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Notre fidèle destrier en vente: 6gone, la présentation

Depuis deux ans, nous parlons, nous parlons mais n’avons pas encore présenté notre monture. Pour nous emmener d’un endroit paradisiaque à un autre, nous naviguons sur un catamaran, Lagoon 440.

Nous l’avons acheté au Marin, en Martinique en Avril 2017 et le vendons en Nouvelle-Zélande.

Le Lagoon 440 est réputé pour son volume et son confort, il déplace d’ile en ile  à une allure qui se défend bien par rapport à ses concurrents même plus grands! Il remonte fièrement au près et nous permet de gagner de précieuses heures lors de longues navigations. C’est un peu l’Espace (la voiture) des mers!

Pour commencer par le début il s’agit d’un catamaran de 44 pieds (13,61 m) et large de 7,70 m construit en 2009 et millésimé 2010.

Il est propulsé par une grand-voile de 74 m² et un génois sur enrouleur de 42 m². Nous avons également un gennaker de 140 m².

sous gennaker

Quand il n’y a pas de vent, nous avons 2 moteurs Yanmar de 54 CV alimentés par 2 gros réservoirs de 325 litres chacun (on vous laisse imaginer le montant des pleins). Nous avons fait remplacer les hélices bipales par des tripales, on voit nettement la différence en terme de puissance et d’économies d’essence lors de navigations au moteur.

Il est composé de 4 cabines doubles avec leurs salles de bains et WC à l’exception d’une dans lequel un lave-linge remplace l’élément d’aisance. C’est l’argument clé qui a su convaincre madame ! Deux pointes avant complètent les cabines, elles sont utilisées comme épicerie et espace de stockage actuellement mais pourraient servir de lits d’appoints le cas échéant. Dans les deux cabines arrières, des bureaux ont été aménagés pour les jours de CNED quand les enfants ont besoin de s’isoler.

Cabine tribord
Cabine babord
coin bureau

Sur l’aspect aquatique, nous avons 3 cuves d’eau douce de 300 L chacune que nous pouvons remplir en totale autonomie grâce à notre dessal de 180 L/H. Pour pouvoir boire notre cuvée maison, nous avons fait installer un minéralisateur d’eau sur le robinet de la cuisine. Un bémol cependant, le dessalinisateur marche au 220V donc obligé de démarrer notre groupe de 5KV ce  qui permet aussi de charger nos batteries par l’intermédiaire d’un gros chargeur (de 120 Ah) convertisseur (3000 W) Victron. On y a gagné énormément en terme de confort (yaourtière, machine à laver,… qui fonctionnent sans qu’il soit besoin d’allumer le groupe), doublé d’un petit convertisseur de 350W pour le quotidien, le gros convertisseur consommant même si nous n’avons rien branché sur le 220V. Bref, seul le capitaine suit à ce niveau de détail.

En plus de notre groupe, nous avons 3 nouveaux panneaux solaires dernière génération de 300W+70W de réverbération chacun.

Les panneaux chargent notre parc batteries AGM VICTRON neuf de 7 batteries de 165 Ah, qui est indispensable puisque nous avons le luxe de pouvoir garder nos habitudes terrestres avec notre glacière, notre congélateur, notre frigidaire, l’aspirateur, le lave-linge, la yaourtière …. Sans oublier l’électronique de bord, non mais ! Il y a le pilote automatique et son retour dans le cockpit en cas de mauvais temps, la centrale de nav Raymarine avec ses répétiteurs et son radar, l’AIS, l’EPIRB, le wifi pour connecter le tout sur les ipad, liseuses, sondeurs, imprimantes, DD Vidéo pour occuper les enfants quand la météo est mauvaise… bref, de quoi vider sainement nos batteries.

Vous l’aurez compris, la gestion de l’eau et de l’électricité sont sensibles, gare à celui qui laisse couler l’eau du robinet pendant son brossage de dents (ce n’est pas une raison non plus pour faire une grève du zèle) ou celui qui laisse un appareil en veilleuse, le capitaine veille !

Côté espace de vie, nous avons un carré lumineux que nous avons protégé avec de la batyline grise afin de réduire la température intérieure prolongé par un cockpit arrière dont nous avons refait l’intégralité des tauds pour pouvoir le fermer quasi intégralement lors des ondées locales ainsi que les coussins. Pour les petits apéros du soir nous avons également un cockpit à l’avant (avec la lumière et le son qui vont bien) ainsi que des trampolines pour la plus grande joie des enfants.

Le 440 ayant un flydesk, la navigation se fait intégralement en haut dégageant tout le plan de pont. Ce flydesk crée de la circulation dans le bateau, ce qui n’est pas du luxe à 6. Finalement, nous avons moyen de pouvoir nous isoler ou trouver des espaces pour siester tranquillement un peu partout, entre le cockpit avant, les trampo, le bain de soleil sur le roof et derrière le poste de pilotage, le fly, le cockpit arrière et évidemment le carré intérieur et les cabines… vrai atout de ce cata !

Nous apprécions beaucoup de nous retrouver sur le fly tous les 6 lors des navs, étrangement lors de passage de grains, le capitaine est un peu plus esseulé, d’où l’idée lumineuse des talkies-walkies. Malheureusement, l’un d’eux a pris l’eau et depuis, on utilise nos cordes vocales !

Nous avons également une annexe HighField 340 CL en hypalon de 2019 (matériau qui résiste aux températures extrêmes et aux ultraviolets) et coque alu, permettant de beacher sans soucis, que nous avons quand même protégée par une bâche, motorisée par un Mercury 2T de 25 CV (2019).

Et voilà pour le tour du propriétaire.

Vous pouvez même faire une visite presque Live en cliquant sur: https://www.youtube.com/watch?v=PDka4DL2gwY

L’annonce est sur: https://www.multihullsolutions.com.au/boats/pre-owned/sail-multihulls/2010-lagoon-440-6gone/

l est en vente 330 000 US$, taxes payées en France.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

A bientôt

Lost in Translation: Sydney-Bangkok-Paris-Bretagne en 48h

Nous nous sommes quittés en mars, en pleine folie Covid, encouragés par les australiens à mettre les voiles. Tous les vols de la Thai sont annulés à compter du 27, le nôtre est le 26… Le confinement est décidé le 25, interdiction de sortir sans une bonne raison à partir de 13h. Cependant, avant de pouvoir franchir les barrières aéroportuaires, nous vécûmes quelques heures en mode stress. Tout d’abord, il a fallu aller dans un centre médical pour avoir un certificat attestant que nous nous portions bien.

Bien portants?

Ensuite et en toute logique, trouver un centre covid qui accepterait de nous tester. Et là, ça se complique sérieusement, nous contactons tout ce que Sydney comporte de centres hospitalier, impossible de faire un test sans un bon motif. Angoisse, nous devons pourtant présenter les résultats du test pour le surlendemain si nous voulons avoir une chance de partir. Un groupe facebook est créé rapidement entre compagnons de galères, en l’occurrence les Frenchies de la Thai Airways! L’astuce est trouvée, on a tous participé à une fête où malheureusement un cas de Covid a été déclaré… et en avant toute pour l’hôpital. Une fois arrivés, on nous fait changer de queue, les enfants étant présents, branle-bas de combat, on passe en section pédiatrique, toute une batterie d’examens et de questions… par un infirmier malentendant et donc, complétement incompréhensible de tous, déjà qu’on a du mal à se faire à l’accent Aussie mais là c’est le pompon! On hésite entre le fou rire et l’énervement, les enfants qu’on avait briefé et pour tousser de temps en temps sont complétement perdus! Le médecin finit par arriver, nous refait une série d’examen et autorise à pratiquer le test. Ouf, il est quand même 22h, on n’en peut plus. Passé le mauvais quart d’heure avec le coton-tige version XXL trifouillant le fond des narines et de la gorge, nous voilà de retour dans notre cher camping-car. Nous téléphonerons toutes les 3h pour avoir le résultat, rien à faire, le test peut prendre 48h, que nous n’avons plus. Que faire alors? Rendre le camping-car, avec le risque d’être coincés, se mettre sur la liste de l’ambassade qui est en train d’organiser l’affrètement d’un avion? Surtout que face à la panique générale, nous avions pris les devants et rempli à ras bord la douche du camping-car de denrées précieuses, comprendre PQ, bières et pâtes. Nous joignons le loueur du CC qui accepte de garder en stand-by l’engin, ouf, un problème en moins.

Nous rendons donc speedy 6 et rejoignons le logement loué pour cette dernière nuit. Encore des coups de fil à l’hôpital, rien de nouveau…. si on n’a pas ce fameux document, nous ne pourrons pas embarquer. Inutile de détailler l’état de nos nerfs. Mon frère, diplomate (au sens propre comme au figuré d’ailleurs) joint le consulat de Sydney, ils sont en train de recenser les passagers du vol de la Thai… Bizarre, il semble que nous ne soyons pas dans leur fichier mais pas grave, on donne toutes les informations possibles et imaginables au consulat et échangeons avec eux jusqu’à tard dans la nuit par WhatsApp, Messenger,… ils sont sous l’eau. On ne comprend pas tout ce qui se passe mais nous n’avons plus d’autres options, on s’en remet à la grâce divine.

Lever dès potron-minet à 6h, bouclage des sacs en espérant qu’ils ne craquent pas sous leur poids vu qu’on a casé ce qu’on pouvait de notre surplus alimentaire, direction l’aéroport (après évidemment un énième coup de fil à l’hôpital). Nous sommes les premiers dans la file d’attente, au taquet comme jamais, ça passe ou ça casse. On voit le personnel de la Thai qui se fait briefer et s’agite de tous côtés, drôle d’ambiance. Enfin, ils ouvrent les guichets, nous n’en menons pas large. A la vue des passeports français, ils consultent un listing (sans doute du consulat), nous demandent notre attestation d’assurance (couvrant à hauteur de 300 000$ d’éventuels pépins de santé), notre certificat médical et… c’est tout!! Exceptionnellement, la Thai a accepté de faire une entorse à leur règlement à condition que l’on ne reste pas plus de 24h à Bangkok, Alléluia! Merci 1000 fois aux hommes et femmes du consulat qui ont fait un travail incroyable pour nous sortir de ce pétrin.

Nous ne touchons plus terre et ne demandons pas notre reste, enfin si, j’essaie de négocier une escale un peu moins longue à Bangkok mais les avions sont pleins. Nous passons les différents postes de frontière, trop contents d’essayer le portique électronique qui scanne les passeports, je me fais refouler…. a priori, je n’ai plus la même tête… je ne sais pas bien comment le prendre!

Enfin installés dans les sièges de l’avion, nous décompressons à fond et consultons une dernière fois nos mails avant l’obligation d’éteindre nos portables pour y découvrir les résultats du test envoyés par l’hôpital, heureusement négatifs. Un autre message d’un australien avec qui nous étions en contact nous attend. Nous avions échangé avec lui la veille, ayant prévu de le rencontrer lors de notre périple australien. Il nous avait fait une offre pour le bateau, refusée car trop basse, mais avions continué à discuter. Il nous fait une proposition, encore plus basse (!), en dollar australien qui plus est. Pour la petite histoire, la monnaie locale avait chuté de 30% la veille. Dans le genre de proposition qui se refuse, ça se pose!! Et évidemment, nous l’acceptons…. pas envie de gérer le bateau à des milliers de kms, les frais de marina sont costauds sans parler de l’assurance et avec les frontières NZ fermées pour 18 mois autant dire que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Une fois arrivés à Bangkok, nous reprenons un petit coup de stress avec les prises de température dès la sortie. 20 longues, très longues heures nous attendrons. J’irai user de mon charme dans le salon Air France pour pouvoir imprimer l’offre de vente du bateau. Nous repérons un hôtel dans l’aéroport et hésitons à y aller, le tarif est à l’heure et l’équivalent du prix du billet. Finalement, nous irons dormir là où nous pourrons, l’aéroport est totalement vide! Et pour cause, nous serons dans le dernier vol de la Thai pour Paris. En pleine nuit (ou en plein jour?), je retrouverais Greatwine marchant à contre-courant d’un tapis, on se dégourdit comme on peut!

Adaptation au nouvel environnement
Y a pas le son des ronflements!

L’arrivée à Paris est lunaire, nous avons le sentiment d’arriver après un tsunami, pas un bruit, l’aéroport est vide. Au poste de frontière, on nous distribue une attestation mais point de contrôle de température. Un Uber plus tard et nous voici rendus à Versailles pour récupérer notre voiture et surtout embrasser, de loin évidemment, la chère grand-mère du capitaine. Beaucoup d’émotion et de frustration. Encore 4 heures de route nous attendent, conduite à droite, ça fait tout drôle, nous devons filer en Bretagne rejoindre mon père. Pas une voiture croisée, que des camions. A 2 heures du matin, nous sommes enfin arrivés, heureux de pouvoir enfin nous poser après ce voyage interminable.

Bravo les enfants pour votre capacité d’adaptation à toutes les situations, nous n’avions malheureusement peu de réponses à toutes leurs questions de ces dernières semaines.

Partir ou rester? Australie-Melbourne Sydney en mode interrogatif

Nous ne ferons pas de vieux os sur Philipp Island à côté de Melbourne. Nous arrivons sous un vent à décorner les bœufs ou au choix à décoller les moumoutes. Un peu trop frisquet pour nous pour aller voir la parade des manchots. Pas trop de regrets, nous avons eu la chance d’en voir beaucoup en bateau.

Le lendemain, le temps est un peu plus clément, je traîne le capitaine pour une visite de la chocolaterie… lui qui le déteste! Les enfants seront mes meilleurs supports et le capitaine prendra sur lui … quelle idée saugrenue de ne pas aimer le chocolat tout de même..

Quelques kilos de plus dans les cuisses plus tard, nous irons faire une petite boucle à pied à Churchill Island.

Nous rejoignons dans l’après-midi à Wilson Promontery, un parc national absolument magnifique. Ne croisant quasi personne sur la route, nous avons la surprise d’arriver dans une aire de camping absolument gigantesque et pleine à craquer! Nous sommes samedi et a priori là où les habitants de Melbourne se retrouvent le week-end !

Nous aurons du mal à trouver une place un peu tranquille, les groupes de jeunes nous inspirent peu. Nous verrons nos premiers wombats marcher paressseusement autour de notre campement.

La nuit se passera finalement calmement, dimanche nous partons nous promener sur de très jolis sentiers côtiers.

La mauvaise nouvelle arrive: les grands parents ne pourront malheureusement pas nous rejoindre, dur dur .

Le soir nous dormons dans un camping gratuit avec eau et électricité à Lakes Entrance. Les plages sont très jolies, nous irons nous dégourdir sur la plage. Cette dernière est très belle. Nous sommes impressionnés par cette cote australienne, sauvage et immense.

Nous continuons la route, celle-ci se fait plus tristoune, les incendies ont laissé des traces et arrivons à Éden qui porte bien son nom. Nous trouvons un très joli site pour dormir. La cote est incroyable mais ne donne vraiment pas envie de s’y aventurer en bateau. Aucun moyen d’accoster ou au prix de sa vie, le nombre d’épaves est impressionnant. Le petit musée de la baleine nous amusera, nous découvrirons à cette occasion le rôle des orques, chasseurs de baleine, en binômes avec les pêcheurs… Surprenant, non?

Le lendemain, nous reprenons notre destrier et nous arrêterons à Thatra pour une pause déjeuner en plein milieu d’un grand playground face à la mer. Décidément les pauses déjeuner se font dans des cadres spectaculaires.

Les guides recommandaient un stop à Tila Tila, ville ancienne restée dans son jus mais franchement pas défrisant. Peut-être à cause de la menace virale qui plane et qui vide les rues ?

Nous trouvons une aire pour la nuit à Mystery bay: la vue est imprenable et doux bruit des vagues nous bercera et nous rappellera de doux souvenir, le mal de mer en moins.

Jolie vue du camping-car

On parle de plus en plus du virus et de ses conséquences pour le moins pratiques : le papier toilette devient aussi rare que le confit de canard ou le saucisson !

Nous décidons de faire une journée courses et remplissons progressivement la salle de bain de notre speedy 6 de lait, pâtes, et autres éléments nécessaires à la survie en milieu hostile.

il manque qq rouleaux…

Pour ceux qui s’inquiéteraient de notre hygiène et qui s’insurgeraient sur le parti pris de privilégier la nourriture aux ablutions, soyez rassurés : nous n’utilisons ni la douche ni les toilettes du véhicule, le capitaine n’ayant pas passé le cap psychologique et pratique du maniement et entretien des bakàkaka ou cuve à eaux noires!

Les pleins de nourriture passent comme une lettre à la poste, l’habitude des courses pour longues traversées a laissé des traces.

Nous approchons de Sydney, dernière étape à Jervis Bay. Nous optons pour la pointe de Currarong, sur la pointe nord.

Jervis bay est l’équivalent de Deauville pour les habitants de Camberra. Nous comprenons, c’est vraiment chouette.

Bombo beach sera notre dernière étape avant l’arrivée à Sydney. Les clichés sur les surfeurs australiens qui prennent la vague pendant leur pause déjeuner ou les australiennes méditant en position du lotus (ça nous rappele quelqu’un!) ne sont vraiment pas exagérés.

Enfin, Sydney se présente, nous devons trouver quelques habits et nous arrêtons dans un mall en périphérie. C’est un peu la douche froide, on se serait cru en plein Barbès…

Le challenge du jour fut de trouver une aire pour poser notre destrier qui ne soit pas trop éloignée du métro. Défi relevé haut la main, nous en trouvons un NorthRyde, à deux pas d’un immense …..cimetière !!!

Excitation du lendemain en prenant le métro avec une pensée émue pour le beau-frère. Les instructions sont simples pour les enfants et surtout pour triple A: on ne touche à rien…et une demie-heure plus tard, à nous Opéra, harbour, bridge et autres. Le Royal botanic garden nous protègera un peu du soleil bien présent.

Nous aurons le bonheur de déjeuner dans une crêperie dans les Rocks. Le serveur, français, faut-il le préciser, nous encourage à rejoindre vite l’état du Queensland, il est beaucoup question de fermeture des frontières entre les états.

Nous décidons donc d’écourter notre séjour à Sydney , avec regrets, et prendrons le ferry pour nous approcher de Bondi. Malheureusement, il aurait fallu acheter une carte pour le bus avant…impossible d’embarquer dans ce dernier, les billets ne peuvent pas s’acheter à l’unité.

Pas grave, nous repartons en ferry et profitons de ces points de vue incroyables.

Nous décollons le lendemain pour les blue mountains, et sur la route nous prenons une décision compliquée: partir ou rester?

Cela fait plusieurs jours que nous nous interrogeons, notre ascenseur émotionnel fait des allers-retours, les annonces locales se font de plus en plus brutales et anxiogènes, les lignes aériennes de plus en plus rares et surtout… l’idée d’être confinés dans un camping-car à 6 nous apparait telle qu’elle est: cauchemardesque.

Un vol de la Thai Airways nous fait de l’œil… on clique et … on claque notre budget !

Les prochaines heures passent dans une ambiance particulière, nous profitons à fond de nos dernières fois. Heureusement le site est magnifique, nous allons au Scenic world nous faire des frayeurs dans des téléphériques et autres trains de mines accrochés entre deux montagnes.

Retour sur notre campground de Sydney en attendant le vol retour mais là, c’est toute une nouvelle aventure!

Suite et fin au prochain épisode.

Ca s’en va et ça revient (ou pas): l’histoire du boomerang résilient.

Australie: Victoria-South Australia-Kangaroo Island

Nous faisons nos adieux à la Nouvelle-Zélande non sans avoir revu nos amis suisses de http://www.passionvoyages.ch/blog, croisés au hasard d’une rue de Christchurch. A l’aéroport, la queue est longue pour l’enregistrement, nous avons 5 gros sacs pour 6. Apparemment, les poids des valises ne sont pas communicants, nous devons mettre en place en urgence un sixième sac. Après quelques heures de vol, nous sommes heureux d’arriver en terre australienne, nous testerons un resto italien à l’arrivée bien sympa.

Opération récupération de la clé de l’appartement dans une Locke-box

Visite le lendemain du musée de Melbourne dans la lignée de ses cousins kiwis, didactique! Après une balade sur les quais (on ne se refait pas), nous rejoindrons nos amis suisses ainsi que les Nolls (http://lesnollsontdeuxailes.ca) pour une soirée mémorable sur le roof de l’auberge de jeunesse (j’ai pris un sérieux coup de vieux en voyant tous ces backpackers agglutinés autour de leur popote !).

Musée bien sympa
La joie de rencontrer d’autres âmes voyageuses

Le 29 février sera le jour où… la famille 6Gone fera ses premiers pas en camping-car, cela ne peut arriver que tous les 4 ans! Après l’excitation, vint le moment de caser les 5, pardon 6 sacs pleins à craquer ainsi que leurs propriétaires sans compter les bagages à main, dans un espace correspondant à notre ancien carré … challenge relèvé quasi haut la main… Après avoir erré une heure dans Melbourne et fait perdre au capitaine ses derniers cheveux, arriva le moment du dépliage de la maison de poupée… nous nous installons courageusement à l’arrière dans ce qui est considéré comme un queen size… rétrogradé en princess size! Il va falloir prendre nos marques, cela ressemble à la vie en bateau (comprendre ne rien laisser sorti sinon au premier virage, cela valse) version lilliputienne. En terme de tranquillité et d’intimité, ça envoie du lourd!
Le premier jour de mars sera sur la Great ocean road, magnifique, mais les rouleaux de vagues sont peu engageants… moi qui aime bien piquer des têtes, je n’ose pas. Nous avons d’ailleurs fait un stop sur LA plage de nudistes de toute la route… bon, si les cours de biologie n’avaient pas été assez assimilés, c’est le cas maintenant …


A Big Hill, nous irons dormir dans notre premier free camp, à la dure ou presque (toilettes sèches présentes.. cela change tout, enfin quand il ne tombe pas des trombes d’eau!). J’en profiterai pour essayer la pâtisserie à bord.. catastrophe, le moule était percé et le four n’est en fait qu’un grill déguisé. Cela finira en pancake à la banane, dire que les enfants ont adoré…bande d’ingrats;)

Le lendemain, nous motivons la fine équipe pour une rando jusqu’aux cascades d’Eskrine.

Le soir, nous visons le Bimbi Park qui héberge plein de gentils koalas. Nous ferons la connaissance d’une famille française vivant à Singapour autour d’un apéritif.

Le lendemain, intrigués par une activité ebike-ecolo, nous suivons l’inénarrable Nathan sur les pistes entourant Cape Otway. Les vélos électriques sont unanimement validés par la famille, Numérobis décrétera même que c’est son « sport » préféré ! Nous humerons non sans délectation des crottes de maman Koala, à la bonne odeur d’Eucalyptus, goûterons des baies blanches et soignerons nos futures coupures à l’aide de décoctions maison. Maintenant, les enfants sont prêts à dévorer tout ce qui pousse.

Une pause au phare de Cape Otway nous aidera à prendre conscience des conditions de vie bien précaires des premiers colons, le petit cimetière abritant des petites sépultures bouleversera notre petit monde.

Nous continuons sur la Great Ocean Road.

Le 4 mars, nous terminerons cette jolie route à Warrnambool, les enfants profiteront des grands playgrounds et tyroliennes mis à leur disposition. Le lendemain, grande émotion pour notre triple A… l’achat tant attendu d’un boomerang, lui qui attendait l’occasion depuis « au moins deux îles » (comprendre depuis la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande). La rando dans la réserve de Tower Hill passera comme une lettre à la poste et le premier essai du boomerang sera …fracassant! Bien qu’ayant suivi à la lettre les instructions, le boomerang fit un …400 ch’ais pas combien degrés et revint directement à son écurie, c’est à dire à la boutique, oubliant de demander l’ouverture des fenêtres… un grand bang plus tard et bien que secrètement impressionnés par la trajectoire, nous filâmes sans demander notre reste! Pas bien loin quand même, nous partagerons notre déjeuner avec une amie autruche aussi curieuse qu’affamée.

Mais, il vole!

A port Fairy, nous sortons notre brave groupe pour une promenade à Griffiths Island. Le soir, nous demandons au propriétaire de notre zone de camping où nous pourrions lancer le boomerang. Ce dernier trop heureux nous envoie chatouiller les perroquets blancs qui font un bruit pas possible… et zoom l’engin se prend dans les arbres pour le plus grand malheur de triple A qui pleure à chaudes larmes la perte de son engin. Nous nous épanchons auprès de nos voisins et le lendemain, nous avons la surprise de trouver au pied de notre destrier le boomerang de notre jojo! La vie est vraiment belle, les fées (et leurs chiens chasseurs de boomerang ) veillent!
Nous devons maintenant prendre la route pour Adélaïde, changeant ainsi notre programme qui ne prévoyait pas de passage par Kangaroo Island. La route est très très sèche et aride, nous déjeunons près du Lake Albert. Triple A trépigne à l’idée de sortir de nouveau son boomerang, Greatwine fait le kéké et le lance… plouf dans le lac! Il sera bon pour se mettre en maillot en mode express pendant que sa sœur surveille l’objet flottant identifié … miracle, le boomerang sera sauvé des eaux! Dans le genre résilient…

Le retour du Boomerang… un peu mouillé

Arrivés sur Victor Harbour, nous irons nous détendre les pattes sur la jolie île de Granit. GG est fière de pouvoir marcher maintenant 1 km sans être portée… elle est encouragée comme il se doit par ses vieux parents.


Samedi , mauvaise surprise avec le ferry réservé et payé sur directferry : pas de confirmation… nous sommes bons pour passer une heure à l’office du tourisme tenus par l’amicale du 3ème ou plutôt du 4ème âge. En tout cas, notre petite dame dépatouille la situation en nous trouvant d’autres horaires .. on n’aura pas fait toute cette route pour rien. Un petit tour sur la pointe Bluff est organisé après quelques courses.

1h de ferry plus tard, nous voilà sur Kangaroo Island. L’arrivée est tardive, nous devons rouler 1/2 h avec un soleil couchant et faire nos premières rencontres avec des kangourous, malheureusement plus en état de sauter..cela change des lapins et chats victimes de la route en NZ. La zone de camping sauvage est superbe.
L’île est brûlée à 80%, il reste des emplacements sauvés à l’ouest comme la Wildlife reserve où les enfants feront réserve de câlins aux kangourous. Malheureusement la partie ouest (Flinder Chase NP) est totalement fermée.

Les plages sont magnifiques, parfaites et adaptées pour déjeuner. Nous notons au passage que des barbecues au gaz sont possibles partout en Australie, même dans les coins les plus reculés… à chacun ses priorités. Pour les NZ, c’est le gel hydroalcoolique et pour nous ce serait plutôt les toilettes, l’eau et l’électricité.

Nous dormirons à Ému et retrouverons nos amis suisses qui auront la chance de tâter en live les araignées version XXL dans leur salle de bain. Une bonne soirée suivra et le lendemain nous irons dans le sud de l’île à Vivonne bay, au large de « Kersaint »!! Ca ne s’invente pas et nous permet de repenser aux amis bretons. Nous ne pouvons ne pas aller surfer sur les dunes de sable et revenir bien… ensablés par tous les orifices !! Vive la douche à l’arrivée.

Mardi lever aux aurores (4:30)… ça pique mais c’était le seul ferry disponible pour rejoindre le continent. Nous avons longuement hésité à laisser les enfants dormir dans le camping-car mais la raison l’a emporté …. leur bonne humeur et la fatigue se manifesteront en retour de bâton. Nous visons depuis Cape Jervis les Grampians, 6 h de routes prévues… sans les imprévus, en l’espèce un détour de plus d’une heure et la prise en compte de notre vitesse moyenne. Notre destrier sera à l’occasion baptisé au doux nom de SpeedySix. Nous nous relaierons pour la conduite, si je vous dis que le capitaine a piqué un roupillon, je vous laisse imaginer son degré de fatigue…lui qui freine du pied généralement quand je conduis, alors avec le camion, pardon le CC…

Nous avons enfin vue sur la magnifique chaîne des Grampians sous un ciel azur, cependant en oubliant de configurer le gps en mode « éviter les pistes » ce qui nous a valu un ratatinement des vertebres express…. heureusement court.

Spectaculaires les Grampians

Au bout de 9h de route, nous ne sommes pas mécontents de voir la fin, Speedy6 s’est transformé en Cocotte minute, les deux aînés petent une durite. Arrivés à Halls Gap nous faisons aux enfants la surprise de retrouver les 20000 lieues en goguette avec la maman de Guillaume. Autant dire que la soirée fut bonne – comprendre: on n’a pas vu les enfants. Amusant de les retrouver avec une situation inversée par rapport à la NZ: eux en voiture/hôtel et nous en CC. Les enfants iront observer un combat de boxe entre kangourous, on se sent moins seuls;)

Il y a bien un incendie en arrière-plan, «managed » selon les autorités

Mercredi, nous irons nous en mettre plein la vue dans le parc national des Grampians, entre les chutes, les vues spectaculaires et les jolies randos.

Retour sur le site du camping, les deux jeunes retrouvent les joies du tennis. Le terrain est bien sympa mais envahi de déjections de kangourous, le petit besoin en pleine nuit est épique, nous passons entre les marsupiaux endormis.

Jeudi 12 mars, nous entreprenons l’ascension du Mont William, le parking est désert, nous croiserons juste un couple de québécois. Au retour, nous lirons plus attentivement l’affiche qui interdisait en fait le sentier… expliquant ainsi la totale quiétude sur le chemin. Notre trajet passe par Ballarat, ville célèbre pour son gisement d’or.

Nous visiterons Sovereign Hill, un village reconstitué du début XIXeme de chercheurs d’or. Les enfants apprécient tellement que nous serons bons pour y retourner le lendemain. Soyons honnêtes, c’est extrêmement bien fait et efficace. Cela résonnait en plus bien avec le livre de B.Simonay (la dame d’Australie ) relatant l’histoire de la mine.

Nous sommes maintenant sur la route pour Melbourne, prochaine étape Sydney où nous croisons les doigts pour que nos visiteurs puissent nous rejoindre.

Nous pensons à tous ceux qui sont impactés par la grippe et la psychose ambiante. Ici tout est à la cool sauf pour le papier-toilette qui a été pris d’assaut … rupture de stock dans les magasins. Les australiens ont un sens des priorités surprenant. Pas grave, au pire on fera à l’indienne;)

Par Issy les kiwis! Nouvelle-Zélande (4)

Enfin, nous voyons arriver le jour tant attendu des retrouvailles avec les copains isséens; Nous sommes au taquet, nous prévoyons de nous rejoindre pour un dîner, nos deux logements sont à quelques kilomètres. Nous arriverons un peu avant eux dans leur appartement (le temps de faire leur check-in, autant rendre service) pendant que Christophe plaidait sa cause auprès des gendarmes locaux pour un léger (…) excès de vitesse (ou de zèle selon l’intéressé!). Tout ce petit monde est aux anges, la semaine en commun sera courte mais efficace. Les garçons ont bien grandi, les parents n’ont pas changé! Raphaëlle ne se remet pas de la couleur indéfinissable de mes cheveux!

Nous ferons une rando sur Abel Tasman, très agréable et pas trop compliquée pour notre fille, qui profitera avec ravissement de l’arrivée de montures fraiches, aujourd’hui le dos d’Alexandre.

Nous filons ensuite vers pancakes road, non sans avoir fait une pause sensations fortes avec la traversée d’une rivière en zipline et surtout…. la recherche d’or dans la rivière. Le surnom de Golden Girl n’est vraiment pas ursurpé, elle passera un temps fou à nous faire travailler pour récolter quelques paillettes d’or… ce qu’il ne faut pas faire.

Le 15 février, la météo, qui jusque là était au-delà de la perfection, nous menace. Nous filons donc pour les Glaciers (Frantz Joseph et Fox) et traçons la route… (bon, nous avons compris maintenant que rien ne vaut un petit défi du genre « le dernier arrivé paie le café » pour motiver les copains!). Nous arrivons à temps pour faire la rando au pied du glacier, ouf car le lendemain…que d’eau, que d’eau …des seaux!

D’où l’idée géniale de Raphaelle d’aller piquer une tête dans les Hot Pools… le corps dans une eau à 40° et la tête… sous des trombes. Moment improbable mais bien sympa.

que d’eau, que d’eau!

Nous repartons le lendemain en faisant un joli détour via le Lake Matheson qui tiendra ses promesses et servira de miroir au glacier, qui n’en n’avait pourtant pas besoin pour être admiré.

La route vers Wanaka est magnifique (bon, les superlatifs manquent un peu d’originalité en NZ, les enfants me charrient à chaque tournant : « regarde maman, c’est somptuuuuueux! ». Arrêt obligatoire pour tous aux Blue Pools, qui seront plutôt nuance verdâtre avec ce qui est tombé de pluie la veille. Le bain de pied est pour le moins stimulant, la température de l’eau est bien basse, mais une séance d’acupuncture avec les maudites sand flies nous revigorera …!

contemplation…


Les paysages iront crescendo si tant est que cela soit possible. À Wanaka, nous ferons la Rocky montain diamond lake, avec des vues sur les lacs imprenables.

Et ce qui devait arriver arriva… notre dernière soirée. Dire qu’on n’a pas vu le temps passer est encore en-deçà de la vérité, que des moments sympas où les enfants ont chacun trouvé leur place, les soirées pyjamas se sont enchaînées, sans parler des bons dîners entre parents … on ne risque pas d’oublier cette semaine éclair, les amis! Encore merci d’avoir bravé les virus, les décalages, et autres turpitudes pour se retrouver aux antipodes de la France, les bras chargés de bonnes choses !

Évidemment, il va falloir trouver la parade avec les enfants pour gérer la dépression post-amicale. Le puzzling world de Wanaka nous sauvera, le labyrinthe m’éreintera, voire me prendra bien le chou!

Nous devions aller dans les Milford Sounds initialement. Les routes étant inondées, nous birfurquons vers Queenstown. Quelle bonne idée! La ville est très touristique certes mais bien sympa, une petite rando autour du lac est improvisée au grand bonheur de Numérobis!


Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas fait de vélo, occasion d’organiser une rando nous menant de Arrowtown à Gibbston. Un petite vingtaine de kilomètres passant par des ponts suspendus, le capitaine fut valeureux, en tandem avec sa fille qui ne pouvait pas trop forcer sur la pédale. Cette randonnée fut pour nous des plus surprenantes. Alors que je peinais lamentablement, une femme me croise et me dit: c’est vous les 6gone?!! Passé le moment de surprise (promis, on n’avait pas collé de stickers sur les vélos), nous avons fait (trop brièvement ) connaissance d’un couple de québécois qui nous connaissait via le blog et les amis Pat&Pat!

Si on vous dit qu’on a recroisé sur la route les 20000 pieds, vous nous croiriez? Occasion d’un bel après-midi luge avec tout ce petit monde.

Le 21 février est une journée à marquer d’une pierre blanche, coiffeur pour les trois garçons ! Ça ratiboise sévère mais il y avait matière.

Impossible de quitter Queenstown sans passer par le meilleur burger du monde (qui a la bonne idée de faire gluten free). On valide avec les 20000 pieds. Nous traçons vers le nord et le fameux Mt Cook. La journée du 22 sera maussade et pluvieuse. Impossible de distinguer le fameux mont, nous repartons sur Tekapo. Le soir sera un peu moins humide et nous permettra de réserver la grande surprise promise aux enfants que nous n’avions pu honorer au Frantz Joseph Glacier et que nous devions faire avec nos amis: avion survolant toutes les beautés du coin: Tekapo, Glaciers, Mt Cook,……

Le lendemain matin, étant dans un site regroupant tous types d’hébergements (tentes, Camping-car, mobile-homes), nous partageons la cuisine avec des coréens… et faisons apprécier à nos enfants la vie en collectivité et le partage des odeurs plus ou moins fortes le matin… leçon de vie ! Mais ce qui nous attend surtout est le survol des glaciers, un moment fabuleux, sous un ciel azur, 1 heure de pur bonheur. Nous nous sentions bien petits et fragiles dans ce coucou, des paysages spectaculaires

Nous nous attaquerons l’après midi à l’ascension du Mt John, court mais fatiguant avec GG sur le dos.

Akaroa nous attend pour notre dernière étape dans ce beau pays. L’arrivée dans la péninsule de Banks est superbe, le petit village aux couleurs françaises nous plaît bien.

Le 25 février, nous irons nous promener dans la péninsule. Une dernière pause sandwich achèvera le capitaine qui n’en peut plus de s’enfiler du pain de mie depuis trois semaines, pourtant j’ai essayé de varier le contenu! Il me demandera grâce pour les prochains jours, appuyé dans sa démarche par l’ingrate troupe. Le capitaine et GG nous laisseront rentrer à pied avec les garçons, erreur stratégique, le chemin repéré n’existe plus, on fera un bien long détour… les applications type maps.me sont géniales la plupart du temps mais quand elles plantent, autant dire qu’elles ont les oreilles qui sifflent.


Le 26 février, nous prenons avec nostalgie la route pour Christchurch et manquons de nous faire un beau méchoui avec le mouton resté bêtement (pléonasme?) sur la route, ouf il était moins une ! Les enfants ont attrapé un rhume, inutile de préciser que nous les assomons de paracetamol et autres substances destinées à éradiquer toute poussée de fièvre.

Une visite du Royal Botanic garden et du musée de Christchurch suivront. La ville porte encore de nombreux stigmates du tremblement de terre de 2011.

Le 27 février, après un dernier tour en ville, occasion de tomber sur Laetitia et David de passionvoyages.ch/blog, nous filons à l’aéroport et disons au revoir à ce magnifique pays, aux couleurs et paysages tous plus variés les uns que les autres et à ses habitants si relax. Next step: Australie pour 4 mois avant le retour en France.

Nouvelle-Zelande on the road (île du Nord-Nord de l’île du Sud)

Les derniers jours de 6Gone sur les flots seront nostalgiques: dernière sortie bateau pour rejoindre Lotus à Matangi, dernier anniversaire fêté avec les amis, dernière soirée Margarita, dernières baignades,… et aveu par les enfants de leurs délires sur le bateau, comme leurs quarts de nuit façon boîte de nuit avec les frontales en boules à facettes (comprendre clignotant rouge), la musique à fond pendant que les parents roupillent,.. .

Le pub de la marina est super sympa, nous irons avec le capitaine un soir et tomberons sur l’animation « quizz apero », bon nous n’avons pas tout compris mais avons terminé avec un score honorable mais pas de quoi repartir avec le panier garni. Pour la derniere soirée à bord, les enfants finiront à l’eau. Le lendemain nous ferons nos adieux à notre fidèle destrier et changerons de monture … bien plus rapide mais nous semblant peu spacieuse.

Notre programme laisse peu de place à l’improvisation, les réservations ont été faites il y a 6 mois pour éviter les surprises en terme de prix. Avec la jambe plâtrée de la minettte, nous devons néanmoins trouver des parades. Pendant que les garçons feront de la tyrolienne à Waitomo, je nous réserve une visite de grotte de vers luisants. Hélas, impossible pour elle d’y accéder… double déception difficile à faire passer…une bonne glace aidera. Triple A en revanche sera doublement ravi de prendre sa place et assister en plus à une cérémonie du thé très British.

Nous filons ensuite à Roturoa, nous avons la chance d’être surclassés dans une immense maison prévue pour 20. Moi qui m’apprêtais à râler quand le manager m’a annoncé qu’il était désolé car notre chambre était en travaux…

Occasion de faire connaissance avec une famille suisse en début de TDM, Laetitia et David avec leurs deux filles. La maison est équipée d’un immense jacuzzi… notre nouveau mouillage nous plaît bien.

Longue à remplir la baignoire…
Tout va bien

Roturoa est riche en activités, le tout est de trouver celles qui seront « béquilles friendly ». Nous tentons la Redwood Forrest et son parcours aérien entre les séquoias… ils acceptent notre fille, youpi! Elle est ravie, ses avant bras aussi, ils doubleront de volume…!

Nous nous promenons à Kuirau Park ensuite, plein de pools dégageant des odeurs plus ou moins engageantes. Le soir, nous ferons connaissance avec une autre famille FB et leur trois filles, les http://www.20000lieuessurlaterre.blog. C’est en plus l’anniversaire d’Olivia, occasion de sortir les moules à gâteaux que je traine dans la voiture au grand désespoir du capitaine.

Le lendemain, changement d’hôtel, toute bonne chose a une fin, mais nous restons sur Roturoa. Nous découvrons les joies du paquetage/dépaquetage quotidien et ses conséquences… nous y perdons à chaque fois quelque chose….et là ce seront les chaussures de triple A. Nous démontons la maison mais impossible de mettre la main dessus. Nous somme bons pour aller au Warehouse du coin (sorte de Lidl immense où on trouve tout à condition de ne pas être trop difficiles). Nous devons être un peu énervés car apres un moment dans la voiture, GG nous demande où est Numerobis… oublié aussi!!!

Une belle journée nous attendra entre la luge le matin et les piscines chaudes naturelles de Waikite.

On se croirait dans les télécabines des Alpes

On rejoint le lendemain la famille 20000 à Te Puia. Les geysers sont de la partie, nous trouvons un fauteuil roulant pour GG et profitons de ce bel endroit aux odeurs d’œufs multicentenaires. Nous cochons enfin la case « Kiwi », vu dans le petit sanctuaire.

Nous irons ensuite avec les deux plus jeunes à l’agrodome admirer les moutons et assister au sheepshow… notre fille commencera à avoir une belle éruption cutanée … la question sera de déterminer la cause. Bon, les petits moutons en peluche made in China trouvés à la sortie font un peu tâche …

Un petit plouf dans la piscine naturelle de Kérosène creek et un pique-nique improvisé avec les 20000, nous filons au sud vers Taupo. Au passage, nous irons admirer les Huka Falls et ferons une escale au Mac Do local qui a la particularité d’avoir un avion dans le jardin, au sein duquel nous pouvons déguster et apprécier à leur juste valeur les muffins (je ne suis pas encore prête pour un « repas » faut pas rêver non plus!).

Y a t’il un pilote dans l’avion?


Dimanche, une longue journée nous attend. Le capitaine, trop bon mais pas fou, nous accompagne, Guillaume et sa fille aînée Camille ainsi que nos deux grands et moi pour le Tongariro crossing.

Occasion pour notre minette de faire une soirée pyjama. Nous qui craignions un appauvrissement de la vie sociale de nos enfants ! Lever un peu tôt, certes mais oh combien magnifique. J’appréhendais un peu la grimpette et son beau dénivelé, ils annonçaient entre 6h30 (bons marcheurs) et 9h (pour les autres). Autant dire que le Capitaine avait pour mission de nous récupérer assez tardivement. En bilan, nous étions en short côté 6Gone… un peu glaçant avec 6 degrés à l’extérieur mais au moins les pauses ne s’éternisaient pas… 3 litres prévus par personne.. 1,5 auraient suffit. Beaucoup, beaucoup de monde. On avait l’impression d’être au sein d’une fourmilière géante. Le temps fut magnifique, les paysages lunaires et les enfants ont vraiment bien assuré, félicitations!

Après avoir entendu 100 fois « je ne suis pas bien dans mes chaussures, j’aurais dû mettre mes tongs, pourquoi ils n’ont pas mis de tyrolienne,… », un morceau de toblerone a été négocié en échange du silence pour la dernière heure avec Numerobis qui était lui même assez bien challengé par Camille du côté moulin à parole… 2 morceaux de Toblerone plus tard nous achevions la rando au pas de course en 7h et en silence! Le temps pour moi de ressentir les courbatures s’installer lors de l’interminable descente. Heureusement j’avais pu joindre le capitaine qui put nous récupérer plus tôt.

Nous avons rendez-vous lundi à l’hôpital de Wellington pour GG, nous faisons la route au pas de course et ressortons de l’hôpital…enfin allégés!! Bon, ce n’est pas encore complètement réparé mais nous sommes bien soulagés.

Mardi matin, nous filons au Te Papa museum, absolument génial à faire, musée qui a la bonne idée d’être gratuit et passionnant. Les deux heures passeront bien vite mais nous devons récupérer le ferry.

La mer est un peu formée, je ne suis toujours pas amarinée mais résiste, les ferrys sont ma hantise ! Les camions remplis de moutons et leurs odeurs présents sur le bateau n’aideront pas.

Pour l’anecdote, nous nous rendons compte avec 20 000 lieues, à la fois que Guillaume est un copain de promo de la soeur du capitaine, et que Marguerite a un frère en train de skier avec ma soeur- ils nous envoient une video!! Tiny world!

L’arrivée dans les Malborough sounds est magnifique, Picton est un village très mignon. Le soir, on ne sait pas si c’est le trop plein ou les hormones qui s’épanouissent ou… mais nos deux cadets pètent une durite, ça fight dans tous les sens !! Nous fuyons courageusement dans le pub du coin.

Nous irons faire une rando rapide sur le Queen Charlotte Walk, nous avançons à l’allure de chameaux… que nous sommes puisque nous nous relayons pour porter GG!La soirée s’annonce joyeuse, nos amis d’Issy nous rejoignent!

Suite au prochain numéro!!

Dernière escale marine…avant changement de monture (NZ)

Notre voyage en Nouvelle Zélande se poursuit. Finalement les escales s’enchaînent depuis deux ans et demi mais ne se ressemblent pas.

Nous apprenons la patience avec le plâtre de GG et à découvrir le pays différemment en adaptant nos visites au fauteuil et aux contraintes de rv à l’hôpital.

Malheureusement, nous ne pourrons pas profiter beaucoup du frère du capitaine et de son amie, impossible d’embarquer la minette à bord avec un plâtre aussi lourd. Ils trouveront une voiture pour aller explorer le nord de l’île avant de partir pour le sud.

C’est ainsi que nous nous retrouverons à visiter le sea life et le Zoo d’Auckland!! Le sea life tout d’abord, entraînés par l’enthousiasme communicatif de Cathy d’Appel d’air pour les manchots (et non les pingouins, rien à voir paraît-il !). Bon, pour le reste, après des snorkelling et des plongées dans des endroits incroyables, nous sommes un peu moins impressionnés par les tortues et les requins!

Pour le zoo, une première pour le capitaine et moi, qu’est ce qu’on ne ferait pas pour occuper ses enfants !!! Autant les animaux africains nous ont semblés bien malheureux , pour les autres, le zoo est top et bien adapté.

Le musée de la marine, idéalement situé pour nous sera une superbe surprise, chacun en aura pour ses passions, a recommander.

Cathy au winch… ça dépote!

Nous passerons un apéritif mémorable avec Appel d’Air sur la promenade entourant notre très chic marina: chips, vin et séance de coupe de cheveux improvisée… le grand n’importe quoi!

Évidemment nous serons sur place pour le feu d’artifice du 31, notre place en marina fait de nous des privilégiés. Une bonne soirée avec Lotus qui finira à l’eau pour Greatwine.

Enfin, l’heure de la sortie est arrivée, le premier janvier, nous partons enfin d’Auckland avec un plâtre en résine beaucoup plus compatible et facile pour la minette. Vu comme elle a douillé au moment du changement, nous ne sommes pas très optimistes sur la rapidité de la consolidation.

Notre incruste qui a bien profité du petit appart’hotel!
la Coupe de l’America est présente partout

Nous passerons quelques jour à Waiheke Island qui a la bonne idée d’être desservi par un ferry , bien pratique pour les rv à l’hôpital même si on y passe la journée .

Les incendies en Australie sont toujours présents, un après-midi midi aux couleurs apocalyptiques, nous aurons le paysage complètement voilé et sableux… lunaire.

Sans filtre…2h de l’après-midi

Nous continuons ensuite dans la baie de Coromandel. Nous resterons 3 jours à Opito avec Lotus et Appel d’Air.

Ensuite, nous irons à Cathédral coves. Quelle chance de pouvoir mouiller dans ces beaux endroits et d’en profiter le soir quand les touristes sont partis! Nous savourons d’autant plus que les jours sont comptés maintenant.

Évidemment nous nous arrêtons aux hot water pools sur la plage. Endroit incroyable où s’agglutinent tous les touristes (c’est l’équivalent du 15 août de ce côté du globe). Chacun creuse son trou et de l’eau chaude, voire très très chaude en sort .

Kif total pour moi et mon manque de baignoire… en faisant abstraction du monde, c’était énorme !!

Nos routes se séparent avec Lotus et Appel d’air, nous enchaînerons les soirées d’adieu et anniversaires plus ou moins anticipés !

Nous naviguons à Great Barrier, et rejoignons pour une soirée Brûle-Vent.

Attirée par les milliers de moules, j’irai me lancer dans une sortie pêche.. sanglante! Les huîtres sur lesquelles elles sont accrochées sont des lames de rasoir… la gourmandise est décidément un vilain défaut.

Nous ne pouvons pas malheureusement profiter de cette jolie île qui regorge de sentiers de randonnées, peu praticables en fauteuil.

Retour à Auckland, pour une visite à l’hôpital et surtout pour empaqueter tout ce que nous avons entassé ces dernières années et que nous envoyons en France.

Nous louons une camionnette avec Lotus et Appel d’Air et 1,8 m3 plus tard, le bateau nous semblera bien délesté .

Caisse du capitaine : au carré!

L’entreprise choisie a le mérite de ne pas être chère, en revanche niveau services, c’est très léger. On croise les doigts pour retrouver nos caisses à Paris !

L’île de Kawau nous tente bien, nous décidons d’y passer quelques jours avant de rester définitivement dans la marina.

Bien nous en a pris, les petites îles autour sont très jolies, avec des épaves affleurant. Je savoure les derniers snorkelling… mais ne m’y attarde pas plus que de raison… ça caille!

Nous retrouverons Zimovia et une dernière fois Appel d’air qui remonte à Whangarei.

L’île abrite l’ancienne maison du gouverneur, qui se visite d’ailleurs. Nous sommes priés de nous déchausser avant d’entrer. La maison rappelle nos maisons de famille métropolitaines avec un accent colonial.

On tentera une randonnée avec les béquilles, pas simple!

Quelques bonnes soirées et jeux, les adieux (oui encore) se font, chacun prend une route différente .

Nous pensons fort à Catherine de Manevai qui a fait une mauvaise chute et se retrouve à l’hôpital de Whangarei… celui même où elle est venue deux fois voir GG… décidément le dicton « jamais deux sans trois » s’avère juste… nous l’embrassons et lui souhaitons un prompt rétablissement.

De notre coté, nous savourons ces derniers jours avant de prendre la route debut février. Ensuite, nous enchainerons pour le grand sud … aventures à suivre. Elles seront surement épiques, GG doit garder le plâtre encore au moins 2 semaines, cela ne l’empeche pas de garder son beau sourire, qui force notre admiration!

Cathy a trouvé la parade pour GG à qui les NZ lui demandent ce qu’elle a.

Dernière grosse nav de 6Gone (Nouvelle Calédonie-Nouvelle-Zélande), ou de l’art de choisir ses équipiers

Nous quittons avec émotion Nouméa, sous un vent bien présent, rien que le plein d’essence nous donne des sueurs froides.

Nous faisons la veille le tour des formalités, après avoir être attendu 3/4 h nos équipiers…ça commence bien!

Le lendemain matin, samedi 23 nous les récupérons (sans ce qu’ils avaient prévu d’apporter,…c’est pas grave!), nous disons un dernier coucou aux copains: au revoir l’équipage -féminin-d’ Anatole et encore merci pour tout!! Les 6truckers nous rejoignent pour un départ en cotillons et nous voilà prêts à partir.

Nous entamons la traversée sur des chapeaux de roue, près très serré, 8 à 9 noeuds de moyenne pendant 48 heures, ça dépote… tournée de patch generale ! tellement fort que notre équipière laisse en plan les lasagnes et part baptiser le seau, nous ne la reverrons presque plus pendant 24 h, le temps d’ailleurs pour elle de commencer un autre plat et le laisser aussi en plan… Bon, on sent le côté bien fiable du personnage non? Les vagues déferlent même dans le cockpit arrière, la houle est énorme et cassante.. le pied …bien salé !

L’équipage, dans l’ensemble est tout en nuance allant du blanc lavabo au gris cadavre.

Le lendemain, le deuxième équipier se cassera l’orteil en butant contre la porte d’entrée, le doigt etait à la vertical des autres…

Bref, les enfants au bout de quelques jours nous interrogeront tour à tour sur l’utilité réelle des équipiers qui leur échappe totalement et nos réponses évasives ne les rassureront pas. C’est vrai qu’on y avait pensé à eux surtout pour les quarts de nuit et pour apprendre aux enfants à s’améliorer en cuisine… bon, le capitaine les sent moyen en terme de fiabilité pour les quarts et préfère leur laisser la barre quand le jour paraît et … malheur, ils n’aiment pas la pâtisserie ! Quand ils font leur quart, le capitaine veille quand même sur la tablette, et moi j’enrage quand ils ne pointent pas leur nez à l’heure dite, après qq heures de quart, la patience a ses limites! Bref, inutile de préciser que chez 6Gone, on sait choisir les vainqueurs!

Ces derniers veulent absolument pêcher, au bout de 3 jours la mer se fait plus calme, on leur met la ligne, qu’ils contemplent toute la sainte journée.

On avance bien grâce à notre routeur Bob qui nous envoie des mises à jour régulièrement sur Iridium. Pour ce voyage, il nous a été vivement conseillé de faire appel à ses services, ce que l’on n’a pas regretté.

Le quatrième jour fut jour de recup. Gnocchis, burgers,…les stocks d’huile et de beurre partent à vitesse vertigineuse … ce que l’on consomme en 2 mois partira en une semaine… sans aucune exagération je tiens à préciser. Et, que dire du sel ? Heureusement que mes diététiciennes de sœur et belle mère n’étaient pas là, elles nous auraient fait une syncope. On déjeunait en épongeant discrètement les surplus des hachis et des pâtes!

Précisons que tout ce qui était frais, viande et charcuterie devait disparaître avant l’arrivée NZ. Autant vous dire qu’entre le foie gras, les confits de canard les charcuteries et autre bon fromages, c’était réveillon à bord avant l’heure…mais toujours pas de poisson au grand désespoir des équipiers au palais fin, très fin. Notre eau issue du dessal et minéralisée ne leur plaisait pas, ils ont fini tous les citrons pour atténuer le goût…. des aventuriers vous dis-je! Bon, ne parlons pas du manque de petites herbes fraîches dans la cuisine, cela nous rendait notre ami tout chafouin… on n’en demandait pas tant. En revanche gros sel et fleur de sel? Apparemment pas de différence pour eux;)

Nos stocks se videront comme par magie, le sec compris, apparemment ils n’avaient pas compris que seul le frais devait disparaître… champions toute catégorie!

On vous laisse deviner la gestion de l’eau, à chaque fois qu’ils commençaient à cuisiner on avait l’image dans la tête les heures de dessal qui allaient suivre sans parler du gaz (ben oui, faut préchauffer, on va pas entrer le pain comme ça, non mais oh) ni de la gestion des stocks de nourriture en général (ma poudre d’amande et la farine de sarrasin mourront dans des préparations dont la valeur ajoutée nous échappe encore… tant pis pour la tarte amandine de Numérobis qui nous faisait tant saliver)! Bref, on a eu beau expliquer de toutes les manières diplomatiques possibles, ils nous répondaient « oui oui » gentiment à chaque fois, mais avaient un peu de mal à percuter, le mal de mer sans doute…

Ne soyons pas bégueules, les gnocchis fait maison comme les brioches furent appréciés. Elles étaient magnifiques visuellement, au goût, il semblerait que la recette qu’on fait en 10’ soit meilleure et surtout plus aérienne…, parfaitement ingrat quand on sait que la pate a été pétrie pendant 45’ avec une plaque de beurre de plus!

préparation de raviolis aux épinards
le laminoir pour faire les pâtes fait des émules

La traversée continue, la mer est presque d’huile comme jamais on n’aura vu, des dauphins s’amuseront entre les coques, magique. On voit d’ailleurs de gros sacs flotter entre deux eaux , du plastique en NZ? Impossible, ce sont des méduses absolument énormes!!

magique!

Juste avant d’arriver, nous récurons nos semelles et tentons le laver le fond de l’annexe.

Terre en vue!!!

Le matin de l’arrivée, l’équipière est prise d’une rage de dent, nous sommes dimanche, la douane passse mais la biosecurity nous demande d’attendre lundi… bon, ben quand on est motivés…on a réussi à les convaincre de débarquer notre fine équipe, on ne saura jamais qui étaient les plus soulagés !

Nous attendrons sur le quai de la quarantaine tranquillement et en nous reposant… la marina nous ayant accueillis avec un petit sac plein de douceurs dont une fiole de whisky, ah ils connaissent nos marins de maris!

A bord, un seul cahier des charges règne désormais pour la cuisine: sans gras, sans sel et surtout sans chichis, le plus simple est le meilleur.

Pour conclure sur notre expérience d’équipiers, on était content pour triple A qui avait trouvé des adversaires à sa hauteur en bonne paie, pour le reste … à propos de « bonne paie », étant habitués à faire confiance, nous leur avions dit pour faciliter les choses qu’ils pourraient payer leur participation aux frais une fois arrivés… mal nous en a pris!

Après « réflexion » (oui, vous avez bien lu) la fine équipe a estimé ne pas avoir «mangé et bu » pour les montant que nous avions convenu ensemble (on n’a rien inventé et proposé ce qui était généralement utilisé), et ont décidé de n’en payer qu’une partie… la classe à Dallas!! Ils n’ont même pas réussi à appliquer leur propre estimation, des erreurs de multiplication aussi grosses,.. ça fait mal au cœur. Encore plus dur à digérer que leur plat, c’est vous dire! Bref, nous craignons que le temps ne puisse rien à l’affaire pour eux comme dirait l’ami Georges…

Cela nous permet d’avouer maintenant que nous avions mis nos mauvais leurres de pêche, les enfants ne voulant surtout pas de poisson et de notre côté nous voulions vider d’abord nos stocks!! Rien qu’à les revoir contempler des heures durant la ligne nous fait notre journée en rire, ce sera le running gag de la famille 6Gone!

Le lendemain, la visite de la biosecurity passe comme une lettre à la poste, seule une boîte de lentilles et 3 morceaux de bacon partiront, mon poulet surgelé passera, il était encore sous emballage et made in Kiwi!

Arrivés!!!

Nous profitons de la jolie marina, retrouvons Pascal sur Brûle-vent avec qui nous avons fait la traversée, encore mort de rire en revoyant la tête de nos équipiers en arrivant, il ne leur trouvait pas l’air bien vif entre l’un clopin-clopant et l’autre sous rage de dent! Le malheur des uns fait …

Pendant que les grands débriefent, fish’n chips et burger sont attendus par les jeunes

Mardi, nous louons une voiture afin d’aller explorer le cap nord, mais était-ce vraiment une bonne idée de s’enfiler 7 heures de route après 8 jours de nav enfermés?

L’aller est houleux dans tous les sens du terme, à l’intérieur comme à l’extérieur, au bout de 3h30 de voiture, 4 pauses pipi pour triple A, des frayeurs quand on serrait trop à gauche,… enfin nous arrivons au Cap Reinga. Magnifique, plein de jolis sentiers.

Nous filons ensuite pour les dunes de sable, totalement dépaysantes dans ces paysages irlandais, les enfants se défouleront bien et surferont les dunes des heures durant (la remontée est littéralement épuisante!)

Comment cela j’ai le pas lourd? Je sors juste d’une semaine de nav!
c’est pas le tout de descendre,…

Le retour par la route est superbe, le soleil perce, effet garanti !

Mercredi nous retrouvons Lotus au mouillage à Pahia . Un sentier des douaniers nous y mènera, 6 kms parcourus pour une bonne glace à l’arrivée ! Nous retrouvons nos amis en pantalon et polaires, et nous… encore en mode Caledonie, short et polo! Trop sympa de les revoir après 6 mois!

Nous tentons un retour en stop totalement loupé, à part des coucous des conducteurs, personne ne nous prend, on est bon pour le taxi.

Souriez les enfants, sinon, ils ne nous prendront jamais!

Jeudi matin, nous voyons arriver Manevai que nous avions quitté au Panama, nous sommes hallucinés de les voir!

Les retrouvailles seront courtes, nous partons pour explorer la baie des îles avec Lotus et devons descotcher les enfants du salon wifi de la marina, ils commencent à prendre racine!

Bien nous en a pris, les îles sont toutes plus belles que les autres et les sentiers incroyablement bien entretenus! Pour y arriver, nous nous mettons en mode régate, il y a plein de bateaux, le vent est comme il faut, on se croirait dans le golf du Morbihan en plein mois d’août !

sportive la nav ici

En promenade sur Urupukapuka, nous sommes admiratif de l’entretien des sentiers, on en est à offrir un cadeau pour celui qui trouve un détritus!

Seuls les moutons laissent de nombreux, très trrrrrrès nombreux selon triple A, souvenirs !! D’ailleurs de voir toutes ces bêtes me prend une violente envie de tonte… les garçons y passeront, on a maintenant de quoi tricoter un bon pull.

oh quelle est fraiche!!

La température est variable, frais le matin (merci esploristo pour les duvets) mais très agréable dans l’après-midi. Je me risque à la baignade, ça pique mais au bout de 5 minutes ça passe … autant dire que les ti’punch ont vite switché en grog!! C’est notre arme de dissuasion auprès de triple A maintenant quand il rechigne à travailler, diabolique!

grand fou!

Bref nous passons de belles journées à nous promener dans ces belles îles, avec à l’arrivée des glaces quand je n’oublie le porte-monnaie …

Dimanche, de Oakahu on arrive sur l’île de Moturua. Lotus nous a vendu des dauphins et des moules à profusion…et moi, les moules, c’est mon moteur !! Bon, courage pas de dauphins ni de moules à l’arrivée, pas faute d’avoir essayé, on a eu les bulots et les bigorneaux à la place!!

Allez, on vous laisse, suite des aventures très prochainement.

les enfants jouent pendant que les grands crapahutent
A la pêche aux moules, moules,…

Départ du caillou pour la Nouvelle Zélande

Quelques mots pour vous annoncer le départ de 6Gone pour la Nouvelle-Zélande, dernière grande navigation pour nous, environ 1000 miles.

Vous l’aurez compris, nous avons beaucoup apprécié cette jolie escale, les enfants en partent avec des semelles de plomb, c’était tellement sympa de se faire plein de nouveaux amis.

Nous avons revu la famille des 6globetrukers, les effets 6gone avaient sévi avec la mise en place d’un tableau des corvées (ou des services selon votre statut d’enfant ou de parent). Bon, quelques réglages à faire mais, a priori ça marche. Le second effet fut le passage chez le coiffeur des deux garçons!!! Je ne suis pas allée jusqu’à proposer mes services… faut pas les traumatiser non plus.

La poule que triple A aurait bien embarquée à bord

Pas de jaloux, chez nous aussi le bateau s’est fait une beauté, nous l’avons sorti de l’eau pour l’antifooling. Une grosse frayeur quand le tracteur qui nous a levé a calé…. il a fallu qu’un deuxième tracteur vienne à sa rescousse… ça retenait sa respiration sur 6gone!

Le capitaine s’y est collé pour le grattage et la peinture, Nicolas l’ assisté, super sympa…si c’est pas un bon copain? Le soir, plus besoin d’expliquer aux enfants la notion de gueule noire….

Vite une douche!

Pendant que le bateau était en chantier, Olivia et Benoit (presque de la famille, puisque belle-soeur d’une cousine!!) nous ont prété leur bateau qui était à la marina de Port du Sud, adorable et même pas dépaysant sur un nautitech de la même taille que le notre, encore merci!!

Une sortie en mer avec une famille de 6 histoire de prendre un peu l’air, s’en suivra ainsi que de nombreux diners et apéritifs. Tout va bien, les gréments sont révisés également, le bateau est impeccable,nous sommes prêts à partir!!

Numérobis, dont on avait prévu en cadeau d’anniversaire le niveau 1 de plongée, a switché pour un baptême en avion (avec doubles manettes) au dessus du lagon avec son ami Arthaud (Greatwine, pas fou, servait de photographe)… impressionnant de voir ce minuscule coucou décoller….surtout, qu’ils ont fait un échange de copilote en vol!! Vol génial, pour la vue, malheureusement un nuage de fumée venant des incendies d’Australie a créé une brume, dommage mais le virus a pris… (nous voilà bien… finalement la plongée semble plus abordable et pratique)

Et nous, on peut voler aussi avec vous?
jaloux nous? à peine

Après toutes ces jolies semaines, nous voyons enfin une fenêtre météo et décidons de lever l’ancre. Nous partons accompagnés d’un couple qui cherchait à aller en Australie (à peu de choses près, on ne sera pas loin!!), première expérience d’équipiers pour nous. Le prêt de la cabine est passé plus facilement quand les enfants ont appris qu’ils étaient cuisiniers… autant joindre l’utile à l’agréable!

Des nouvelles à notre arrivée, d’ici là, vous pouvez suivre notre progression sur le tracking sur le site (Où est 6gone?).

Adieu jolies tortues

Treize à la douzaine ou ….plus on est de fous à Lifou! (îles de la Loyauté – NC)

Nous finissons notre dernier week-end de Septembre à Nouméa invités par une famille tourdumondiste (sixglobetruckers), en camion cette fois, venue s’installer sur le caillou, avec laquelle nous avions échangé sur un groupe facebook. Coïncidence amusante, ils ont fêté leur départ eux aussi le 1er avril 2017! Le thème du diner était « familles de 4 enfants», avec un total de 16 jojos ! Même pas peur dans leur très belle maison, on ne s’est rendu compte de rien ! En partant, nous leur lançons une invitation à venir nous rejoindre sur les iles de la Loyauté, invitation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, surtout que nos enfants ont quasiment les mêmes ages.

Nous quittons Nouméa, difficilement car les enfants se plaisent bien, et nous faisons connaissance de plein de familles sympas, nous apprécions beaucoup cette escale. Direction les iles de la Loyauté, en s’arrêtant ici ou là, en fonction de la mer et de la météo. En effet, nous sommes contre le vent, les navigations ne sont pas simples. Nous nous arrêterons au phare Amédée ainsi que dans la baie de Prony.

On n’est pas un peu limite en poids maman?
A quatre, il semblerait que cela avance plus vite…étrange non?

Nous arriverons enfin à Lifou au bout d’une petite semaine, pas mécontents de découvrir cet archipel que nous avions croisé mais zappé en arrivant en NC, l’escale ne pouvant excéder 72h vis-à-vis des autorités.

L’objectif premier sera de trouver un restaurant à la hauteur de l’évènement du jour, l’anniversaire de notre ainé, Greatwine, 14 ans déjà ! Nous faisons un premier arrêt à Wé, en mouillant à l’entrée de la marina, gloups, bonjour les rouleaux qui nous mènent droit sur les cailloux… on serre les fesses et débarquons à terre. Nous avons repéré un restaurant, le Petra Sun, de l’autre coté du village qui s’avère être très étendu … plus de 3 ou 4 kms pour l’atteindre, une petite voiture de loc avec un couple de Français nous prendra tous les 6, supers sympas ! Le soir, notre ado pourra souffler ses bougies sur un framboisier improvisé.

14 ans….où sont les gauloises?

Au retour, on trouvera de quoi faire un approvisionnement de fortune, la famille des 6globetruckers arrive bientôt ! Ensuite, nous partons visiter les fameuses falaises de Jokin, vertigineuses, avec une incroyable visibilité et de magnifiques coraux.

Dimanche arrive, nous nous rapprochons de Xepenehe où les 6 nous rejoignent, les sacs remplis de fromages, charcuterie et vins…. on s’est bien trouvés !

…5 et 6…le compte y est!

Nous quittons le mouillage pour la très jolie plage de Kiki Beach, atteignable depuis la terre après une randonnée de 2 h, ou seulement ½ h en bateau, les garçons suivront en Tiwal. La journée passe vite, le mouillage est top, que demander de plus ?

cours improvisé sur la pose d’une ancre

En attendant que les enfant finissent de diner, nous nous rendons compte avec Johanna que nous avons usé nos fonds de culotte (d’uniforme qui plus est) sur les mêmes bancs : deux ans en commun dans le même lycée avec quasi les mêmes profs, chevalier Bayard en garde encore des souvenirs émus!

Les installations pour la nuit commencent, une coque est occupée par les 5 garçons et un couple, la seconde avec l’autre couple et les 3 filles. Les garçons se retrouveront tous dans le carré et dans le cockpit, notre ainé ayant fait le vide dans sa cabine par la grâce de ses ronflements…

A 3 h du matin, réveil avec le sentiment d’être dans le tambour d’un lave-linge, grosse, voire très grosse houle d’ouest, on se balance de tous les côtés, et là…. le seau est baptisé par quasiment toute la famille Trucker !! Ambiance, ambiance…. On décide de se mettre à l’abri dès potron-minet à quelques miles de là sur un mouillage repéré par le capitaine à Drueulu dans la baie de Santal. L’endroit s’avère parfait, jolie plage déserte, beaux coraux, nos amis reprennent des couleurs ! Nous en profitons même pour aller faire du snorkeling sur l’aquarium du dentiste très surprenant  affleurant au beau milieu du lagon, superbe et impressionnant. On réussira même à toper la camionnette du boulanger, un énorme pain Marmite tiendra deux bons jours.

Avec 1/8eme dans la main, on vous laisse imaginer le reste
Quand on doit faire l’appel, on sort le drone!

Il est temps d’envisager notre première nav de nuit, le père de la vice-capitaine doit arriver le jeudi à Ouvéa où un échange de passagers doit avoir lieu.  La nav est au près serré mais les membres de l’équipage résistent bien, nous arriverons à l’entrée de Ouvéa, au mouillage de Mouly. Les hommes iront à la grande chefferie faire coutume avec un coupon de tissu et un billet de 1000F.

Parée pour la coutume

Le lendemain, nous nous rapprocherons de l’hôtel Paradis, sur la belle plage près du pont de Lekiny.

Un tiwal se promène dans des eaux… cristalines

Nous devons organiser les départs et arrivée de nos passagers… Après moultes appels, il semblerait qu’il n’y ait plus de places dans les avions pour Nouméa ou Lifou pour notre famille… On leur propose donc de rester tout en se demandant comment le grand-père réagira à cette invasion! Nous devons d’ailleurs organiser son arrivée de l’aéroport, nous téléphonons à l’ile entière pour nous entendre dire qu’il n’y a plus d’essence sur l’ile… Nous commençons à repérer la route qui mène à l’aéroport, pas tout proche non plus, surtout avec des valises…

Un taxi nous propose de garder le peu d’essence qu’il lui reste pour nous. Ouf, presque sauvés ! Le jour même, impossible de le joindre, sa messagerie est pleine… Zen, restons zen….

 On réussira à s’arranger, les hommes partiront chercher le « vieux » comme l’appelait le taximan  tout en faisant coutume auprès de la deuxième chefferie et surtout le plein de nourriture . Oui, j’avoue avoir eu un moment d’angoisse en ayant constaté le vide sidéral du frigo et du congélo pour imaginer les repas à  13 pendant 3 jours !!

Un tout petit peu chargés entre les courses et les valises
Joie à bord!

Tout ce petit monde tiendra finalement bien, Greatwine cèdera la cabine, les 5 garçons occuperont le carré et le cockpit, leur galanterie – spontanée est-il besoin de le préciser- les ayant fait céder leur cabine au GP !

Nous partons tous les treize vers le nord, sur les pléiades. L‘arrivée est tardive, ce qui fait que le soleil n’est pas au zénith pour surveiller les patates de corail qui pullulent. Grosse frayeur en tentant de poser l’ancre sur un petit espace dégagé à 30 m de gros cailloux… le frein du guindeau lâche et déballe toute la chaine… heureusement le capitaine a gardé son sang-froid, je ne faisais pas la fière. D’autant plus admirable que voulant l’aider à trouver un passage entre les mines, chacun lui donnait des consignes totalement contradictoires…. Le mouillage est très rouleur, on repartira bien vite se mettre sur la belle plage de Lekiny avant d’envisager le retour sur Lifou. Ce dernier sera fait également de nuit, avec en pleine mer une vingtaine de dauphins venus nous accompagner, magique !

On n’arrive pas à compter les dauphins
Pas trop dur Nicolas le matelas?
Le capitaine prend le large
Transport de groupe

Les quarts passeront bien vite avec toute cette main d’œuvre, Nicolas profitant de son temps libre pour préparer des scones pour le petit dej… rien qu’à l’odeur, l’équipage salivait. Le monsieur étant pourvu d’une multitude de talents, il prépara également des burgers entièrement maison pour tous… la classe !

Commande de burgers lancée
Tout le monde met la main à la pâte

Le CNED continuant toujours pour nos pauvres enfants, nous avons pu partager des moments de solitude notamment quand Numérobis, après un petit quart d’heure, m’annonce fièrement avoir terminé ses deux séances d’histoire. Un peu surprise, je lui demande sur quoi cela portait. Facile, sur Bruges maman. Ah, et c’est situé où mon grand ? Ben, dans le nord de la France…  Nicolas mort de rire (précisons au passage sa nationalité belge…), rapporte à notre ainé notre conversation qui, méprisant balance à son frère : et boulet, t’as rien compris, Bruges, c’est à côté du Havre, banane !!Bon, on va tout reprendre depuis le début les gars…

Lequel est le plus dubitatif?

Arrivés à Lifou, nous retournons aux incontournables falaises de Jonkin, Nos amis trouvent une voiture et de quoi se loger au dispensaire. Rendez-vous est pris le lendemain pour visiter ensemble l’ile coté terre.

Nous commencerons par la grotte du diable accueillis par l’inénarrable Albert. Celui-ci nous fait un rapide briefing, précisant que des rites cannibales avaient lieu sur ces terres. En plaisantant, nous lui demandons si cela perdure, il répond évasivement « on n’en parle pas trop »… ah, et comment ils font ? « on va dans les cimetières…. », du lard ou du cochon ? on ne saura jamais mais on notera avec attention la présence des cranes et des ossements présents dans la grotte.

Et donc, on se sert dans les …cimetières?
Visite de la hutte d’Albert
3 crânes sont présents sur cette photo

Ensuite, direction la fête de la vanille dans le sud de l’ile, qui ressemblera plus à un déjeuner de fin de kermesse , on ne verra pas beaucoup de gousses de vanille ! Nous finissons sur la très jolie plage de Luengoni, sable fin et cocos ! C’est ici que nous ferons nos adieux aux 6truckers.

Le bateau semble soudain très calme et dépeuplé à 7 ! Nous partons pour Maré mais abandonnons l’idée, le vent est contraire, la houle désagréable, allez, hop direction Ile des pins, après un stop de récupération baie de Prony. Arrivés sur l’ile des Pins, nous en prenons plein les yeux, l’ile est d’une grande beauté.

Après un déjeuner revigorant dans un snack, le grand-père propose de monter sur le point culminant de l’ile. Nous ne sommes pas du tout préparés (avec la grosse glacière decathlon, en tongs et sans eau), mais personne ne moufte ! Occasion pour nous de constater qu’ado ou « sage », la vitesse de marche est la même…. Le point de vue vaut le coup, une forêt de ….pins -évidemment- s’étale sous nos yeux, jolie récompense après 1h30 de grimpette.

la glacière touch

Le lendemain, nous faisons le tour en pirogue pour aller jusqu’à la piscine naturelle de la baie d’Oro. Notre chef de pirogue a mis du temps à sortir la voile, mais une fois hissée, nous goutons avec plaisir cette jolie traversée, accompagnés de dauphins. Les rochers font penser à la baie d’Along, les couleurs sont difficilement qualifiables, un dégradé de bleus, de transparence… on adore. Le plaisir fut prolongé par un déjeuner au Méridien, on a savouré notre chance!

Quand on ne veut pas mouiller les chaussures…
Along ou les Pins?
Le dessous des photos….
Le résultat

Samedi, le troisième jour, nous avons loué une voiture pour faire un tour au marché, visiter la grotte de la reine Hortense, ainsi qu’une autre dont le fond était tellement transparent que Greeatwine ne croyant pas qu’il  y avait de l’eau fera un plouf légendaire, heureusement sans se faire mal… il en a été pour une belle frayeur et cueilli par la fraicheur de l’eau !

Le soir, nous avions compris qu’il y aurait, « peut-être » ,d’après le prêtre rencontré au village, une messe dans le nord de l’ile. Le grand-père use de son pouvoir de persuasion et nous voilà tous les 7 devant la chapelle, quasi vide. Le père, l’autre(!) arrive, sonne la cloche et ….après avoir fait doubler l’assistance, la messe put enfin commencer.

Le temps filant, nous quittons cette belle ile pour l’ilot Mato, très joli également bien que rouleur, et rallions le phare Amédée. Enfin, nous pouvons faire connaissance des tricots rayés (petits serpents)  qui prennent leurs aises une fois les touristes partis. Le lendemain, nous gravirons les 217 marches pour admirer la vue sur le lagon avant de partir pour l’ilot Signal.

Un tricot rayé s’est imiscé dans l’image, le verrez-vous?

L’escale sera courte, la houle est forte. Nous rentrons sur Nouméa, y déposer le grand-père. Bon voyage et merci pour tout!

Escale au caillou (Nouvelle-Calédonie)

Le capitaine ira faire les formalités de sortie des Vanuatu par la route (enfin, la piste ou ce qu’il en reste après les déluges tombés), son dos s’en souviendra longtemps! Il en profite pour dépenser les derniers vatus en salade, carottes et …pack(s) de bière! On a le sens des priorités chez nous.

Le départ est sportif et mouvementé (comprendre que l’équipage était comme d’habitude nauséeux), puis tout s’est calmé, mais franchement calmé, au point de faire du sur-place voire… avec la houle et les courants contraires, un léger recul… tout ce qu’il faut pour le moral des troupes. Enfin, le caillou tant attendu pointe son nez, l’arrivée est superbe, la terre ocre et ses beaux rochers se détachent au loin… magnifique.

A la VHF, on perçoit un PAN PAN, un bateau en panne de moteur. Ils sont à plus de 4 heures de nous, dans notre direction. On veille donc imaginant qu’ils seront assez vite secourus. Point du tout, malgré le nombre de bateaux croisés. On se manifeste et retrouvons le bateau, en plein cagnard avec dessus un jeune couple. Greatwine va à leur bord pour les aider à attacher les bouts de remorquage et nous voilà repartis. Notre rejeton en profite pour connaitre tous les bons plans de Nouméa, il est maintenant incollable en Pizzerias et Hamburgers, l’aspect culturel est plus vague.

Une fois arrivés à Nouméa, nous avons la chance que leur bateau soit à coté de la baie de l’orphelinat où nos amis de Ty’Makao nous prêtent, super sympas, une bouée. Pour la trouver, rien de plus simple, ils nous indiquent leurs bateaux voisins, pas compliqué quoi… euh, un coup de vent d’ouest s’annonçant, la moitié des coffres est vide de bateau et nous…. nous faisons des ronds dans l’eau en nous demandant si on est au bon endroit ou si c’est une blague. On finira par prendre une bouée au hasard en croisant les doigts pour que le propriétaire ne soit pas trop grincheux! La vice-capitaine de Ty’Makao nous a balisé le terrain, et présenté virtuellement tous leurs amis, l’un d’eux sur Anatole viendra nous expliquer la situation. A nous de repartir pour nous mettre à l’abri dans la marina toute proche de Port Moselle, ce qui nous permettra de faire les formalités et qq courses. Et oui, le besoin se fait sentir très vite d’aller acheter des pantalons et des pulls, nous pelons de froid, l’eau est descendue à 24°!! Je trouve des magasins typiquement français (Celio, la Halle,..) mais, compliqué de trouver des pulls, il n’y aura que Carrefour pour nous sauver! Difficile pour nous de ne pas comparer avec Papeete, et ce n’est pas vraiment flatteur pour cette dernière. A Nouméa, nous avons l’impression d’être dans une ville presqu’européenne du sud, avec de belles rues, propres, de nombreuses constructions modernes et dynamiques, et des baies bien sympas pour prendre un verre ou diner.

Les premiers jours passent finalement rapidement, pleins de rendez-vous administratifs ou médicaux (la réparation de fortune de mon chicot n’aura duré que deux semaines) et le capitaine souffre de l’épaule. Le couple que nous avons remorqué nous invite à diner baie des citrons, on passe un très bon moment, jusqu’à réaliser qu’ils connaissent très bien Ty Makao et surtout qu’ils sont tous les deux kinés, dont Matthieu a été recommandé par le medecin vu par le capitaine… le monde est petit et tourne en rond!!

Très bon souvenir pour tous! Merci les amis

Ils nous prêtent en plus leur voiture, on en profite pour explorer les alentours et un samedi, nous nous retrouvons à faire une jolie randonnée au mont Koghi, couplée avec une déjeuner dans une auberge savoyarde (si si, c’est possible). L’après midi fut consacré à l’élimination de la fondue dans un accrobranche qui ravira tout le monde (j’ai passé mon tour mais l’ai -presque- regretté).

Impossible de ne pas passer au retour chez Décathlon, le magasin qu’il nous fallait et qui avait la bonne idée d’être en solde. Nous voilà parés pour la suite de nos aventures en chaussures de marche et autres matériel plus ou moins indispensable. Le coût de la vie est hallucinant on trouvait la Polynésie chère mais maintenant elle nous apparait beaucoup plus abordable. Finalement, le capitaine a eu raison de faire son plein de bières australiennes au Vanuatu!

Nous faisons également connaissance des autres bateaux familles de la baie de l’orphelinat très sympas, on se plait bien ici!

Sept années depuis l’arrivée de Triple A… un jour pareil ne se manque pas! Nous faisons le décompte depuis tellement longtemps, que nous ne pouvions pas louper la date. Un déjeuner à la crêperie est improvisé… les galettes sont bonnes et nous rappellent plein de bons souvenirs, la vue est superbe également pour ne rien gâcher. Incroyables, les « gens du restaurant » savaient que c’était son anniversaire et lui apporteront une jolie bougie sur sa boule de glace!! Trop forts les Nouméains!

7 ans, l’âge de raison???? Et puis quoi e,ncore?

Les cadeaux arriveront le soir, un arc trouvé chez notre ami Décathlon et … un microscope. Le bonheur pour notre explorateur qui partira à la recherche de toute bestiole présente sur le bateau… Qu’ouie-je donc il y aurait des charançons dans mon riz?

Le week-end approchant, nous sortons de Nouméa pour aller à l’ilot Maître, en face de Nouméa puis retrouver d’autres bateaux à la baie de Timbia. Les enfants sont ravis, pleins de copains, des barbecues sur la plage, le bonheur est total (au CNED près bien entendu).

Dur de rentrer, mais nous devons finaliser des rendez-vous pour la vente du bateau et nous avons Jéremy d’Infinity qui est de passage à l’occasion de la vente de son Outremer 45. Occasion de le revoir avec plaisir d’autant plus qu’il nous confie son Tiwal de compét’ le temps de trouver un acheteur en NZ… 6 marins aux anges à bord de 6Gone!

Pour finir sur cette belle étape calédonienne, notre première participation à une régate, la One again (la One étant la bière locale, l’équivalent de la Hinano à Tahiti). 26 bateaux au taquet de toutes tailles, un principe simple: boire cul-sec une One à 8h du matin et foncer sur son bateau par tous moyens non motorisés et c’est parti! Nous assurons la première partie (bière et ramage jusqu’au bateau), le départ est sportif avec toutes ces embarcations puis… nous laisserons galamment les bateaux nous doubler au grand désespoir de Triple A! Pas sûre qu’il ait bien saisi le concept du « les premiers seront les derniers… » Il y avait une catégorie « caravane » pour les bateaux mais nous aurions bien innové une catégorie « semie-remorque », bien que nos cuves à eaux fussent vidées à cette occasion!! Bon, on arrivera quand même à la moitié du classement, on aurait surement pu faire mieux si j’avais été un peu plus attentive aux manœuvres…. et en n’oubliant pas d’ouvrir les taquets lors des virements!! Vue la pression à bord, je n’en menais pas large et donnais tout à la fin sur mon winch!!Dans la famille boulets, demandez la mère, vous êtes sûrs de gagner… Bon, l’honneur fut finalement sauf, nous sommes arrivés loin devant un privilège 465 (private joke pour Lotus!).

Et glou et glou….

on est contents d’être en polo 6gone, c’est juste qu’on le cache…

MO…TI….VES!

Le soir, une ambiance de feu sur l’ile Ouen pour célébrer les vainqueurs et autres joyeux équipages, le capitaine fut condamné à boire cul sec un infame breuvage, pour avoir eu l’outrecuidance de refourguer ses packs de bière australienne à la place de la bière locale!

Vous l’aurez compris, nous apprécions beaucoup cette escale néo-calédonienne, pleine de belles rencontres dans de très beaux paysages… What else?