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Marins à terre à Papeete

Nous sommes à Papeete depuis plusieurs semaines maintenant, reprenant une vie terrestre, dans la maison louée à Pirae.

Le bateau est au chantier, le capitaine va le visiter tous les matins pendant que la vice cap’ s’attaque au CNED. Cette année, nous avons la joie d’intégrer à ces séances de torture  triple A qui fait sa rentrée en CP. Heureusement, les séances sont relativement courtes, il est difficile de faire tenir notre puce sauteuse plus de 5 minutes assis, sans avoir les mains qui farfouillent on ne sait quoi, les pieds qui ont la bougeotte avec pause négociée toutes les 5 minutes pour « boire » avec sa corolaire que je vous laisse deviner… tout cela lui donne beaucoup d’émotions. La vice cap en profite pour respirer un bon coup et s’intéresser aux trois autres loustics qui n’en demandent pas tant.

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chouette, le CNED!

Le capitaine, pendant ce temps, fait de belles rencontres au chantier…. oh yeah !

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un barbu peut en cacher un autre

Septembre rime aussi avec anniversaire de triple A. Ayant la chance d’avoir de la place pour accueillir du monde, nous pouvons faire signe à tous les bateaux copains, Makena, Gaia, Mirage, Lotus et Karemo seront de la partie, pleins d’enfants pour accompagner le passage à l’âge « presque » de raison de triple A.

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Les semaines passent vite, le week-end nous retrouvons les bateaux des amis à l’occasion de grands pique-niques, restaurants pieds dans l’eau,… Un dimanche, nous partons à l’exploration de l’ile, profitons d’une belle promenade (comprendre, beau dénivelé) pour aller au Belvédère et y manger une …fondue ! Arrivés trempés comme des soupes (hélas pas par la pluie), accompagnés de notre petit nuage d’odeurs, le restaurant est haut-perché et se mérite après 1h15 de grimpette. Heureusement la piscine a pu rafraîchir les plus jeunes, les plus âgés se sont contentés de boissons fraiches.

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concentration pour éviter le gage

Nous redécouvrons également les salles (fraiches) de cinéma à l’occasion de la sortie du dernier Mission Impossible qui en plus a été tourné à Paris avec des scènes hallucinantes sur la Seine, nous ne pouvions pas le louper ! Cela nous a fait tout drôle de revoir tous ces monuments, Paris qui ne change pas, tout comme Tom qui limite rajeunit, la scientologie, élixir de jouvence ?

Nous sommes également heureux d’aller rendre visite à la 25F, comprendre, la base militaire aérienne avec l’équipage qui nous a survolés pendant des heures lors de notre voie d’eau .

Elodie de Lotus, ancien pilote d’hélico qui a passé qq temps sur la base, nous a accompagnés lors de cette visite. Nous avons même pu entrer et visiter le « Gardian », l’avion qui nous a survolés et pu tester le matériel utilisé lors des sauvetages avec les hélicos, et visiter le Dauphin.

C’était très fort de pouvoir mettre des visages aux voix entendues à la VHF et de pouvoir comprendre le fonctionnement et les contraintes de nos sauveteurs, encore merci Messieurs !

Octobre est un mois de haute importance également dans la famille puisqu’il y a 13 ans déjà naissait GreatWine. Les cadeaux étaient adaptés au bonhomme : des revues de voile, des bouquins de … voile bien sûr !!

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Nous n’avons pas pu ne pas aller au premier festival celtique de Tahiti, absolument mémorable de danser en se tenant le petit doigt et en marinière évidemment ! Les enfants se sont régalés de galette saucisse/crêpe au Nut, et sont revenus en braillant dans la voiture « du rhum, des femmes, de la bière »…grande classe !

Après la 25F, nous avons la chance de pouvoir rencontrer également l’équipe du JRCC (équivalent CROSS) qui a coordonné les opérations pendant notre sinistre. Impressionnant de voir la carte de leur zone d’intervention (l’équivalent de l’Europe), avec le peu de moyens à disposition (le fameux avion et deux hélicos). Cela n’empêche pas de mettre tout ce qu’ils peuvent pour sauver des vies humaines, la coordination avec la 25F est impressionnante, nous avons pu suivre une opération d’homme à la mer avec déploiement de l’avion, qui passera des heures à sillonner des km² d’eau. Nous avons été très touchés et émus de pouvoir rencontrer ces personnes incroyablement humbles et professionnelles, un bel exemple pour les enfants.

Les vacances de la Toussaint seront l’occasion pour les enfants de refaire de la voile, et oui, cela leur manque trop 😉

Nous espérons pouvoir récupérer le bateau maintenant le plus vite possible, avec ses hublots tous neufs (et oui, quitte à remplacer celui qui s’est fait la malle, la prudence recommandait également de changer l’autre dans le doute….).

Tous ces évènements ont bouleversé notre programme puisque nous aurions dû être en ce moment en direction de la Nouvelle-Zélande. Nous devons attendre que la saison cyclonique se termine à l’abri, sans doute aux Marquises, et viser la prochaine fenêtre pour continuer le périple. Nous allons donc, après avis serré du comptable en chef de l’équipage , continuer ce beau voyage jusqu’en juillet 2020.

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Ohé, Ohé, (vice) Capitaine abandonné(e) Rangiroa Août 2018

Après les adieux déchirants avec les cousins, nous repartons sur Rangiroa pour y déposer le Capitaine qui part  pour quelques jours en France embrasser sa grand-mère et toute sa famille.
Nous retrouvons avec plaisir Makena qui mouille à l’entrée de la passe nord.
Je vais nager un après-midi en prévenant le Capitaine de l’endroit où je pense aller.
Évidemment le courant est tellement fort que je me fais embarquer en direction de l’océan, la marée est descendante, impossible de lutter contre, juste essayer de biaiser en allant sur le côté . Bien m’en a pris, je croise des pêcheurs qui me récupèrent. Ils ont l’air de se demander si j’ai toute ma raison… Ils me demandent si je suis pressée… drôle de question! Je leur réponds que non, et que mon mari sûrement inquiet ne devrait pas tarder à venir me chercher.
Ils me laissent dans une petite baraque, m’empruntent mes palmes masque et tuba et repartent pêcher au harpon dans la passe.
Au bout d’une demi-heure, malicieusement ils me demandent « alors, sirène, ton Capitaine arrive bientôt? »… bon, je fais celle qui est confiante bien que bouillant intérieurement.
Au bout d’une autre grosse demi-heure de pêche, fructueuse d’ailleurs, et constatant que personne n’avait l’intention de réclamer leur encombrant colis, ils me proposent de me ramener en pirogue. Oups, rien que de monter dessus sans la renverser, c’est chaud.
Je leur demande s’ils veulent que je les aide à pagayer. Mes deux escortes refusent galamment mais au bout de 100m, me tendent une pagaie… je ne sais pas trop comment l’interpréter mais fais de mon mieux pour suivre le rythme et les changements de main.
Ils sont morts de rire quand ils voient que le Capitaine s’est à peine rendu compte de l’absence de la «sirène » et nous quittent en nous offrant en plus un beau thasard.

retour de la sirene
déjà rentrée maman?

Le moment du départ du Capitaine arrive, nous sommes tristes de ne pas l’accompagner (en annexe, n’oublions pas que nous sommes dans les iles) et nous consolons en faisant de belles plongées .

Greatwine passe son niveau 1 et de mon côté je travaille les plongées profondes.
Elles resteront gravées à jamais, j’aurais la chance de toucher et jouer avec des dauphins, suivre des raies royales et bien entendu observer de près les requins lors des dérivantes. Le courant est extrêmement fort, lors de la dernière plongée, nous sommes partis à 5 et sommes retrouvés à 3 à la fin…Ambiance…
Le couple qui était avec nous n’ayant pas pu palmer suffisamment pour prendre un embranchement sous l’eau, on s’est retrouvés à plus de 500 m les uns des autres. On comprend mieux pourquoi les centres de plongée demandent un certain niveau pour les passes…

Luc et Sarah sont toujours à côté de nous, malheureusement Sarah a chopé un mauvais virus qui l’a cloue au lit. Elle est bien faible mais cela ne l’empêche pas de faire avec les enfants ….des maths!
Incroyable de voir les enfants cogiter sur le triangle de Pascal, s’entraîner à coder, se pencher sur des problèmes et des équations tout en s’amusant. Absolument génial! Merci encore les amis de votre gentillesse et disponibilité, vous leur avez fait un beau cadeau !

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des ribambelles de chiffres

Le Capitaine rentre enfin au bout de 5 jours, valise pleine de bonnes choses et de cadeaux (et surtout les cours du CNED des deux plus jeunes), c’est la fête sur 6gone! Il est arrivé au bon moment, le vent (le Maramu) avait tourné sud, moyen moyen de s’entortiller autour des patates de corail, tel un spaghetti sur sa boulette.
À l’occasion d’une séance internet à terre, nous allons avec Golden Girl chercher le Capitaine en annexe.
Au ponton est arrimé un navire militaire. Intriguée par les pompons, je réponds très sérieusement aux questions de ma fille sur cet étrange attribut. Distraites (l’attrait de l’uniforme sans doute) , nous menons assez rapidement l’annexe. Deux marins nous font des grands signes , trop heureuses, nous leur faisons coucou également. Ils insistent et nous voyons le Capitaine (sans doute jaloux) faire aussi de grands gestes…. jusqu’à ce qu’on se rendent compte que nous étions en train de passer à quelques centimètres de plongeurs militaires ….oups l’angoisse…quelle idée aussi de plonger à l’entrée du débarcadère !

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en uniforme aussi

Nous restons encore quelques jours sur Rangiroa, occasion de rencontrer l’équipage de Bulle. Entre la confection d’engins flottants (élégamment baptisés Trimarans) et de planche à voile, les enfants ont terminé leurs grandes vacances joyeusement.

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la voile ne suffit pas, il faut quand même ramer
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option sans voile
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toboggan improvisé

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n’oublions pas l’essentiel

Nous partons un après-midi en annexe sur la passe avec les deux grands et Luc. L’enjeu est de se laisser dériver (avec l’annexe retenue quand même) et emporter par le courant tout en admirant les poissons. tellement kiffant que nous le refaisons 4 fois, mieux que n’importe quelle attraction de chez notre ami à grandes oreilles.

Nous profitons d’une fenêtre météo clémente pour aller au lagon bleu, un lagon dans le lagon! Les couleurs, dégradés de bleus, jeux de transparences, sont spectaculaires. L’accès en voilier étant compliqué, nous sommes seuls pour en profiter, quelle chance nous avons.

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lagon dans le lagon

Direction maintenant Papeete pour quelques semaines…remplacement de hublot oblige.

À la Une

Mais t’es où?

…aux Tuamotu, toujours.
Nous filons avec l’oncle OD vers Fakareva, la fratrie de la vice cap se reconstituant presque (on aurait pourtant bien aimé, n’étant plus à quelques bouches près!), avec l’arrivée de la petite sœur et sa famille.
L’objectif étant d’arriver , si possible avant eux, nous devons affronter les vents contraires et la houle, pour le plus grand bonheur des seaux… nous serons quasiment tous malades mais heureux et excités à l’idée de retrouver les cousins.
Ceux-ci seront bien au rendez-vous fixé à l’arrache sur le ponton, ramenés par un taxi de l’île ayant eu la mauvaise idée de proposer de partager son mini van avec un autre couple allant également sur un voilier. La pauvre femme du taxi  s’est faite lyncher et traiter plus bas que terre par le couple qui avait « payé » pour le taxi pour eux tout seuls et qu’il n’était pas question de partager avec la famille et les 4 enfants, qui en plus avaient été insupportables dans l’avion…ambiance! Nous qui pensions partager l’idée qu’entre bateaux il n’était quasi question que d’entraide et de solidarité … En plus, il semblerait que les enfants aient été « sages comme des images »  dans l’avion, comme jamais depuis le début de leur trip!
La Green1 family tiendra tout entière dans l’annexe complétée par triple A au comble de l’excitation ainsi que le cap et la vice cap… sans compter les poussettes (oui, « les» et non « la »), les sacs à dos, et tout ce qui va bien ! On a laissé quand même l’oncle OD se faire ramener par des amis!

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le « moins » blond vient de 6 gone…

Golden Girl, bien que seule fille au milieu de 7 jojos, est ravie également de pouponner enfin le petit cousin.

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La tension de papa Green1 s’élève quelque peu quand les garçons sortent du bateau et se retrouvent sur le pont, gilet de sauvetage pour tous! Au fil des jours et de la chaleur , cela va se détendre un peu mais on le voyait  faire du coin de l’œil l’inventaire de sa descendance régulièrement !
Fakarava est une île étendue et aussi plate que Rangiroa, occasion de relouer des vélos et partir l’explorer. Pas fou, l’oncle OD en profite pour faire une journée sur Faka Sud snorkling, au calme…
La carotte consistant à la pause déjeuner, nous repérons un restaurant pieds dans l’eau, nous annexons une petite hutte et prenons nos quartiers en essayant d’être « relativement  » discrets sachant qu’il y a une petite plage pleine de cocos et autres objets de bonheur pour nos explorateurs. Nous expliquons aux enfants qu’il convient, malgré leur joie, de ne pas trop crier quand tout à coup qui ne voyons nous pas de nos yeux éblouis??? Le couple de ronchon de la veille…  finalement les enfants ont pu laisser libre cours à leurs mélodieuses voix et ont pu courir tout leur saoul! Oui, c’est mesquin mais ça fait du bien!

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le vélo? trop facile! Suffit de chatouiller à droite ou à gauche!
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12 au départ….
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y a toujours un truc qui tombe à l’eau avec les enfants
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on s’amuse comme des petits fous, et encore, il n’y a pas le son

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il manque la grande sister pour contrebalancer le penchage de tête

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Il est déjà l’heure de dire au revoir à l’oncle OD, qui ne semblait pas plus effrayé que cela par toute cette chaude ambiance, il nous a quand bien épaté quand on s’est rendus compte qu’il connaissait très bien et depuis un bon bout de temps  THE chanteur (qui ne soit pas rapeur, encore que dernièrement…) écouté en boucle par GoldenGirl… Devant notre air ahuri et quelque peu envieux, il nous a montré les WhatsApp (tout en masquant habilement la fin du numéro, prudent qu’il est, et ne voulant pas se taper la honte intégrale d’un petit message en toute simplicité de sa nièce !).

Logiquement si vous avez bien lu le titre du post, vous savez de qui il s’agit. Sinon, plusieurs options à envisager:

  • vous avez moins de 5 ans, mais êtes néanmoins très brillant puisque vous lisez
  • vous avez plus de 70 ans sans petits enfants
  • vous n’êtes pas francophone
  • ou pour finir, vous allez désespérer vos proches !

Perso, j’attends une preuve en vraie: commentaire, message, invitation, autographe, guitare,…

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Nous laissons donc l’oncle OD repartir et naviguons  sur Faka sud. Cet endroit du lagon est quasiment inhabité … sauf par les requins! Les plongées y sont spectaculaires, notamment les dérivantes à l’entrée des passes. Émotion garantie de nager au milieu de centaines de requins, inoubliable (en tout cas pour nous). Maintenant , reprendre la plongée directement dans ce grand aquarium après plus de 10 ans est peut être un peu effrayant !

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et les requins, tu crois qu’ils sont vraiment dessous?
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réponse….
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en plongée, c’est aussi impressionnant

Pendant que les parents plongent, les enfants jouent, se lancent du bateau, pêchent, planchent, creusent… et s’amusent comme des fous d’autant plus que …. guess what? Notre couple de ronchons vient de mouiller juste à côté de nous!! À priori, ils ne s’attendaient pas à ce que les festivités sonores commencent à peine le jour levé (soit vers 6h)….

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sequence pèche…
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Pour ceux qui s’interrogeraient sur le remplissage des cabines…!

Nous attirons décidemment les célébrités, Suri, le bateau de Tom Cruise mouille également près de nous. Nous avons beau observer à la jumelle le pont et guetter l’apparition d’un petit brun musclé,… la timidité légendaire de Tom l’a emporté!

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Heureusement que les filiaires sont solides!
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Certains ont la sagesse de n’être que spectateurs
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pas mal le snorkling
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cours d’aquarelle en petit comité, (derrière, on prépare un gateau)

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zenitude à bord

Lotus et Faka sont présents également,  c’est un tourbillon de festivités, nous avons du mal à savoir qui dort où mais tout ce petit monde est heureux 😀
Nous remontons tranquillement, tout en faisant une pause à Koka-Koka, les trois bateaux seuls au monde, occasion de faire un grand feu de joie sur la plage.

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Trop de filles d’un coup, c’est l’emotion!
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le lagon…

Le lendemain, l’aîné de la sister se retrouve avec une piqûre d’une étrange bestiole sur l’oreille qui a triplé de volume ( interdiction de penser à Dumbo!). Mega impressionnant (heureusement sans trop de douleur pour lui) , avec les boutons qui recouvrent le bébé, cela suffit à nous décider de rentrer un peu plus tôt que prévu vers le nord pour consulter l’infirmière. Moi qui étais si fière que la famille Green1 passe des vacances sans maux!
Plus de peur que de mal, les enfants vont recouvrer leur santé rapidement.
Le moment du départ approche , Golden Girl est aux 36èmes dessous,… vite les cousins il faudra revenir nous voir, c’était tellement chouette de vous voir, en plus, il reste une partie de whist à finir!

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et 6 de der’
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cousinade

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Un mois d’août id«îles»ique. Partie 1

Enfin quelques nouvelles suite à notre début de mois de juillet mouvementé…

Vous l’aurez compris, nous n’allions pas nous laisser complétement abattre par la somme de travaux qui nous attend en septembre, notre hélice étant remise sur son axe, le hublot de fortune n’ayant pas bougé d’un iota, la tentation des îles a fait le reste.

D’abord Moorea, toujours avec oncle OD. Quel plaisir de pourvoir retourner nager et profiter des snorkelings incroyables.

Nous avons bien entendu et comme tous bons touristes flatté le cuissot des raies, joué à « même pas peur » avec les requins (non sans avoir vérifié qu’il s’agissait bien des pointes noires, je me suis fait une grande frayeur à l’occasion d’un snorkling pensant côtoyer des pointes noires qui ne l’étaient pas du tout … l’investissement dans un masque adapté à la vision commence à être à l’ordre du jour…).

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Majestueuses
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Noir, Noir?
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Euh, qui veut flatter le croupion?

Pour se remettre de ces activités épuisantes, une journée à l’intercontinental s’est vite imposée avec piscines (avec tabouret pour savourer son magnum ), déjeuner gargantuesque, cadre enchanteur, …le retour sur terre, enfin mer a été violent d’autant plus que nous avons enchaîné sur deux jours de navigation.

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bonheur avec un grand « B »
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dure, dure la vie de moussaillon? non, un peu fondante
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Bonnes vacances!

Et à 17:00, nous étions partis, direction Tikehau les Tuamotu. Bon, nous étions en bon près serré, avec une houle formée…au petit matin, en voyant le saut sorti, la cocculine bien entamée et le frérot blanc comme un linge, on a bien compris que la nuit n’avait pas été formidable pour tout le monde … il s’en souviendra! Bon, il n’a pas abusé ..en 48 h il a mangé une mini banane!

Son malheur a d’ailleurs commencé lors du débat avec les enfants: la mousse au chocolat on la mange ce soir ou on attend demain?!

On a quand même réussi à pêcher un petit barracuda, les enfants ont eu beau tenter de nous alarmer sur les risques de ciguatera, nous l’avons quand même mangé le lendemain, un délice. Forcément, les enfants ont commencé à se gratter à peine la première bouchée avalée…

Nous avons la joie de retrouver Infinity sur le mouillage, on ne reverra plus Triple A les prochains jours , trop occupé à faire des cabanes et autres robinsonades avec l’ami Quentin… ils vivent leur vie, prennent les paddle et s’en vont des heures entières sur leur motu.

6 enfants
6 enfants???

Les grands ne sont pas en reste, Jérémy a sorti le Tiwal… le rêve de Greatwine ! Bon, on va regarder si des occasions existent mais faudrait pas qu’il rêve trop non plus!

bien bien

en fait, ils s’entendent bien!
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chabada, chabada…
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derrière, ils sont TOUS en lune de miel….!!
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Tikehau? génial!
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le tiwal en exercice

L’oncle OD s’y essaiera également, le grand jeu des enfants consistera alors à le faire dessaler… bande d’ingrats!

Nous allons tenter une connexion internet au village voisin à deux milles en annexe avec Jeremy et Tatiana . Évidemment, rien ne marche, le petit supermarché vient de se faire livrer par le bateau… le temps de tout déballer fait qu’on n’aura pas la patience d’attendre et repartirons très légers en frais…

Au retour, on retrouve le Tiwal dessalé avec des enfants qui nagent autour , et l’oncle OD …. plongé dans une série (bureau des légendes -ça lui parle étrangement) sur le trampoline … ça sent les bonnes vacances !

Mercredi, départ pour une mini nav à qq milles au sein du lagon. Greatwine et GG nous suivent … en Tiwal !

Le soir, nous faisons un grand feu de joie sur la plage, nous y cuisons les poissons du lagon pêchés un peu plus tôt par Jérémy (je n’ai pu faire qu’admirer, mon harpon étant un peu court pour ce genre de chasse), pommes de terre sous la cendre et chamallow… que demander de plus?

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Seuls au monde, et heureux de l’être!
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Enjoying sunset

Nous disons à regret au revoir à Infinity, bon vent les amis, nous vous retrouverons avec plaisir!

Nous partons pour Rangiroa, la mer est toujours houleuse et le vent de près. Le plat de lasagne ne résistera pas et deviendra un « tatin italien « . Au petit dej, le pot de nutella se fera également la belle… sept ans de malheurs!

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euh,…. « tatin italien », ça sonne mieux que ça ne présente non?
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nous, ça va!

Les Tuamotu étant d’une grande platitude, une expédition en vélo pour visiter Rangiroa s’est vite imposée. Location des vélos à la pension Joséphine (qui à la très bonne idée d’avoir une terrasse donnant sur la passe ainsi qu’un accès internet).

Nous pédalerons jusqu’au bout de l’île et repartirons déjeuner chez Obelix qui tient une roulotte haute en couleur .

Il est cruel d’être dans de tels endroits et ne pas plonger. Oncle OD sera vite baptisé et nous accompagnera dans une plongée avec les trois grands en sunset côté océan quand les requins commencent à se réveiller et à chasser. Spectaculaire …

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jusqu’ici tout va bien….euh, ils ont vraiment faim les requins?

Bon, ce n’est pas le tout mais le temps passe vite, trop vite, nous avons un rendez-vous la plus haute importance à Fakarava, il est temps de partir, rendez-vous au prochain post!!

Des souris perlières – un jeu proposé par l’oncle OD

Trois semaines ! Trois semaines que je partage le quotidien de la famille 6gone : le capitaine, la vice-capitaine et leurs quatre enfants ou plutôt leur quatre souris. J’ai en effet vite trouvé la comparaison entre les enfants et les souris assez convaincante. Les enfants courent partout, ont beaucoup d’appétit, surtout pour les desserts, ont un talent incroyable pour fuir lorsqu’il s’agit de faire la vaisselle et surtout, quand ils vous regardent droit dans les yeux, vous leur pardonnez tout !

Si je vous demande ce que vous connaissez de la Polynésie française, vous me parlerez certainement de ses lagons, ses cocotiers, ses sites de plongée, etc. Certains parleront de Gauguin. Mais saviez-vous que la Polynésie produit de magnifiques perles de toutes les couleurs : gris, bleu-pétrole, noir, etc. Toute la famille a visité une ferme perlière sur l’atoll de Rangiroa. Nous avons pu voir comment un petit nucleus est inséré dans l’huitre. L’huitre enrobera ce nucleus de nacre pendant deux ans. Une perle pourra alors être récoltée.

J’ai participé à la visite et ce fut l’occasion pour moi de méditer sur les quatre souris. Et si elles étaient comme les huitres et qu’elles produisaient également des perles ? Des perles de toutes les couleurs ! Jugez-en plutôt, à partir de ces petites saynètes de vie sur le bateau. Rien n’est inventé !

 

Souris verte méditative

Le soir, autour de la table du carré extérieur, nous dînons tous ensemble. Le repas est – comme toujours – délicieux. Vient le moment du dessert. Glace ou fruit. Je n’ai plus de place pour le dessert. J’invente donc un stratagème pour sécher le dessert.

– Oncle OD, glace ou fruit ? demande la vice-capitaine.

– Euh, glace, fruit, pas facile de décider. Il faut que je réfléchisse, dis-je.

Ma réponse est apparemment bien comprise et assez appréciée par les souris les plus gourmandes.

A la fin du dîner, souris verte se laisse tranquillement bercer par le clapotis et fini dans les bras de Morphée.

– Ah tiens, souris verte s’endort, fais-je remarquer.

La réponse de la souris verte fuse :

– Non, je fais comme oncle OD, je réfléchis !

Joignant le geste à la parole, la souris verte s’endort dans une position très méditative. Un penseur de Rodin, en position couchée. Nous avons pris une photo. Nous l’enverrons en cadeau à celui qui aura trouvé qui est souris verte !

 

Souris verte farceuse

Un grand classique, me direz-vous. Je suis pourtant tombé dans le panneau à chaque fois !

– Oncle OD, oncle OD, crie souris verte.

– Oui ? demandé-je benoîtement.

– Rien ! jubile souris verte.

 

Souris grise tout en zénitude

A mon arrivée à Papeete, le bateau était au chantier. Nous logions tous dans une grande maison. Avant la remise à l’eau du bateau, nous avons fait des courses XXL. Le capitaine, la souris grise et moi étions chargés de mettre les provisions sur le bateau et de les ranger. Nous commençons par toutes les poser sur la table du carré et autour. Le capitaine nous donne mission, à souris grise et moi, de ranger les provisions. Inutile de vous dire que je n’avais aucune idée d’où ranger quoi. Nous nous y mettons avec souris grise. On met sous vide, on regroupe les denrées par type et on range, comme on peut. On travaille tranquillement, très tranquillement. La table du carré semble toujours aussi couverte.

Soudain, le capitaine pointe une tête dans le carré, entre deux réunions avec les entrepreneurs qui s’occupent du bateau sur le chantier. Ses ordres sont clairs :

– Dépêchez-vous ! Rangez tout ce qu’il y a encore sur la table.

Oups, il va falloir accélérer la cadence, sinon je risque de me retrouver aux arrêts. Je prends donc les devants.

– Souris grise, dis-moi où on range les pâtes. Et l’huile ? et les biscuits ? et la lessive ?

– Ah… oh ben en fait les pâtes, je ne sais pas trop. Laissons-les là pour l’instant. Les biscuits, ben ça on verra. La lessive sans doute près du lave-linge mais on n’y a pas accès. Etc., etc.

– Mais alors on peut faire quoi ?

– Euh ben… Pas grand-chose. Je regarde. Ça non. Ça non plus on ne peut pas le ranger. Ah tiens si le bocal d’olives noires ! On peut le mettre au frigidaire. Bon ben voilà, ça y est, c’est fait. On a rangé.

Inutile de préciser qu’une fois libéré, le capitaine a pris les choses en mains et que toutes les denrées ont fini rangées à leur place !

 

Souris grise toujours prête

La vaisselle ! Que de disputes en son nom !

La vaisselle est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les souris sont toujours contentes d’avoir des invités à bord. Les invités se proposent le plus souvent de faire la vaisselle et les souris préfèrent ne pas tenter quelques formules polies pour feindre de les en empêcher. Sait-on jamais, les invités pourraient se laisser convaincre de ne pas la faire…

Donc, pour fuir la vaisselle, les souris ne reculent devant aucun stratagème. En voici un de souris grise.

Départ du mouillage après le déjeuner. Je fais la vaisselle. Souris grise est de corvée d’essuyage. Le capitaine s’installe à la barre pour allumer tous ses instruments. Une fois prêt, le capitaine crie à destination de la vice-capitaine :

– Peux-tu m’indiquer où est l’ancre et la lever ?

Ni une, ni deux, souris grise jette le torchon, court vers l’avant du bateau en lançant à son père dans le roof :

– Papa, papa, tu veux que je t’aide à lever l’ancre ?

 

Souris argentée toute en nuance

Les éclairs au chocolat, que nous avons cuisinés, ont beau être de toutes les formes et dégoulinants de crème pâtissière, ils ne manquent pas de succès au dîner. Je suis certain d’avoir vu souris argentée se resservir. Donc, quand vient le moment du dernier éclair à départager entre les souris, je soutiens mordicus :

– Ah non, toi souris argentée, tu en as eu deux.

– Non, non, non. Je n’en ai pas eu deux, me répond-elle avec un grand sourire et un regard malicieux.

– Ah…

Je suis un peu perturbé par cette réponse. Mais je n’ai pas rêvé. La souris s’est resservie. Donc je décide de faire profiter d’autres souris du dernier éclair.

Au moment de desservir, souris argentée vient me voir avec le même regard malicieux :

– Je n’ai pas menti quand j’ai dit que je n’en avais pas pris deux. En fait j’en avais déjà pris trois ! dit-elle dans un énorme éclat de rire.

Des souris gourmandes, vous avais-je dit…

 

Souris argentée qui a le sens des priorités

La vaisselle, encore une fois…

Après un superbe diner autour d’un feu de bois sur la plage, je prends l’initiative de faire la vaisselle.

Souris argentée s’installe près de moi et s’assoit, avec la trousse de pharmacie, sur la banquette du carré extérieur. Elle ouvre la trousse et déploie bien des efforts pour désinfecter une égratignure sur la jambe. Pas de sang. Juste une trace de quelques centimètres.

Alors que la vaisselle touche à sa fin, souris grise est toujours très affairée avec les compresses, le désinfectant, etc. Soudain, je crois me souvenir d’un petit détail :

– Au fait, souris argentée, n’était-ce pas toi qui étais de corvée de vaisselle ?

– Si, si. Mais je dois d’abord me soigner.

 

Souris bigarrée un brun militaire

Au menu, lasagnes. Lasagnes maison, ou plutôt lasagnes bateau !

Les lasagnes ont été cuisinées. Mais n’ont pas encore été mises au four. Le four était occupé à cuire le dessert.

Voyant le four désormais vide et le plat de lasagnes à côté, il me semble assez raisonnable d’envisager de les cuire. Mais bon, je ne suis pas chez moi. Je demande donc à souris bigarrée, qui est couchée dans le carré, avec un livre ou un écran dans les mains :

– Devons-nous mettre les lasagnes au four pour les cuire ?

– Oui. Faites-le ! »

 

Souris bigarrée consciente de sa valeur

Un soir, lors du dîner, nous évoquons les plus beaux souvenirs des souris. Tout le monde est à peu près d’accord pour dire que la baie de Nelson à Antigua est inoubliable. Pour résumer en quelques mots : le charme de l’Angleterre sous le soleil des tropiques.

Souris bigarrée précise que le capitaine a choisi une photo prise à la baie de Nelson comme fond d’écran sur son PC. Souris bigarrée décrit la photo de manière très objective :

– Sur le photo il y a moi et le reste de la famille aussi.

 

Alors qui sont-ils ? Reconnaissez-vous Greatwine, Numerobis, Goldengirl et AAA ? à vous de proposer qui est souris verte, souris gris, souris argentée et souris bigarrée !

Départ des Marquises … escale technique à Papeete

Suite à notre aventure aquatique, nous passons le samedi à dormir et à récupérer.

La solidarité marine est forte sur cette île de 600 habitants dont 40 anciens militaires!

Serge nous bricolera un cache hublot en acier . Il sera installé par le Capitaine et Capitaine faka, après quelques retouches… du solide!

 

 

Manu nous aidera dans les manœuvres et à trouver toutes les pièces nécessaires à notre sécurité. Nous avons de quoi colmater l’autre hublot au cas où… chat échaudé…

Johnny le pompier nous fournira en extincteurs et détecteurs de fumées.

Enfin Piero, de l’autre côté de son île ne nous lâche pas des yeux et coordonne le tout .

Les enfants sont ravis, ils font de la pirogue et de nouveaux amis. Quand on leur demande s’ils ont eu peur, ils demandent« de quoi?».

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on n’est pas bien là?
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qui pousse qui?
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apprentissage de la pirogue dans un cadre….spectaculaire

De notre côté, nous nous interrogeons sur l’opportunité d’aller au chantier d’hiva Oa ou bien de repartir sur Tahiti .

Faka nous propose de nous accompagner en direction Papeete et retarde son départ, merci les amis!

Mercredi nous partons après avoir eu le matin l’arrivée de l’Aranui , le bateau qui fait la liaison entre Tahiti et les Marquises . Des danses sont organisées à cette occasion et c’est sur cette jolie dernière touche que nous quittons Ua Pou.

Les premières heures de navigation se passent bien, le hublot de fortune est étanche..Dieu soit loué!

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Jeudi, à la grande joie de Numerobis nous pêchons un beau thon de 16 livres, il nous a fallu du temps pour le remonter. Un vrai carnage à découper …ils devraient avoir une notice tatouée, ce serait tellement plus simple .

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Enfin une touche!
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« pourquoi vous êtes sur la photo, c’est moi qui l’ai remonté… »
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atelier sanglant

 

Le reste de la navigation se passe bien, nous apprenons avec tristesse le départ de la grand mère du Capitaine, et sommes désolés d’être si loin.

À 24 heures de l’arrivée, le vent se déchaîne , à plus de 40 noeuds (sachant que nous sommes plutôt en dessous de la réalité), une houle comme jamais avec des vagues croisées de 3 mètres et des déferlantes… gloups et moi qui venait de retirer mon patch anti mal de mer…

Les heures ont passé bien lentement, n’étant que 2 pour les quarts de nuit … l’arrivée dans le lagon fut très attendue.

Le chantier nous a sorti quasiment immédiatement (le temps de faire le plein de leur grue de soulèvement) , enfin la terre ferme.

Le défilé des diffèrent corps de métier débute, l’expert commence son travail et nous pouvons enfin décompresser , enfin surtout moi car le Capitaine doit être très présent sur le chantier.

Nous profitons d’une vraie maison grâce au copain d’un tonton gaineur, Sébastien, avec un four qui chauffe, de quoi faire la cuisine pour un régiment mais sans lave vaisselle… incroyable aux yeux des enfants dépités !!

Après deux semaines tranquilles, avec comme événement point d’orgue la victoire de l’équipe de France, les enfants s’étant réveillés aux aurores , ils venaient obligeamment m’informer de chaque but, nous réceptionnons le frère de la vice cap, oncle OD. Arrivé lui même à 5 heures du matin, avec une grande valise. Un peu étonnés étant habitués à le connaître avec un mini sac pour seul bagage, il se trouvait que la valise était exclusivement 6gone…des cadeaux des grands parents , des douceurs chocolatées, du fromage (même du St Felicien… imaginez l’odeur :)), du saucisson, foie gras, des vêtements, des bouquins, des revues…sur la voile bien sûr pour la plus grande joie de Greatwine, et des lettres des amis de l’école, cousins et copains qui ont fait très chaud au cœur à tous, merci ++++

Nous le laissons comater le matin mais lui réservons un après-midi plus actif avec visite d’une famille avec deux petits garçons, avec les 4 nôtres autour de la piscine, ça maintenait éveillé.

Le soir, nous avons enfoncé le clou en l’emmenant à la soirée merveilleuse de danses tahitienne à l’intercontinental (d’un autre côté , ce n’est qu’une fois par semaine).

Le buffet était fabuleux, j’avais même tenté de préparer les enfants à ne pas trop se goinfrer au goûter. La partie salée s’est résumée pour eux à du pain et du beurre et d’une lichette de saumon…en revanche les desserts ont été pris d’assaut, je n’ai pas été la dernière non plus, les macarons et fontaine au chocolat étant irrésistibles!

Samedi, nous partons pour l’acrobranche, enfin ouvert, dans un magnifique cadre.

Je peine et je sue sur le parcours vert pendant que les autres survolent littéralement les parcours supérieurs…les enfants sont aux anges, ils sont dans leur élément. Le soir, après passage par la cathédrale, nous irons diner sur la place Vaite, à la roulotte « crêperie du port »…!

Le lendemain Sebastien nous organisera une journée mémorable , en commençant par les 3 cascades de Vaimahuta. La première est accessible en 2 minutes de chemin bien balisé. Les suivantes étaient paraît-il interdites d’accès, on n’a pas dû voir le panneau!

Ensuite, passage par le trou du souffleur… décoiffant !

décoiffant ce souffle de la mer qui s’engouffre…

Enfin, on case tout le monde dans le 4/4 de Sébastien, 2 enfants dans le coffre, et c’est parti pour 1h30 de piste dans la vallée de Papenoo… là ça secoue bien, les paysages sont grandioses.

On arrive enfin au bout du bout de nulle part, où un petit hôtel restaurant s’est installé dans ce décor grandiose… et là nous voyons arriver la famille chez qui nous avions goûté 3 jours avant, avec les grands parents (amis des parents de la vice cap) fraîchement arrivés …le monde est petit!

Ensuite passage par la plage et la baie de Matavai. En tout cas, merci Sébastien pour cette belle journée, finie en apothéose avec les amis de Mirage autour d’une pierrade.

Lundi, Golden Girl entraîne son oncle sur l’île de Moorea. Ils font un joli tour et s’arrêtent dans un petit restaurant pour déjeuner …et tombent sur les amis de Lotus ! Quand on vous dit que le monde est petit….

Nous devrions sortir le bateau mercredi matin et partir ensuite… sur Moorea sans doute avant de saisir des vents favorables pour les Tuamotu.

Marquises: acte II

Départ le 13 juin au soir pour rejoindre l’île de Nuku Iva. Nous arrivons au niveau du village de Hatiheu. La houle est tellement forte que nous n’osons pas accoster et préférons nous mettre sur la jolie baie à côté, Anaho.

Ce sera le lendemain que nous irons avec Lotus et Infinity à pied rejoindre le village. 2,5 kms … pas la mer à boire mais la gadoue à avaler et à dévaler!

Nous avons eu des trombes d’eau sur le chemin, ce qui n’est pas un problème sur la phase montée, en revanche sur la descente et en tongs bien sûr… beaucoup plus risqué! Nous sommes arrivés au village de Hatiheu trempés et couverts de boue pour nous rendre compte que le seul restaurant avait été privatisé… heureusement Tatiana d’Infinity nous a négocié un repas auprès d’une famille pendant que le Capitaine essayait de trouver des pêcheurs pour nous ramener par la mer.

Le retour en mer a redonné la pêche aux enfants, à fond, à flanc des falaises … spectaculaire! Bon, nous sommes également arrivés trempés mais heureux!

Le lendemain, nous partons tous en direction du maraicher local à Hanatuatua, qui a la bonne idée d’avoir son exploitation à quelques kilomètres. Après une marche d’environ 1 heure pour rejoindre la vallée voisine, nous avons le bonheur de goûter les meilleurs melons et pastèques de toute notre vie! La soif y est sans doute aussi pour quelques chose.

L’idée est de se servir parmi les tomates et les fruits, de peser le tout et de payer…en gros la Ferme de Gally!

Le Capitaine étant resté à bord, les 10 kgs de fruits dans le dos auront intérêt à être appréciés à leur juste valeur.

Un aperçu du contenu du sac

Le soir, pendant que nous prenions un apéritif sur la plage avec les bateaux amis Golden girl hurle de douleur, elle vient de se faire piquer par un insecte inconnu dont le dard que je retire est très long.

Le temps de revenir au bateau pour aspirer le venin nous semble long, nous ne l’avons jamais vue dans un tel état, cela faisait peine à voir (et nous a servi également de coton tige). À l’aspi venin, le venin sortait comme un geyser… gloups.

Nous profitons d’une autre escale de l’île dans la baie de Taipi, pour aller visiter une cascade, parait il fameuse.

Peu d’indications, à la Poste, l’employée nous avoue n’y être jamais allée, … nous optons avec Infinity pour un chemin, une voiture passe à ce moment là et nous conforte, on y sera dans un quart d’heure.

Vous auriez vu la joie des enfants à l’annonce de cette durée, eux qui commencent à en avoir ras la casquette des promenades!

Bon, 1h30 plus tard… toujours pas de cascade , les enfants avancent pourtant bien. Nous croisons un vieux Monsieur. Il nous rassure, la cascade est à un quart d’heure….35 minutes plus tard, nous voyons effectivement un pipi d’eau. Pas de chemin pour atteindre la dite cascade, nous devons traverser la rivière puis nous enfoncer dans la savane…on comprend mieux la postière qui n’y a jamais mis les pieds maintenant! D’ailleurs Lotus qui devait nous rejoindre n’a pas trouvé le chemin et s’est trouvé un autre pipi d’eau.

Les enfants sont restés dubitatifs devant ces cabines téléphoniques d’un autre temps

Le capitaine avait prévenu que le passage était un peu plus compliqué de ce côté …

Bon, maintenant quand un Marquisien nous parlera de quart d’heure, on saura à quoi s’en tenir!

Ua Pou

Nous quittons Nuku Iva pour Ua Pou, non sans avoir avant admiré avec un peu de frayeur le banc de requins qui prends son petit déjeuner grâce aux pêcheurs chaque matin sur la jetée.

Check les ailerons…

Cette dernière île est attendue depuis longtemps, notre arrivée est annoncée par la mafia des anciens de la Marine, et croyez nous elle est efficace! Merci les amis des beaux-parents , Benoit et Anne, pour l’introduction !

D’autant plus que le restaurant tenu par Piero est dans tous les guides, réservation est faite pour dimanche .

Nous passons le voir , son accueil est chaleureux et bonhomme, nous nous sentons bien!

Évidemment, pour la plus grande joie des petits, il y a une cascade à visiter. Celle-ci est nettement plus accessible, l’eau à la température idéale après une jolie grimpette …aux moustiques près … le dos de triple A est tellement appétissant que Julien de Lotus y va des deux mains pour les tuer. Le lendemain, on aura du mal à dénombrer le nombre de boutons.

Le lendemain, nous repartons avec nos bâtons de pèlerins pour une balade nettement plus intéressée de ma part… la chocolaterie créé par Manfred, un allemand ayant vécu plusieurs vies et qui a planté des cacaoyers. Le chocolat est à tomber, dosage parfait , un shoot qui nous a bien réconforté après la montée et permis de tenir la discussion …l’allemand est très très bavard et a un vocabulaire …fleuri ! les garçons n’en croyaient pas leurs oreilles…

Avant la dégustation de chocolat

Dimanche messe pour les lève tôt…totalement en marquisien sauf la fin du sermon qui a été personnellement adressé aux voiliers (cela nous a un peu sortis de notre torpeur, la langue marquisienne étant un peu éloignée du grec et du latin!). Il s’agit du passage de l’Evangile, où dans la tempête, Jesus exhorte ses disciples à ne pas avoir peur … tiens tiens …

Au moment de l’envoi le prêtre nous parle également en Français et nous invite à passer chez lui « là haut » ramasser des pamplemousses ! Il n’y a qu’aux Marquises que l’on peut voir autant de simplicité et de générosité.

Bon, après l’effort (modeste, vous en conviendrez), le réconfort !

Un déjeuner nous attendait tous chez Ti Piero. Gargantuesque dans les proportions et d’une grande finesse gustative, ça valait le détour! Ce déjeuner fut aussi le dernier partagé avec Infinity et Lotus qui repartaient dans l’après midi pour les Tuamotu . Nous en étions d’autant plus émus qu’Elodie m’a offert en avance du passage d’années un très jolie portemonnaie fait maison et Tatiana une barre de Toblerone! bien cernée et gâtée la vice-cap !!

Les couleurs en face des blancos!

Lundi matin, nous réalisons que cela fait très longtemps que nous sommes sans bateau ami ou équipage, cela fait tout drôle.

J’en profite pour faire travailler les enfants sur les devoirs de vacances et l’après midi, nous partons à pied sur le village d’à côté, à 6 où 7 kms (marquisiens , donc qui montent et qui descendent ). Nous croisons des cochons sauvages des chèvres et nous régalons de pamplemousse pour les pauses. Arrivés au village de Haakuti, une villageoise surprise de nous voir et apparement désolée qu’on soit venus à pied et non en voiture nous a confiés deux énormes sacs de bananes et pamplemousses ainsi que du riz et du pain pour les enfants… qui ne font pas tant peine à voir pourtant ! Sa gentillesse et sa spontanéité nous a tous émus, encore une belle preuve de bonté marquisienne !

Au retour, l’instituteur nous ramène sur la fin du chemin, nous procédons à notre rituel habituel, rinçage des chaussures et nettoyage des polos qui ont dû être blancs dans une vie antérieure . Le rituel avant randonnée consistant à mettre 3 ou 4 pansements par pieds, remettre des chaussures est une torture pour tous, d’où les deux cadets qui n’acceptent de marcher qu’en tongs !

Mardi, une journée spéciale m’attend. Avant cela , les trois aînés se lèveront à 5:00 pour regarder le match France – Danemark…

Je vais de mon côté à Hakahau, le village principal de l’île avec Piero en voiture pour faire quelques courses. Chaque personne croisée à droit à une petite parlotte, ou un échange de service, et en tout état de cause un grand sourire de l’ami Piero.

Pendant ce temps les enfants sont aux fourneaux et me concoctent un déjeuner mémorable, imaginez, une tarte aux tomates et une tarte aux citrons… sans gluten bien sûr au bout du monde! Génial .

Le soir, nous allons dîner, vous devinerez chez qui, un gigot (de chèvre) de 7 heures nous attendra… merveilleux, une omelette/gratin de pâtes pour les enfants… j’en connais qui ont cafté! Repus, un beau gâteau au chocolat nous achèvera, je serai bien gâtée et heureuse .

Mercredi , arrivée de Fakarever, les enfants sont toute à leur joie, surtout qu’on doit partir le lendemain pour Tahiti, mais ça , c’est une autre aventure ….

« Allo à l’eau…. » récit d’un cauchemar qui n’arrive pas qu’aux autres

Après un mois aux Marquises (la deuxième partie est en cours de rédaction) nous décidons de profiter d’une belle fenêtre météo pour partir

jeudi 28 juin aidés dans la manœuvre par Faka, direction les Tuamotu.

Après le dej, nous alternons les périodes de sieste (sous écran pour certains) en prévision des quarts de nuit.

 

Restant tranquillement avec les garçons à la barre, nous sommes soudain sortis de notre douce quiétude par le Capitaine hurlant d’affaler la grand voile et enrouler le génois, un hublot de notre cabine étant « parti ».

Nous avons du mal à capter immédiatement l’urgence mais le ton du Capitaine nous laisse baba, pas habitués , ça ne sent pas bon .

Dans la cabine, nous avons trois hublots, un petit latéral qui s’ouvre , un plus grand pour la lumière et enfin sur le côté, nous avons un hublot de secours, qui permet aux membres d’équipage de se carapater en cas de retournement… il est à 10cm au dessus de la ligne de flottaison et mesure 40 cms par 40 cms… guess What? C’est celui là qui vomit des dizaines voire des centaines de litres à chaque vague, soit une toutes les 5 secondes…vision la plus cauchemardesque de mon existence, mais là pas le temps de trop réfléchir, on doit colmater au plus vite .

 

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Le Capitaine prend un panneau de parquet , et s’y cramponne pour empêcher l’eau d’entrer… si le tonneau des danaïdes vous dit quelque chose … on y est .

On sort la perceuse et commence un long moment de cloutage et vissage de tous les panneaux en bois , planche de Mooree, pare-battages et autres que nous trouvons.

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La pompe de cale est à son maximum , malheureusement elle n’arrive pas à évacuer aussi rapidement que l’eau ne s’engouffre.

La réparation tient. On commence en début de soirée à voir la situation se stabiliser, nous contactons notre assureur pour avoir son avis.

Nous écopons pendant ce temps, la cabine a été complètement noyée, on baigne dans notre jus. Tout ce qui est dans la cabine est inondé , le parc batterie et tout ce qui va bien est sous l’eau.

Vers 22 h, la situation empire, la pompe de cale…cale et le panneau explose sous la pression des vagues. À partir de maintenant, il y aura toujours l’un de nous qui le soutiendra comme il pourra pendant que l’autre ecope, écope…nous lançons l’alerte au cross et à l’assurance qui joue le rôle d’intermédiaire. Nous émettons notre premier Pan Pan à la VHF… qui sonne dans le vide. L’assurance nous envoie un message pour nous rassurer , les catamarans sont « quasi »insubmersibles… euh, comme le Titanic au « quasi » près?!

Nous vidons seau sur seau, les enfants n’arrêtent pas d’écoper , nous arrêtons un maximum le bateau pour éviter que les vagues ne s’engouffrent trop.

Le sermon de dimanche dernier se rappelle à nous, « n’ayez pas peur » disait le diacre, « même sous la tempête… » bon, ben là c’est tout de suite plus parlant mais pas facile à tenir! « Si le vent souffle fort, si la mer se déchaîne .. »

Un avion décolle de Tahiti, il sera dans 5 heures à nos côtés , un navire est affrété de Faku Iva, il est prévu pour le petit matin.

Nous sommes rassurés bien qu’inquiets par la situation, la nuit passe.

En attendant, nous préparons comme demandé par le cross nos sacs de survie (enfin ce sont les enfants qui les préparent, nous ne pouvons pas faire grand chose étant chacun à son poste) et enfilent leurs gilets. Ils bourrent les sacs avec nos papiers, nos appareils et … des paquets de biscuits … le bon sens ne les abandonne pas, ils se préparent même à embarquer le drone! Bizarrement tout ce qui concerne le CNED passe bien après !

Vers 3 heures du matin, appel VHF de l’avion, il est à 10 000 mètres au dessus de nous, prêt à larguer un canot de survie … ouf nous nous sentons moins seuls. L’avion assure la coordination avec le navire affrété pendant les 3 heures qui suivront et repartira faute de kérosène au petit matin, une fois la liaison VHF établie avec le bateau secours . Merci pour tout !

Au petit matin le navire Te Ata O Hiva arrive, il est très impressionnant, je n’ai qu’une peur , qu’il s’empale dans le notre, la houle est très forte. Je commence à comprendre pourquoi il faut à tout prix rester un maximum sur son bateau, le transfert des hommes d’un bateau à l’autre semble cauchemardesque.

Le bateau envoie une annexe et un mécanicien pour faire le point. Ils ont, ouf, une station de pompage, cependant il faut rallonger les tuyaux et bricoler la machine.

Les hommes repartent préparer le matériel et reviennent avec la machine, celle ci est très grosse, compliquée à hisser sur notre bateau dans ces conditions. Leur annexe s’empale sur la jupe arrière . Le mécanicien , Gabriel , reste à bord et installe la station de pompage.

Nous sommes émus et touchés par ces hommes venus à notre secours en train de risquer leur vie pour la notre. On se sent vraiment redevables vis à vis d’eux qui viennent de passer la nuit pour nous rechercher après avoir travaillé toute la journée . Ils sont tous en fin de mission et n’attendaient qu’une chose, le retour à Tahiti après 3 mois sans voir leur famille et là, ils se retrouvent sans eau ni nourriture à nous accompagner pendant 36 heures.

Nous nous relayons toujours, à l’intérieur l’odeur de la pompe de cale est insupportable , notre mécano qui a beau travailler à longueur de journée sur un bateau, renvoie ce qu’il peut renvoyer, même le Capitaine est nauséeux entre les odeurs du moteur et le confinement

Nous décidons de repartir vers Hiva Oa où se trouve un chantier.

Nous sommes obligés d’avancer entre 1,5 et 2,5 nds…en gros en escargot qui aurait trop bu puisque notre moteur bâbord compense difficilement, nous sommes parfois obligés de virer pour retrouver un cap. Avec notre unique moteur et les cales pleines, le bateau à bcp de mal à tenir le cap, à ce rythme, nous en avons pour trois à cinq jours et encore nous sommes obligés de barrer nous même , le pilote automatique n’arrivant pas à garder le cap.

Au bout de qq heures, nous réalisons que l’arrivee sur Hiva Oa prendra trop de temps nous n’arrivons pas à garder le cap, décision est prise de viser Ua Pou, plus proche .

Nous en informons Ti Piero, le fameux Piero rencontré quelques jours avant qui préviendra toutes les personnes susceptibles de nous aider et Fakarever partira rejoindre de nuit la baie visée histoire de nous aider à accoster sereinement . On se sent soutenus, c’est réconfortant.

Les dernières heures sont très éprouvantes, nous essayons de dormir par tranches de 5 minutes, nous alternons les postes. Celui qui maintient le panneau prend cher à chaque vague, nous sortons trempés et nous retrouvons à grelotter dehors pour barrer … Froid et fatigue ne font pas bon ménage. les enfants nous hallucinent, les deux aînés prenant leur responsabilité très au sérieux , Golden Girl a dû de son côté remplir et vider une cinquantaine de seaux. Les deux derniers se sont d’ailleurs couchés à 16:00, nous ne les avons pas revus avant 8h du matin… épatant .

Enfin, nous arrivons sur Ua Pou, Captain Faka nous attend, il est 3:30 du matin, efficacement il nous aide à ancrer. Les minutes qui suivent sont passées maintenant à sortir la moto pompe… nous ne pensons qu’à une chose … dormir!

À huit heures, nous devons nous lever et constater les dégâts… déprimant…

Piero nous a mis en contact avec Serge , ce dernier est le Mac Giver de Ua Pou, il nous aide à faire le point et commence à préparer un hublot de fortune .

Nous sommes de notre côté groggy mais heureux de revenir sains et saufs . Merci à tous , la solidarité entre marins n’est pas un vain mot, elle est juste bouleversante .

À suivre maintenant …nous n’avons pas encore dit au revoir aux Marquises !

.

Les Marquises: un petit coin de paradis…

Les premiers jours aux Marquises sont magiques, nous planons presque, cela doit être le mal de terre!

Fatu Iva

Cette île est merveilleuse , en débarquant à terre, l’accueil des habitants est simple, généreux et parfois déroutant.

Un des premiers marquisiens croisé nous demande si nous avons des cartouches.

Nous leur expliquons que nous sommes désolées mais nous ne fumons plus …bon il voulait des cartouches de fusil pour tirer les cochons sauvages et les chèvres…

Triple A dit «  Holà » à toutes les personnes qu’il croise, va falloir qu’il se réadapte rapidement !

Nous dînons le soir chez une famille, de la chèvre, des frites d’arbre à pain, du poisson à la tahitienne …cela nous change des pâtes au thon 😉 le mari est à la fois dentiste, agent de sécurité et guitariste à la messe!

Dimanche, nous nous retrouvons tous à la messe, Uncle Gui compris;), les femmes ont mis leur jolie robes et ont toutes des fleurs dans les cheveux.

3/4 de la célébration est chanté sans que personne n’ait de carnet, chant à la hauteur des coffres de ces messieurs et de ces dames, triple A en est à se boucher les oreilles!

Forcément , dans un des rares moments de silence , Triple A nous demande pourquoi ici ils sont tous noirs !

Nous profitons de cette belle île de Fatu- hiva pour nous dégourdir les papates après 19 jours sur l’eau. Promenade jusqu’à la cascade le premier jour… ça grimpe pas mal mais le décor est grandiose. Les tontons montent jusqu’au belvédère et reviendront les jambes (et le fessier ) en compotes!

Le lendemain Manu prend une lancha pour aller à l’île voisine qui a un aérodrome, juste à temps pour les 6 ans de sa fille aînée , ouf!

Ce jour-là est aussi le passage d’an du Capitaine, fêté à bord .

2 jours plus tard, nous décidons de faire la traversée de l’île avec Numerobis et GG. Le Capitaine nous dépose en annexe au village d’Omoa. De là part l’unique piste qui relie à notre mouillage. Les deux premiers heures sont occupées à d’avaler les 700 mètres de dénivelé sous le soleil (en tongs pour la miss…), ouaouh, ça décoiffe ! Les 17 kms sont longs, mais le paysage est à couper le souffle alors… en revanche par moment on se trouve à des croisements de route non balisés (en fait des raccourcis en cours de construction). en croyant prendre un raccourci , nous avons au contraire bien allongé notre marche qui n’en n’avait pas besoin et avons heureusement retrouvé la route …seulement celle ci était 10m plus bas…!!vive le dérapage .

À quelques kms de l’arrivée, le Capitaine et les deux mousses restant nous ont rejoints, à notre grande admiration pour les petites baguettes qui servent de jambes de triple À et Greatwine qui portait courageusement le drone pour le faire décoller du belvédère.

La descente finale était des plus raides, les enfants la faisant à reculons c’est dire !

Le dernier jour sur l’île , nous passons déposer les derniers cartons de fournitures de l’ami Jef (au pays de Jacques Brel, nous ne pouvions passer à côté ) à l’école et au responsable du catéchisme . Leur joie faisait chaud au cœur , l’approvisionnement dans cette île qui est des plus isolées est rare et complètement aléatoire, alors les cahiers et les crayons ne sont clairement pas prioritaires.

Nous quittons Fatu-Hiva à contrecœur mais les cales lestées de pamplemousse, bananes et citrons donnés ou troqués par les habitants contre des habits, des médicaments ou des bières.

Hiva-Oa

Nous arrivons sur Hiva-Oa pour faire sortir le bateau de l’eau au chantier et mettre une nouvelle hélice.

Le mouillage est dans le port en travaux (sympa les tracteurs et marteaux piqueurs à 6h du matin), nous recommençons la manœuvre pour mettre l’ancre avec les garçons dans l’annexe pour jouer aux auto tamponneuse avec notre coque tribord (y en a qui trouvent ça très amusant!).

Bref, un peu la douche froide comme arrivée , nous faisons nos formalités d’entrée , prenons rv pour la sortie de l’eau qui a déjà été décalée plusieurs fois.

Le jeudi est décidé. Nous réservons un bungalows, préparons les sacs . Au petit matin la snsm vient nous prêter main forte sur notre tribord, nous devons viser la remorque du tracteur qui nous semble bien minuscule du haut de notre cata. La houle est forte, le tracteur playmobil est lui-même obligé de se treuiller… on commence à bien baliser . Finalement un vérin hydrolique est cassé sur le tracteur on doit annuler l’opération… quand ça ne veut pas…

Après un moment de flottement nous décidons de reporter la sortie entre temps mouiller dans des zones protégées… de l’art de s’adapter !

Un des rares avantages de cette escale a été la redécouverte des produits français … la joie des haricots verts surgelés , des lardons, des pâtes feuilletés et du bon beurre…au prix du caviar !

C’est également le moment de dire au revoir à Uncle Gui qui repart en France, non sans faire une petite escale à Tahiti tester le pouvoir de sa chemise à fleurs!

Certains saluent Johnny maintenant à Saint Barth, de notre côté, nous passons faire un coucou au grand Jacques , sa pierre tombale est d’une simplicité émouvante, il repose dans un bien bel endroit.

Tahuata

Nous partons rapidement de Hiva Oa à quelques milles, et retrouvons avec Infinity une grande partie de la flotte partie en même temps que nous des Galápagos .

La baie est superbe, nous pouvons enfin nager (sauf le premier jour, les frégates portugaises nous ont accueillies chaleureusement, les hurlements des enfants touchés les ont heureusement effrayées!

on a du mal à compter le nombre d’enfants, on retrouve la joie de se baigner. Nous pouvons enfin sortir l’énorme bouée offerte par Inaitak, parfaite pour les enfants et très appréciée par les parents pour l’apéritif !

Armand et sa famille qui habitent sur l’île organise un grand dîner , le lendemain nous partons avec lui cueillir et ramasser des sacs entiers de fruits. Pendant ce temps GoldenGirl reste près des femmes de la maison qui lui apprennent à tresser des plateaux.

Nous sommes ensuite rejoints par Mirage, Fakarever et Lotus.

Bref, au débit Internet près, nous sommes au Paradis !