USVI…le chemin de croix…

Samedi, les enfants sont ravis de retrouver leurs amis, nous faisons des échanges  pour les nuits.

Je repère sur un blog une balade qui a l’air sympa sur l’ile en face  et qui mène à des bubbles baths. Facile  à vendre aux enfants, nous partons tous les 11 guillerets.

Notre sens de l’orientation vaut ce qu’il vaut, nous avons un peu de mal à nous repérer sur le trail, prenons quelques détours et arrivons au fameux endroit… comment dire… un peu survendu par rapport aux espérances de chacun. En gros, une gentille crique avec de l’eau de mer qui se déverse dans une piscine naturelle à travers des rochers… Rien de bien spectaculaire, la baignoire fait à peine 10 m2…

L’après-midi se passe tranquillement, nous explorons l’ile sur laquelle nous sommes amarrés, Sandy Cay. Le chemin est très beau, nous zigzaguons entre les Bernard L’Ermite qui se font la belle et en tentant de se débarrasser de petits moustiques vicieux qui nous feront de jolis boutons le lendemain. Vive l’onct*se !

Une fois le chemin de sable passé, il devient caillouteux, nous n’avons pas de chaussures, il est clair que nos enfants ne seront pas fakirs dans leur prochaine vie…

Le point de vue en haut de l’ile est sympa et vaut le coup d’œil.

Le lendemain, lundi, nous décidons de nous attaquer aux US Virgin Islands. Nous avons fait les ESTA quelques jours plus tôt, vérifié que nos passeports étaient bien conformes, bref, tout est en règle.

Nous faisons la traversée jusqu’à St-John, deux heures environ et arrivons vers 15h à l’immigration, grands sourires, ravis que nos enfants puissent avoir un avant-gout des US.

Nous remplissons les fameux formulaires en triple exemplaires, pour nous six plus le bateau, arrivons devant le guichet. L’officier nous pose deux-trois questions, demande si nous sommes déjà venus aux US, etc. Nous répondons par l’affirmative pour le capitaine et moi, et la négative pour les enfants, et là…tout s’effondre. Elle nous explique que c’est « no way » pour eux. On a du mal à comprendre pourquoi, pour se rendre aimable elle nous explique que le mieux serait de retourner aux BVI, prendre un ferry vers St-John (US), mettre un joli stamp sur nos passeports, repartir aux BVI et revenir aux US avec notre bateau. Au secours !!!!

On repart abattus vers le bateau et pendant notre trajet vers les BVI (dont on avait annoncé notre départ), réunion au sommet, que faisons-nous ? Nous repérons les fameux ferrys, les ports de départ, et décidons de le tenter, après tout il est rare dans la vie de n’avoir d’autre programme que savoir que l’on doit être la dernière semaine de Juillet en Martinique et puis c’est tout !

On a du temps et les USVI semblent valoir le coup. Les ferrys évoquent pour moi un doux mélange d’odeurs de gazoil, d’eau mouillée salée et collante et les nausées commencent par anticipation!

Mardi, lever tôt, ferry aller pour St-John, puis escale à St-thomas (pas compris pourquoi mais on s’adapte). A 11h45, retour sur les BVI. 

On passe l’immigration des BVI, et devinez quoi ? On doit refaire tous les papiers, nous sommes en Day+1…. Gloups

On arrive sur notre bateau, déjeuner rapide – d’autant plus rapide que les enfants étant des éponges à humeur ambiante, ils sont bien stressants et se font tour à tour priver de déjeuner et sont au pain et à l’eau… n’essayez pas d’appeler le 119 (enfance maltraitée), ils ont essayé, ça ne passe pas aux Antilles.

Nous quittons une nouvelle fois les BVI pour les USVI (pour ceux qui n’auraient pas suivi), arrivons à st-John, allons à l’immigration et présentons nos passeports avec le bon stamp. L’officier ne comprend rien, pourquoi on repasse le même jour l’immigration, une seule fois aurait suffit semble-t-il…je ne relève pas ni ne traduis…

Les USVI ont intérêt à valoir le déplacement, si vous voyez ce que je veux dire…

 

Gestion de crise(s)- BVI

Lundi, nous nous lançons à la découverte des fameuses Baths. L’idée est de laisser le bateau sur une bouée puis continuer soit en nageant jusqu’à la plage, soit de prendre l’annexe et l’amarrer à un parking à annexes, près du site. Nous prenons la dernière bouée disponible qui se trouve être la plus excentrée.

Nous sommes en face d’une plage et nous décidons donc d’y aller à la nage sans palmes pour ne pas être gênés ensuite . Nous arrivons péniblement à nager jusqu’au point repéré, le courant est fort et triple A dérive facilement avec son gilet.

La plage est très belle , on se pose 5 min, prenons quelques photos,  il n’y a personne. Ce manque de touristes nous surprend un peu, nous cherchons le point d’entrée des Baths.

En contournant la plage, nous tombons sur un beau panneau « this is not the Baths »…

Au temps pour nous!

Nous repartons à la nage pour la crique d’après, plus d’erreurs possible au vu du nombre impressionnant d’annexes et de touristes ! Un mannequin est en train de se faire shooter, alanguie sur un rocher, GG médusée ne résiste pas et prend la pose également !

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L’endroit est sympa , à l’américaine, très sécurisé. En gros, vous mettez de l’eau cristalline autour des rochers de Fontainebleau et vous y êtes !

Le lendemain, nous prévoyons d’aller sur les Indians , des îlots rocheux avec un passage sous-marin. Il y a peu de bouées pour s’amarrer, premier arrivé, premier servi. Nous avons de la chance, un bateau part devant nous, nous chopons sa bouée. Le bateau est à quelques mètres des rochers, le courant est fort, on ne fait pas trop les fiers.

Au moment de partir à l’assaut des îlots, grosse crise des garçons, l’un parce qu’on l’oblige à mettre des brassards (sans rire, vu le courant, même GG prend une frite pour sécuriser), l’aîné est furieux car il a loupé la bouée avec la gaffe (ce qui n’était pas forcément simple) et Numerobis nous fait la tête depuis le matin, gros drame en effet, il a été privé de céréales…

Bon, nous sommes partis à trois, désolés que les garçons n’aient pas pu apprécier le spot, l’effet promiscuité joue, alliée avec de la pré adolescence et sans doute pleins d’autres éléments que nous ne maîtrisons pas…Quand j’ai montré la vidéo du passage sous marin, Greatwine était légèrement dégoûté…

Le lendemain, direction l’île au trésor qui aurait inspiré Stevenson, visite de 3 grottes creusées dans la roche. L’attrait du trésor attire les trois derniers, pas fous, Greatwine nous fait un avenant de prolongation de crise…

Samedi, SMS de Phileas Fogg 2, ils sont en rade avec leur instrument de nav et  nous demandent si nous aurions à leur prêter un voltmètre. Le Capitaine est fier de répondre par l’affirmative, ravi qu’un des nombreux outils puisse servir et n’ait pas fait la navette de métropole pour rien! On se géolocalise ( en gros ils viennent de l’ouest et nous de l’est), 1/2 h après (cela donne une idée des distances aux BVI) retrouvailles dans la joie pour tous, on ne voit plus les enfants de la journée, le spot est en plus extra, cela met du baume au cœur de tout l’équipage 😉

 

Le monde est décidemment petit! (BVI)

 

Nous avons quitté St-Martin jeudi après-midi, après avoir fait le plein d’essence (à 0,9€ le litre, faut pas se géner, surtout avec des réservoirs de 650l).

Nous sommes au taquet, les conditions météo sont excellentes, pleine lune…

Le premier quart de 9h à 10h30 est accompli par le capitaine et sa fille. Elle est en pleine forme, tout excitée, son père tombe de sommeil, je le remplace jusqu’à 02h30.  C’était mon premier véritable quart pour moi également,  à la fois sentiment de n’être qu’une poussière et à la fois sensation de puissance et de responsabilité, sur les âmes qui dorment pendant que je divague. Pas un seul bateau croisé,… , »c’était tout de même très calme » comme qui dirait.

Greatwine m’a rejoint à 1h, il avait mis deux réveils avec rappels pour être sûr d’assurer son quart, très motivé.

Le lever du soleil fut magique, arrivée sur Necker Island (ile de Richard Branson). Le site est fabuleux, l’ile est équipée de manière incroyable, malheureusement, Barack n’a pas osé faire des bords de kite, dommage, j’étais prête à m’y mettre. On y a même croisé des flamands roses, hallucinant.

Nous prenons une bouée un peu plus loin, dans une ancienne anse de pirates, de très jolis resorts également, tout n’est que luxe, calme, et volupté manifestement sur ces iles…

En revanche la prise de bouée a été l’occasion pour moi de découvrir l’étendue du champs lexical du capitaine en ce qui concerne les noms d’oiseaux. Avec GreatWine, nous ne nous sommes pas coordonnés de façon optimale(…), le capitaine a dû intervenir et s’est pris un orteil dans un bout, le dit bout qui était tendu comme un slip (pardon, de manière extrême) entre la bouée et le bateau… on a tous vu ou imaginé l’appendice arraché…finalement, on a pu le dégager, il  était moins une.

Nous nous remettons de notre nuit en bullant tranquillement à Prickly Pear, nos deux aînés finalisent les derniers devoirs CNED, l’idée d’entamer des grandes vacances les motive.

FaceTime avec nos amis qui nous rejoignent en octobre prochain, ils nous rappellent qu’une famille que l’on a connue lors de la première année de maternelle ( ils devaient être 10 à tous casser de ce niveau) de Greatwine ne doit pas être loin… on vérifie avec leur blog, les géolocalisons et le plus énorme arrive… ils sont en face de nous !

Les garçons partent en annexe  les voir, chou blanc, leur annexe n’est pas là.

Pas grave, on va déplacer notre bateau et se mettre à côté d’eux.

Le lendemain, retrouvailles dans la bonne humeur , les enfants sont aux anges, enfin des collègues à qui ils peuvent confier leurs découvertes, joies et misères , nous itou!

Lundi, après une nuit avec échange d’enfants, nous quittons notre mouillage ainsi que l’équipage de Phileas Fog II et partons accomplir les formalités d’entrée aux BVI.

EloVince nous avaient pourtant prévenu, la nana de l’immigration ne serait pas commode… doux euphémisme, un vrai chien de garde!

On remplit péniblement les 6 formulaires ainsi que le document pour le bateau et lui tendons nos passeports, elle les scrute et rejette méchamment le formulaire du Capitaine tout en aboyant sèchement ses remarques: l’imprudent n’avait pas indiqué son numéro de passeport. Réaction absurde de ma part: j’eclate de rire …

…si elle avait pu avoir des mitraillettes à la place des pupilles, je serai du gruyère …

Elle nous réclame 60 pences (en gros 10 pences par formulaire). Je lui réponds qu’on n’a pas de dollars mais qu’on se ferait un plaisir de payer en carte. Elle regarde mon porte-monnaie et me demande de vérifier …. la moutarde me chatouille les narines, je ne regarde pas mon porte monnaie et lui réponds, peut-être un peu sèchement,  que je sais précisément ce qu’il y a dedans et qu’en l’occurrence, je n’ai pas ces foutus pences, mother f…r ;).Elle nous pose plein de questions, nous prenons  un malin plaisir à jouer aux français qui ne comprennent rien et font tout répéter trois fois … on se console comme on peut!

Après avoir signé que bien entendu nous n’importions pas de nourriture ( sur un bateau, on vit juste d’amour et d’eau fraîche , c’est bien connu ) ni n’avions d’animaux ( petite hésitation, Numerobis nous ayant fait après le déjeuner son numéro de dogue), et nous être soulagés de quelques centaines de dollars, nous repartons avec nos papiers signés et tamponnés…. les formalités sont accomplies, non sans mal !

 

 

 

St-Barth St Martin en attendant les BVI

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un homme, un bateau, la mer…

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qui hisse Gratwine?
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A mon tour!
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des hommes au travail

 

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dauphin à l’horizon!

 

Nous quittons Antigua pour St Barth. Les formalités de départ se sont faites à Jolly Harbour, un lieu incroyable, une cité lacustre à « la Port Grimaud » (souvenirs, souvenirs pour Greatwine ). Beaucoup de charme et un dauphin dans le port pour nous accueillir. Nous en avons profité pour faire un plein dans le supermarché du coin, un kif total pour moi, j’avais l’impression d’être chez Marks et Spencer, tout était bien achalandé , présenté et faisait envie , les enfants ont dévoré les pizzas cuites sur place pendant que j’étais en plein trip!

 

On repart d’Antigua ravis d’avoir fait connaissance de cette île dont on soupçonnait à peine l’existence, seule la capitale est à oublier.

Lever aux aurores pour la traversée Antigua-St-Barth, pétole de vent et mer d’huile, le GPS indique 18h de nav…Je vois qu’on frôle quelque chose qui ressemble à un rocher affleurant, j’alerte le Capitaine, il s’avère que c’est une tortue en plein dos crawlé…

La journée passe,…., lentement! Grande chance, le mal de mer ne nous empêche pas de lire, et ça sauve tout , en tout cas pour moi. J’apprécie de pouvoir bouquiner tout mon saoûl, des heures durant , des années que je n’avais plus eu ce plaisir. La e-bibliotheque étant bien fournie, le plaisir devrait durer !

Le Capitaine a les yeux rivés sur les différents appareils de nav, calculant nos moyennes, vitesse du vent et rendement et finit la journée en me disant : « content d’arriver, c’était long »… quand on connaît la suite du voyage, cela promet pour sa patience et ses nerfs .

L’arrivée à st Barth est très jolie, des falaises surplombent le port de Gustavia. Ravis d’arriver!

La nuit est agitée, le bateau fait la toupie sur place et la proximité des autres embarcations n’est pas pour nous rassurer.

Au petit matin, le Capitaine part avec les deux plus jeunes accomplir les formalités. Au retour, il m’indique où est le supermarché : facile à côté d’Hermès ! Je n’ai pas osé lui rappeler que moi aussi j’avais un cap oh combien difficile à passer dans qq semaines, ma timidité me perdra!

Nous partons pour le nord-est de l’île, sur l’anse du Colombier . Nous avons la chance d’être depuis le début du voyage en totale hors-saison touristique, nous sommes quasi les seuls dans cette très jolie crique à eaux claires et entourée de roche rouge … je comprends mieux pourquoi Johnny y emmène sa Tatia en vacances (les boutiques de luxe ne la laissent peut être pas indifférente non plus 😉 )

Mercredi, départ pour St-Martin… excitation au top, première nav de nuit prévue, on s’organise, s’imagine plein de choses jusqu’à ce que la pompe du dessal nous lâche et fasse retomber nos projets comme un soufflé.

On arrive sur St Martin, à la recherche d’une pompe de rechange. Le Capitaine doit passer du côté hollandais de l’île pour trouver son bonheur. Pendant ce temps, avec GG et Triple A, nous prenons le bateau en main, mon côté maniaque me démange et la coque qui verdit m’attriste. Qui voyage loin ménage sa monture.

On se colle des brosses et hop tous à l’eau. Pas besoin d’être bien courageux, l’eau est cristalline. Nous brossons le bateau, avec l’impression de panser un cheval, on y met tout notre cœur. De temps en temps je vois triple A s’arrêter, lui demande ce qu’il fait, réponse: « je compte mes doigts « , ah…tant que ca tourne autour de 10…
Le reste des hommes reviennent avec la précieuse pompe, l’installent et il ne nous reste plus qu’à prier pour qu’elle tienne le choc. Le Capitaine a bien bossé , et  malgré mes doutes de femme de peu de foi, la chose résiste!

Je ne le remettrai plus ses capacités de bricoleur en cause, surtout que la prochaine étape consiste à changer un mécanisme de toilettes…opération accomplie avec brio (note du Captain)!

Le départ est donc décalé d’un jour pour les BVI. Keep you informed!

L âge du Capitaine…

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On est controlés…

DSC_0036DSC_0078DSC_0055DSC_0045IMG_4354IMG_4360Tonnerre de Brest (pour les initiés ), 40 ans sur cette planète, ça se fête ! Dire que l’année dernière au même moment nous fêtions les 39 ans isolés du reste du monde en raison de la crue… finalement c’était un avant goût ! Après avoir parcouru tous ou presque tous les ports de France, le voilà dans les Caraïbes.

Nous sommes partis de Brown’s bay samedi matin dans l’idée de faire les formalités de départ (clearance ) à St-John, capitale d’Antigua.

Nous y arrivons vaillamment et nous amarrons à un ponton. Un rasta nous aide, et propose de nous guider jusqu’au bureau d’immigration et de s’occuper des poubelles… soit.

Le bureau en question ainsi que le container sont à 20 mètres, les officiers présents nous informent qu’il n’est pas possible de faire les formalités sur place et que l’on doit le faire à Jolly Harbour, situé à 8 milles avant la fermeture à 16:00. Super pour une capitale… Notre rasta nous réclame son pourboire (ou pour fumer?), nous n’avons que des euros que royalement il refuse. Nous voilà à chercher une banque sous la pluie , impression de loose totale.

On repart, contents de ne pas rester dans cette ville tristoune et légèrement énervés par la situation.

La route est belle une fois sortis de l’anse, nous arrivons sur la côte Caraïbes de l’île , très jolie, eaux turquoises et sable blanc.

On se dit que St-Barth ne nous en voudra pas de nous attendre un jour de plus, les spots sont très beaux, on en repère un et y mouillons. Cela se fait sous un grain tropical, en quelques minutes le ciel est devenu noir , quel accueil! !Nous sommes trempés comme des soupes, pas grave, nous nous baignons à peine l’ancre mise.

Le temps de cette juste baignade, nous savourons cette belle crique en fêtant le plus dignement possible (pour nous, comprendre champagne, tarte à la tomate « à la  Tannie », fromage de brebis et Foie Gras) le valeureux capitaine.

 

 

Dix ans plus tôt

…déjà 10 ans…Numerobis pointait sa jolie frimousse!

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Bon, ben elles risquent de rester blanches longtemps
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10 bougies!
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le trampoline a tenu le choc
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les valeurs sures
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Antigua

Journée commencée tôt, départ de Deshaies en Guadeloupe à 6:30. On prévoyait une arrivée vers 16:00 à Antigua. Nous avons a bien tracé et performé à Minecraft avec les casiers de pêcheurs et sommes arrivés pour le déjeuner. Le dit déjeuner a bien occupé notre équipage qui à peine les tartines avalées me demandait ce qu’il y aurait pour le déjeuner… déjà que j’avais du mal à finir mon café avec la mer bien formée et les vagues qui se croisaient…

On a fait ce qui restera le déjeuner type lors de nos traversées : des hamburgers !

Antigua est une très belle ile, English Harbor est un charmant port restauré datant du 18ème et ancien repaire de l’Amiral Nelson et nous fait penser à Jersey ou Guernesey. Tout est mignon, bien entretenu, so cute!

Nous sommes passés par le bureau d’immigration, pas moins de trois guichets pour remplir toujours les mêmes informations..un temps de perdu incroyable, il faut montrer pate blanche à l’officier des douanes, à celui  de l’immigration puis devant celui des autorités portuaires pour enfin nous soulager de dollars ( que je pensais caribéens, soit 30% de l’euro, erreur , dollars américains !).

À un moment, on les a vu trifouiller dans nos passeports, regarder de près les papiers de clearance et commencer à nous interroger sur l’équipage l’air un peu soupçonneux. Le fait qu’on ait mis les enfants en « crew » et non en « passengers » les ont (finalement) beaucoup fait rire, limite ils ont photocopié le formulaire pour leur best-of ! Les garçons eux, n’ont pas trouvé cela drôle du tout, je les comprends, ils sont infiniment plus utiles en navigation que moi qui suis souvent comme une poule devant un couteau devant tous les bouts et que le capitaine me demande de border l’écoute de grand voile et que je me repasse le schéma entier du bateau dans ma tête avant d’agir… la vie est injuste, ils commencent à s’en rendre compte!

Retour sur le bateau pour nager et explorer les fonds marins. Pas déçus de ce côté, en plongeant on s’est trouvés face à un banc de thon puis on a croisé des tortues et des raies. Côté pêche à la traîne, pendant la traversée, la ligne a tressauté, le temps de mettre les gants et de tirer dessus, elle avait rompu net, le bestiau devait peser son poids de cacahuètes…

On a préparé le diner de fête de Numerobis (pizza faite par ses frères et sœur) et gâteau « dame blanche », apéritif sur le trampoline.

Numerobis a été bien gâté par sa marraine et ses grands parents. Ses parents (boulets toujours) ayant acheté le cadeau il y a quelques mois, n’avaient pas imaginé à quel point ce dernier tomberait à côté de la plaque… une paire de tennis!! On ne porte plus de chaussures depuis 1 mois et demi…. on dira que c’est l’intention qui compte et qu’on ne pourra faire que mieux la prochaine fois!

Belle Guadeloupe

Portsmouth-les Saintes

Navigation sans problèmes, nous mouillons face au Petit Pain de Sucre, endroit magnifique, les fonds sont grandioses, on y croise toutes sortes d’espèces et même des grosses. J’ai cru voir une grosse bestiole au loin , m’en suis approchée vaillamment … il s’agissait d’une bonne bedaine d’un sexa voire d’un septuagénaire…au moins ça à le mérite d’être décomplexant … Heureusement que je n’avais pas le harpon avec moi, avec ma vue j’aurais pu le prendre pour mon diner 😉

L’endroit est top, un avant goût du paradis!

Nous sommes restés deux jours au Pain de Sucre puis, dans un accès de folie mêlée de témérité , nous avons pris la décision d’aller sur l’île d’en face, l’île Cabrit.

Elle porte admirablement bien son nom et a pour habitants ces chèvres locales aux organes vocaux fort développés , surtout au petit matin…

Nous sommes partis explorer cette île, qui abritait un ancien fort ( devenue une prison abandonnée depuis qq années ). Les ruines, ont été depuis,  peu à peu envahies par la flore locale. Très belle excursion, menée avec Triple A , Numerobis et GG. En digne fille de sa mère (randonneuse, treckeuse et pèlerine devant l’Eternel ), j’ai emmené mon petit monde partir en exploration en… tongs … idée saugrenue vus les sentiers et la végétation … ce qui devait arriver arriva, après avoir mis en garde les enfants sur les cactus, le marcelinier et autres joyeusetés et voulant prendre à la demande de GG en photo une chèvre (GG n’étant d’ailleurs jamais très loin de l’objectif) j’ai posé ma tong sur un magnifique cactus… et comme dirait Jacques D. « Je me pique de le savoir »… les épines ayant traversé ma modeste chaussure, j’ai du y mettre les mains… « ouille ouille ouille »! boulet un jour, boulet…
Jeudi de l’Ascension, départ pour le centre de la Guadeloupe, nous arrivons sur Malendure, face à l’ilet Pigeon, grand spot de plongée, appelé également réserve Cousteau.

En allant vérifier une amarre, j’ai eu le bonheur de nager avec 4 belles tortues…

Nous restons sur ce bel emplacement pour les prochains jours, l’occasion de passer des niveaux en plongée .

Nous vous souhaitons un beau we, ensoleillé d’après nos dernières informations!

Départ de Ste Anne pour le Nord

Sainte Anne-Saint Pierre:

Bonne navigation, vents favorables.

Greatwine est à la playlist, il met Les Lacs du Connemara à fond (merci les cousins et hommage à fullbibi), je tente subrepticement de continuer avec Sardou, le Capitaine ne tient pas longtemps et met vite fait le holà, on passe  à Frérot Delavega (…) à la demande de GG et finissons (ouf) avec le choix de Numerobis, Renaud. Les dauphins nous accompagnent sur la dernière partie.
Saint-Pierre est un bel endroit, charmant et lourd d’histoire avec la catastrophe du Mont-Pelée en 1902 , l’eau est cristalline, visibilité sous l’eau incroyable .

En allant, sans trop d’espoir , à la recherche d’un masque perdu par Numerobis sur le trajet bateau-plage, je suis tombée nez à truffe (?) avec une tortue… magique.

L’avant veille nous avons eu la surprise de voir une raie nager majestueusement avec nous autour du bateau. Nous sommes restés avec GG et Greatwine à distance respectueuse , pas trop envie de la chatouiller.

On s’est rendus compte que Greatwine était un peu pétochard quant aux bébêtes à nageoires, il a réalisé la quantité de poissons qui nageaient autour de nous, les déplacements en bancs étant parfois très impressionnants , résultat il fait de beaux plongeons du bateau mais évite de trop s’aventurer dans les profondeurs.
Pour la petite histoire, j’ai récupéré le masque , grâce à la visibilité des fonds , en d’autres endroits, je n’aurais eu aucune chance.

Dimanche, grand jour pour notre Golden Girl qui fête (enfin !) ses 8 ans, elle a bien cru qu’elle n’y arriverait jamais , et nous pareillement …
C’est le jour de la traversée de la Martinique pour la Dominique. La journée est prévue pour être longue, départ fixé à 6h.

Vents forts, alllure moyenne de 8,5 noeuds, autant dire qu’on a tracé, très sportif mais nous sommes  arrivés presque secs.

On a failli prendre un objet flottant non identifiée sur la coque, la peur de ma vie… oui, je ne prends pas la peine de préciser que j’étais à la barre. 10 minutes plus tard, nous avons manqué d’avoir de la tortue pour le déjeuner, manquée de peu elle aussi!

Cela aurait été rageant, pour elle bien entendu mais je dois reconnaitre qu’à part pêcher des algues, nous n’avons encore rien pris à la traîne…. si vous voyiez les mouettes et autres oiseaux pêcheurs qui s’en donnent à cœur joie à nos côtés et nous provoquent…

Ma dernière idée était de laisser la traîne quand on arrivait sur des endroits pleins de casiers , dans l’idée de faire de toute menace une opportunité … ma casquette RH n’est pas encore complètement disparue… le Capitaine m’a gentiment fait remarquer que nous avions assez à faire avec les champs de mines que représentaient les casiers pour ne pas s’ajouter des contraintes supplémentaires… bon, n’ayant pas plus d’arguments que ça, j’ai lâché l’affaire .
En revanche, bonjour le challenge pour préparer un gâteau d’anniversaire dans ces conditions sportives et sans que la miss ne s’en aperçoive. Étant donné que je suis suivie à la trace, en bonne Mère poule, une opération détournement d’attention a dû être mise en place . On a profité de la bonne humeur de la miss et son rêve de devenir servante (pardon serveuse),  l’apéritif et les petits crackers ont été redoutables d’efficacité , le foie du Capitaine en a pris un coup.

Pour le  gâteau, gentiment et royalement, elle nous a laissé le choix entre une dame blanche et un framboisier ( de l’ami nordiste, « comme chez Tita et Pakou », s’est-elle sentie obligée de préciser ). Donc faire tenir des bougies sur de la glace qui arrivera déjà en état liquide ou créer l’impossible? …on fera un gâteau au yaourt avec les composants liquide de la dame blanche !

Nous arrivons à Portsmouth en Dominique, on va dire que les terres doivent être sûrement plus spectaculaires que les côtes. On s’est baignés dans une eau tristoune pleine d’algues et dénuée de poissons …

Nous sentons que notre prochaine escale à Marie-Galante sera plus prometteuse.

La nuit a été infernale , on entendait  des crépitements au niveau de la coque, impossible de savoir à quoi cela pouvait bien correspondre, comme des bulles de champagne qui éclateraient sous nous! Ah si seulement c’était possible …

Après recherche sur internet à 3:00 du matin, il semblerait que ce soit des crevettes ou des poissons qui tèteraient l’antifooling…finalement il y a bien des poissons , apparemment affamés….

Premier jour …

du reste de notre trip!

Et oui, aujourd’hui sonne le départ de notre première boucle qui passera par la Guadeloupe et les îles Vierges Britanniques, nous piaffons d’impatience.

Retour prévu en Martinique en juillet pour entamer notre migration anti-cyclonique dans le sud des Caraïbes.

À très vite !

Sainte Lucie

Nous arrivons aux Deux Pitons, sur un magnifique mouilllage , les deux rochers  nous surplombent, des poissons de toutes les couleurs, de toutes les sorte, on en a plein les yeux au-dessus  et en dessous de la mer!
A l’occasion de ce séjour à Ste Lucie, je me rends compte que mes capacités de négociation sont définitivement perfectibles, des marchands de légumes ou de poissons flottants nous proposent à chaque arrivée leurs produits. De guerre lasse avec l’un d’entre eux, je me retrouve avec des tomates toutes moches et passe à côté de poisson frais pour un prix disons salé…le Capitaine est revenu une fois avec des kilos entiers de mangues et de bananes déjà bien mûres ….qu’on avait déjà en profusion…sentiment de se faire pigeonner.

La nuit aux deux-Pitons est très agitée, le vent s’engouffrant entre les deux masses, le bateau faisait la toupie autour de la bouée , on n’était pas très rassurés et vérifiions régulièrement notre position . Il faut dire qu’on était jusque là habitués à gérer les nuits différemment. Avec la chaleur on s’endort hublots ouverts , passage de grain: on referme tout, il fait chaud et moite, on rouvre,….re grain,… cela peut durer longtemps, les cernes du Capitaine l’attestent (sa tête est sous le hublot, forcément il est plus réactif;)) . On comprend mieux pourquoi la Martinique est si verte et luxuriante…

Depuis, pour les enfants en tout cas, décision est prise de tout fermer la nuit ,… sans doute plus sage mais gare à ceux qui bougent bcp en dormant….

Retour à Rodney bay mardi , 2h30 de nav. assez facile, il y a bcp moins de houle , du travers voire du près, une pointe à 9,5 noeuds, parfait.

Côté un peu glauque, pendant la traversée il y a eu un message d’alerte pour retrouver un kayakiste perdu entre Ste Lucie et la Martinique. Quand un bateau a signalé un corps flottant, et qu’on a suivi les échanges, on est vite revenus à la réalité…la mer est belle certes …mais le danger n’est pas toujours aussi éloigné que ce que l’on croit.
Mouillage fantastique pour le déjeuner à Gascon Bay, seul bateau dans cette baie, myriade de poissons également , et… quelques scooters de mer qui passent faire rugir leur moteurs pour nous sortir de notre sentiment d’être des Robinsons.

La prise au vent étant très forte, pas tentés de rester la nuit, chat échaudé… on retourne à notre mouillage de Rodney bay de samedi dernier, la musique de karaoké n’est plus,…tant mieux! Parfait pour le départ de mercredi pour Sainte Anne.
Retour sur Sainte Anne sportif, 20 nœuds de vent avec rafales à 30, houle contraire et mer agitée avec allure au près … cocktail parfait pour maman et ses poussins. On est tous restés à côté du Capitaine pendant la navigation, j’ai profité de l’occasion pour leur apprendre du vocabulaire anglais (mon coté, ne pas perdre du temps inutilement), on pousse la provocation à chanter ( et Dieu sait que le résultat sonne faux) et on arrive sains, sourds et saufs à Sainte Anne!