Dernière grosse nav de 6Gone (Nouvelle Calédonie-Nouvelle-Zélande), ou de l’art de choisir ses équipiers

Nous quittons avec émotion Nouméa, sous un vent bien présent, rien que le plein d’essence nous donne des sueurs froides.

Nous faisons la veille le tour des formalités, après avoir être attendu 3/4 h nos équipiers…ça commence bien!

Le lendemain matin, samedi 23 nous les récupérons (sans ce qu’ils avaient prévu d’apporter,…c’est pas grave!), nous disons un dernier coucou aux copains: au revoir l’équipage -féminin-d’ Anatole et encore merci pour tout!! Les 6truckers nous rejoignent pour un départ en cotillons et nous voilà prêts à partir.

Nous entamons la traversée sur des chapeaux de roue, près très serré, 8 à 9 noeuds de moyenne pendant 48 heures, ça dépote… tournée de patch generale ! tellement fort que notre équipière laisse en plan les lasagnes et part baptiser le seau, nous ne la reverrons presque plus pendant 24 h, le temps d’ailleurs pour elle de commencer un autre plat et le laisser aussi en plan… Bon, on sent le côté bien fiable du personnage non? Les vagues déferlent même dans le cockpit arrière, la houle est énorme et cassante.. le pied …bien salé !

L’équipage, dans l’ensemble est tout en nuance allant du blanc lavabo au gris cadavre.

Le lendemain, le deuxième équipier se cassera l’orteil en butant contre la porte d’entrée, le doigt etait à la vertical des autres…

Bref, les enfants au bout de quelques jours nous interrogeront tour à tour sur l’utilité réelle des équipiers qui leur échappe totalement et nos réponses évasives ne les rassureront pas. C’est vrai qu’on y avait pensé à eux surtout pour les quarts de nuit et pour apprendre aux enfants à s’améliorer en cuisine… bon, le capitaine les sent moyen en terme de fiabilité pour les quarts et préfère leur laisser la barre quand le jour paraît et … malheur, ils n’aiment pas la pâtisserie ! Quand ils font leur quart, le capitaine veille quand même sur la tablette, et moi j’enrage quand ils ne pointent pas leur nez à l’heure dite, après qq heures de quart, la patience a ses limites! Bref, inutile de préciser que chez 6Gone, on sait choisir les vainqueurs!

Ces derniers veulent absolument pêcher, au bout de 3 jours la mer se fait plus calme, on leur met la ligne, qu’ils contemplent toute la sainte journée.

On avance bien grâce à notre routeur Bob qui nous envoie des mises à jour régulièrement sur Iridium. Pour ce voyage, il nous a été vivement conseillé de faire appel à ses services, ce que l’on n’a pas regretté.

Le quatrième jour fut jour de recup. Gnocchis, burgers,…les stocks d’huile et de beurre partent à vitesse vertigineuse … ce que l’on consomme en 2 mois partira en une semaine… sans aucune exagération je tiens à préciser. Et, que dire du sel ? Heureusement que mes diététiciennes de sœur et belle mère n’étaient pas là, elles nous auraient fait une syncope. On déjeunait en épongeant discrètement les surplus des hachis et des pâtes!

Précisons que tout ce qui était frais, viande et charcuterie devait disparaître avant l’arrivée NZ. Autant vous dire qu’entre le foie gras, les confits de canard les charcuteries et autre bon fromages, c’était réveillon à bord avant l’heure…mais toujours pas de poisson au grand désespoir des équipiers au palais fin, très fin. Notre eau issue du dessal et minéralisée ne leur plaisait pas, ils ont fini tous les citrons pour atténuer le goût…. des aventuriers vous dis-je! Bon, ne parlons pas du manque de petites herbes fraîches dans la cuisine, cela nous rendait notre ami tout chafouin… on n’en demandait pas tant. En revanche gros sel et fleur de sel? Apparemment pas de différence pour eux;)

Nos stocks se videront comme par magie, le sec compris, apparemment ils n’avaient pas compris que seul le frais devait disparaître… champions toute catégorie!

On vous laisse deviner la gestion de l’eau, à chaque fois qu’ils commençaient à cuisiner on avait l’image dans la tête les heures de dessal qui allaient suivre sans parler du gaz (ben oui, faut préchauffer, on va pas entrer le pain comme ça, non mais oh) ni de la gestion des stocks de nourriture en général (ma poudre d’amande et la farine de sarrasin mourront dans des préparations dont la valeur ajoutée nous échappe encore… tant pis pour la tarte amandine de Numérobis qui nous faisait tant saliver)! Bref, on a eu beau expliquer de toutes les manières diplomatiques possibles, ils nous répondaient « oui oui » gentiment à chaque fois, mais avaient un peu de mal à percuter, le mal de mer sans doute…

Ne soyons pas bégueules, les gnocchis fait maison comme les brioches furent appréciés. Elles étaient magnifiques visuellement, au goût, il semblerait que la recette qu’on fait en 10’ soit meilleure et surtout plus aérienne…, parfaitement ingrat quand on sait que la pate a été pétrie pendant 45’ avec une plaque de beurre de plus!

préparation de raviolis aux épinards
le laminoir pour faire les pâtes fait des émules

La traversée continue, la mer est presque d’huile comme jamais on n’aura vu, des dauphins s’amuseront entre les coques, magique. On voit d’ailleurs de gros sacs flotter entre deux eaux , du plastique en NZ? Impossible, ce sont des méduses absolument énormes!!

magique!

Juste avant d’arriver, nous récurons nos semelles et tentons le laver le fond de l’annexe.

Terre en vue!!!

Le matin de l’arrivée, l’équipière est prise d’une rage de dent, nous sommes dimanche, la douane passse mais la biosecurity nous demande d’attendre lundi… bon, ben quand on est motivés…on a réussi à les convaincre de débarquer notre fine équipe, on ne saura jamais qui étaient les plus soulagés !

Nous attendrons sur le quai de la quarantaine tranquillement et en nous reposant… la marina nous ayant accueillis avec un petit sac plein de douceurs dont une fiole de whisky, ah ils connaissent nos marins de maris!

A bord, un seul cahier des charges règne désormais pour la cuisine: sans gras, sans sel et surtout sans chichis, le plus simple est le meilleur.

Pour conclure sur notre expérience d’équipiers, on était content pour triple A qui avait trouvé des adversaires à sa hauteur en bonne paie, pour le reste … à propos de « bonne paie », étant habitués à faire confiance, nous leur avions dit pour faciliter les choses qu’ils pourraient payer leur participation aux frais une fois arrivés… mal nous en a pris!

Après « réflexion » (oui, vous avez bien lu) la fine équipe a estimé ne pas avoir «mangé et bu » pour les montant que nous avions convenu ensemble (on n’a rien inventé et proposé ce qui était généralement utilisé), et ont décidé de n’en payer qu’une partie… la classe à Dallas!! Ils n’ont même pas réussi à appliquer leur propre estimation, des erreurs de multiplication aussi grosses,.. ça fait mal au cœur. Encore plus dur à digérer que leur plat, c’est vous dire! Bref, nous craignons que le temps ne puisse rien à l’affaire pour eux comme dirait l’ami Georges…

Cela nous permet d’avouer maintenant que nous avions mis nos mauvais leurres de pêche, les enfants ne voulant surtout pas de poisson et de notre côté nous voulions vider d’abord nos stocks!! Rien qu’à les revoir contempler des heures durant la ligne nous fait notre journée en rire, ce sera le running gag de la famille 6Gone!

Le lendemain, la visite de la biosecurity passe comme une lettre à la poste, seule une boîte de lentilles et 3 morceaux de bacon partiront, mon poulet surgelé passera, il était encore sous emballage et made in Kiwi!

Arrivés!!!

Nous profitons de la jolie marina, retrouvons Pascal sur Brûle-vent avec qui nous avons fait la traversée, encore mort de rire en revoyant la tête de nos équipiers en arrivant, il ne leur trouvait pas l’air bien vif entre l’un clopin-clopant et l’autre sous rage de dent! Le malheur des uns fait …

Pendant que les grands débriefent, fish’n chips et burger sont attendus par les jeunes

Mardi, nous louons une voiture afin d’aller explorer le cap nord, mais était-ce vraiment une bonne idée de s’enfiler 7 heures de route après 8 jours de nav enfermés?

L’aller est houleux dans tous les sens du terme, à l’intérieur comme à l’extérieur, au bout de 3h30 de voiture, 4 pauses pipi pour triple A, des frayeurs quand on serrait trop à gauche,… enfin nous arrivons au Cap Reinga. Magnifique, plein de jolis sentiers.

Nous filons ensuite pour les dunes de sable, totalement dépaysantes dans ces paysages irlandais, les enfants se défouleront bien et surferont les dunes des heures durant (la remontée est littéralement épuisante!)

Comment cela j’ai le pas lourd? Je sors juste d’une semaine de nav!
c’est pas le tout de descendre,…

Le retour par la route est superbe, le soleil perce, effet garanti !

Mercredi nous retrouvons Lotus au mouillage à Pahia . Un sentier des douaniers nous y mènera, 6 kms parcourus pour une bonne glace à l’arrivée ! Nous retrouvons nos amis en pantalon et polaires, et nous… encore en mode Caledonie, short et polo! Trop sympa de les revoir après 6 mois!

Nous tentons un retour en stop totalement loupé, à part des coucous des conducteurs, personne ne nous prend, on est bon pour le taxi.

Souriez les enfants, sinon, ils ne nous prendront jamais!

Jeudi matin, nous voyons arriver Manevai que nous avions quitté au Panama, nous sommes hallucinés de les voir!

Les retrouvailles seront courtes, nous partons pour explorer la baie des îles avec Lotus et devons descotcher les enfants du salon wifi de la marina, ils commencent à prendre racine!

Bien nous en a pris, les îles sont toutes plus belles que les autres et les sentiers incroyablement bien entretenus! Pour y arriver, nous nous mettons en mode régate, il y a plein de bateaux, le vent est comme il faut, on se croirait dans le golf du Morbihan en plein mois d’août !

sportive la nav ici

En promenade sur Urupukapuka, nous sommes admiratif de l’entretien des sentiers, on en est à offrir un cadeau pour celui qui trouve un détritus!

Seuls les moutons laissent de nombreux, très trrrrrrès nombreux selon triple A, souvenirs !! D’ailleurs de voir toutes ces bêtes me prend une violente envie de tonte… les garçons y passeront, on a maintenant de quoi tricoter un bon pull.

oh quelle est fraiche!!

La température est variable, frais le matin (merci esploristo pour les duvets) mais très agréable dans l’après-midi. Je me risque à la baignade, ça pique mais au bout de 5 minutes ça passe … autant dire que les ti’punch ont vite switché en grog!! C’est notre arme de dissuasion auprès de triple A maintenant quand il rechigne à travailler, diabolique!

grand fou!

Bref nous passons de belles journées à nous promener dans ces belles îles, avec à l’arrivée des glaces quand je n’oublie le porte-monnaie …

Dimanche, de Oakahu on arrive sur l’île de Moturua. Lotus nous a vendu des dauphins et des moules à profusion…et moi, les moules, c’est mon moteur !! Bon, courage pas de dauphins ni de moules à l’arrivée, pas faute d’avoir essayé, on a eu les bulots et les bigorneaux à la place!!

Allez, on vous laisse, suite des aventures très prochainement.

les enfants jouent pendant que les grands crapahutent
A la pêche aux moules, moules,…

Départ du caillou pour la Nouvelle Zélande

Quelques mots pour vous annoncer le départ de 6Gone pour la Nouvelle-Zélande, dernière grande navigation pour nous, environ 1000 miles.

Vous l’aurez compris, nous avons beaucoup apprécié cette jolie escale, les enfants en partent avec des semelles de plomb, c’était tellement sympa de se faire plein de nouveaux amis.

Nous avons revu la famille des 6globetrukers, les effets 6gone avaient sévi avec la mise en place d’un tableau des corvées (ou des services selon votre statut d’enfant ou de parent). Bon, quelques réglages à faire mais, a priori ça marche. Le second effet fut le passage chez le coiffeur des deux garçons!!! Je ne suis pas allée jusqu’à proposer mes services… faut pas les traumatiser non plus.

La poule que triple A aurait bien embarquée à bord

Pas de jaloux, chez nous aussi le bateau s’est fait une beauté, nous l’avons sorti de l’eau pour l’antifooling. Une grosse frayeur quand le tracteur qui nous a levé a calé…. il a fallu qu’un deuxième tracteur vienne à sa rescousse… ça retenait sa respiration sur 6gone!

Le capitaine s’y est collé pour le grattage et la peinture, Nicolas l’ assisté, super sympa…si c’est pas un bon copain? Le soir, plus besoin d’expliquer aux enfants la notion de gueule noire….

Vite une douche!

Pendant que le bateau était en chantier, Olivia et Benoit (presque de la famille, puisque belle-soeur d’une cousine!!) nous ont prété leur bateau qui était à la marina de Port du Sud, adorable et même pas dépaysant sur un nautitech de la même taille que le notre, encore merci!!

Une sortie en mer avec une famille de 6 histoire de prendre un peu l’air, s’en suivra ainsi que de nombreux diners et apéritifs. Tout va bien, les gréments sont révisés également, le bateau est impeccable,nous sommes prêts à partir!!

Numérobis, dont on avait prévu en cadeau d’anniversaire le niveau 1 de plongée, a switché pour un baptême en avion (avec doubles manettes) au dessus du lagon avec son ami Arthaud (Greatwine, pas fou, servait de photographe)… impressionnant de voir ce minuscule coucou décoller….surtout, qu’ils ont fait un échange de copilote en vol!! Vol génial, pour la vue, malheureusement un nuage de fumée venant des incendies d’Australie a créé une brume, dommage mais le virus a pris… (nous voilà bien… finalement la plongée semble plus abordable et pratique)

Et nous, on peut voler aussi avec vous?
jaloux nous? à peine

Après toutes ces jolies semaines, nous voyons enfin une fenêtre météo et décidons de lever l’ancre. Nous partons accompagnés d’un couple qui cherchait à aller en Australie (à peu de choses près, on ne sera pas loin!!), première expérience d’équipiers pour nous. Le prêt de la cabine est passé plus facilement quand les enfants ont appris qu’ils étaient cuisiniers… autant joindre l’utile à l’agréable!

Des nouvelles à notre arrivée, d’ici là, vous pouvez suivre notre progression sur le tracking sur le site (Où est 6gone?).

Adieu jolies tortues

À la Une

Treize à la douzaine ou ….plus on est de fous à Lifou! (îles de la Loyauté – NC)

Nous finissons notre dernier week-end de Septembre à Nouméa invités par une famille tourdumondiste (sixglobetruckers), en camion cette fois, venue s’installer sur le caillou, avec laquelle nous avions échangé sur un groupe facebook. Coïncidence amusante, ils ont fêté leur départ eux aussi le 1er avril 2017! Le thème du diner était « familles de 4 enfants», avec un total de 16 jojos ! Même pas peur dans leur très belle maison, on ne s’est rendu compte de rien ! En partant, nous leur lançons une invitation à venir nous rejoindre sur les iles de la Loyauté, invitation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, surtout que nos enfants ont quasiment les mêmes ages.

Nous quittons Nouméa, difficilement car les enfants se plaisent bien, et nous faisons connaissance de plein de familles sympas, nous apprécions beaucoup cette escale. Direction les iles de la Loyauté, en s’arrêtant ici ou là, en fonction de la mer et de la météo. En effet, nous sommes contre le vent, les navigations ne sont pas simples. Nous nous arrêterons au phare Amédée ainsi que dans la baie de Prony.

On n’est pas un peu limite en poids maman?
A quatre, il semblerait que cela avance plus vite…étrange non?

Nous arriverons enfin à Lifou au bout d’une petite semaine, pas mécontents de découvrir cet archipel que nous avions croisé mais zappé en arrivant en NC, l’escale ne pouvant excéder 72h vis-à-vis des autorités.

L’objectif premier sera de trouver un restaurant à la hauteur de l’évènement du jour, l’anniversaire de notre ainé, Greatwine, 14 ans déjà ! Nous faisons un premier arrêt à Wé, en mouillant à l’entrée de la marina, gloups, bonjour les rouleaux qui nous mènent droit sur les cailloux… on serre les fesses et débarquons à terre. Nous avons repéré un restaurant, le Petra Sun, de l’autre coté du village qui s’avère être très étendu … plus de 3 ou 4 kms pour l’atteindre, une petite voiture de loc avec un couple de Français nous prendra tous les 6, supers sympas ! Le soir, notre ado pourra souffler ses bougies sur un framboisier improvisé.

14 ans….où sont les gauloises?

Au retour, on trouvera de quoi faire un approvisionnement de fortune, la famille des 6globetruckers arrive bientôt ! Ensuite, nous partons visiter les fameuses falaises de Jokin, vertigineuses, avec une incroyable visibilité et de magnifiques coraux.

Dimanche arrive, nous nous rapprochons de Xepenehe où les 6 nous rejoignent, les sacs remplis de fromages, charcuterie et vins…. on s’est bien trouvés !

…5 et 6…le compte y est!

Nous quittons le mouillage pour la très jolie plage de Kiki Beach, atteignable depuis la terre après une randonnée de 2 h, ou seulement ½ h en bateau, les garçons suivront en Tiwal. La journée passe vite, le mouillage est top, que demander de plus ?

cours improvisé sur la pose d’une ancre

En attendant que les enfant finissent de diner, nous nous rendons compte avec Johanna que nous avons usé nos fonds de culotte (d’uniforme qui plus est) sur les mêmes bancs : deux ans en commun dans le même lycée avec quasi les mêmes profs, chevalier Bayard en garde encore des souvenirs émus!

Les installations pour la nuit commencent, une coque est occupée par les 5 garçons et un couple, la seconde avec l’autre couple et les 3 filles. Les garçons se retrouveront tous dans le carré et dans le cockpit, notre ainé ayant fait le vide dans sa cabine par la grâce de ses ronflements…

A 3 h du matin, réveil avec le sentiment d’être dans le tambour d’un lave-linge, grosse, voire très grosse houle d’ouest, on se balance de tous les côtés, et là…. le seau est baptisé par quasiment toute la famille Trucker !! Ambiance, ambiance…. On décide de se mettre à l’abri dès potron-minet à quelques miles de là sur un mouillage repéré par le capitaine à Drueulu dans la baie de Santal. L’endroit s’avère parfait, jolie plage déserte, beaux coraux, nos amis reprennent des couleurs ! Nous en profitons même pour aller faire du snorkeling sur l’aquarium du dentiste très surprenant  affleurant au beau milieu du lagon, superbe et impressionnant. On réussira même à toper la camionnette du boulanger, un énorme pain Marmite tiendra deux bons jours.

Avec 1/8eme dans la main, on vous laisse imaginer le reste
Quand on doit faire l’appel, on sort le drone!

Il est temps d’envisager notre première nav de nuit, le père de la vice-capitaine doit arriver le jeudi à Ouvéa où un échange de passagers doit avoir lieu.  La nav est au près serré mais les membres de l’équipage résistent bien, nous arriverons à l’entrée de Ouvéa, au mouillage de Mouly. Les hommes iront à la grande chefferie faire coutume avec un coupon de tissu et un billet de 1000F.

Parée pour la coutume

Le lendemain, nous nous rapprocherons de l’hôtel Paradis, sur la belle plage près du pont de Lekiny.

Un tiwal se promène dans des eaux… cristalines

Nous devons organiser les départs et arrivée de nos passagers… Après moultes appels, il semblerait qu’il n’y ait plus de places dans les avions pour Nouméa ou Lifou pour notre famille… On leur propose donc de rester tout en se demandant comment le grand-père réagira à cette invasion! Nous devons d’ailleurs organiser son arrivée de l’aéroport, nous téléphonons à l’ile entière pour nous entendre dire qu’il n’y a plus d’essence sur l’ile… Nous commençons à repérer la route qui mène à l’aéroport, pas tout proche non plus, surtout avec des valises…

Un taxi nous propose de garder le peu d’essence qu’il lui reste pour nous. Ouf, presque sauvés ! Le jour même, impossible de le joindre, sa messagerie est pleine… Zen, restons zen….

 On réussira à s’arranger, les hommes partiront chercher le « vieux » comme l’appelait le taximan  tout en faisant coutume auprès de la deuxième chefferie et surtout le plein de nourriture . Oui, j’avoue avoir eu un moment d’angoisse en ayant constaté le vide sidéral du frigo et du congélo pour imaginer les repas à  13 pendant 3 jours !!

Un tout petit peu chargés entre les courses et les valises
Joie à bord!

Tout ce petit monde tiendra finalement bien, Greatwine cèdera la cabine, les 5 garçons occuperont le carré et le cockpit, leur galanterie – spontanée est-il besoin de le préciser- les ayant fait céder leur cabine au GP !

Nous partons tous les treize vers le nord, sur les pléiades. L‘arrivée est tardive, ce qui fait que le soleil n’est pas au zénith pour surveiller les patates de corail qui pullulent. Grosse frayeur en tentant de poser l’ancre sur un petit espace dégagé à 30 m de gros cailloux… le frein du guindeau lâche et déballe toute la chaine… heureusement le capitaine a gardé son sang-froid, je ne faisais pas la fière. D’autant plus admirable que voulant l’aider à trouver un passage entre les mines, chacun lui donnait des consignes totalement contradictoires…. Le mouillage est très rouleur, on repartira bien vite se mettre sur la belle plage de Lekiny avant d’envisager le retour sur Lifou. Ce dernier sera fait également de nuit, avec en pleine mer une vingtaine de dauphins venus nous accompagner, magique !

On n’arrive pas à compter les dauphins
Pas trop dur Nicolas le matelas?
Le capitaine prend le large
Transport de groupe

Les quarts passeront bien vite avec toute cette main d’œuvre, Nicolas profitant de son temps libre pour préparer des scones pour le petit dej… rien qu’à l’odeur, l’équipage salivait. Le monsieur étant pourvu d’une multitude de talents, il prépara également des burgers entièrement maison pour tous… la classe !

Commande de burgers lancée
Tout le monde met la main à la pâte

Le CNED continuant toujours pour nos pauvres enfants, nous avons pu partager des moments de solitude notamment quand Numérobis, après un petit quart d’heure, m’annonce fièrement avoir terminé ses deux séances d’histoire. Un peu surprise, je lui demande sur quoi cela portait. Facile, sur Bruges maman. Ah, et c’est situé où mon grand ? Ben, dans le nord de la France…  Nicolas mort de rire (précisons au passage sa nationalité belge…), rapporte à notre ainé notre conversation qui, méprisant balance à son frère : et boulet, t’as rien compris, Bruges, c’est à côté du Havre, banane !!Bon, on va tout reprendre depuis le début les gars…

Lequel est le plus dubitatif?

Arrivés à Lifou, nous retournons aux incontournables falaises de Jonkin, Nos amis trouvent une voiture et de quoi se loger au dispensaire. Rendez-vous est pris le lendemain pour visiter ensemble l’ile coté terre.

Nous commencerons par la grotte du diable accueillis par l’inénarrable Albert. Celui-ci nous fait un rapide briefing, précisant que des rites cannibales avaient lieu sur ces terres. En plaisantant, nous lui demandons si cela perdure, il répond évasivement « on n’en parle pas trop »… ah, et comment ils font ? « on va dans les cimetières…. », du lard ou du cochon ? on ne saura jamais mais on notera avec attention la présence des cranes et des ossements présents dans la grotte.

Et donc, on se sert dans les …cimetières?
Visite de la hutte d’Albert
3 crânes sont présents sur cette photo

Ensuite, direction la fête de la vanille dans le sud de l’ile, qui ressemblera plus à un déjeuner de fin de kermesse , on ne verra pas beaucoup de gousses de vanille ! Nous finissons sur la très jolie plage de Luengoni, sable fin et cocos ! C’est ici que nous ferons nos adieux aux 6truckers.

Le bateau semble soudain très calme et dépeuplé à 7 ! Nous partons pour Maré mais abandonnons l’idée, le vent est contraire, la houle désagréable, allez, hop direction Ile des pins, après un stop de récupération baie de Prony. Arrivés sur l’ile des Pins, nous en prenons plein les yeux, l’ile est d’une grande beauté.

Après un déjeuner revigorant dans un snack, le grand-père propose de monter sur le point culminant de l’ile. Nous ne sommes pas du tout préparés (avec la grosse glacière decathlon, en tongs et sans eau), mais personne ne moufte ! Occasion pour nous de constater qu’ado ou « sage », la vitesse de marche est la même…. Le point de vue vaut le coup, une forêt de ….pins -évidemment- s’étale sous nos yeux, jolie récompense après 1h30 de grimpette.

la glacière touch

Le lendemain, nous faisons le tour en pirogue pour aller jusqu’à la piscine naturelle de la baie d’Oro. Notre chef de pirogue a mis du temps à sortir la voile, mais une fois hissée, nous goutons avec plaisir cette jolie traversée, accompagnés de dauphins. Les rochers font penser à la baie d’Along, les couleurs sont difficilement qualifiables, un dégradé de bleus, de transparence… on adore. Le plaisir fut prolongé par un déjeuner au Méridien, on a savouré notre chance!

Quand on ne veut pas mouiller les chaussures…
Along ou les Pins?
Le dessous des photos….
Le résultat

Samedi, le troisième jour, nous avons loué une voiture pour faire un tour au marché, visiter la grotte de la reine Hortense, ainsi qu’une autre dont le fond était tellement transparent que Greeatwine ne croyant pas qu’il  y avait de l’eau fera un plouf légendaire, heureusement sans se faire mal… il en a été pour une belle frayeur et cueilli par la fraicheur de l’eau !

Le soir, nous avions compris qu’il y aurait, « peut-être » ,d’après le prêtre rencontré au village, une messe dans le nord de l’ile. Le grand-père use de son pouvoir de persuasion et nous voilà tous les 7 devant la chapelle, quasi vide. Le père, l’autre(!) arrive, sonne la cloche et ….après avoir fait doubler l’assistance, la messe put enfin commencer.

Le temps filant, nous quittons cette belle ile pour l’ilot Mato, très joli également bien que rouleur, et rallions le phare Amédée. Enfin, nous pouvons faire connaissance des tricots rayés (petits serpents)  qui prennent leurs aises une fois les touristes partis. Le lendemain, nous gravirons les 217 marches pour admirer la vue sur le lagon avant de partir pour l’ilot Signal.

Un tricot rayé s’est imiscé dans l’image, le verrez-vous?

L’escale sera courte, la houle est forte. Nous rentrons sur Nouméa, y déposer le grand-père. Bon voyage et merci pour tout!

À la Une

Escale au caillou (Nouvelle-Calédonie)

Le capitaine ira faire les formalités de sortie des Vanuatu par la route (enfin, la piste ou ce qu’il en reste après les déluges tombés), son dos s’en souviendra longtemps! Il en profite pour dépenser les derniers vatus en salade, carottes et …pack(s) de bière! On a le sens des priorités chez nous.

Le départ est sportif et mouvementé (comprendre que l’équipage était comme d’habitude nauséeux), puis tout s’est calmé, mais franchement calmé, au point de faire du sur-place voire… avec la houle et les courants contraires, un léger recul… tout ce qu’il faut pour le moral des troupes. Enfin, le caillou tant attendu pointe son nez, l’arrivée est superbe, la terre ocre et ses beaux rochers se détachent au loin… magnifique.

A la VHF, on perçoit un PAN PAN, un bateau en panne de moteur. Ils sont à plus de 4 heures de nous, dans notre direction. On veille donc imaginant qu’ils seront assez vite secourus. Point du tout, malgré le nombre de bateaux croisés. On se manifeste et retrouvons le bateau, en plein cagnard avec dessus un jeune couple. Greatwine va à leur bord pour les aider à attacher les bouts de remorquage et nous voilà repartis. Notre rejeton en profite pour connaitre tous les bons plans de Nouméa, il est maintenant incollable en Pizzerias et Hamburgers, l’aspect culturel est plus vague.

Une fois arrivés à Nouméa, nous avons la chance que leur bateau soit à coté de la baie de l’orphelinat où nos amis de Ty’Makao nous prêtent, super sympas, une bouée. Pour la trouver, rien de plus simple, ils nous indiquent leurs bateaux voisins, pas compliqué quoi… euh, un coup de vent d’ouest s’annonçant, la moitié des coffres est vide de bateau et nous…. nous faisons des ronds dans l’eau en nous demandant si on est au bon endroit ou si c’est une blague. On finira par prendre une bouée au hasard en croisant les doigts pour que le propriétaire ne soit pas trop grincheux! La vice-capitaine de Ty’Makao nous a balisé le terrain, et présenté virtuellement tous leurs amis, l’un d’eux sur Anatole viendra nous expliquer la situation. A nous de repartir pour nous mettre à l’abri dans la marina toute proche de Port Moselle, ce qui nous permettra de faire les formalités et qq courses. Et oui, le besoin se fait sentir très vite d’aller acheter des pantalons et des pulls, nous pelons de froid, l’eau est descendue à 24°!! Je trouve des magasins typiquement français (Celio, la Halle,..) mais, compliqué de trouver des pulls, il n’y aura que Carrefour pour nous sauver! Difficile pour nous de ne pas comparer avec Papeete, et ce n’est pas vraiment flatteur pour cette dernière. A Nouméa, nous avons l’impression d’être dans une ville presqu’européenne du sud, avec de belles rues, propres, de nombreuses constructions modernes et dynamiques, et des baies bien sympas pour prendre un verre ou diner.

Les premiers jours passent finalement rapidement, pleins de rendez-vous administratifs ou médicaux (la réparation de fortune de mon chicot n’aura duré que deux semaines) et le capitaine souffre de l’épaule. Le couple que nous avons remorqué nous invite à diner baie des citrons, on passe un très bon moment, jusqu’à réaliser qu’ils connaissent très bien Ty Makao et surtout qu’ils sont tous les deux kinés, dont Matthieu a été recommandé par le medecin vu par le capitaine… le monde est petit et tourne en rond!!

Très bon souvenir pour tous! Merci les amis

Ils nous prêtent en plus leur voiture, on en profite pour explorer les alentours et un samedi, nous nous retrouvons à faire une jolie randonnée au mont Koghi, couplée avec une déjeuner dans une auberge savoyarde (si si, c’est possible). L’après midi fut consacré à l’élimination de la fondue dans un accrobranche qui ravira tout le monde (j’ai passé mon tour mais l’ai -presque- regretté).

Impossible de ne pas passer au retour chez Décathlon, le magasin qu’il nous fallait et qui avait la bonne idée d’être en solde. Nous voilà parés pour la suite de nos aventures en chaussures de marche et autres matériel plus ou moins indispensable. Le coût de la vie est hallucinant on trouvait la Polynésie chère mais maintenant elle nous apparait beaucoup plus abordable. Finalement, le capitaine a eu raison de faire son plein de bières australiennes au Vanuatu!

Nous faisons également connaissance des autres bateaux familles de la baie de l’orphelinat très sympas, on se plait bien ici!

Sept années depuis l’arrivée de Triple A… un jour pareil ne se manque pas! Nous faisons le décompte depuis tellement longtemps, que nous ne pouvions pas louper la date. Un déjeuner à la crêperie est improvisé… les galettes sont bonnes et nous rappellent plein de bons souvenirs, la vue est superbe également pour ne rien gâcher. Incroyables, les « gens du restaurant » savaient que c’était son anniversaire et lui apporteront une jolie bougie sur sa boule de glace!! Trop forts les Nouméains!

7 ans, l’âge de raison???? Et puis quoi e,ncore?

Les cadeaux arriveront le soir, un arc trouvé chez notre ami Décathlon et … un microscope. Le bonheur pour notre explorateur qui partira à la recherche de toute bestiole présente sur le bateau… Qu’ouie-je donc il y aurait des charançons dans mon riz?

Le week-end approchant, nous sortons de Nouméa pour aller à l’ilot Maître, en face de Nouméa puis retrouver d’autres bateaux à la baie de Timbia. Les enfants sont ravis, pleins de copains, des barbecues sur la plage, le bonheur est total (au CNED près bien entendu).

Dur de rentrer, mais nous devons finaliser des rendez-vous pour la vente du bateau et nous avons Jéremy d’Infinity qui est de passage à l’occasion de la vente de son Outremer 45. Occasion de le revoir avec plaisir d’autant plus qu’il nous confie son Tiwal de compét’ le temps de trouver un acheteur en NZ… 6 marins aux anges à bord de 6Gone!

Pour finir sur cette belle étape calédonienne, notre première participation à une régate, la One again (la One étant la bière locale, l’équivalent de la Hinano à Tahiti). 26 bateaux au taquet de toutes tailles, un principe simple: boire cul-sec une One à 8h du matin et foncer sur son bateau par tous moyens non motorisés et c’est parti! Nous assurons la première partie (bière et ramage jusqu’au bateau), le départ est sportif avec toutes ces embarcations puis… nous laisserons galamment les bateaux nous doubler au grand désespoir de Triple A! Pas sûre qu’il ait bien saisi le concept du « les premiers seront les derniers… » Il y avait une catégorie « caravane » pour les bateaux mais nous aurions bien innové une catégorie « semie-remorque », bien que nos cuves à eaux fussent vidées à cette occasion!! Bon, on arrivera quand même à la moitié du classement, on aurait surement pu faire mieux si j’avais été un peu plus attentive aux manœuvres…. et en n’oubliant pas d’ouvrir les taquets lors des virements!! Vue la pression à bord, je n’en menais pas large et donnais tout à la fin sur mon winch!!Dans la famille boulets, demandez la mère, vous êtes sûrs de gagner… Bon, l’honneur fut finalement sauf, nous sommes arrivés loin devant un privilège 465 (private joke pour Lotus!).

Et glou et glou….

on est contents d’être en polo 6gone, c’est juste qu’on le cache…

MO…TI….VES!

Le soir, une ambiance de feu sur l’ile Ouen pour célébrer les vainqueurs et autres joyeux équipages, le capitaine fut condamné à boire cul sec un infame breuvage, pour avoir eu l’outrecuidance de refourguer ses packs de bière australienne à la place de la bière locale!

Vous l’aurez compris, nous apprécions beaucoup cette escale néo-calédonienne, pleine de belles rencontres dans de très beaux paysages… What else?

Les quatre saisons au Vanuatu

Nous partîmes donc des Fiji la fleur au vent, le genaker fièrement hissé, filant à belle allure (ça reste un cata mais 8/9 noeuds de moyenne on est contents ), premier départ sans mal de mer généralisé… la fête !

Évidemment, au bout de 24 h, on ressort les patchs pour madame et les enfants regagnent leurs couchettes !

Ils sont quand même sympas et assurent les premiers quarts.

Pendant l’un de ces quarts, un poisson volant se nichera dans les bras de Numerobis, notre végétarien de service… qui n’en n’avait pas besoin pour être encore plus fishphobic;)

Au niveau de nos traînes, elles cassent toutes les unes après les autres, je soupçonne notre aîné d’y aller mollo mollo sur les noeuds…on ne l’appelle pas Georges la tortue (ceux qui sont passés par les Galapagos comprendront) pour rien.

On finira par arriver quand même à Port Vila, avant l’overtime qui ici compte triple! On aura entre temps retrouvé les kways au fin fond des cales, le temps n’est pas caniculaire et plutôt humide. Pour l’opération, il aura fallu brainstormé sévère pour retrouver où on avait bien pu les caser, le bateau n’est pas grand mais les recoins sont nombreux.

Glagla et humide … Grille pain improvisé

En mode escargot pour les lignes de traîne

Nous resterons quelques jours à Port Vila, non par attrait mais par contrainte météo. Un grain s’attarde, nous en profitons pour faire des courses, le marché est top, on y a même trouvé des framboises, vite exploitées.

Marmitons aux fourneaux

Les habitants sont sympas, et nous complètement déboussolés après nos dernières escales. Ils roulent « normalement » (à droite donc) mais parlent anglais plus que français, le type n’est plus du tout polynésien, mais mélanésien, très foncé (et les yeux des enfants n’en ressortent que mieux!) et sont généralement très sympas et prévenants!

Notre petit dernier qui est notre visa d’entrée, se fera offrir plein de jolis cadeaux qui nous rendront mal à l’aise quand on connait la grande pauvreté de ce pays, mais le sourire qui les accompagne est tellement chouette…

Heureusement qu’on a les pointes avant remplies de vêtements, matériel de pèche (on abandonne l’idée peu à peu de convertir les enfants au poison) ou médicaments à offrir.

Il ne fait vraiment pas beau ces premiers jours, le dimanche, nous allons à la messe, c’est décidé ! L’assistance est à 90% féminine et si on vous dit que trois enfants étaient baptisés ce jour là, vous aurez une idée pour qui  venait les 10% restants ! Finalement, les lieux de culte sont vraiment intéressants pour découvrir les autres cultures, les chants en français et en anglais (soyons honnêtes, on ne faisait pas forcément la différence ) étaient vivants et entraînants.

Le temps ne s’arrangeant pas, nous irons explorer les environs de Port Vila et le Secret Garden sera notre étape du jour.

L’endroit retrace l’histoire des Vanuatu et de sa civilisation. Il y a très longtemps (aus yeux des enfants, en fait moins de 40 ans…), nos amis étaient encore cannibales et avaient des pratiques pour le moins…. brutales! Les enfants au retour regarderont le chauffeur différemment ! Les dessins explicites les amuseront beaucoup et ils prendront un gros coup de chaud en apprenant que le boa dont on cherchait la trace dans sa cage avait été remis en liberté le matin même !!

Classe la sculpture!

Nous profiterons enfin d’une fenêtre météo favorable pour nous envoler vers le nord de l’archipel. Les reliefs sont bas et très verts, nous essaierons plusieurs stops mais serons dissuadés par les mangroves et leurs potentiels habitants reptiliens.

Nous nous poserons sur l’île de Wala. Notre petit dernier se fera rapidement la malle en voyant plein d’amis jouer sur le ponton en face. Il reviendra de temps en temps en pirogue taille enfant vérifier que nous ne prenons pas le goûter sans lui…

Nous visiterons le lendemain l’île avec un guide improvisé mais qui connaissait chaque plante et qui me demandait de traduire tout ce qu’il disait (avec un anglais approximatif et une seule dent, je confesse avoir beaucoup brodé …!).

La partie la plus amusante fut la découverte du Marae où les morts participaient à leur façon…(enterrés avec juste la tête qui dépasse). Une étape a été évitée, l’île ayant été un repère de cannibales jusque à peu… sans doute « scary » pour les enfants d’après notre guide…j’ai un peu improvisé sur les rites d’initiation des jeunes hommes et des conséquences parfois mortelles des circoncisions.

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Cache ta joie Numerobis…

Zen, soyons zen…

Quelques morceaux de bois et des heures de jeu

Les enfants s’amuseront bien sur cette île, mais le temps passe et nous repartons pour Luganville, sur l’île de Spiritu Santo.

Nous y rencontrons Pandora, bateau avec un jeune couple et leur bébé, dont nous avions fait connaissance à Niué.

Évidemment notre fille propose de baby-sitter le petit bonhomme, ce qui ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. En effet, le lendemain, Hugo le papa passera confirmer la baby-sitter et surtout partira à la recherche d’une bague de fiançailles! Belle occasion de demander en mariage sa future femme, il fabriquera une bague de fortune avec un morceau de chandelier!

Nous remontons Spiritu Santo vers le nord, mouillons à Peterson bay à côté de Oyster Island. Les hasards du voyage font que nous tombons sur le bateau Mirabella rencontré aux Galápagos et retrouvés aux Marquises, incroyable !

Il est possible de remonter en annexe les rivières et au bout de quelques milles de jungle, un blue Lagoon s’offre à nous, superbe!

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Cristallin

Nous continuons notre remontée jusqu’à Champagne beach, la plus jolie plage des Vanuatu à notre goût, le mouillage est entre des têtes de corail, un peu chaud mais qui a le mérite de nous rendre solitaires sur ce mouillage. Les autres bateaux (peu nombreux il est vrai!) préférant mouiller sur la plage d’à côté .

Clin d’œil à parenthèse antillaise

Nous irons tester le snack de la plage, sympathique mais très long… d’autant plus que nous n’avions pas compris qu’ils attendaient les assiettes déjà servies pour les laver et apporter la suite!

Évidemment, le champagne fut de sortie le soir, 16 ans de mariage civil à fêter, toutes les occasions sont bonnes:)

La patronne du snack me proposera d’aller faire un plein à Luganville le lendemain, j’accepte bien volontiers et nous voila partis avec Greatwine et GG. Ils iront à l’arrière du truck et auront les fesses en compote à l’arrivée, 1h30 plus tard!

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La dolce vita version Vanuatu

Le paysage est surprenant, des champs à l’infini de coco alignés! A un moment, ces derniers seront remplacés par des champs de Koro (arbres à sucre) dont le fruit est réputé pour ses vertus médicinales bien comprises par les chinois qui étaient en train de construire une (et manifestement unique ) usine.

Le lendemain, nous partons pour Olry Bay, notre coup de cœur. Un mouillage dans des eaux à nuances de bleus incroyable (après plus de deux ans de voyage, nous n’en revenons toujours pas) et un village du bout du monde, francophone donc catholique ou bien l’inverse! Nous allons à la rencontre du dispensaire (poignant de voir les consultations enfants à 50 vatus, soit… 30 cents). La pauvreté nous impressionne, après prise de contact avec le père (trois prêtres pour 3000 habitants, qui dit mieux?), nous allégeons allègrement le bateau des 3/4 de notre trousse à pharmacie et de tout ce qui peut être utile.

Un des restaurants sur la plage propose des crabes de coco. Depuis le temps que j’en entends parler, je craque et en commande, tout en demandant quand il a été péché…. la blonde dans toute sa splendeur, le crabe de coco s’attrape au piège à terre évidemment! D’un autre côté, on a dénombré au moins 4 couleurs à ma chevelure ! Racines noires ou blanches, reflets roux (promis, je ne me charierai plus beau-papa) et mèches franchement blondes!

Après ces quelques jours dans ce bel endroit, nous profitons d’une fenêtre favorable pour s’approcher des îles de l’est. Nous ferons une escale sous le volcan de Aoba après avoir fait des ronds dans l’eau, enfin plutôt des bords carrés voire des angles un peu trop aigus à mon goût…

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À Maewo, nous nous arrêterons à Asanvari profiter de la jolie cascade et devrons repartir assez vite pour Pentecost, avec une nav toujours sportive en terme de vent et de houle.

On visite le village de Loletong, côté anglophone et anglican puis catholique et francophone à Latano . Dans ce dernier on a la chance de rencontrer Sylvain qui nous emmènera dans la maison communale pour une conversation super intéressante ainsi qu’avec le chef.

Ils étaient désolés de ne pas avoir préparé de Kava… sans regrets pour nous quand on sait qu’ils le font très fort et surtout dans les règles de l’art (avec mélange et partage de crachats). D’un autre côté comme ce sont les hommes qui le boivent, je me serais bien amusée à observer le capitaine voire Greatwine qui commence à jouer dans la cour des grands.

En repartant, Sylvain nous demande  si nous avons des manuels scolaires, les enfants sont ravis de participer avec leur livre recap par année qui complète le CNED en cas d’ennui 😉

Le soir, en prenant de la purée (je précise) mon implant dentaire se fait la malle! Heureusement que j’avais gardé le kit dentaire d’urgence, Greatwine était prêt à me faire mon ciment dentaire à l’epicol…

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En faisant un snorkeling, je me rends compte qu’un dudong (autrement appelé vache des mers) me suit paresseusement… Dieu que ces bestiaux sont disgracieux. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se moque de la charité! Il m’aura quand même fait une belle frayeur sur le coup.

Nous repartons de Pentecost, direction les Masquelynes. Pendant la nuit, au large d’une île, j’aurai l’émotion de voir la fusion d’un volcan se détacher dans le noir, incroyable.

On s’arrêtera deux jours aux Masquelynes, vider un peu plus (quand y en a plus…), le bateau pour une famille de pêcheur qui nous a touchés, cela nous a fait drôle de les voir habillés en 6Gone !

Nous partons pour Port Vila… la nav est atroce, vent de face, impression que tout va casser… sans parler du mal de mer qui s’incruste toujours .

A Port-Vila, grande émotion toujours sur le registre dentaire pour triple A: enfin une de ses quenotte s’est décidée à bouger, à la veille de ses 7 ans, elle pouvait. Le cri du cœur est venu de son propriétaire « dire que cela fait deux ans que j’attends ce moment »!  Depuis, il la titille sans cesse de la langue et refuse tout aliment dur… ah les hommes et le seuil de douleur…

La dernière étape de profile, nous quittons Port-Vila pour le sud et l’île de Tanna et son célèbre volcan Yasur.

Celui-ci se mérite, nous devons déjà atteindre l’île avec des vents légèrement contrariants.

Une fois arrivés, un seul mouillage possible, nous allons à terre nous renseigner, une voiture est prévue pour le lendemain 14:00, top. La nuit arrive et des trombes d’eau se déversent du ciel, nous rappelant les averses caribéennes. Sauf que présentement, cela dure toute la nuit, et là où le seau se remplissait au maximum de 5/6 cms, il débordera…du jamais vu.

Au petit jour, le capitaine ira à terre pour apprendre que la route n’est plus praticable…. nous attendrons donc le lendemain pour la visite, les habitants ayant passé la journée à colmater ce qui pouvait l’être.

Mercredi donc, le soleil est enfin de retour, l’excitation à son comble. Petit moment nerveux quand Greatwine a dû enfiler un jean laissé par un de ses oncles ainsi que prendre les chaussures de son père… je m’étais arrêtée à la taille 12 ans, et malgré ses tentatives, ça ne passait pas! Bref, grosse négociation de sa part pour éviter le ridicule mais aucune réception favorable notre part. J’ai moi même du négocier avec le capitaine pour qu’on prenne en plus des pulls, les kways des enfants ainsi que des frontales sans oublier la bouteille Thermos!

Une voiture nous attend donc, nous nous installons dans le coffre et là…. on a senti passer nos années et nos vertèbres ont eu la tremblote! 1h sur une piste guère praticable, … fallait vraiment qu’il se mérite le volcan!

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et c’est parti

Une fois arrivés sur place, l’organisation du parc prend le relais, un petit côté Disneyland déroutant (le prix l’est également…). Un groupe francophone est formé, et nous voilà tous partis à l’assaut de la bestiole.

Les gargouillis qui s’échappent nous amusent puis nous effraient, les oreilles en décompressent ! Nous sommes sur la crête du volcan, évidemment du bon côté du vent, qui va droit sur le bateau, bonjour les cendres à nettoyer (mon esprit pratique …et un brin maniaque?).

Le spectacle du coucher de soleil est magnifique, la lave commence à surgir,… un feu d’artifice en live, un peu effrayant.

Nous en prenons plein les yeux, le nez aussi (heureusement des masques sont prévus. Golden Girl le fera tomber dans le cratère, j’ai vu le moment où elle se précipitait pour aller le chercher !).

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Heureusement que nous sommes dubon côté pour le vent!
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Vous voyez le pont blanc? Le masque de GG!
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Feu d’artifice en live
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pas besoin de leur demander de sourire;)

Et là est venu le moment de grâce quand les enfants ont réalisé que les couches de vêtement ainsi que les chaussures n’étaient pas vraiment inutiles…. sans parler des frontales sur le chemin du retour.

J’avais en revanche prévu les chamallows à faire griller sur la lave… succès mitigé!!

Le retour fut tout aussi cabossé qu’à l’aller, le froid en plus mais des étoiles plein les yeux!

Nous quittons donc les Vanuatu sur cette belle aventure et expérience.

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C’est un archipel étonnant, touchant et contrasté. Nous avons hâte maintenant de découvrir la Nouvelle-Calédonie.

Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

À la Une

Tous aux abris aux Tonga

Nous partons donc de Niué et continuons notre avancée dans le farwest. La navigation se passe bien, bien que la houle soit toujours contrariante. Une poêle de courgette se fera la malle (qui a dit qu’un cata était stable…?), sous le regard totalement indifférent des enfants .

Une jolie dorade se rendra après une longue heure à se battre et à se débattre , nous n’avions même plus de rhum pour l’endormir en plus, la misère … on appréciera quand même cette arrivée de frais !

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Pas envie de m’y coller…. vive le capitaine. Pas certain qu’il m’aide à le dépiauter.

 

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Heureusement triple A m’aide avec ses outils

Nous arrivons aux Tonga en trois jours, enfin quatre si on croit nos calendriers! Et oui, nous perdons une journée en changeant de fuseau, celui de vaisselle le jour perdu était ravi! En revanche , on avait indiqué à nos amis d’Esploristo une arrivée mercredi qui s’est avérée être jeudi.. jour de leur départ…. boulets un jour, boulets toujours!

L’arrivée est surprenante, nous avons l’impression d’entrer dans un fjord norvégien (sans y avoir jamais mis les pieds). Nous rejoignons la cale des autorités du village de Neiafu…en pétochant sec, obligation de s’y mettre, le ponton est très haut , la mer formée  et le béton peu accueillant. On y va à la vitesse de l’escargot, la houle nous portant naturellement , et même un peu trop naturellement, sur le ponton. Deux pêcheurs viendront nous aider , nous aurons beau avoir mis tous nos pare-battages, le bateau couine sec et se colle un peu trop près au béton à mon goût!

A ce moment là , arrive Esploristo venu faire ses formalités de sortie, à notre tour de les aider.

Super de les voir, ne serait-ce que deux heures, rendez-vous est pris au Fidji.

Une fois les 20 feuilles de formalités remplies pour les douanes, la visite du « quarantine officer » (en gros, il a un bel uniforme, nous taxe et repart avec la poubelle), les visites du médecin et de l’immigration, nous voilà prêts à visiter l’île .

En chemin, nous croiserons de nombreuses tombes au bord de la route, comme à Niué , des cochons, et surprise locale ..des hommes en jupe ceinte par une sorte de pagne tressée, qui blufferont les enfants.

Décor de bord de route….

 

Carnaval d’enfants

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Nous partons à l’assaut du mont Talau, et croisons sur le chemin des néo-zélandais ayant abordé allègrement le troisième âge en revenir crevés et crottés ..176 ou 1760 (?) steps nous préviennent-ils, attention aux glissades …les enfants ne comprenant l’anglais que quand ils le veulent bien s’inquiètent et commencent à négocier le nombre de bonbons…A tort, un quart d’heure plus tard nous serons au sommet!

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Au retour de ce long périple, nous irons déjeuner au Mango, restaurant situé sur une cale et on y retrouvera comme à celui du Marin, une ambiance de voileux sympa bien qu’entièrement anglophone maintenant. Les enfants commandent une pizza végétarienne . Quand elle arrivera avec des carotte et des pois fluos, bonjour la déception ! Parents indignes que nous sommes, étions morts de rire .

C’est à cette occasion que nos 2 derniers enfants nous feront part de leur particularité semble-t-il unique: ils possèdent deux estomacs: un salé, un sucré… pas besoin que celui de salé soit plein, celui du sucré a toujours de la place pour le dessert… nous voilà sauvés , enfin eux surtout qui pourront dévorer des bananas splits après avoir mystérieusement calé sur le salé…

Le mouillage du village étant infesté d’énormes méduses impossibles à louper, nous partons rapidement explorer les îles alentour.

Elle sont très belles, avec des falaises à fleur d’eau propices à de beaux snorkling. La flotte de bateaux présents au Tonga est importante mais finalement il y a assez de bouées pour tous. En revanche les cartes open cpn ne sont absolument pas fiables, elles envoient directement dans le décor.

Après Port Maurelle qui nous rappellera Tahuata aux Marquises , nous irons explorer Kapa Island puis à Nuku Island, les plus jeunes iront jouer deux après-midi entiers avec les jeunes du village et reviendront avec clémentines et des cocos qu’on utilisera pour cuire le riz, faire des flans et autres poissons à la tahitienne, les possibilités sont infinies! Les cocos ont en plus le bon goût de ne pas être trop fortes.

1, 2, 3….

 

Soleil!

 

A la découverte des grottes sous-marines

Port Maurelle

 

Nous refusons toujours les bestioles à bord… bien essayé!

Nous revenons à notre premier mouillage que nous avions bien apprécié, port Maurelle: au cours de sorties aquatiques j’y croiserai de drôles de bestioles, un requin tacheté de jaune qui semblait heureusement dormir, la première (et j’espère dernière) pieuvre …effrayante avec des tentacules de plus d’un mètre et beaucoup plus sympathiques, des langoustes, des tortues et des étoiles de mer.

Le jour auquel nul n’échappe chaque année arrive également pour moi. Je n’ai rien fait de la journée, enfin, si un peu fait ma cheftaine mais eu la joie de me faire servir dès le petit déjeuner au lit!

Un superbe dîner apéritif avec tout ce que j’aime m’attendait le soir, les gougères, le foie gras, l’etorki et les babas au rhum seront vite avalés .

je rêve ou j’ai des oreilles de lapins?

Une jolie carte avec les photos de toute la famille parents et beaux parents compris accompagne maintenant mes nuits!

Ca sent la maman qui a exigé des photos à 6 pour son anniversaire!

Une des attractions des Tonga se situe dans la visite des grottes sous marines, nous irons donc à sSwallows cave and Mariners cave avec l’annexe, superbes.

Une grosse dépression est prévue pour le week end, nous ne résistons pas à passer la journée de jeudi à Mounu Island . Une île paradisiaque, tenue par une néo-zélandaise. Le beau resort qu’elle tient est fermé mais elle nous propose de passer prendre un verre pour apprécier le sunset. Nous serons rejoints par le bateau australien qui mouille à côté de nous et finirons par tous partager un grand dîner avec les spécialités de chacun (on a apporté foie gras/chutney d’échalote et vin rouge), les australiens (4 hommes en goguette pour deux semaine sans femmes ) des plats sous vides un peu bizarres et l’équipe du resort cuisinera deux magnifiques poissons… on a du mal a se faire aux accents mais cela restera une des soirée les plus extra de notre voyage !

Nous repartirons à regret le vendredi matin, le vent soufflant déjà fort, en se promettant d’y retourner dans une autre vie.

Les bouées commencent à être prises d’assaut au village de Niafu. Nous les trouvons peu espacées, mais ferons avec. Les trois jours qui suivront seront ponctuées de rapides sorties à terre entre deux gouttes, on testera les autres restaurants avec délectation, le coût de la vie nous semble deux fois moins cher qu’en Polynésie !

Triple A n’en finira plus de faire de constructions, inventions et autres arts Gaston Lagafesques.

Oeuvre

L’adolescence rendrait Greatwine frileux des pieds, il ne quitte plus ses chaussettes, niveau glamour on atteint les abysses! Numerobis et Golden Girl s’écharpent à coups de griffe et noms d’oiseaux, ambiance … triple A a beau leur répéter sagement que « la violence ne résout rien », cela ne semble pas bien efficace.

La dernière trouvaille des fabulous four: faire des parties de football dans les coursives … inutile de préciser que dans ces conditions,  je file sur le flydesk avec mon enceinte audio.

Dimanche, victoire, on motive tout le monde pour la messe, je repère sur internet les horaire en anglais, 11h. Il s’avéra qu’elle était à 10 h tant pis, on assistera à la dernière demi heure (en Tongais). Nous avions été marqués par les chants marquisiens, là nous sommes soufflés . Des chants polyphoniques, se répondant homme/femme , sans aucun support bien sûr et d’une harmonie … oh my God effect! C’était bluffant, effet dresseur de poil garanti !

Un dernier déjeuner au Mango, sans pizza cette fois, et nous nous préparons à partir toujours un peu plus dans le far west.

Les bateaux sortant du territoire sont obligés d’accoster au fameux quai . Lundi, nous irons donc nous y mettre sans trop d’enthousiasme pour y passer encore des moments à faire des lignes d’écriture.

Rendez vous aux Fidji dans 4 jours!