Et l’école dans tout ça ?

La semaine dernière, nous étions au Marin pour une revue complète de l’électricité de bord et l’installation d’instruments de navigations complémentaires type AIS, vous pouvez nous suivre à la trace maintenant!

L’électricien ayant besoin d’aller trifouiller dans tous les endroits les plus secrets du bateau et surtout le plus tranquillement possible, il a été vite décidé d’emmener les enfants loin de lui et de les faire travailler dans les restaurants du coin.

On part donc mardi  avec tout notre barda, les cahiers, les ordis, les casques, les trousses (pas question de partager le bic rouge ou l’équerre, pensez donc). Un bon paquet de kilos dans le dos, vive l’ère du numérique.

On trouve un restaurant avec wifi et qui a l’air un minimum children friendly et j’installe tout le monde autour de la table.

Les trois aînés sont au CNED et pourtant aucun des trois ne suit la même méthode ni organisation sur leur site web… Bienvenue dans le monde merveilleux et souvent incompréhensible du CNED.

Numerobis a un livret qu’il doit suivre, toutes les matières se succèdent, avec de temps en temps des activités interactives. Je lui prépare le pc, débloque le code, trouve la bonne page . Pendant ce temps Golden girl commence de son côté ( pour elle c’est un livret  par matière , à nous de doser et trouver le bon rythme).

Je la mets sur le français  et veille à ce que Greatwine se concentre sur sa matière ( lui aussi organisé par matière mais rien à voir en méthodologie).

« Maman, tu peux me mettre le code, l’ordi est bloqué « , ok Numerobis, j’arrive.

Greatwine: « je comprends rien à Molière, trop nul  »

Je puise dans mon capital patience, je lis le texte avec lui et me rends compte que la lecture n’est pas très fluide, bonjour la 6eme😱, on s’énerve, un peu, beaucoup, voire passionnément (en faisant attention tout de même à ne pas se faire dénoncer par les voisins de table pour maltraitance d’enfant)  quand il ne fait pas trop l’effort de comprendre.

« Maman, tu peux me mettre le code, l’ordi est bloqué « , euh tu pourrais peut-être faire attention et passer ton doigt de manière régulière pour éviter ce désagrément ( bien entendu, c’est la version purgée de mon syndrome de La Tourette).

Je retourne à mon malade imaginaire, Greatwine bloquant toujours et me tourne vers Golden Girl.

« Bon, tu en es où maintenant ? »

« Ben, je t’attends, y a marqué « avec ton accompagnateur , découvre …. »

Au secours, cela va faire une demi-heure qu’elle poirote!

Je respire un grand coup, repense à la « maman calme » de Florence Foresti , on lance des activités interactives pour détendre tout le monde – vous l’aurez compris mes nerfs ont lâché depuis longtemps.

Les sites web du Cned sont évidement organisés différemment pour chaque enfant , le temps que je trouve une activité , le wifi aura planté trois fois… Pour le coup, c’est très bien fait et ludique.

Pause boisson négociée à mi-parcours si tout le monde avance et on y retourne (j’appelle le capitaine pour savoir si ça avance bien coté bateau, il m’annonce qu’il y en aura vraisemblablement pour 3 jours…. oups, je respire bien fort….).  On remet tout le monde en mode travail, on changement de matière, module, support… le calme revient et qui se réveille ?

Triple A, furieux de n’avoir rien à faire me demande « et moi, pourquoi je n’ai pas de travail? ». Ah, s’il avait conscience de sa chance!

Pour l’anecdote, au moment de rendre les premiers devoirs de Numerobis, nous avons eu  la surprise ( et avons difficilement contenu notre joie d’ailleurs) de voir qu’il avait à faire des épreuves et des tests sportifs dont des lancers.

Le bateau est grand mais bon…

On se retrouve à guetter un petit morceau de plage lors de notre trip sur la cote Atlantique pour faire les exercices de Numerobis: lancer de ballon et de balles en hauteur et longueur : un vieux ballon de basket fera l’affaire, en revanche pas de balle. On récupére une sorte de pomme de pin, cela fera office de. Autant dire que notre précision dans les hauteurs et longueurs était toute aléatoire;)

Pour le prochain module, je suis allée regarder, ça parle de danse , on se prépare de bons bêtisiers en perspective.

Samedi, départ pour Sainte-Lucie, grande excitation à bord. La traversée s’est très bien déroulée, j’ai serré ce que vous imaginez pour ne pas prendre de casier de pécheurs. Première escale à Rodney Bay (Pigeon Island). Super endroit pour faire des heures de snorkeling, des poissons par milliers, parfait pour couronner une semaine bien studieuse.

A très vite,

 

Dans la famille boulet, 

je demande le fils et la mère:

Mardi , premier jour suite au joli pont de mai, décision est prise d’aller à Fort de France pour rendre visite aux douanes et régulariser  notre situation .

Nous louons avec triple A une petite (touuuuute petite) voiture et filons tous les deux.

En route, il me demande pourquoi je fais tout ce bruit…. euh, ça fait 10 ans que je conduis une automatique, suis un peu rouillée de la jambe gauche.

On trouve (plutôt facilement) le bâtiment et entrons dans le premier bureau que nous trouvons. Il est environ 11:00.

Un monsieur est derrière sa vitre et roupille tout son saoûl… comment, diplomatiquement, le sortir de ses songes?

Comptez dans ce cas sur triple A qui me demande à tue-tête : »et pourquoi il dort le Monsieur , il est très fatigué ?? »

Efficace , le Monsieur nous renvoie au deuxième étage du bâtiment du fond en sortant … les douze travaux d’astérix commencent .

Nous trouvons le bon bureau, une employée nous reçoit de manière assez peu cordiale mais bon, tant que j’ai les papiers je compose.

Je remarque que triple A la fixe des yeux depuis un bon moment et quand elle me tend l’acte de francisation, il lui dit avec un grand sourire : »moi aussi j’ai des boucles d’oreilles de pirates « … je prends vite fait le papier et ne demande pas mon reste.

Le lendemain, lassés des derniers dénouements et ayant l’envie d’en découdre, nous envisageons de partir pour la côte atlantique.
La baie des Anglais sera sans nous, on a tenté de la passer en bateau mais les fonds étaient vraiment peu profonds et nous n’avons pas encore trop confiance dans les réglages du bateau, une erreur de profondeur serait vraiment bête …

On fait demi tour, et on tente l’anse d’après.

Il est vrai que l’on s’attaque à la côte « au vent », c’est très beau mais très escarpé et plein de cayes, pas le droit à l’erreur, mega stressant. Moi qui pensait que la Bretagne et Bréhat étaient  une bonne base, la Martinique apparaît comme très technique et sportive.

À peine sortis de la baie des roasbeef, on lance le déjeuner rapide (ambitieux également , on s’est lancés dans la confection de hamburgers maisons, avec la houle un peu dur …). Le Capitaine s’autorise enfin  10 minutes de répit après le passage compliqué de la baie des Anglais, il me laisse la barre le temps d’avaler son pain raplapla et sa semelle de botte et ce qui devait arriver arriva. Greatwine me dit: « maman on vient de se prendre une ligne de casier…  » j’avais pourtant mes lunettes mais on est décidemment très hauts perchés et ne suis pas habituée à scruter la mer, faut que je m’y mette.

En tout cas, c’est évidemment catastrophique pour le moteur, on coupe tout mais le mal est fait… non mais quel boulet.

Je plonge piteusement pour aller nous décrocher de ce 😡😡de filin mais un bout resté accroché à l’étrave .

Attachée tant bien que mal et retenue par mon Capitaine (j’ai bien vu dans son regard le moment d’hésitation à me maintenir…), j’ai eu beau plonger et replonger dans la mer assez montée, rien à faire. Impression de nager dans un tambour de machine à laver, impressionnant.

Après  quelques manœuvres, le Capitaine nous a sortis de cette sombre histoire.

On file sur Petite Grenade, a priori le moteur est safe.

L’arrivée est tout aussi épique, le passage était très étroit et le soleil de face,… on y est arrivés et mouillons seuls au monde dans une superbe baie, au milieu de la mangrove.

Les jours suivants sont tops, navigations musclées sur cette fameuse cote au vent, rafales à plus de 30 noeuds, des grains qui surgissent d’on ne sait où et repartent aussi sec ( façon de parler, on est bons à essorer ).
On a sorti les kways ( les vestes de quart nous semblent être des saunas sur cintres), je ne les regrette pas , cela ne nous donne un air pas très malin mais qu’importe, on est au sec !

Côté mal de mer , triple A me réclame en prévision des nav son sirop , et j’ai surpris Greatwine taper discrètement dedans.

Il n’y a que notre Golden girl qui arrive à passer les moments chauds à dessiner ou lire (ou faire ce qu’elle veut d’ailleurs, j’irai pas vérifier et ce n’est pas le Capitaine qui me laissera la barre dans ces moments). Numerobis est généralement à nos côtés à la barre.
Les baies sont des havres de paix, impression d’être seuls au monde dans des bancs de sable fin… génial.
Côté pêche , nul de chez nul, j’ai repéré en snorkeling une langouste, me suis dépêchée de demander au Capitaine de me sortir le harpon, les gants, tout ça tout ça… impossible d’armer le harpon et pas eu le cœur ni le courage non plus d’attraper le bestiau par le cou,… dommage on est passés à côté d’un bon diner.

Retour à Saint Anne dimanche, première longue navigation… mer formée , allure moyenne 8 noeuds jusqu’à 10, dans l’ensemble plus confortable qu’un monocoque…Greatwine a quand même baptisé discrètement un seau…

 

Premières avaries

Jeudi dernier , on file au Marin pour un check up complet du bateau.

Inspection des cordages , électricité, sellerie et remplacement d’une hélice.

Pour cette dernière , on fait appel à un plongeur Tchèque qui baragouine trois mots d’anglais. Il plonge une fois, trifouille trois trucs et remonte en nous prévenant qu’il risque d’y avoir des « difficultés », repart aussi sec sur une autre intervention en nous prévenant qu’il repassera .

Bizarre mais avec toutes les personnes et différents corps de métier sur le bateau, on ne se formalise pas trop.

On le revoit passer au loin plusieurs fois, on lui fait signe de revenir , il revient à contre cœur et plonge une nouvelle fois .

Il remonte un quart d’heure plus tard en nous disant qu’il y avait « emergency » et qu’on ne pouvait pas utiliser le moteur bâbord en l’état….

Gloups.

On active la situation d’urgence, contactons le chantier pour sortir le bateau de l’eau le lendemain, trouver des ouvriers pour réparer le tout.
Lendemain, lever 5:00 pour être sûrs d’arriver à l’heure au chantier, notre vieux loup de mer (que j’appelle chonchon dans ma tête ) nous accompagne , un grand cœur se cache derrière cette rugueuse enveloppe!


Nous abandonnons le Capitaine avec le bateau et je file avec les enfants dans le café du coin, repère et repaire de tous les marins du coin (Mango Bay). Inutile de préciser que pour y arriver , nous avons testés plusieurs pontons, mon sens de l’orientation était un peu perturbé et les garçons trop contents d’avoir du rab!

On s’installe au fond du café , on sort les cahiers et hop hop hop au boulot les asticots .

Épreuve de test acoustique en plus , entre la radio locale à fond et un chantier sur le toit d’à côté avec des bruits de disqueuse et de perceuses difficilement soutenables.

Je négocie une pause boisson si tout le monde travaille bien, assez bien joué , ils ont trimé 1:30 sans broncher .

On récupère le Capitaine pour déjeuner, entre temps on fait deux trois courses pour le bateau histoire de creuser jusqu’au bout le budget.
On revient au chantier , deux hélices changées et l’attente peut commencer pour la remise à l’eau. On se fait griller la priorité par le charter local et comble du comble, le chef de chantier croyant me faire plaisir met à l’eau un bateau devant lequel je me tenais plantée , droite comme un I et l’air peu amène … mauvaise pioche, on a été bons pour attendre encore 1/2 h.

Avec les enfants qui commençaient à sérieusement fatiguer ( ou étaient-ce nous qui étions un peu déprimés et sensibles?), le chantier qui était source de chutes ou de blessures en tout genre , la tension montait et grandissait à vue d’œil.

On repart vers 17:30 , tard pour le coin, le soleil étant un couche-tôt, il va falloir tracer.

Les deux grands nous suivent en annexe , la gloire! au moins on a deux heureux.

Arrivée dans la même veine de la journée, au mouillage le guindeau de la chaîne de l’ancre se déroule d’un coup , le dessalinisateur disjoncte, le lave-linge fait grève … quand ça va pas, ça va pas!

On change notre programme, l’électricien passe voir ce qui se passe, qq courses et nous voilà d’équerre.

Les enfants ont fait la connaissance d’un voisin de leur âge, ils ont joué au paddle des heures durant , leurs rires faisait plaisir à entendre. Cet après midi à surtout été l’occasion de tester le cadeau de Noël de Greatwine de la part de sa Maraine, une voile de planche gonflable, dont le pied de mat est adaptable au paddle .

On y est tous passés , c’est très amusant, tout le monde a réussi à virer ou empanner en quelques minutes , énorme quand on sait combien il est ingrat et difficile de faire un ou deux bords en planche classique au bout de qq jours, et encore il faut que les conditions climatiques soient de la partie.

Nos trois grands (sur la photo, 7 ans et de grosses poussières et même pas peur!) s’en sont sortis comme des chefs et nous aussi ! Le manque de dérive nous empêche de remonter au vent, le Capitaine est vraiment cool puisqu’il a passé l’après-midi à nous remorquer.

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Le soir venant , je prends mon service du soir et commence à préparer le diner, taboulé pour les 5 et je sors tomate et thon pour me faire une salade gluten-free.

Ayant acheté des petits piments , déjà utilisés pour des currys et ayant l’habitude de picorer, je croque dans un joli spécimen rouge.

Et là, je commence à passer par un tourbillon de sensations passant du picotement à la brûlure en quelques minutes , on sacrifie un sac de glaçons que je me passe sur le visage pour atténuer la douleur , mais elle continue d’irradier et arrive aux yeux. Je commence à paniquer et demande au Capitaine d’appeler les urgences. Le téléphone en Martinique étant parfois capricieux , plusieurs tentatives seront nécessaires pour joindre les pompiers, qui nous orientent sur le samu puis le médecin conseil.

À chaque fois que le Capitaine expliquait « ma femme a mis un piment dans sa bouche » je me sentais de plus en plus bête mais en terme de douleur , toujours pas d’amélioration , c’est comme si je m’étais pris un shoot de bombe lacrymogène.

Le médecin demande quel est mon âge , et là je suis achevée directe …réponse de l’affreux Capitaine: « 40 ans ». Je baragouine , « non 39 et demi » mais personne ne m’écoute jamais dans cette famille .

Le médecin continue en nous demandant si on est près d’une pharmacie ou si on a des médicaments, et là, les 140 litres de médocs et autres matériels étranges et les heures passées à préparer la trousse (caisse) à pharmacie m’enorgueillissent.

On a de quoi me traiter sur place ( je ne dirai pas à mes anciens collègues que j’ai pris le concurrent direct de kest 1!).

En attendant que cela fasse effet le Capitaine me lit la littérature à voix haute sur l’objet de mon malheur, effectivement:

Piment habanero

Aussi connu sous le nom de piment antillais. Une espèce plus familière donc, mais pas moins dangereuse. Selon Internet et Wikipedia -deux sources d’information totalement infaillible – il faudrait se protéger les mains et les yeux pour le cuisiner. Cet aliment est tellement nocif que le seul fait de le toucher est susceptible de provoquer des brulures sur les mains. Accessoirement il a aussi l’effet d’une bombe lacrymogène sur l’appareil respiratoire.

Ou bien

Le Piment habanero (Capsicum chinense Jacq.) est une espèce de piment de la famille des Solanaceae. Il est cultivé pour ses fruits à la saveur particulièrement piquante. Il est aussi appelé piment antillais.

Ce piment est extrêmement fort (y compris pour les amateurs de piments) : sur l’Échelle de Scoville, il est noté de 100 000 jusqu’à 577 000 pour certaines variétés.Une seule goutte de suc suffit à brûler les lèvres et la langue. Il faut protéger ses mains et ses yeux en le préparant. Des fortes brûlures apparaissent sur les doigts quelques heures après la préparation. De même, sa préparation a tendance à irriter l’appareil respiratoire provoquant l’effet d’une bombe lacrymogène.

Aux Antilles, il est très communément consommé : découpé, on frotte les aliments avec le piment, sans le manger directement

Ce n’était pas bien malin de croquer à pleines dents dedans….je ressemblais plus à rien,  visage  gonflé, yeux explosés, la misère.

Lendemain matin, au moment de la vaisselle de petit dej, Numerobis nous indique qu’il n’y a plus d’eau. Tatata, trêve d’excuses bidons et à la plonge mon gars…. sauf qu’évidemment il a raison… à la plomberie de nous lâcher ….Une pompe à eau qui fatigue manifestement. Les garçons qui regrettaient leur camp d’été de louveteaux ont eu une séance de rattrapage express en vaisselle et seau !

Si je vous dis que j’ai cramé une machine entière de linge en ayant mis un produit détachant qui n’a rien compris et fait l’inverse… après 24 h d’immersion , on peut pas lui en vouloir mais quand on dit que tout lâche….l’incarnation de la loi de Murphy;)

À part ça, tout va bien, l’aventure commence !!

Ces premières fois…

On a commencé avec les deux grands à être autonomes avec l’annexe, en gros on va faire les pleins d’alimentation tous les trois. Suis bien contente que Greatwine soit aussi fan de moteurs et d’annexe car moi toute seule je n’en mène pas large ( bien que tentant de donner le change, j’ai un statut à préserver ).
Le Marin est très grand et très étendu et je ne regrette décidément toujours pas d’avoir acheté les talkies-walkies , cela a permis au Capitaine de nous signaler avec bcp de diplomatie que nous nous étions complètement plantés de balise de repère et faisions route dans la mauvaise direction, droit sur une caye il a vraiment l’œil à tout;)
Certains profitent de ces virées en annexe pour se venger de leur horrrrrrible professeur et me faire prendre quelques douches forcées , je saurai m’en souvenir…
Hier, nous sommes revenus avec 100kgs de courses sur l’annexe, je n’ai pas résisté à l’achat d’un pack de glaçons… ah le bruit des glaçons sur un verre de rosé….(même de mauvais facture), un kif réservé aux pays chauds , mais quel kif!!! Les enfants ont eu leur version grenadine, on n’est pas chiens. Il faut dire que le froid est un challenge quotidien, malheur à celui qui laisse la porte du frigo ouverte…
La plongée a suscité des vocations , au moins au niveau idée de cadeaux , c’est règlé pour les trois grands.
Hier matin, cours au Marin pour les parents , un vieux loup de mer est venu nous expliquer les particularités locales et les subtilités des catamarans.

Je me rends compte que ce n’est pas si simple de repérer les couleurs sur l’eau, notamment pour éviter les cayes ( en gros les cailloux qui affleurent ).

Par sagesse et sans doute par envie de ne pas se savoir complètement seul à la barre, le Capitaine a demandé au vieux loup que je teste une manœuvre, ce dernier l’a regardé d’un air morne et morve et m’a quand même laissé les commandes.

Petit rappel , pour passer le permis bateau , on m’avait déjà « invitée » à prendre qq heures supplémentaires, là avec deux moteurs et un gros bestiau, autant dire que je n’en menais pas large !

Vieux loup m’a laissé la roue et s’est occupé des moteurs, autant dire que je n’ai rien fait …!

Pas grave, ma fierté n’est plus depuis que la veille pendant la navigation anses d’Arlet- Ste Anne, je me suis rendue compte qu’à chaque fois que je tournais la tête d’un côté ou de l’autre, subrepticement, la roue tournait avec… vous comprenez maintenant pourquoi le Capitaine tenait à ce que je m’entraîne…

Les enfants ont en tout cas été ravis de la situation, nous étions un mercredi et comme qui dirait, « mercredi on ne travaille pas … « , ce qui est naturellement faux depuis la réforme des rythmes scolaires qui m’a pourri les mercredi matins de ces dernières années, donc on a négocié pour une séance de rattrapage l’après midi .

La plus grande découverte à ce jour reste celle de notre fille, quand elle joue ( jouer n’est pas le bon mot, on a l’impression que l’enjeu est vital ) le soir au moment le plus divin de la journée , l’apéritif !

En gros, on découvre nos enfants sous un nouveau jour, GG en reine de tripots, Calamity Jane du jingle speed, ne quittant la table que sous conditions d’avoir gagné , relisant sans cesse les règles de jeu, ses frères n’hésitant pas à les adapter …

Incroyable ce que la « gagne  » peut permettre , elle ne lâche pas l’affaire la minette ! Et que dire de son sourire empreint d’une grande fierté quand elle gagne! Je vous laisse imaginer ce qui se passe quand ce n’est pas le cas, heureusement que le harpon est bien planqué …
Côté masques et tuba , on en est au troisième touché /coulé. Il se passe quand même quelque chose au niveau des enfants, à chaque mouillage, ils font ( tout en jurant ne pas l’avoir fait exprès bien-sûr ou en s’accusant réciproquement ) couler un masque … besoin de laisser une trace ?

Pas question de notre côté de polluer les océans, grâce à de bonnes palmes, on a pu les récupérer . Ce qui est sûr , c’est qu’au delà de 5 m mon appendice auriculaire souffre….

Premières sensations et premiers moments bien sympas et prometteurs en tout cas.

Journée mystique et mythique

Deux grandes étapes dans la journée d’hier dimanche ( hors considérations électorales dont nous n’apporterons aucune lumière pertinente ).

Première partie:

Réveil tranquille, décision prise la veille d’aller à la messe, occasion pour dire un dernier au revoir au grand-papa.

Repérage de l’église, dans l’anse d’à côté. Deux choix possibles: soit on déplace l’engin, soit on y va en annexe.

Les enfants aimant tant les déplacements en embarcation très légère, on décide de leur faire plaisir et  accessoirement, on s’épargne des manœuvres dont on n’est pas encore familiers .

Une fois les ablutions matinales effectuées, y compris celles du bateau malgré les protestations de l’équipage (avec des cabines à moins de 2m carrés, c’est quand même pas la mort de ranger et balayer sa chambre, même un jour de repos-comprendre sans CNED).

On sort l’annexe et départ de la sainte famille que j’ai tenté d’habiller d’au moins un haut et d’un bas, jour du Seigneur oblige, on quitte son maillot.

Triple A nous demande pourquoi les vagues se sont toutes réveillées … effectivement elles sont déchaînées, on se prend une bonne houle et on arrive une demi-heure plus tard au lieu-dit,… trempés (et comme un air de reproche de ne pas être en maillot…)

Quelques difficultés suivent pour garer l’annexe de manière safe.

Arrivés devant l’église, on se sèche vaguement et observons qu’elle est quasiment pleine 1/2 heure avant le début de la messe  et les fidèles  très bien habillés, en blanc étincelant ou en madras éclatant … ça sent le baptême ou autre cérémonie …

En fait pas du tout, juste un décalage culturel qui n’est pas à notre avantage 😉

On rentre le plus discrètement possible (avec les enfants et les chaussures qui font sploutch à chaque pas, cela relève du défi) et que la messe , que dis-je le show commence! Carol Frederics est chef de chœur et les amis, ca dépote niveau chants! On en répète quelques uns histoire de chauffer la voix et la messe peut commencer!

Le prêtre a tout autant la pêche , il improvise  un solo , l’assemblée répond à toutes ses interpellations, pas triste du tout, très motivant d’après les enfants !

Triple A n’a tenu que 30 minutes avant de tomber dans les bras de Morphée (en l’occurrence de sa mère qui a (un peu) piqué du nez elle aussi pendant le sermon!! Faut dire que la chaleur était étouffante et un petit corps endormi et tout chaud contre soi n’aide pas).

Les autres enfants étaient devant nous et se retournaient à chaque moment « local » en nous interrogeant du regard ou en roulant des yeux. Ma voisine essayait de leur expliquer mais en créole, ça complique un peu. Je n’osais pas trop lui poser de questions, impression que des effluves de chien mouillé se déplaçaient en même temps que chacun de nos gestes.

On n’a pas pu beaucoup se recueillir, j’ai beaucoup souri intérieurement en imaginant le grand-papa au milieu de cette assemblée colorée et démonstrative, il aurait été impeccable  !

2 heures plus tard, nous voici sur le trajet retour , heureusement la mer s’était un peu rendormie  entre temps.

Un déjeuner plus tard près du centre de plongée et la deuxième partie de la journée peut débuter ( pendant le repas, c’était à qui avait des nouvelles sur les élections et les différents pronostics).

Baptême de plongée pour Golden Girl et pour Numerobis, mes deux compères de snorkling ainsi que pour le Capitaine ( je ne m’en remets toujours pas, lui qui refusait mordicus, crise à l’approche de la 40aine??).

On part tous les 6 sur le bateau, Greatwine garde Triple A, et à l’arrivée sur le spot, chacun passe avec un des deux moniteurs. N’ayant pas plongé depuis l’an 2000(…), j’appréhende un peu . Si on oublie le fait que j’ai dû, avant de plonger, changer 2 fois de masque pour un small , puis pour celui de … Golden Girl… 45 minutes d’exploration sous marine magiques et hors du temps.

Nos trois baptisés ont eux aussi adoré, chouette, je vais pouvoir négocier un compresseur sur le bateau, on est en force maintenant !

Journée riche en sensations et émotions…

 

Dame mer, nous voilà!

Ste Anne, c’est sympa mais nous commencions à trépigner à l’idée de faire notre première sortie.

Décision est prise vendredi: nous naviguerons!

Excitation au firmament , les premières manœuvres laissent clairement montrer quelques faiblesses managériales du côté des parents ( l’entretien de fin d’année risque d’être chaud!), hisser la grand voile sur un cata varie par rapport au monocoque, type de bateau jusqu’alors pratiqué.

Le flydesk (poste de pilotage installé tout en haut du roof sur notre bateau) est très impressionnant, on est très haut perchés, les bateaux de pêcheurs se confondent presque avec des bouées ou autre engin flottant (bon, c’est la version myope qui parle, les autres semblaient plus perspicaces).

Une fois sortis de ste Anne, direction le rocher du diamant, jusqu’à la grande anse.

On lance les cours d’école, chacun à sa place (dedans, dehors ), sa matière et son matos (trousse, casque, …) et quand tout le monde commence enfin son dur labeur, …de mon côté …. je sens ce sentiment de nausée étrange monter en moi… bref le mal de mer commence (sur un cata, mer quasi plate et vent arrière … ça promet pour la suite…)

Direction la barre  et plus question d’en bouger, en ce qui me concerne, j’y suis accrochée comme une moule à son rocher!

Les enfants trouvent ça génial, ils ont une paix royale, me parlent via les talkies walkies (dont  un  certain capitaine ne voyait pas bien l’utilité ) et finalement on gère !

Baignades bien méritées , on sort le canoë et le paddle. Expédition à 6 jusqu’à la plage, 2 sur le paddle, 3 sur le canoë et 1 en palme et tuba ( mon bonheur perso).

 

Et là, que ne vois-je donc pas d’incroyable ?

Une grosse (énorme, que dis-je!) tortue qui nage indolemment sous mon nez . Tout à mon enthousiasme, je fais de grands gestes et essaie de parler à travers le tuba pour interpeler les autres membres d’équipage.

Ce que j’entends en réponse me coupe le sifflet : »ben oui, ça fait au moins 10 minutes qu’elle tourne autour du bateau ».

1: ils auraient pu me le dire

2: c’est quoi cet air blasé ? J’ai pas souvenir d’en avoir vu tant que ca à l’aquarium de Paris, moi!
Les autres poissons et étoiles de mer les fascinent quand même , je rêve de savoir pêcher quand j’en vois certains… on sort bientôt le harpon du

Baker’ father 😉
Le coucher de soleil est tout aussi spectaculaire, belle première « vraie » journée.

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Mixed feelings

Journée qui finit sous un beau soleil. Elle a commencé tristement avec l’annonce du départ du grand père du Capitaine, on a beau se préparer, cela fait toujours de la peine. Nous retrouvons dans les yeux de triple A la malice et la tendresse de grand papa.Nous pensons fort à Tita. 

Hier, la journée nous a fait penser à notre chère Bretagne (comprendre: il a plu toute la sainte journée ).

On a pu avancer un peu avec le CNED, nos nerfs ont été mis à rude épreuve, reconnaissance éternelle aux instits et autres professeurs !

Ce matin, le soleil a refait surface et nous avons eu la joie de recevoir les caisses parties de métropole il y a 5 semaines, joie de découvrir tous les bouquins dégotés par la grand-mère, bonheur de gonfler les paddles et angoisse et perplexité du côté des plus de 18 ans à l’idée de devoir caser tout cela.

Après quelques heures de tetris, on a pu caler la plupart des affaires , heureusement que sous les lits des cabines se trouvent de grands espaces pour y caser l’incasable !

Ce soir, on profite de tous ces nouveaux jouets tout en pensant fort à la famille.

Bilan du voyage et premier jour

Que dire des heures qui ont suivi l’enregistrement ?

Elles ont été selon la courbe de tentative de burn out maternel ou plus simplement « comment tirer sur la corde tout en évitant le clash final! »

En fait, cela s’est pas trop mal passé bien sûr triple A nous ait TOUS fait changer de fauteuils au moins une fois. 

À peine avais-je les yeux fermés , qu’il « sonnait » le stewart en lui demandant sur un ton pour le moins autoritaire « quand est ce qu’on arrive maintenant « ? Moment de honte passé en laissant mes yeux bien fermés.

GG a perdu un dent en croquant dans le pain manifestement un tantinet dur !

Les autres ont eu leur dose de films plus ou moins à valeur pédagogique ajoutée.

De mon côté, j’ai scruté un petit avion sur mon écran qui avançait péniblement , entrecoupé de décompte horaire déprimant.

Arrivée dans le gaz complet , 2:00 du mat pour nous. Le temps de retirer les sweats et de récupérer les bagages, la situation se tend quand greatwine me soutient mordicus que notre sac gris qui vient de passer n’est pas le nôtre …1 tour complet ( à deux heures du mat, ça compte triple )plus tard …c’était bien le notre (il le voyait « moins vert », ça va être chaud pour repérer les bouées.)
Heureusement Captain avait prévu un van pour nous accueillir ( on était avec le chauffeur de taxi que Monsieur avait pris à l’aller et le chauffeur du Van, donc deux personnes pour nous 5, royal !).
La petite musique créole qui va bien nous accompagne et mes 4 loustics ne sont pas loin de piquer du nez!

Arrivée sur le quai de Saint Anne, deux trajets en annexe plus tard et nous voici à la découverte du bateau, émerveillement , dispatch de cabines, vidage de sacs et remplissage de tout espace vide existant et nous voici enfin couchés. Enfin, après avoir négocié et mis nos dernière forces en tentatives d’explication pour triple A qui, ne comprenant pas ce que faisait ce drap sans couette refusait de se coucher… comme quoi, pas d’âge pour être prisonnier de ses habitudes.

Petit matin lundi:

Lever à 5:00, pleine forme pour tous, limite suspect.

Premier bain longuement négocié à 8:00, histoire de ne pas trop énerver les voisins, on sait jamais !


Premiers pains brillamment faits ( pour le premier barbecue et les premiers burgers), bravo Greatwine ! En plus avec un four quasiment sans boutons ni notice, on jouait la difficulté.

Premier gâteau au chocolat fait également, triple A supportant mal de ne pas pouvoir pétrir le pain de ses « +ou- » blanches mains.

Oui, c’est court comme diète de chocolat mais on s’est dit que cela devait sûrement être l’anniversaire de quelqu’un quelque part et que donc, on devait le fêter ! Après vérification de GG, nous avions raison , très bon anniversaire Juliette !!

Toujours à propos de chocolat, une chasse aux œufs nous a permis de mieux découvrir le bateau et ses multiples cachettes. Pourvu que tous aient été découverts au regard de la température ambiante …

Premières plongées dans les coraux (face aux boucaniers pour les amateurs du Club ),  grand kif de découverte de faune et flore locales pour numerobis et GG.

 On a tenté le retour à la nage, un poil dangereux avec les fous furieux de la glisse.

Première tentative de Cned, bon ben c’est tout de suite plombant:(

En tout cas, toujours heureux de notre sort!

One Way Ticket..

… et pas pour le blues, croyez-nous!

L’excitation est au top, les bagages ont été faits, pèsés, défaits , redispatchés et repesés…200 gr de trop sur les 115kgs autorisés…

Le verdict tombé, Greatwine n’a même pas réfléchi et a retiré direct le ( en gros, « mon ») sèche-cheveux, non mais oh, qui commande ici ?? 

On tente de faire passer deux guitares, avantageusement bourrées de slips et autres … les muscles fessiers vont travailler au moment du passage sous les rayons X, pas envie de dévoiler l’inavouable!

En tout cas, les plaquettes de chocolat sont bien calées, j’ai fait tout le vide possible dans les cours du CNED et là Greatwine n’a pas bronché…

Dernier passage chez le coupe-tifs fait (note pour la prochaine to do list : savoir dire « nuque dégagée , mèche sauvegardée » en anglais et en espagnol. Et dire que même en français , cela peut être sujet à interprétation, j’en connais deux qui sont prêts pour le service si Manu passe le 2ème tour…)

Encore merci les copains pour le trajet jusqu’à Roissy!

Derniers adieux …On est prêts !!


 À très vite,

Farewell…

À quelques jours du départ, et regrettant cette année, en raison de conflit d’agenda irréconciliable , de ne pouvoir monter les marches sur le beau tapis Cannois,  nous souhaitons du fond du cœur, vous dire au revoir et rendre un vibrant hommage à tous ceux qui nous ont permis de rendre ce projet fou réalisable:

 -notre famille, bien que gardant sourire, nous les sentons un peu chose… les petits neveux, filleul(l)es que nous ne verrons pas quelque temps, les futurs bébés que l’on decouvrira grâce à Skype, les grands et arrières grands-parents à qui nous penserons souvent,

– les amis des enfants, dont nous n’avions pas réalisé la force et la puissance de leur l’amitié, c’est incroyable et tellement fort. On pense dans le désordre et en oubliant quelques uns: Aaron, Antoine, Noé, Mathias, Adrien, Thibault, Marie, Louis, Augustin, Rose, Jeanne, Lucille, Margot, Alexandre, Aurélien, Timothée, Paul, Louis, Maxime, Grégoire, Elisabeth, Eliott, Max, Stanislas, Ronan, Amicie, Céleste, Maximilien, Foucauld, Chiara, Manon, Thaïs, Alexandre, Juliette, Léon, Yrieix, Coloman, Sixte , Baptiste, Thibauld, Marion, Sacha, Liam et Max, et tant d’autres…

 -La chère maman qui accueille 23 m3 de BD, de guitares, de lampes, de tableaux,…et qui en plus trouve le moyen de les mettre en valeur.

– La belle-maman qui a réussi à faire broder notre logo adoré sur des polos et sweats, hâte de les mettre!

-Tous les amis; récents et anciens, discrets copains qui nous ont proposé leur aide, leurs disques durs entier de DVD, musique,…(encore merci Antoine, Xavier, JB, et PM), leur harpon (thanks Pascal), leurs bouquins (dont les beaux livres sur la Martinique d’Isabelle),… on se sent à la fois épaulés et heureux de tous vous savoir pas trop loin de nous,

– la cop’s parfaite qui se décarcasse pour trouver le drone de rêve et tous ceux qui ont participé à cette folie,

-Sylvain, grâce à qui vous lisez ces lignes sur ce blog, et qui va nous sauver des soirées ou des après-midi pluvieux,

-la grande sœur qui nous a préparé un programme aux petits oignons avec l’AED et nous fait découvrir des chansons improbables (oh mon Bateau, oh oh oh!)

-les scouts de la patrouille de la Cigogne (même pas exprès) ainsi qu’un routier pour nous avoir si efficacement aidés le week-end du 1er avril,

– Annette, qui pendant ces quatre dernières années nous a épaulés et s’est tout particulièrement occupée de triple A avec beaucoup d’affection, elle va beaucoup lui (et nous) manquer,

– Les professeurs des enfants, la directrice de l’école et son équipe. Nous avons été touchés par leur accueil bienveillant du projet et toutes ces attentions qu’elles ont portées aux enfants: une qui aura discrètement fait une belle photo de la classe pour laisser un joli souvenir, une autre qui nous aura préparé un brief complet du programme et de son avancement, celles qui nous ont proposé de nous suivre et de correspondre avec la classe et nous laissent ses coordonnées pour pouvoir nous épauler en cas de difficultés. Une maitresse qui n’a (même) pas un de nos enfants en classe mais qui en prévision de la grande section est venue me voir pour me transmettre tous ses supports pédagogiques et nous offrir un joli livre.

-la doctor’ team de choc, qui d’un côté pique, de l’autre rédige des ordonnances adaptées à chaque profil, certifie  de notre capacité à plonger, ranime les faiblards et … zou on repique une dernière fois…encore merci dr Goub*&Lac*!

-Gilles B. Qui nous a dégoté tous les joujous numériques compatibles avec les instruments à bord et trouvé les balises de sécurité au top ( en gros, si on tombe à la mer, on a espoir d’être vaguement localisés ;))

– Le Maitre-Nageur (Quentin ) qui a puisé dans son capital patience et a tout fait pour que triple A puisse faire la torpille sur 3 m… bon , maintenant il faut qu’il apprenne à caler la reprise de respiration sans vider la mer mais l’enthousiasme est là,

– le copain qui dévalise son entrepôt pour nous dégoter plein de fournitures, cahiers, crayons à distribuer aux enfants défavorisés (merci Jeff!!)

– Dom et RV, avec qui nous avons passé des soirées entières à préparer le voyage (et à nous entrainer à trouver la recette parfaite du pain maison…et du Ti’Punch), rendez-vous très vite sur les flots!

Bref, vous l’aurez compris, si nous partons heureux, c’est aussi parce que nous nous sentons bien entourés et que nous aurons beaucoup de joie à tous vous retrouver!