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Escale au caillou (Nouvelle-Calédonie)

Le capitaine ira faire les formalités de sortie des Vanuatu par la route (enfin, la piste ou ce qu’il en reste après les déluges tombés), son dos s’en souviendra longtemps! Il en profite pour dépenser les derniers vatus en salade, carottes et …pack(s) de bière! On a le sens des priorités chez nous.

Le départ est sportif et mouvementé (comprendre que l’équipage était comme d’habitude nauséeux), puis tout s’est calmé, mais franchement calmé, au point de faire du sur-place voire… avec la houle et les courants contraires, un léger recul… tout ce qu’il faut pour le moral des troupes. Enfin, le caillou tant attendu pointe son nez, l’arrivée est superbe, la terre ocre et ses beaux rochers se détachent au loin… magnifique.

A la VHF, on perçoit un PAN PAN, un bateau en panne de moteur. Ils sont à plus de 4 heures de nous, dans notre direction. On veille donc imaginant qu’ils seront assez vite secourus. Point du tout, malgré le nombre de bateaux croisés. On se manifeste et retrouvons le bateau, en plein cagnard avec dessus un jeune couple. Greatwine va à leur bord pour les aider à attacher les bouts de remorquage et nous voilà repartis. Notre rejeton en profite pour connaitre tous les bons plans de Nouméa, il est maintenant incollable en Pizzerias et Hamburgers, l’aspect culturel est plus vague.

Une fois arrivés à Nouméa, nous avons la chance que leur bateau soit à coté de la baie de l’orphelinat où nos amis de Ty’Makao nous prêtent, super sympas, une bouée. Pour la trouver, rien de plus simple, ils nous indiquent leurs bateaux voisins, pas compliqué quoi… euh, un coup de vent d’ouest s’annonçant, la moitié des coffres est vide de bateau et nous…. nous faisons des ronds dans l’eau en nous demandant si on est au bon endroit ou si c’est une blague. On finira par prendre une bouée au hasard en croisant les doigts pour que le propriétaire ne soit pas trop grincheux! La vice-capitaine de Ty’Makao nous a balisé le terrain, et présenté virtuellement tous leurs amis, l’un d’eux sur Anatole viendra nous expliquer la situation. A nous de repartir pour nous mettre à l’abri dans la marina toute proche de Port Moselle, ce qui nous permettra de faire les formalités et qq courses. Et oui, le besoin se fait sentir très vite d’aller acheter des pantalons et des pulls, nous pelons de froid, l’eau est descendue à 24°!! Je trouve des magasins typiquement français (Celio, la Halle,..) mais, compliqué de trouver des pulls, il n’y aura que Carrefour pour nous sauver! Difficile pour nous de ne pas comparer avec Papeete, et ce n’est pas vraiment flatteur pour cette dernière. A Nouméa, nous avons l’impression d’être dans une ville presqu’européenne du sud, avec de belles rues, propres, de nombreuses constructions modernes et dynamiques, et des baies bien sympas pour prendre un verre ou diner.

Les premiers jours passent finalement rapidement, pleins de rendez-vous administratifs ou médicaux (la réparation de fortune de mon chicot n’aura duré que deux semaines) et le capitaine souffre de l’épaule. Le couple que nous avons remorqué nous invite à diner baie des citrons, on passe un très bon moment, jusqu’à réaliser qu’ils connaissent très bien Ty Makao et surtout qu’ils sont tous les deux kinés, dont Matthieu a été recommandé par le medecin vu par le capitaine… le monde est petit et tourne en rond!!

Très bon souvenir pour tous! Merci les amis

Ils nous prêtent en plus leur voiture, on en profite pour explorer les alentours et un samedi, nous nous retrouvons à faire une jolie randonnée au mont Koghi, couplée avec une déjeuner dans une auberge savoyarde (si si, c’est possible). L’après midi fut consacré à l’élimination de la fondue dans un accrobranche qui ravira tout le monde (j’ai passé mon tour mais l’ai -presque- regretté).

Impossible de ne pas passer au retour chez Décathlon, le magasin qu’il nous fallait et qui avait la bonne idée d’être en solde. Nous voilà parés pour la suite de nos aventures en chaussures de marche et autres matériel plus ou moins indispensable. Le coût de la vie est hallucinant on trouvait la Polynésie chère mais maintenant elle nous apparait beaucoup plus abordable. Finalement, le capitaine a eu raison de faire son plein de bières australiennes au Vanuatu!

Nous faisons également connaissance des autres bateaux familles de la baie de l’orphelinat très sympas, on se plait bien ici!

Sept années depuis l’arrivée de Triple A… un jour pareil ne se manque pas! Nous faisons le décompte depuis tellement longtemps, que nous ne pouvions pas louper la date. Un déjeuner à la crêperie est improvisé… les galettes sont bonnes et nous rappellent plein de bons souvenirs, la vue est superbe également pour ne rien gâcher. Incroyables, les « gens du restaurant » savaient que c’était son anniversaire et lui apporteront une jolie bougie sur sa boule de glace!! Trop forts les Nouméains!

7 ans, l’âge de raison???? Et puis quoi e,ncore?

Les cadeaux arriveront le soir, un arc trouvé chez notre ami Décathlon et … un microscope. Le bonheur pour notre explorateur qui partira à la recherche de toute bestiole présente sur le bateau… Qu’ouie-je donc il y aurait des charançons dans mon riz?

Le week-end approchant, nous sortons de Nouméa pour aller à l’ilot Maître, en face de Nouméa puis retrouver d’autres bateaux à la baie de Timbia. Les enfants sont ravis, pleins de copains, des barbecues sur la plage, le bonheur est total (au CNED près bien entendu).

Dur de rentrer, mais nous devons finaliser des rendez-vous pour la vente du bateau et nous avons Jéremy d’Infinity qui est de passage à l’occasion de la vente de son Outremer 45. Occasion de le revoir avec plaisir d’autant plus qu’il nous confie son Tiwal de compét’ le temps de trouver un acheteur en NZ… 6 marins aux anges à bord de 6Gone!

Pour finir sur cette belle étape calédonienne, notre première participation à une régate, la One again (la One étant la bière locale, l’équivalent de la Hinano à Tahiti). 26 bateaux au taquet de toutes tailles, un principe simple: boire cul-sec une One à 8h du matin et foncer sur son bateau par tous moyens non motorisés et c’est parti! Nous assurons la première partie (bière et ramage jusqu’au bateau), le départ est sportif avec toutes ces embarcations puis… nous laisserons galamment les bateaux nous doubler au grand désespoir de Triple A! Pas sûre qu’il ait bien saisi le concept du « les premiers seront les derniers… » Il y avait une catégorie « caravane » pour les bateaux mais nous aurions bien innové une catégorie « semie-remorque », bien que nos cuves à eaux fussent vidées à cette occasion!! Bon, on arrivera quand même à la moitié du classement, on aurait surement pu faire mieux si j’avais été un peu plus attentive aux manœuvres…. et en n’oubliant pas d’ouvrir les taquets lors des virements!! Vue la pression à bord, je n’en menais pas large et donnais tout à la fin sur mon winch!!Dans la famille boulets, demandez la mère, vous êtes sûrs de gagner… Bon, l’honneur fut finalement sauf, nous sommes arrivés loin devant un privilège 465 (private joke pour Lotus!).

Et glou et glou….

on est contents d’être en polo 6gone, c’est juste qu’on le cache…

MO…TI….VES!

Le soir, une ambiance de feu sur l’ile Ouen pour célébrer les vainqueurs et autres joyeux équipages, le capitaine fut condamné à boire cul sec un infame breuvage, pour avoir eu l’outrecuidance de refourguer ses packs de bière australienne à la place de la bière locale!

Vous l’aurez compris, nous apprécions beaucoup cette escale néo-calédonienne, pleine de belles rencontres dans de très beaux paysages… What else?

À la Une

Tous aux abris aux Tonga

Nous partons donc de Niué et continuons notre avancée dans le farwest. La navigation se passe bien, bien que la houle soit toujours contrariante. Une poêle de courgette se fera la malle (qui a dit qu’un cata était stable…?), sous le regard totalement indifférent des enfants .

Une jolie dorade se rendra après une longue heure à se battre et à se débattre , nous n’avions même plus de rhum pour l’endormir en plus, la misère … on appréciera quand même cette arrivée de frais !

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Pas envie de m’y coller…. vive le capitaine. Pas certain qu’il m’aide à le dépiauter.

 

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Heureusement triple A m’aide avec ses outils

Nous arrivons aux Tonga en trois jours, enfin quatre si on croit nos calendriers! Et oui, nous perdons une journée en changeant de fuseau, celui de vaisselle le jour perdu était ravi! En revanche , on avait indiqué à nos amis d’Esploristo une arrivée mercredi qui s’est avérée être jeudi.. jour de leur départ…. boulets un jour, boulets toujours!

L’arrivée est surprenante, nous avons l’impression d’entrer dans un fjord norvégien (sans y avoir jamais mis les pieds). Nous rejoignons la cale des autorités du village de Neiafu…en pétochant sec, obligation de s’y mettre, le ponton est très haut , la mer formée  et le béton peu accueillant. On y va à la vitesse de l’escargot, la houle nous portant naturellement , et même un peu trop naturellement, sur le ponton. Deux pêcheurs viendront nous aider , nous aurons beau avoir mis tous nos pare-battages, le bateau couine sec et se colle un peu trop près au béton à mon goût!

A ce moment là , arrive Esploristo venu faire ses formalités de sortie, à notre tour de les aider.

Super de les voir, ne serait-ce que deux heures, rendez-vous est pris au Fidji.

Une fois les 20 feuilles de formalités remplies pour les douanes, la visite du « quarantine officer » (en gros, il a un bel uniforme, nous taxe et repart avec la poubelle), les visites du médecin et de l’immigration, nous voilà prêts à visiter l’île .

En chemin, nous croiserons de nombreuses tombes au bord de la route, comme à Niué , des cochons, et surprise locale ..des hommes en jupe ceinte par une sorte de pagne tressée, qui blufferont les enfants.

Décor de bord de route….

 

Carnaval d’enfants

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Nous partons à l’assaut du mont Talau, et croisons sur le chemin des néo-zélandais ayant abordé allègrement le troisième âge en revenir crevés et crottés ..176 ou 1760 (?) steps nous préviennent-ils, attention aux glissades …les enfants ne comprenant l’anglais que quand ils le veulent bien s’inquiètent et commencent à négocier le nombre de bonbons…A tort, un quart d’heure plus tard nous serons au sommet!

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Au retour de ce long périple, nous irons déjeuner au Mango, restaurant situé sur une cale et on y retrouvera comme à celui du Marin, une ambiance de voileux sympa bien qu’entièrement anglophone maintenant. Les enfants commandent une pizza végétarienne . Quand elle arrivera avec des carotte et des pois fluos, bonjour la déception ! Parents indignes que nous sommes, étions morts de rire .

C’est à cette occasion que nos 2 derniers enfants nous feront part de leur particularité semble-t-il unique: ils possèdent deux estomacs: un salé, un sucré… pas besoin que celui de salé soit plein, celui du sucré a toujours de la place pour le dessert… nous voilà sauvés , enfin eux surtout qui pourront dévorer des bananas splits après avoir mystérieusement calé sur le salé…

Le mouillage du village étant infesté d’énormes méduses impossibles à louper, nous partons rapidement explorer les îles alentour.

Elle sont très belles, avec des falaises à fleur d’eau propices à de beaux snorkling. La flotte de bateaux présents au Tonga est importante mais finalement il y a assez de bouées pour tous. En revanche les cartes open cpn ne sont absolument pas fiables, elles envoient directement dans le décor.

Après Port Maurelle qui nous rappellera Tahuata aux Marquises , nous irons explorer Kapa Island puis à Nuku Island, les plus jeunes iront jouer deux après-midi entiers avec les jeunes du village et reviendront avec clémentines et des cocos qu’on utilisera pour cuire le riz, faire des flans et autres poissons à la tahitienne, les possibilités sont infinies! Les cocos ont en plus le bon goût de ne pas être trop fortes.

1, 2, 3….

 

Soleil!

 

A la découverte des grottes sous-marines

Port Maurelle

 

Nous refusons toujours les bestioles à bord… bien essayé!

Nous revenons à notre premier mouillage que nous avions bien apprécié, port Maurelle: au cours de sorties aquatiques j’y croiserai de drôles de bestioles, un requin tacheté de jaune qui semblait heureusement dormir, la première (et j’espère dernière) pieuvre …effrayante avec des tentacules de plus d’un mètre et beaucoup plus sympathiques, des langoustes, des tortues et des étoiles de mer.

Le jour auquel nul n’échappe chaque année arrive également pour moi. Je n’ai rien fait de la journée, enfin, si un peu fait ma cheftaine mais eu la joie de me faire servir dès le petit déjeuner au lit!

Un superbe dîner apéritif avec tout ce que j’aime m’attendait le soir, les gougères, le foie gras, l’etorki et les babas au rhum seront vite avalés .

je rêve ou j’ai des oreilles de lapins?

Une jolie carte avec les photos de toute la famille parents et beaux parents compris accompagne maintenant mes nuits!

Ca sent la maman qui a exigé des photos à 6 pour son anniversaire!

Une des attractions des Tonga se situe dans la visite des grottes sous marines, nous irons donc à sSwallows cave and Mariners cave avec l’annexe, superbes.

Une grosse dépression est prévue pour le week end, nous ne résistons pas à passer la journée de jeudi à Mounu Island . Une île paradisiaque, tenue par une néo-zélandaise. Le beau resort qu’elle tient est fermé mais elle nous propose de passer prendre un verre pour apprécier le sunset. Nous serons rejoints par le bateau australien qui mouille à côté de nous et finirons par tous partager un grand dîner avec les spécialités de chacun (on a apporté foie gras/chutney d’échalote et vin rouge), les australiens (4 hommes en goguette pour deux semaine sans femmes ) des plats sous vides un peu bizarres et l’équipe du resort cuisinera deux magnifiques poissons… on a du mal a se faire aux accents mais cela restera une des soirée les plus extra de notre voyage !

Nous repartirons à regret le vendredi matin, le vent soufflant déjà fort, en se promettant d’y retourner dans une autre vie.

Les bouées commencent à être prises d’assaut au village de Niafu. Nous les trouvons peu espacées, mais ferons avec. Les trois jours qui suivront seront ponctuées de rapides sorties à terre entre deux gouttes, on testera les autres restaurants avec délectation, le coût de la vie nous semble deux fois moins cher qu’en Polynésie !

Triple A n’en finira plus de faire de constructions, inventions et autres arts Gaston Lagafesques.

Oeuvre

L’adolescence rendrait Greatwine frileux des pieds, il ne quitte plus ses chaussettes, niveau glamour on atteint les abysses! Numerobis et Golden Girl s’écharpent à coups de griffe et noms d’oiseaux, ambiance … triple A a beau leur répéter sagement que « la violence ne résout rien », cela ne semble pas bien efficace.

La dernière trouvaille des fabulous four: faire des parties de football dans les coursives … inutile de préciser que dans ces conditions,  je file sur le flydesk avec mon enceinte audio.

Dimanche, victoire, on motive tout le monde pour la messe, je repère sur internet les horaire en anglais, 11h. Il s’avéra qu’elle était à 10 h tant pis, on assistera à la dernière demi heure (en Tongais). Nous avions été marqués par les chants marquisiens, là nous sommes soufflés . Des chants polyphoniques, se répondant homme/femme , sans aucun support bien sûr et d’une harmonie … oh my God effect! C’était bluffant, effet dresseur de poil garanti !

Un dernier déjeuner au Mango, sans pizza cette fois, et nous nous préparons à partir toujours un peu plus dans le far west.

Les bateaux sortant du territoire sont obligés d’accoster au fameux quai . Lundi, nous irons donc nous y mettre sans trop d’enthousiasme pour y passer encore des moments à faire des lignes d’écriture.

Rendez vous aux Fidji dans 4 jours!

À la Une

Passage(s) de cap polynésiens

Arrivés sur l’île de Tahaa, face à Raiatea, nous y passerons une dizaine de jours notamment sur notre mouillage préféré de Mahaea en face de Haamene, qui avait en plus la bonne idée d’avoir le wifi gratuit… que demander de plus?

Nous visiterons évidemment la vallée de la vanille en face et reviendrons avec des tonnes de …bananes!!

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L’idée de relouer des scooters nous chatouille et ne laisse personne indifférent. Les enfants n’auront jamais été aussi sages, de peur d’être privés de tour de l’île. En terme d’organisation c’était coton mais on y est arrivés ! Les 4 enfants étaient ravis et nous tout courbaturés le lendemain. Cela nous a permis d’apprécier également la prise de poids de chacun;) on ne maigrit pas vraiment ici, il est temps pour nous de quitter la Polynésie avant d’avoir les formes de certains Maori!

Vous pouvez y aller les parents, on gère
Vous pouvez y aller les parents, on gère

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Tahaa est une très jolie île avec de vertes vallées et parfois même des vaches! On se serait cru dans le bocage normand, les crabes frondeurs traversant la route en plus!

Enfin arrive le jour J, enfin le jour GG, depuis le temps qu’elle en parle … pire que l’année dernière où elle avait déjà bien saoulé ses oncles !

Aucune place à l’improvisation, menu et  programmes avaient été planifiés longtemps à l’avance. Très gâtée par ses gp et sa marraine pour ses 10 ans, le sourire ne la quittera plus de la semaine ni son sac à dos de reporter.

elle va finir par aspirer les flammes
elle va finir par aspirer les flammes

jolie vahiné?
jolie vahiné?

Le lendemain nous ferons connaissance du bébé de Mirage, une adorable Teani de quelques jours ressemblant comme deux goutes d’eau à GG au même âge, déstabilisant !

Ca vaut toutes les poupées
Ca vaut toutes les poupées

Le retour à Raiatea était également prévu pour récupérer notre canot de survie entièrement révisé. Nous avons maintenant une arme de dissuasion massive quand les enfants ne voudront pas de leur thon à la tahitienne : une barre de céréales (garantie sans OGM) à 600 calories le gramme!

En voulant les ouvrir, nous avons dû utiliser des ciseaux pour venir à bout de l’emballage… moyen dans des conditions de survie!

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contenu du radeau de survie

fin, très fin, se mange sans faim...
fin, très fin, se mange sans faim…

Jeudi 24, les copains de Zingaya nous rejoignent pour le plus grand bonheur de tous (pour une fois que tous les âges coïncident !) grosse chouille à bord, on mettra deux bons jours à s’en remettre, pas vraiment aidés par la gastro de GG…on n’a plus 20 ans semblerait-il…

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Lotus nous rejoindra et nous pourrons faire un bbq d’anniversaire pour …GG!

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Les jours qui  suivront s’égrenneront au grès d’apéritifs, anniversaires (Grégoire de Zingaya) et parties de  Times up. Les hommes voulaient leur revanche, …une prochaine fois messieurs?

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Numerobis de passer le cap des 12 ans, nous allons tous déjeuner au fish&blue, excellent restaurant pieds dans l’eau. Lui aussi sera très gâté , décidément moi qui les avais prévenu qu’au bout du monde, on aurait sans doute du mal à trouver des cadeaux…

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ne pas craquer, ne pas craquer…

Raiatea est connu pour son site de Taputapuatea, regroupant plusieurs Marae où tous les Maori (d’Hawai à Pâques en passant par la NZ) se regroupaient, nous ne pouvions quitter l’île sans visiter le site classé à l’UNESCO.

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Enfin, afin d’occuper sainement les enfants, nous les entraînons ce matin (dimanche ) au mont Tapioi, culminant à 275m. Ce n’est qu’après un chantage hariboesque que nous avons réussi à traîner les 4…sur 20 minutes de montée environ, avant de nous faire expulser du chemin qui n’ouvre que les jours de la semaine …on était encore à parlementer que les enfants ravis étaient déjà descendus ! L’orgie de fraises Tagada sera réservée aux parents.

Demain est un autre grand jour de fête familiale, la suite au prochain numéro!

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Gare à celui qui détruit le bricolage…

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À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….

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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora

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on ne va pas assez vite?

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La relève…

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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti

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Passe faite!

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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)

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au loin le bateau

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au top!

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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné

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on a pied sur des centaines de mètres

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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…

À la Une

Passage de cloches à Huahiné

Quelques nouvelles de l’équipage depuis notre départ des Tuamotu.

Nous avons passé deux semaines à Papeete, entrecoupées par un break à Moorea.

La marina de Papeete est certes bien située, puisqu’en plein centre ville, néanmoins, on a du mal à se faire à la pollution et au bruit de la circulation. Golden Girl aura à peine mis pied à terre qu’on ne la reverra plus que pour l’essentiel, les repas et les sacs pour les soirées avec les amies…

J’essaie de profiter de cette escale pour me remettre à la course à pied, avec la chaleur étouffante, on appellera cela plus modestement de la marche rapide sous assistance hydraulique en quasi continu!

Cette escale nous permet d’annoncer aux enfants que nous allons prolonger le voyage d’un an. Les garçons prennent bien l’annonce, en revanche de gros rouleaux affluent dans les yeux de Golden Girl, poisson d’avril ma fille!!

Des colis sont arrivés de France, impatiemment attendus par les enfants qui ne tiennent plus en place, Noël avant l’heure!! Merci les grands-parents de les avoir autant gâtés, la garde-robe est renouvelée, et ce n’est pas du luxe.

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Avant de repartir de Papeete (pour de bon?), nous remontons une dernière fois à pied au Belvédère pour la fameuse fondue. Nous préparons des jolies feuilles pour faire du stop et nous répartissons en deux équipes, le papa avec ses deux derniers et moi avec les deux grands. Nous nous mettons prudemment en arrière histoire de maximiser nos chances… peine perdue, une voiture s’arrêtera assez rapidement pour prendre…. évidemment les autres! Bonjour le vent.

Vexés comme des poux, nous devons continuer à marcher sous un beau soleil. Un bus passe, nous le hélons , malheureusement il rentre au hangar. Cependant, il revient sur ses pas et nous prend. Super sympa, il fera tout un détour pour nous déposer au rond point d’Arue. A peine descendus, une voiture qui passait en face de nous fait demi-tour et nous embarque sans rien nous demander…. incroyable, c’est le jeune couple qui avait pris la première équipe qui nous embarque jusqu’au début de la grimpette. Adorable, quand on sait que ce n’était pas du tout leur destination initiale. Les polynésiens sont décidemment généreux et accueillants. En haut, nous apprécierons la fondue et la raclette à leurs justes valeurs.

 

A Moorea, deux miracles verront le jour. Le premier, à ma grande émotion, je me suis lancée en wake et, (c’est là que le miracle intervient), j’ai décollé au bout de la quatrième tentative… bon, j’ai trainé des courbatures pendant quelques temps….

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Figure stylée ou chute non moins étudiée?

 

Le deuxième miracle consista à retrouver le capitaine occupé à faire des crêpes pour  les enfants, j’étais trop bouleversée pour immortaliser ce moment… dommage.

Nous partons de Papeete le 12 avril pour Raiateia. La navigation est tranquille, nous arrivons à temps pour fêter l’anniversaire d’Annabelle de Mirage. Nous retrouvons également avec plaisir Escapade .

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Pas mal le mouillage de Raiateia, non?

 

Nous sommes effondrés et nauséeux le 15 au soir en regardant les images de Notre Dame en feu, des souvenirs de jeunesse remontent, quand une nuit avec 3 amis nous avions escaladé les échafaudages et nous étions promenés sur son toit, avions embrassé la rosace et contemplé Paris au petit jour, émus à l’idée d’être dans un lieu si spécial et si fort….

 

Nous partons pour Huahine, l‘ile est très jolie, assez peu touristique. Nous descendons tranquillement de mouillage en mouillage. Les coraux sont magnifiques, et l’intérieur de l’ile n’est pas en reste. Pâques arrive à grands pas, vendredi saint nous participerons au chemin de croix, qui en fut un, à 15H en plein soleil et dehors… dur dur! Heureusement qu’une station sur deux était en français, le capitaine s’en souviendra, il a été rapidement identifié pour une lecture!

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de l’ombre….

Nous continuons la descente de l’ile, non sans avoir acheté au super U le basique de tout repas de Pâques dans la famille: des asperges, un gigot d’agneau, de quoi faire un gâteau aux amaretti et des œufs bien sûr .

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Apéritif au Yacht Club

Nous retrouvons avec plaisir Esploristo et ses deux filles qui nous précède de quelques semaines et qui attend la prochaine fenêtre météo pour rallier les Tonga, Fidji et autres iles lointaines.

Ne voulant pas vider nos bouteilles de gaz avec un gigot de 7 h, nous imaginons avec le capitaine cuire la viande au bbq, en mettant le couvercle pour faire une sorte d' »étouffé », et laisser confire toute la nuit.

Au petit matin, nous nous sommes trouvés fort dé-« confits » en voyant la viande toute cramoisie…. au temps pour les innovations culinaires 😉

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Ce fut un beau gigot…

 

Les enfants trouveront vite leurs œufs cachés à l’extérieur du bateau avant qu’ils ne deviennent de la pate à tartiner, des revues et des livres sont venus compléter les chocolats, encore merci les GP!!

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celui qui l’a cuisiné n’est pas sur la photo

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œuf de Pâques recette GG

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Elles sont où les poules?

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Tout est sous contrôle, rien ne fond au soleil pour l’instant dans les voiles.

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Cruel dilemme: on commence par la tête ou le croupion?

 

Nos deux grands étant en début de crise d’ado, enfin l’aîné mais Numérobis en bon second (et je sais de quoi je parle) ne se laisse pas distancer, nous décidons de les laisser à bord pendant que nous louons deux scooters pour un tour de l’ile avec les deux plus jeunes.

A peine partis, un grain déferle, nous sommes obligés de nous arrêter et nous abriter. Un texto un brin provocant des garçons nous informe que de leur coté, il ne pleut plus…

 

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Mouillée? à peine! Pour info, Triple A voulait même déjeuner avec son casque…

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Oui, la pente est bien de 30%….

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Nos bolides…

Nous continuerons la route entre deux grains, l’ile est très belle , nous profiterons d’un beau soleil pour nous baigner dans les jardins de coraux et visiter les anguilles aux fameux yeux bleus (« comme les miens quoi! »  dira Triple A désabusé).

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Au retour, à l’occasion d’une escale (non pas pittoresque mais pour se mettre à l’abri de la pluie), impossible de faire repartir le scooter du capitaine. Il faut croire que la machine n’aime pas l’humidité. Après moults efforts, aidés de locaux, nous repartons.

Nous nous ferons cueillir par un orage titanesque quelques centaines de mètres plus loin, la route s’est transformée avec les torrents de boue qui déferlent, on se croyait en pleine période de mousson en Asie du Sud-Est;.. souvenirs, souvenirs! Nous nous remettons à l’abri (en prenant soin de laisser les moteurs allumés),  Gaia (bateau voisin qui vient d’être racheté à Marine et Adrien) dans son auto louée qui passait à ce moment-là, s’arrête et nous propose de prendre les plus jeunes qui commençaient à fondre comme du sucre…. nous acceptons avec joie, et les retrouverons un peu plus tard… presque secs. De notre coté, pas un cm2 de peau n’aura été épargné par la pluie.

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Occasion de prendre un apéritif le soir avec eux pour les remercier et faire mieux connaissance.

Aujourd’hui, 24 avril, est un grand jour dans notre vie de tour du mondiste: nous avons fini le CNED!!! Les cahiers au feu, la maitresse au….???!

 

 

 

 

 

 

À la Une

Tuamotu, suite et (hélas) fin: Wake and Sea!

Nous quittons les Gambier avec Lotus et Fakarever. Nous lançons (sans prendre trop  de risques de notre part ) un pari: le premier qui pêche sera d’apéritif .

Evidemment, malgré leurs déboires avec leurs voiles, nos deux bateaux copains auront pêché l’un un thazard l’autre un barracuda (après photo , on décrétera unanimement un thazard) . Nous arriverons à quand même toper deux beaux thazards dont l’un effrayé par notre appétit se fera la belle.

Nous passerons 4 jours de nav très très tranquilles, à portée de vue et de vhf entre les bateaux .

A l’arrivée à Amanu, retour aux basiques: déjà se demander sur quel fuseau horaire nous sommes.

Les snorkling sont supers, le mouillage est dans les patates (aïe pour en sortir le lendemain ), nous repartons pour les sorties dans le courant des passes (dérivantes ) et grand retour des cocotiers.

En revanche pas d’approvisionnement, ni d’internet…comme au Gambier !

Nous laissons les deux bateaux amis pour aller à l’étoile, magnifique endroit étrange au milieu du lagon, qui se dit nombril en polynésien. On mettra une ancre à l’arrière, l’endroit est étroit et les coraux affleurent. Nous y passerons deux jours idyllistiquement parfaits!

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et au milieu du nombril??? 6Gone

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Cependant, la réalité nous rattrape, cela va faire bientôt 2 mois et demi que nous n’avons pas expédié les devoirs du Cned, Hao, l’île voisine a un débit réputé correct, nous y allons.

Arrivés sur Hao, nous mouillons avec un seul bateau, canadien qui viendra nous voir si tôt arrivés . Ce sont des grands parents avec leur petit fils de 13 ans , Austin. Ils nous proposent des jeux à bord que triple A préfére décliner, il ne sait pas jouer aux legos en anglais …

Austin vient jouer à bord les jours suivants , nous l’interrogeons sur sa spécialité culinaire . Il nous parle de sa recette de brownie…cela ne tombe pas dans l’oreille de sourds évidemment. Il appelle sa grand mère à la VHF pour avoir la recette, revient en annexe 10 minutes après avec un mix tout prêt, il  n’y avait plus qu’à ajouter un œuf et de l’huile! La tête des garçons qui avaient commencé à préparer les carnets pour noter la recette et se léchaient les babines d’avance .

On envoie les devoirs comme on peut en passant de longues heures à la pension qui offre le wifi. Nous en profitons pour faire le plein de produits frais locaux , œufs carottes, salades .. le luxe sachant que le bateau ravitailleur n’est même pas arrivé, cela suffit à notre bonheur.

L’île est très particulière, elle a été utilisée comme arrière base de Mururoa pour l’armée, il y a donc un certain nombre d’infrastructure , un collège qui regroupe 230 enfants (des autres îles également) mais ayant peu d’attraits touristique en terme de plongées ou autres.

On fait donc  le plein de ce qu’il y a et partons… enfin croyons partir, la chaîne a fait un huit entre deux patates, la visibilité baisse et un grain arrive, on reporte au lendemain matin.

Le lendemain, on se rend compte que nos bouteilles de plongée sont vide pour l’une et quasi-vide ( 5O)  pour l’autre …ambiance!

Le capitaine devra faire vite pour démêler les chaînes, mais comme vous le savez , c’est sa spécialité. De toutes les façons , mes capacités de couturière étant toujours aussi nulles, il n’était même quasiment pas envisageable que je m’y mette.

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Bon, ben j’y vais alors…

Tout est rentré dans l’ordre après 1/2 h un peu angoissante à se demander comment on allait s’en sortir.

On arrive à temps pour la passe, très sportive à 10 noeuds de courant , ça décoiffe!

La navigation s’enchaîne pendant 3 jours et deux nuits à belle allure, 7 noeuds en moyenne avec le parasailor… le luxe.

Arrivés à Faka, nous sommes évidemment « obligés » d’y faire une dernière plongée, toujours au milieu des requins … mythique! Un grand merci pour le cadeau très cher sœur! Les enfants ne sont pas en reste et plongeront également pour le bonheur de voir passer 4 raies royales.

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Quand on n’a plus d’air au bout de 15 min… on tape l’incruste chez le moniteur

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même pas de zoom…

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chabadabada

Nous partons profiter d’Hirifa, qui nous attend pour nous tous seuls, pas un bateau à l’horizon. Un petit tour à Pakokota et un plein à Faka nord plus tard et nous voici repartis pour Rangiroa.

A la météo, il est censé y avoir pétole… la bonne blague 1h plus tard, nous prenons un orage absolument dantesque, la foudre et les éclairs nous talonnent, toutes les aiguilles s’affolent. Nous passerons des heures à serrer les fesses à tout débrancher histoire d’éviter la foudre et finalement passerons entre les mailles … ouf!

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On se requinquera à l’arrivée chez Joséphine, nous ne pouvions pas retourner à Rangiroa sans y passer et profiter de ce magnifique spot dont la terrasse donne sur la passe de Tiputa . Passe que nous ferons et referons le lendemain.

Nous naviguerons samedi vers la passe ouest, après une messe dans la jolie Eglise st-Michel et l’après-midi re dérivantes… quand on aime, on ne compte pas.

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Prêts pour le grand bain…

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Ce dernier tour des Tuamotu se doit de se boucler sur Tikehau, notre première île des Tuamotu. L’accueil du resort la dernière fois avait été frais, cette fois-ci, rien du tout , une paix royale, un wifi accessible du bateau et des heures et des heures de wake pour les enfants ….

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Rangiroa: les enfants repérèrent le mouillage…

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pendant que Greatwine est à la manœuvre

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Les oiseaux nous ont laissé qq souvenirs…

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les fonds marins sont habités par ici

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avec la casquette à la main, so easy

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tentative de saut

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représentante féminine qui n’est pas en reste malgré les chaussures deux fois trop grandes

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bon, tu accélères?

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avant…

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après!

Numerobis en voyant les photos m’expliquera que nous (en s’incluant généreusement) aussi on a des plaquettes de chocolat, la seule différence avec les autres membres musclés de la famille , c’est que le chocolat a fondu !!! Me sens tout à coup beaucoup mieux dans mon maillot ….;)

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Chacun sa liseuse!

La semaine passe vite, trop vite , nous devons repartir vendredi soir pour Papeete. En quittant le mouillage et préparant le bateau à la passe, le capitaine laisse s’échapper mon bas de maillot … surprenant de sa part , c’est généralement le plus habile.. peut être un message subliminal pour m’encourager à en changer??

Nous naviguerons au genaker et au génois pour ralentir avant l arrivée à Papeete prévue dimanche. Samedi , vers 17:00, Golden Girl tâte notre ligne de traîne, prend un air dubitatif , vérifie que personne ne la regarde, relâche la ligne et retourne à sa liseuse… pour le moins suspect…

J’y vais à mon tour, la ligne est tendue vers le fond … je la remonte et vois un aileron dépasser …un bébé dauphin? Un requin ? Les enfants sont affligés mais réjouis à l’idée que cela ne soit pas comestible. Je ne fais pas la fière et essaie de remonter la bestiole tant bien que mal et sans faire trop de bruit , le capitaine récupère de son quart.

Finalement, nous sortons un joli….thon!! Il nous a quand même fallu vérifier dans un bouquin ce que c’était … Greatwine m’encourage à publier à notre retour une version a jour de « la pêche pour les nuls! ».

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Je passerai quand même une petite heure à décapiter et lever les filets .

Le lendemain martin, les lumières de Tahiti nous guideront jusqu’à la marina. Nous y resterons une semaine histoire de retrouver les sensations de zones civilisées .

À la Une

Belle fin d’année à Fakarava

Les jours se suivent et se ressemblent ces dernières semaines , ponctués par l’arrivée de bateaux, le départ d’autres, les derniers envois pour le CNED,…

 

La passe nord d’Apataki nous laissera de beaux souvenirs en plongées dérivantes . Dans un moment d’euphorie, Golden Girl me demandera comment savoir si on est mort ou bien vivant vu qu’on est au paradis … bonne question, non? Lorsque je lui ai répondu que pour le déjeuner il y aurait du poisson, elle a vite trouvé la réponse!

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coucou les amis!

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un dauphin parmi les requins

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une pieuvre?

Nous partons pour Toau après un vague détour par le village d’Apataki croisé au loin mais dont le mouillage nous a refroidis.

 

Sur Toau nous irons à l’anse Amyot où sont installées par Valentine et Gaston quelques bouées .

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un aquarium géant

Nous sommes seulement deux bateaux, les enfants iront passer leur après-midi à jouer avec les chiens et les cochons (occasion d’expliquer à triple A le passage magique de la gentille bestiole à la chair à saucisse ) pendant que les parents snorkleront dans un aquarium géant . Jamais vu autant de murènes de ma vie, une foule de poissons connus et inconnus, ni autant de courant d’ailleurs. En plus, il suffisait de passer commande pour avoir quelques heures plus tard des filets de perroquets levés ….le paradis disions-nous!

Lotus nous rejoint, cela sent les vacances ! On tient quand même à achever le CNED mais bonjour la lutte !

Nous retournerons d’ailleurs sur Faka nord pour tenter de l’envoyer, le nombre d’heures passées pour ces fichus fichiers… incroyable.

Nous attendons également des colis de France, seulement, une fois arrivés au guichet, on nous prévient que rien n’a été reçu et que le prochain bateau partira fin janvier  de Papeete… gloups.

L’avantage d’être au village nord est que nous allons pouvoir assister à la messe de minuit (de 19 h mais l’esprit est là). A 18:30 toutes les places sont prises et les chants improvisés. A 18h45 triple A nous demandera si c’est bientôt fini et évidement était prêt à lever les voiles à 18h59! La messe sera en partie en français, joyeuse et animée.

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oui, c’est bien en Français, tu peux chanter Numerobis!

La récompense fut de trouver au retour le bateau truffé de cadeaux ! Nous avons maintenant un cow-boy à bord, une maman d’un nourrisson de 20 cms et des pilotes (virtuels ) d’avion de chasse …la classe.

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Ca ressemble à des enfants contents

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c’est une fille madame, félicitations!

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Haut les mains

La météo est changeante, nous connaissons nos premiers orages et éclairs depuis plus d’un an, cela fait tout drôle, cela ne nous empêche pas le 25 de partir pour le sud de l’atoll avec Lotus.

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Adieu mousse!

Nous nous arrêtons à Hirifa, escale que nous n’avions pu faire cet été en raison d’une urgence des petits neveux. L’endroit est sympa mais nous commençons à comprendre la notion de pluie dans « saison des pluies ». Les enfants sortiront quand même de temps en temps.

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derrière la chaussette…le slip troué

Que voilà

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On arrive quand?

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Préparation de cadeau

Le 27, nous partons avec Lotus pour Kokakoka. Occasion d’essayer le parasailor échangé à Taina: plus grand et plus récent mais aussi avec le grave handicap de ne pas être rouge et gris… si on ne dit pas que j’ai le sens des concessions après cela…bon,  il marche bien quand même.

Nous bullons gentiement sur le bout d’atoll. A l’occasion d’une visite de Julien, en pleine   discussion à bord (serait il un brin bavard ? non, pas du tout, il y avait enjeu sur la tarte au citron préparée pour l’anniversaire d’Elodie le lendemain), le capitaine lui demande au bout d’un moment s’il est normal que sa fille de 4 ans se carapate en sautant de l’avant du bateau (avec sa bouée quand même mais bon…. ). Gloups, la témérité alliée à un grand sens de la décontraction de certains est parfois angoissante….

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Une petite fille qui se fait la malle….

Nous sommes rejoints le 27 par Fakarever. On les a vu arriver, stopper à 1 mille de nous, faire un 360, repartir… bizarre… En fait, leur invitée a eu l’œil en regardant la mer et a repéré une de nos pagaies qui dérivait tranquillement … bien joué !

Un grand barbecue sera improvisé histoire de fêter dignement les anniversaires de la journée ( Elodie de Lotus et 15 ans de mariage pour certains, ça commence à faire sérieux non?).

On nous informe par téléphone que finalement le colis est arrivé…par avion… ! En revanche le Cned qu’on a mis trois jours à charger a été rejeté … gare à celui qui croisait notre chemin à ce moment-là !

On remonte vers le nord, belle moyenne à 7,5nds. Nous réceptionnons le colis à 11:20 pour une fermeture à 11:30 et ce pour une semaine… ouf, c’était moins une.

Joie de découvrir dans le colis des maillots, chaussures, tissus, appareil photo et autres gadgets culinaires (thermomètre de cuisson, chalumeau pour la tarte au citron,…), tissus et pleins de bricolages. Également des décos de Noël qui trouveront leur place l’année prochaine! Merci les grands parents 😉

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Premier essai de tarte… une tuerie, et on s’y connaît !

Cette escale à Faka nord a été rondement menée, nous (enfin surtout les enfants) avons pu faire connaissance de Manda et de leurs trois enfants de l’âge des trois derniers, le monde est bien fait ! Ils ont en plus le bon goût d’avoir un nutshell (sorte d’optimiste) et  nous arrivons même à trouver de rares œufs encore présents sur l’ile, la pâtisserie étant grande consommatrice!

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Beau Gosse du Pacifique

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On ne se rend pas compte de la vitesse….!

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Chouette des amis pour le Jungle Speed

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Découpage de The ‘Lemon Pie’

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Qui se ressemble….

 

Rendez-vous maintenant en 2019 pour la suite des aventures 6gonesques, très belle année à vous tous les amis!

À la Une

Toutouyoutou aux Tuamotu

Le jour tant attendu est arrivé pour 6gone… le nouveau départ pour enfin naviguer, cela commençait à nous chatouiller sévère, marins un jour, … Ainsi, lundi 3 décembre, nous larguons tout et quittons enfin Papeete après de dernières courses et pleins d’essence.

Nous filons vers les Tuamotu, sourire aux lèvres, rarement vu un équipage aussi heureux!! Bon, nous avons quasiment tous toujours le mal de mer mais ce n’est pas grave, la nav est courte jusqu’à Tikehau. Nous avons bien tenté un stop à Makatea mais les 3 bouées étaient prises.

Objectivement, on ne peut pas être mieux situés non?

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Objectivement, on n’est pas bien génants, non?

 

 

Nous allons directement sur notre mouillage préféré du lagon , un peu à l’arrière du resort tout en chopant leur wifi… luxe ultime! S’ensuivent plusieurs jours de baignades, wake board et autres engins tractés … moments de joie et de sérénité! Évidemment, tout ne peut pas marcher du premier coup, le dessalinisateur (élément essentiel parmi d’autres ) disjoncte … gloups. Il faudra le mettre en sous pression si on veut de l’eau, triple A nous a tout de suite rassurés, il veut bien carburer au sprite si cela peut rendre service …

 

Nous faisons connaissance avec un cata qui viendra mouiller à côté de nous . Avec GG, nous sommes invités par Joëlle, prof de pilâtes pour une séance particulière … notre souplesse semble perfectible mais on s’amusera bien pendant une heure.

Les bienfaits de la séance vont être de courte durée , les enfants m’ont mise au défit de plonger du bateau. L’orgueil me coûtera un tassement de vertèbres, 5 cms de moins et 10 ans d’espérance de vie!

Ces quelques jours seront également occupés à préparer et décorer le bateau pour Noël , un calendrier de l’Avent a même été trouvé à Papeete, les deux cadets ont pu en plus rouvrir l’atelier clandestin de couture et de broderie.

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Plus de coussins que d’habitants dans ce bateau!

 

 

Comme il faut bien un peu d’ombre au tableau, l’hôtel nous envoie un émissaire pour nous demander de mouiller un peu plus loin, soi-disant que nous serions sur le câble électrique qui doit être changé …. on dit oui, bien sûr mais ne bougeons pas. Il semblerait d’après les villageois que cela fasse deux ans qu’il doit être changé !

Le lendemain, ils viennent accompagnés de policiers …. on ne bronche toujours pas , le mouillage est impeccable, nous ne gênons objectivement personne, non mais allô quoi!

Nous sommes rejoints par un gros voilier qui se met pile en face de l’hôtel, morts de rire, nous nous gardons bien de leur dire qu’ils auront bientôt de la visite! Ceci ne manquera pas et n’empêchera personne de dormir ni de mouiller tranquillement. Le dernier jour, le maire en personne viendra, voyant qu’on n’était pas gênants, s’est trouvé lui-même embarrassé et nous a demandé plusieurs fois de ne « surtout pas bouger de notre emplacement »!!! Euh, c’est un peu ce que nous faisons depuis une semaine très cher !! Bref, l’hôtel aura tout mis en place pour nous faire partir , usant et abusant des autorités,…

Nous étions pas loin de nous tricoter des gilets jaunes, manquait plus qu’à trouver le rond point!

Une fenêtre météo nous a incités à quitter notre nid, direction Rangiroa après deux jours très houleux à l’entrée de la passe de Tikehau. Nous partons vers 17:00, tranquillement et nous installons confortablement dans le fly desk. Triple A nous signale un gros bateau derrière nous, personne n’y prend vraiment garde, il n’y a rien à l’AIS et sommes un peu las de ses blagues. Quelques minutes après, on reçoit un appel à la VHF du dit bateau qui nous doublait par notre bâbord….

Pendant la nuit, l’alarme de cale a commencé à sonner rappelant de très très mauvais souvenirs pour certains (d’autres comme Greatwine ne se sont rendus compte de rien, ronflant comme un sonneur malgré le tapage à moins de 1 m de lui… l’adolescence dans toute sa splendeur !).

Plus de peur que de mal, c’est la douchette de pont qui est restée sur pression et le tuyau a lâché se vidant dans la cale moteur, heureusement nous avions un spare…

 

L’arrivée à Rangiroa au petit matin est toujours aussi agréable, en plus nous retrouvons les amis de Fakarever, autant dire que nous n’avons plus vu les enfants hors besoins primaires à satisfaire !

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joli terrain de jeu… à vous de trouver les enfants!

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Quand je disais qu’il y avait une grosse patate de corail à coté du bateau….

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Tractage en tous genres

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Libéré, délivré,…

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motivé par son jour de chocolat de l’Avent, levé aux aurores et travaillant presque tout seul

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Numerobis a tout de même fini les Rois Maudits en 5 jours… moi qui pensais en avoir pour 15 jours. Y a plus qu’à trouver autre chose. Je lui ai mis les Troyat, Merle, Dumas, toutes bonnes suggestions seront accueillies très favorablement !

Après trois jours à Rangiroa, nous partons pour Apataki, mouillage nord et reprenons nos habitudes de Robinsons (sans wifi cette fois) mais avec Fakarever.

 

Occasion de fêter les 13 ans d’Angel Geek, avec un roulé au caramel au beurre salé … et oui, nous devons voter pour le meilleur gâteau qui sera celui de Noël . Après le Paris Brest, la pression monte… et on ne vous parle pas de notre taux de Cholestérol…

 

Débriefing à venir, en attendant nous vous souhaitons à tous du fond du cœur un très joyeux Noël!!!

 

À la Une

Marins à terre à Papeete

Nous sommes à Papeete depuis plusieurs semaines maintenant, reprenant une vie terrestre, dans la maison louée à Pirae.

Le bateau est au chantier, le capitaine va le visiter tous les matins pendant que la vice cap’ s’attaque au CNED. Cette année, nous avons la joie d’intégrer à ces séances de torture  triple A qui fait sa rentrée en CP. Heureusement, les séances sont relativement courtes, il est difficile de faire tenir notre puce sauteuse plus de 5 minutes assis, sans avoir les mains qui farfouillent on ne sait quoi, les pieds qui ont la bougeotte avec pause négociée toutes les 5 minutes pour « boire » avec sa corolaire que je vous laisse deviner… tout cela lui donne beaucoup d’émotions. La vice cap en profite pour respirer un bon coup et s’intéresser aux trois autres loustics qui n’en demandent pas tant.

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chouette, le CNED!

Le capitaine, pendant ce temps, fait de belles rencontres au chantier…. oh yeah !

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un barbu peut en cacher un autre

Septembre rime aussi avec anniversaire de triple A. Ayant la chance d’avoir de la place pour accueillir du monde, nous pouvons faire signe à tous les bateaux copains, Makena, Gaia, Mirage, Lotus et Karemo seront de la partie, pleins d’enfants pour accompagner le passage à l’âge « presque » de raison de triple A.

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Les semaines passent vite, le week-end nous retrouvons les bateaux des amis à l’occasion de grands pique-niques, restaurants pieds dans l’eau,… Un dimanche, nous partons à l’exploration de l’ile, profitons d’une belle promenade (comprendre, beau dénivelé) pour aller au Belvédère et y manger une …fondue ! Arrivés trempés comme des soupes (hélas pas par la pluie), accompagnés de notre petit nuage d’odeurs, le restaurant est haut-perché et se mérite après 1h15 de grimpette. Heureusement la piscine a pu rafraîchir les plus jeunes, les plus âgés se sont contentés de boissons fraiches.

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concentration pour éviter le gage

Nous redécouvrons également les salles (fraiches) de cinéma à l’occasion de la sortie du dernier Mission Impossible qui en plus a été tourné à Paris avec des scènes hallucinantes sur la Seine, nous ne pouvions pas le louper ! Cela nous a fait tout drôle de revoir tous ces monuments, Paris qui ne change pas, tout comme Tom qui limite rajeunit, la scientologie, élixir de jouvence ?

Nous sommes également heureux d’aller rendre visite à la 25F, comprendre, la base militaire aérienne avec l’équipage qui nous a survolés pendant des heures lors de notre voie d’eau .

Elodie de Lotus, ancien pilote d’hélico qui a passé qq temps sur la base, nous a accompagnés lors de cette visite. Nous avons même pu entrer et visiter le « Gardian », l’avion qui nous a survolés et pu tester le matériel utilisé lors des sauvetages avec les hélicos, et visiter le Dauphin.

C’était très fort de pouvoir mettre des visages aux voix entendues à la VHF et de pouvoir comprendre le fonctionnement et les contraintes de nos sauveteurs, encore merci Messieurs !

Octobre est un mois de haute importance également dans la famille puisqu’il y a 13 ans déjà naissait GreatWine. Les cadeaux étaient adaptés au bonhomme : des revues de voile, des bouquins de … voile bien sûr !!

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Nous n’avons pas pu ne pas aller au premier festival celtique de Tahiti, absolument mémorable de danser en se tenant le petit doigt et en marinière évidemment ! Les enfants se sont régalés de galette saucisse/crêpe au Nut, et sont revenus en braillant dans la voiture « du rhum, des femmes, de la bière »…grande classe !

Après la 25F, nous avons la chance de pouvoir rencontrer également l’équipe du JRCC (équivalent CROSS) qui a coordonné les opérations pendant notre sinistre. Impressionnant de voir la carte de leur zone d’intervention (l’équivalent de l’Europe), avec le peu de moyens à disposition (le fameux avion et deux hélicos). Cela n’empêche pas de mettre tout ce qu’ils peuvent pour sauver des vies humaines, la coordination avec la 25F est impressionnante, nous avons pu suivre une opération d’homme à la mer avec déploiement de l’avion, qui passera des heures à sillonner des km² d’eau. Nous avons été très touchés et émus de pouvoir rencontrer ces personnes incroyablement humbles et professionnelles, un bel exemple pour les enfants.

Les vacances de la Toussaint seront l’occasion pour les enfants de refaire de la voile, et oui, cela leur manque trop 😉

Nous espérons pouvoir récupérer le bateau maintenant le plus vite possible, avec ses hublots tous neufs (et oui, quitte à remplacer celui qui s’est fait la malle, la prudence recommandait également de changer l’autre dans le doute….).

Tous ces évènements ont bouleversé notre programme puisque nous aurions dû être en ce moment en direction de la Nouvelle-Zélande. Nous devons attendre que la saison cyclonique se termine à l’abri, sans doute aux Marquises, et viser la prochaine fenêtre pour continuer le périple. Nous allons donc, après avis serré du comptable en chef de l’équipage , continuer ce beau voyage jusqu’en juillet 2020.

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Ohé, Ohé, (vice) Capitaine abandonné(e) Rangiroa Août 2018

Après les adieux déchirants avec les cousins, nous repartons sur Rangiroa pour y déposer le Capitaine qui part  pour quelques jours en France embrasser sa grand-mère et toute sa famille.
Nous retrouvons avec plaisir Makena qui mouille à l’entrée de la passe nord.
Je vais nager un après-midi en prévenant le Capitaine de l’endroit où je pense aller.
Évidemment le courant est tellement fort que je me fais embarquer en direction de l’océan, la marée est descendante, impossible de lutter contre, juste essayer de biaiser en allant sur le côté . Bien m’en a pris, je croise des pêcheurs qui me récupèrent. Ils ont l’air de se demander si j’ai toute ma raison… Ils me demandent si je suis pressée… drôle de question! Je leur réponds que non, et que mon mari sûrement inquiet ne devrait pas tarder à venir me chercher.
Ils me laissent dans une petite baraque, m’empruntent mes palmes masque et tuba et repartent pêcher au harpon dans la passe.
Au bout d’une demi-heure, malicieusement ils me demandent « alors, sirène, ton Capitaine arrive bientôt? »… bon, je fais celle qui est confiante bien que bouillant intérieurement.
Au bout d’une autre grosse demi-heure de pêche, fructueuse d’ailleurs, et constatant que personne n’avait l’intention de réclamer leur encombrant colis, ils me proposent de me ramener en pirogue. Oups, rien que de monter dessus sans la renverser, c’est chaud.
Je leur demande s’ils veulent que je les aide à pagayer. Mes deux escortes refusent galamment mais au bout de 100m, me tendent une pagaie… je ne sais pas trop comment l’interpréter mais fais de mon mieux pour suivre le rythme et les changements de main.
Ils sont morts de rire quand ils voient que le Capitaine s’est à peine rendu compte de l’absence de la «sirène » et nous quittent en nous offrant en plus un beau thasard.

retour de la sirene
déjà rentrée maman?

Le moment du départ du Capitaine arrive, nous sommes tristes de ne pas l’accompagner (en annexe, n’oublions pas que nous sommes dans les iles) et nous consolons en faisant de belles plongées .

Greatwine passe son niveau 1 et de mon côté je travaille les plongées profondes.
Elles resteront gravées à jamais, j’aurais la chance de toucher et jouer avec des dauphins, suivre des raies royales et bien entendu observer de près les requins lors des dérivantes. Le courant est extrêmement fort, lors de la dernière plongée, nous sommes partis à 5 et sommes retrouvés à 3 à la fin…Ambiance…
Le couple qui était avec nous n’ayant pas pu palmer suffisamment pour prendre un embranchement sous l’eau, on s’est retrouvés à plus de 500 m les uns des autres. On comprend mieux pourquoi les centres de plongée demandent un certain niveau pour les passes…

Luc et Sarah sont toujours à côté de nous, malheureusement Sarah a chopé un mauvais virus qui l’a cloue au lit. Elle est bien faible mais cela ne l’empêche pas de faire avec les enfants ….des maths!
Incroyable de voir les enfants cogiter sur le triangle de Pascal, s’entraîner à coder, se pencher sur des problèmes et des équations tout en s’amusant. Absolument génial! Merci encore les amis de votre gentillesse et disponibilité, vous leur avez fait un beau cadeau !

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des ribambelles de chiffres

Le Capitaine rentre enfin au bout de 5 jours, valise pleine de bonnes choses et de cadeaux (et surtout les cours du CNED des deux plus jeunes), c’est la fête sur 6gone! Il est arrivé au bon moment, le vent (le Maramu) avait tourné sud, moyen moyen de s’entortiller autour des patates de corail, tel un spaghetti sur sa boulette.
À l’occasion d’une séance internet à terre, nous allons avec Golden Girl chercher le Capitaine en annexe.
Au ponton est arrimé un navire militaire. Intriguée par les pompons, je réponds très sérieusement aux questions de ma fille sur cet étrange attribut. Distraites (l’attrait de l’uniforme sans doute) , nous menons assez rapidement l’annexe. Deux marins nous font des grands signes , trop heureuses, nous leur faisons coucou également. Ils insistent et nous voyons le Capitaine (sans doute jaloux) faire aussi de grands gestes…. jusqu’à ce qu’on se rendent compte que nous étions en train de passer à quelques centimètres de plongeurs militaires ….oups l’angoisse…quelle idée aussi de plonger à l’entrée du débarcadère !

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en uniforme aussi

Nous restons encore quelques jours sur Rangiroa, occasion de rencontrer l’équipage de Bulle. Entre la confection d’engins flottants (élégamment baptisés Trimarans) et de planche à voile, les enfants ont terminé leurs grandes vacances joyeusement.

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la voile ne suffit pas, il faut quand même ramer

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option sans voile

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toboggan improvisé

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n’oublions pas l’essentiel

Nous partons un après-midi en annexe sur la passe avec les deux grands et Luc. L’enjeu est de se laisser dériver (avec l’annexe retenue quand même) et emporter par le courant tout en admirant les poissons. tellement kiffant que nous le refaisons 4 fois, mieux que n’importe quelle attraction de chez notre ami à grandes oreilles.

Nous profitons d’une fenêtre météo clémente pour aller au lagon bleu, un lagon dans le lagon! Les couleurs, dégradés de bleus, jeux de transparences, sont spectaculaires. L’accès en voilier étant compliqué, nous sommes seuls pour en profiter, quelle chance nous avons.

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lagon dans le lagon

Direction maintenant Papeete pour quelques semaines…remplacement de hublot oblige.

À la Une

Mais t’es où?

…aux Tuamotu, toujours.
Nous filons avec l’oncle OD vers Fakareva, la fratrie de la vice cap se reconstituant presque (on aurait pourtant bien aimé, n’étant plus à quelques bouches près!), avec l’arrivée de la petite sœur et sa famille.
L’objectif étant d’arriver , si possible avant eux, nous devons affronter les vents contraires et la houle, pour le plus grand bonheur des seaux… nous serons quasiment tous malades mais heureux et excités à l’idée de retrouver les cousins.
Ceux-ci seront bien au rendez-vous fixé à l’arrache sur le ponton, ramenés par un taxi de l’île ayant eu la mauvaise idée de proposer de partager son mini van avec un autre couple allant également sur un voilier. La pauvre femme du taxi  s’est faite lyncher et traiter plus bas que terre par le couple qui avait « payé » pour le taxi pour eux tout seuls et qu’il n’était pas question de partager avec la famille et les 4 enfants, qui en plus avaient été insupportables dans l’avion…ambiance! Nous qui pensions partager l’idée qu’entre bateaux il n’était quasi question que d’entraide et de solidarité … En plus, il semblerait que les enfants aient été « sages comme des images »  dans l’avion, comme jamais depuis le début de leur trip!
La Green1 family tiendra tout entière dans l’annexe complétée par triple A au comble de l’excitation ainsi que le cap et la vice cap… sans compter les poussettes (oui, « les» et non « la »), les sacs à dos, et tout ce qui va bien ! On a laissé quand même l’oncle OD se faire ramener par des amis!

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le « moins » blond vient de 6 gone…

Golden Girl, bien que seule fille au milieu de 7 jojos, est ravie également de pouponner enfin le petit cousin.

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La tension de papa Green1 s’élève quelque peu quand les garçons sortent du bateau et se retrouvent sur le pont, gilet de sauvetage pour tous! Au fil des jours et de la chaleur , cela va se détendre un peu mais on le voyait  faire du coin de l’œil l’inventaire de sa descendance régulièrement !
Fakarava est une île étendue et aussi plate que Rangiroa, occasion de relouer des vélos et partir l’explorer. Pas fou, l’oncle OD en profite pour faire une journée sur Faka Sud snorkling, au calme…
La carotte consistant à la pause déjeuner, nous repérons un restaurant pieds dans l’eau, nous annexons une petite hutte et prenons nos quartiers en essayant d’être « relativement  » discrets sachant qu’il y a une petite plage pleine de cocos et autres objets de bonheur pour nos explorateurs. Nous expliquons aux enfants qu’il convient, malgré leur joie, de ne pas trop crier quand tout à coup qui ne voyons nous pas de nos yeux éblouis??? Le couple de ronchon de la veille…  finalement les enfants ont pu laisser libre cours à leurs mélodieuses voix et ont pu courir tout leur saoul! Oui, c’est mesquin mais ça fait du bien!

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le vélo? trop facile! Suffit de chatouiller à droite ou à gauche!

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12 au départ….

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y a toujours un truc qui tombe à l’eau avec les enfants

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on s’amuse comme des petits fous, et encore, il n’y a pas le son

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il manque la grande sister pour contrebalancer le penchage de tête

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Il est déjà l’heure de dire au revoir à l’oncle OD, qui ne semblait pas plus effrayé que cela par toute cette chaude ambiance, il nous a quand bien épaté quand on s’est rendus compte qu’il connaissait très bien et depuis un bon bout de temps  THE chanteur (qui ne soit pas rapeur, encore que dernièrement…) écouté en boucle par GoldenGirl… Devant notre air ahuri et quelque peu envieux, il nous a montré les WhatsApp (tout en masquant habilement la fin du numéro, prudent qu’il est, et ne voulant pas se taper la honte intégrale d’un petit message en toute simplicité de sa nièce !).

Logiquement si vous avez bien lu le titre du post, vous savez de qui il s’agit. Sinon, plusieurs options à envisager:

  • vous avez moins de 5 ans, mais êtes néanmoins très brillant puisque vous lisez
  • vous avez plus de 70 ans sans petits enfants
  • vous n’êtes pas francophone
  • ou pour finir, vous allez désespérer vos proches !

Perso, j’attends une preuve en vraie: commentaire, message, invitation, autographe, guitare,…

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Nous laissons donc l’oncle OD repartir et naviguons  sur Faka sud. Cet endroit du lagon est quasiment inhabité … sauf par les requins! Les plongées y sont spectaculaires, notamment les dérivantes à l’entrée des passes. Émotion garantie de nager au milieu de centaines de requins, inoubliable (en tout cas pour nous). Maintenant , reprendre la plongée directement dans ce grand aquarium après plus de 10 ans est peut être un peu effrayant !

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et les requins, tu crois qu’ils sont vraiment dessous?

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réponse….

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en plongée, c’est aussi impressionnant

Pendant que les parents plongent, les enfants jouent, se lancent du bateau, pêchent, planchent, creusent… et s’amusent comme des fous d’autant plus que …. guess what? Notre couple de ronchons vient de mouiller juste à côté de nous!! À priori, ils ne s’attendaient pas à ce que les festivités sonores commencent à peine le jour levé (soit vers 6h)….

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sequence pèche…

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Pour ceux qui s’interrogeraient sur le remplissage des cabines…!

Nous attirons décidemment les célébrités, Suri, le bateau de Tom Cruise mouille également près de nous. Nous avons beau observer à la jumelle le pont et guetter l’apparition d’un petit brun musclé,… la timidité légendaire de Tom l’a emporté!

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Heureusement que les filiaires sont solides!

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Certains ont la sagesse de n’être que spectateurs

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pas mal le snorkling

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cours d’aquarelle en petit comité, (derrière, on prépare un gateau)

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zenitude à bord

Lotus et Faka sont présents également,  c’est un tourbillon de festivités, nous avons du mal à savoir qui dort où mais tout ce petit monde est heureux 😀
Nous remontons tranquillement, tout en faisant une pause à Koka-Koka, les trois bateaux seuls au monde, occasion de faire un grand feu de joie sur la plage.

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Trop de filles d’un coup, c’est l’emotion!

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le lagon…

Le lendemain, l’aîné de la sister se retrouve avec une piqûre d’une étrange bestiole sur l’oreille qui a triplé de volume ( interdiction de penser à Dumbo!). Mega impressionnant (heureusement sans trop de douleur pour lui) , avec les boutons qui recouvrent le bébé, cela suffit à nous décider de rentrer un peu plus tôt que prévu vers le nord pour consulter l’infirmière. Moi qui étais si fière que la famille Green1 passe des vacances sans maux!
Plus de peur que de mal, les enfants vont recouvrer leur santé rapidement.
Le moment du départ approche , Golden Girl est aux 36èmes dessous,… vite les cousins il faudra revenir nous voir, c’était tellement chouette de vous voir, en plus, il reste une partie de whist à finir!

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et 6 de der’

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cousinade

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Les quatre saisons au Vanuatu

Nous partîmes donc des Fiji la fleur au vent, le genaker fièrement hissé, filant à belle allure (ça reste un cata mais 8/9 noeuds de moyenne on est contents ), premier départ sans mal de mer généralisé… la fête !

Évidemment, au bout de 24 h, on ressort les patchs pour madame et les enfants regagnent leurs couchettes !

Ils sont quand même sympas et assurent les premiers quarts.

Pendant l’un de ces quarts, un poisson volant se nichera dans les bras de Numerobis, notre végétarien de service… qui n’en n’avait pas besoin pour être encore plus fishphobic;)

Au niveau de nos traînes, elles cassent toutes les unes après les autres, je soupçonne notre aîné d’y aller mollo mollo sur les noeuds…on ne l’appelle pas Georges la tortue (ceux qui sont passés par les Galapagos comprendront) pour rien.

On finira par arriver quand même à Port Vila, avant l’overtime qui ici compte triple! On aura entre temps retrouvé les kways au fin fond des cales, le temps n’est pas caniculaire et plutôt humide. Pour l’opération, il aura fallu brainstormé sévère pour retrouver où on avait bien pu les caser, le bateau n’est pas grand mais les recoins sont nombreux.

Glagla et humide … Grille pain improvisé

En mode escargot pour les lignes de traîne

Nous resterons quelques jours à Port Vila, non par attrait mais par contrainte météo. Un grain s’attarde, nous en profitons pour faire des courses, le marché est top, on y a même trouvé des framboises, vite exploitées.

Marmitons aux fourneaux

Les habitants sont sympas, et nous complètement déboussolés après nos dernières escales. Ils roulent « normalement » (à droite donc) mais parlent anglais plus que français, le type n’est plus du tout polynésien, mais mélanésien, très foncé (et les yeux des enfants n’en ressortent que mieux!) et sont généralement très sympas et prévenants!

Notre petit dernier qui est notre visa d’entrée, se fera offrir plein de jolis cadeaux qui nous rendront mal à l’aise quand on connait la grande pauvreté de ce pays, mais le sourire qui les accompagne est tellement chouette…

Heureusement qu’on a les pointes avant remplies de vêtements, matériel de pèche (on abandonne l’idée peu à peu de convertir les enfants au poison) ou médicaments à offrir.

Il ne fait vraiment pas beau ces premiers jours, le dimanche, nous allons à la messe, c’est décidé ! L’assistance est à 90% féminine et si on vous dit que trois enfants étaient baptisés ce jour là, vous aurez une idée pour qui  venait les 10% restants ! Finalement, les lieux de culte sont vraiment intéressants pour découvrir les autres cultures, les chants en français et en anglais (soyons honnêtes, on ne faisait pas forcément la différence ) étaient vivants et entraînants.

Le temps ne s’arrangeant pas, nous irons explorer les environs de Port Vila et le Secret Garden sera notre étape du jour.

L’endroit retrace l’histoire des Vanuatu et de sa civilisation. Il y a très longtemps (aus yeux des enfants, en fait moins de 40 ans…), nos amis étaient encore cannibales et avaient des pratiques pour le moins…. brutales! Les enfants au retour regarderont le chauffeur différemment ! Les dessins explicites les amuseront beaucoup et ils prendront un gros coup de chaud en apprenant que le boa dont on cherchait la trace dans sa cage avait été remis en liberté le matin même !!

Classe la sculpture!

Nous profiterons enfin d’une fenêtre météo favorable pour nous envoler vers le nord de l’archipel. Les reliefs sont bas et très verts, nous essaierons plusieurs stops mais serons dissuadés par les mangroves et leurs potentiels habitants reptiliens.

Nous nous poserons sur l’île de Wala. Notre petit dernier se fera rapidement la malle en voyant plein d’amis jouer sur le ponton en face. Il reviendra de temps en temps en pirogue taille enfant vérifier que nous ne prenons pas le goûter sans lui…

Nous visiterons le lendemain l’île avec un guide improvisé mais qui connaissait chaque plante et qui me demandait de traduire tout ce qu’il disait (avec un anglais approximatif et une seule dent, je confesse avoir beaucoup brodé …!).

La partie la plus amusante fut la découverte du Marae où les morts participaient à leur façon…(enterrés avec juste la tête qui dépasse). Une étape a été évitée, l’île ayant été un repère de cannibales jusque à peu… sans doute « scary » pour les enfants d’après notre guide…j’ai un peu improvisé sur les rites d’initiation des jeunes hommes et des conséquences parfois mortelles des circoncisions.

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Cache ta joie Numerobis…

Zen, soyons zen…

Quelques morceaux de bois et des heures de jeu

Les enfants s’amuseront bien sur cette île, mais le temps passe et nous repartons pour Luganville, sur l’île de Spiritu Santo.

Nous y rencontrons Pandora, bateau avec un jeune couple et leur bébé, dont nous avions fait connaissance à Niué.

Évidemment notre fille propose de baby-sitter le petit bonhomme, ce qui ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. En effet, le lendemain, Hugo le papa passera confirmer la baby-sitter et surtout partira à la recherche d’une bague de fiançailles! Belle occasion de demander en mariage sa future femme, il fabriquera une bague de fortune avec un morceau de chandelier!

Nous remontons Spiritu Santo vers le nord, mouillons à Peterson bay à côté de Oyster Island. Les hasards du voyage font que nous tombons sur le bateau Mirabella rencontré aux Galápagos et retrouvés aux Marquises, incroyable !

Il est possible de remonter en annexe les rivières et au bout de quelques milles de jungle, un blue Lagoon s’offre à nous, superbe!

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Cristallin

Nous continuons notre remontée jusqu’à Champagne beach, la plus jolie plage des Vanuatu à notre goût, le mouillage est entre des têtes de corail, un peu chaud mais qui a le mérite de nous rendre solitaires sur ce mouillage. Les autres bateaux (peu nombreux il est vrai!) préférant mouiller sur la plage d’à côté .

Clin d’œil à parenthèse antillaise

Nous irons tester le snack de la plage, sympathique mais très long… d’autant plus que nous n’avions pas compris qu’ils attendaient les assiettes déjà servies pour les laver et apporter la suite!

Évidemment, le champagne fut de sortie le soir, 16 ans de mariage civil à fêter, toutes les occasions sont bonnes:)

La patronne du snack me proposera d’aller faire un plein à Luganville le lendemain, j’accepte bien volontiers et nous voila partis avec Greatwine et GG. Ils iront à l’arrière du truck et auront les fesses en compote à l’arrivée, 1h30 plus tard!

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La dolce vita version Vanuatu

Le paysage est surprenant, des champs à l’infini de coco alignés! A un moment, ces derniers seront remplacés par des champs de Koro (arbres à sucre) dont le fruit est réputé pour ses vertus médicinales bien comprises par les chinois qui étaient en train de construire une (et manifestement unique ) usine.

Le lendemain, nous partons pour Olry Bay, notre coup de cœur. Un mouillage dans des eaux à nuances de bleus incroyable (après plus de deux ans de voyage, nous n’en revenons toujours pas) et un village du bout du monde, francophone donc catholique ou bien l’inverse! Nous allons à la rencontre du dispensaire (poignant de voir les consultations enfants à 50 vatus, soit… 30 cents). La pauvreté nous impressionne, après prise de contact avec le père (trois prêtres pour 3000 habitants, qui dit mieux?), nous allégeons allègrement le bateau des 3/4 de notre trousse à pharmacie et de tout ce qui peut être utile.

Un des restaurants sur la plage propose des crabes de coco. Depuis le temps que j’en entends parler, je craque et en commande, tout en demandant quand il a été péché…. la blonde dans toute sa splendeur, le crabe de coco s’attrape au piège à terre évidemment! D’un autre côté, on a dénombré au moins 4 couleurs à ma chevelure ! Racines noires ou blanches, reflets roux (promis, je ne me charierai plus beau-papa) et mèches franchement blondes!

Après ces quelques jours dans ce bel endroit, nous profitons d’une fenêtre favorable pour s’approcher des îles de l’est. Nous ferons une escale sous le volcan de Aoba après avoir fait des ronds dans l’eau, enfin plutôt des bords carrés voire des angles un peu trop aigus à mon goût…

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À Maewo, nous nous arrêterons à Asanvari profiter de la jolie cascade et devrons repartir assez vite pour Pentecost, avec une nav toujours sportive en terme de vent et de houle.

On visite le village de Loletong, côté anglophone et anglican puis catholique et francophone à Latano . Dans ce dernier on a la chance de rencontrer Sylvain qui nous emmènera dans la maison communale pour une conversation super intéressante ainsi qu’avec le chef.

Ils étaient désolés de ne pas avoir préparé de Kava… sans regrets pour nous quand on sait qu’ils le font très fort et surtout dans les règles de l’art (avec mélange et partage de crachats). D’un autre côté comme ce sont les hommes qui le boivent, je me serais bien amusée à observer le capitaine voire Greatwine qui commence à jouer dans la cour des grands.

En repartant, Sylvain nous demande  si nous avons des manuels scolaires, les enfants sont ravis de participer avec leur livre recap par année qui complète le CNED en cas d’ennui 😉

Le soir, en prenant de la purée (je précise) mon implant dentaire se fait la malle! Heureusement que j’avais gardé le kit dentaire d’urgence, Greatwine était prêt à me faire mon ciment dentaire à l’epicol…

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En faisant un snorkeling, je me rends compte qu’un dudong (autrement appelé vache des mers) me suit paresseusement… Dieu que ces bestiaux sont disgracieux. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se moque de la charité! Il m’aura quand même fait une belle frayeur sur le coup.

Nous repartons de Pentecost, direction les Masquelynes. Pendant la nuit, au large d’une île, j’aurai l’émotion de voir la fusion d’un volcan se détacher dans le noir, incroyable.

On s’arrêtera deux jours aux Masquelynes, vider un peu plus (quand y en a plus…), le bateau pour une famille de pêcheur qui nous a touchés, cela nous a fait drôle de les voir habillés en 6Gone !

Nous partons pour Port Vila… la nav est atroce, vent de face, impression que tout va casser… sans parler du mal de mer qui s’incruste toujours .

A Port-Vila, grande émotion toujours sur le registre dentaire pour triple A: enfin une de ses quenotte s’est décidée à bouger, à la veille de ses 7 ans, elle pouvait. Le cri du cœur est venu de son propriétaire « dire que cela fait deux ans que j’attends ce moment »!  Depuis, il la titille sans cesse de la langue et refuse tout aliment dur… ah les hommes et le seuil de douleur…

La dernière étape de profile, nous quittons Port-Vila pour le sud et l’île de Tanna et son célèbre volcan Yasur.

Celui-ci se mérite, nous devons déjà atteindre l’île avec des vents légèrement contrariants.

Une fois arrivés, un seul mouillage possible, nous allons à terre nous renseigner, une voiture est prévue pour le lendemain 14:00, top. La nuit arrive et des trombes d’eau se déversent du ciel, nous rappelant les averses caribéennes. Sauf que présentement, cela dure toute la nuit, et là où le seau se remplissait au maximum de 5/6 cms, il débordera…du jamais vu.

Au petit jour, le capitaine ira à terre pour apprendre que la route n’est plus praticable…. nous attendrons donc le lendemain pour la visite, les habitants ayant passé la journée à colmater ce qui pouvait l’être.

Mercredi donc, le soleil est enfin de retour, l’excitation à son comble. Petit moment nerveux quand Greatwine a dû enfiler un jean laissé par un de ses oncles ainsi que prendre les chaussures de son père… je m’étais arrêtée à la taille 12 ans, et malgré ses tentatives, ça ne passait pas! Bref, grosse négociation de sa part pour éviter le ridicule mais aucune réception favorable notre part. J’ai moi même du négocier avec le capitaine pour qu’on prenne en plus des pulls, les kways des enfants ainsi que des frontales sans oublier la bouteille Thermos!

Une voiture nous attend donc, nous nous installons dans le coffre et là…. on a senti passer nos années et nos vertèbres ont eu la tremblote! 1h sur une piste guère praticable, … fallait vraiment qu’il se mérite le volcan!

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et c’est parti

Une fois arrivés sur place, l’organisation du parc prend le relais, un petit côté Disneyland déroutant (le prix l’est également…). Un groupe francophone est formé, et nous voilà tous partis à l’assaut de la bestiole.

Les gargouillis qui s’échappent nous amusent puis nous effraient, les oreilles en décompressent ! Nous sommes sur la crête du volcan, évidemment du bon côté du vent, qui va droit sur le bateau, bonjour les cendres à nettoyer (mon esprit pratique …et un brin maniaque?).

Le spectacle du coucher de soleil est magnifique, la lave commence à surgir,… un feu d’artifice en live, un peu effrayant.

Nous en prenons plein les yeux, le nez aussi (heureusement des masques sont prévus. Golden Girl le fera tomber dans le cratère, j’ai vu le moment où elle se précipitait pour aller le chercher !).

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Heureusement que nous sommes dubon côté pour le vent!
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Vous voyez le pont blanc? Le masque de GG!
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Feu d’artifice en live
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pas besoin de leur demander de sourire;)

Et là est venu le moment de grâce quand les enfants ont réalisé que les couches de vêtement ainsi que les chaussures n’étaient pas vraiment inutiles…. sans parler des frontales sur le chemin du retour.

J’avais en revanche prévu les chamallows à faire griller sur la lave… succès mitigé!!

Le retour fut tout aussi cabossé qu’à l’aller, le froid en plus mais des étoiles plein les yeux!

Nous quittons donc les Vanuatu sur cette belle aventure et expérience.

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C’est un archipel étonnant, touchant et contrasté. Nous avons hâte maintenant de découvrir la Nouvelle-Calédonie.

Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

Belle escale à niouquoi? Niué!

L’aventure polynésienne prend fin début juin avec l’anniversaire du capitaine.

Le temps est venu de dire au revoir à nos amis. Quoi de mieux que le lagon de Bora pour se quitter ?

Après deux soirées ludiques (comprendre Times’upesques), arrosées au Champagne et au vieux rhum de Julien , nous sommes prêts à partir.

Une chose est sûre, ce n’était qu’un au revoir. On retrouvera Lotus sans doute en Nouvelle-Zélande, Zingaya sur les plages normandes sans oublier nos voisins de Fakarever ici (ah ah) ou ailleurs.

Une dernière sortie en dérivante dans le lagon de Bora est organisée, les raies nous offriront un joli ballet d’adieu…

Nous partons enfin, en passant quand même déposer la robe (puis le slip histoire de faire durer le plaisir) oubliés par Violette sur le bateau!

Le vent s’annonçait guilleret, il a fait flop à peine sortis du lagon… 24 h avec un vent à 5 noeuds, je vous laisse imaginer la déprime à bord. Heureusement , progressivement le vent s’établira autour de 15 noeuds, le parasailor a été notre ami pendant quasiment toute la navigation, parfait ? Oui, à un détail près, la houle de travers qui nous mettait le cœur au bord des lèvres, cela aurait été trop facile.

Les habitudes de traversée sont vite reprises, on apprécie la présence des enfants qui assurent les premiers quarts, voire en abusent , entre la musique et les séries, le temps passe beaucoup plus rapidement.

Avec le capitaine, on se relaie le restant des nuits, la lune sera une belle compagne qui nous éclairera , seuls quelques grains viendront s’immiscer et une tempête sera évitée par le capitaine grâce au radar.

Ce dernier étant bizarrement toujours éteint quand je prenais mon quart… message subliminal pour m’encourager à rester éveillée? En fait je mets un minuteur sur 10’ minutes…m’endors… bip bip…coup d’œil circulaire…me rendors et limite récupère mon rêve …bip bip..

Ce qui fait que les enfants voire le capitaine, ressentent le besoin régulier de tester ma fiabilité et sont persuadés que je ne fais que dormir pendant mes quarts…Forcément la probabilité de tomber pendant mes phases d’éveil sont à peu près nulles.

Niveau poisson, une belle dorade se fera la malle, dommage mais l’idée de jouer à la bouchère avec cette houle ne me tentait pas plus que ça.

En arrivant à proximité de Niué, il semblerait (5 témoins l’attestent) que nous ayons croisé une baleine… ne peux me prononcer, je n’ai rien vu et suis un poil vexée. Cela fera de l’animation car au niveau bateaux, on n’en a croisé aucun!

Nous voilà donc à l’approche de Niué pour une jolie escale de 3 jours. De loin on dirait une crêpe culminant difficilement à 45 mètres, ou plutôt un pancake, n’oublions pas que nous entrons dans la partie anglo-saxonne du Pacifique.

La navigation aura quand même duré 9 jours, sachant qu’on a fait durer le plaisir jusqu’au bout en faisant des ronds dans l’eau devant l’île la dernière nuit, ne voulant pas tenter le diable sur l’arrivée rocailleuse. Quand on aime… on compte un peu quand même surtout les enfants mais on ne joue pas sur la sécurité !

En fait les bouées posées par le Yacht club (le plus petit au monde ) sont sécurisées et l’arrivée de nuit y aurait pu être envisagée.

Il n’y a que ce mouillage qui est autorisé avec une quinzaine de bouées (quand l’ARC passe, l’accès à Niué est tout simplement refusé, faute de places !), on a donc eu de la chance de passer juste après la flottille. Ce qui fait d’ailleurs que nous étions le 45ème bateau de la saison.. autant dire que ça ne se bouscule pas au portillon. D’ailleurs nous n’étions que 3 ou 4 bateaux au mouillage . En revanche les dauphins sont bien présents , une trentaine au moins nagent autour du bateau au mouillage, magique.

Il est interdit de laisser l’annexe sur le quai, obligation de la treuiller et la déposer sur un parking… opération Rock & Roll quand on n’équilibre pas bien les masses et que l’embarcation se retourne sous le poids du moteur!

Nous sommes arrivés un samedi , soit en overtime pour les autorités que nous contactons par VHF. Ils nous donnent rv sur le quai . Un seul officier nous attendait, tout a été expédié en qq minutes! Il a eu la gentillesse en plus de nous déposer au Yacht Club en voiture. Nous en profitons pour déposer pas peu fiers, notre petite poubelle de 30 litres pour 9 jours, un record ! Nous portons particulièrement attention à ne pas abuser du plastique et autres pollueurs de mers et de terre. En plus, on a moins l’impression d’arriver en tant qu’invités dans des endroits fabuleux et d’apporter en cadeau plastique, conserves et autres déchets sympathiques .

Les bouées sont peu chères, à 20$NZ… mais pour cela encore faut-il trouver un moyen de les régler! Pas de distributeur dans l’île et la banque n’est pas ouverte le week-end évidemment. L’agence de location de voiture acceptera de passer la transaction sur une somme plus importante et nous rendra le surplus en monnaie. Ouf, nous allons pouvoir déjeuner et prendre connaissance de nos emails.

Le tour de l’île est chouette mais nos vertèbres ont vite regretté de ne pas avoir pris une voiture avec suspensions, des ornières et des nids de poule tous les 2 mètres …fatiguant surtout que la conduite se fait à gauche, les réflexes de Monsieur sont mises à rudes épreuves mais il s’en sort parfaitement .

Les fonds sont réputés pour être les plus clairs au monde et visibles à plus de 100 m, je confirme à 100%, impressionnant. Ce qui est également le cas de la prolifération de méduses aux filaments baladeurs et invisibles à l’œil nu. Moi qui était trop contente de me baigner après 9 jours de nav, suis rentrée dare dare au bateau, à la grande surprise de l’équipage pensant avoir 45 minutes de liberté devant lui. Heureusement l’antihistaminique a fait effet relativement vite, mais les deux heures sont restées éprouvantes. Comme dit charitablement Numerobis à propos de l’acné de son aîné, on pouvait lire en braille sur tout mon corps (je nage manifestement la bouche bien ouverte, j’en avais plein les gencives !).

L’attrait de Niué se situe principalement sur les côtes et son relief volcanique : plein de grottes (« caves » en anglais, le capitaine salivait à l’idée de remplir les cales de bouteilles, bonjour la cruelle déception!!) et de piscines naturelles formées dans la roche bien coupante… Numerobis y a laissé ses tongs et se souviendra longtemps d’un retour de treck.

Les randonnées pour les atteindre sont bien balisées et relativement courtes, parfait pour dégourdir les papattes et se rafraîchir (l’eau nous semble glaciale).

syn

Entre l’anglais, le resto indien (grande première pour les enfants qui ont adoré), la conduite à gauche et les produits NZ, on a l’impression d’aborder un nouveau virage dans le voyage, et ce n’est pas pour nous déplaire que nous quittons nos repères franco-polynésiens.

Bref, ce fut une escale bienvenue bien que pluvieuse , et appréciée, transition parfaite pour les Tonga.

Numerobis me charge en bon caliméro que lui aussi a fait le saut de l'ange mais que sa maman n'a pas sû saisir l'instant...

 

 

Bilan des 2 ans, le matériel : l’utile, le nécessaire, l’indispensable, le confort et le reste

Vous imaginez bien que nous sommes partis avec une quantité impressionnante de matériel, d’autant plus que nous avions fait partir une caisse de France.

la paeltte de droite contient les outils...

Nous avions glané sur les forums des listes excel pour à peu près tout. Nous vous proposons un bilan de ce qui aura servi et du reste !

Vêtements et chaussures :

  • Chaussures de marche : totalement inutiles jusqu’à présent tout comme les bottes de pluie et les cirés. Prévoir de bonnes baskets pour les randos ou des nouilles (moches mais pratiques selon les polynsésiens)
  • Nous avons utilisé deux fois les vestes et pantalon de quart dans les caraibes.
  • Pulls, polaires, pantalons : pareil, très peu utilisés. Une  polaire pour les quarts de nuit mais pour le reste…

En  matériel cuisine : Lors du premier mois, nous avons cassé quasiment tous les verres et les assiettes, nous sommes passés vite fait au plastique-mélaminé, moins chic mais tient le choc !

  • Tupperware : le turbochef et le speedychef : excellents quand on est justes en électricité
  • Machine sous vide : parfait pour conserver les aliments plus longtemps (fruits et légumes ainsi que viande). Nous l’avons beaucoup utilisée pour mettre sous vide les paquets de farine, sucre et autre afin d’eviter tout invité indésirable à bord….
  • Yaourtière : super, notamment pour les enfants. On peut également s’en passer et faire les yaourts avec une cocotte ou les oublier dans le four sur la lèche-frite remplie d’eau pour la nuit.
  • Cocotte-minute : totalement inutile et encombrante  à mon gout, l’ai vendue à Papeete sans regrets.
  • Couteau à effiler et aiguiseur : top pour le poisson.
  • Machine à expresso : beaucoup d’hésitation au moment du départ, finalement nous n’en n’avons pas pris et avons opté pour une cafetière à piston. Les batteries du capitaine nous remercient !
  • Sodastream : pareil, grosse dilemme. On trouve de l’eau gazeuse facilement partout et on s’en passe. Le principal souci est de trouver les cartouches de recharge en gaz qui ne voyagent pas en avion ou ne sont pas toujours compatibles ! Donc, sans regrets.

Electronique-Informatique :

Tout comme ce qui est électrique, la durée de vie est fortement diminuée avec les embruns et l’humidité. Les batteries prennent cher, et gonflent facilement. Prendre des spares ainsi que des câbles de recharge.

  • Un PC  (en cas de famille sous cned, un deuxième n’est pas du luxe…)
  • Des disques durs (en prévoir plusieurs à protéger dans des sacs congélation)
  • Lecteur CD (pour le collège CNED)
  • Plastifieuse : utile mais non nécessaire, en particulier pour protéger les paipiers du bateau, plastifier des jeux effaçables, faire des cartes de visite,…
  • Téléphones avec coques étanches indispensables

Photos/Vidéos

  • GoPro : nous avons une, qui a pris l’eau (bien que soi-disant étanche)… nous avons dû la renvoyer pour réparation depuis la Martinique. Les photos ne sont pas forcement tops. Penser à prendre le caisson étanche pour des photos sous-marines.
  • Drone : on adore, cela donne des photos spectaculaires, coup de cœur familial. Ca tombe bien , on nous en a offert un magnifique lors de notre départ, merci encore les amis et la famille.
  • Appareil photo : nous avons un reflex qui n’a pas supporté l’humidité. Nous utilisons beaucoup nos téléphones
  • Penser à prendre des piles rechargeables, prises 12V…
  • Nous avons des lampes d’ambiance rechargeables et solaires, chouette pour les apéritifs avec une enceinte Bluetooth !

En matériel de jeux nautiques (en dehors des palmes-masques-tubas ) :

  • 2 paddles : les enfants s’amusent bcp avec, en revanche, un seul suffit amplement. Nous avons vendu très facilement l’autre à Tahiti 
  • un canoé biplace gonflable : très peu servi, surement plus adapté aux familles avec des enfants en bas-âge. Comme il prenait beaucoup de place, nous l’avons vendu à un équipier d’un bateau qui cherchait à être un peu indépendant !
  • une bouée tractable : peu utilisée au début du voyage, très prisée dans les eaux polynésiennes, fait la joie de petits et grands.
  • Ina-I-Tak nous a offert une énorme bouée trampoline on a beaucoup apprécié les apéros dessus aux Marquises, mais avons dû nous en séparer pour laisser de la place au parasailor…la raison l’aura emporté…
  • Wake-board : acheté à Tahiti, très sympa et plein de bonnes sensations !
  • Nous avons une voile de planche à voile gonflable, sympa mais il faut une planche avec dérive ou un père sympa qui vient vous récupérer en annexe !
  • Bouteilles et matériel de plongée : en dehors de l’activité, s’avère nécessaire pour récupérer les objets fugueurs ou dénouer les fils de pèche coincés dans l’hélice ! Une lampe torche étanche est également utile ainsi qu’un bon couteau. Le capitaine ne se sépare jamais de son Letherman.
  • Evidemment, des lignes de traine sont indispensables, est-il nécessaire de le préciser?
Plus on est de fous, plus,…

Autres objets

  • Hamacs : non nécessaires mais sympa pour la sieste
  • Douches solaires : pas très utiles dans les eaux chaudes !
  • Moustiquaires : inutiles, il y a très peu de moustiques au mouillage, seulement en marina.
  • Spot halogène : indispensable pour se faire voir des autres bateaux en cas de pépin et pour rentrer chez soi le soir en annexe ! Les lampes frontales sont également parfaites pour cela.
  • Diable pliant : nous n’en n’avons pas pris mais peut s’avérer utile lors des pleins de courses !

Pour la caisse à outils, je laisse le capitaine prendre le relais dans un autre post !