check, j’ai demandé à regarder le nuancier. Horreur, le rouge en question était couleur brique/marron. Ni une ni deux, à défaut de gris foncé, le noir fera parfaitement l’affaire).

Enfin, nous avons fait poser notre logo fétiche (merci Anna pour ta réactivité sur la police de caractère) et sommes sortis du chantier samedi matin, heureux et fiers!

Arrivés à quelques encablures de Ste-Anne, au mouillage Moustique, si bien nommé, nous avons célébré l’évènement, fête sur le bateau! Nous avons dû nous y reprendre à 3 fois pour que la bouteille se brise, cette dernière faisant des gros pocs sur la coque sans rompre. Diner préparé par tous…ou presque, triple A s’étant endormi de fatigue vers 16h et n’ayant émergé qu’au moment du Baptême.

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Nous voilà donc avec un beau bateau tout beau, nous partons sur la cote Atlantique de la Martinique la semaine prochaine, avant notre migration vers le Sud.

Bonnes vacances à tous!