Croisés sur les eaux, occasions d’apéros et de diners improvisés ou compagnons de route plus longues, quelques adresses de blogs… on y apparaît parfois, à vous de nous trouver!
Nous descendons depuis une semaine tranquillement dans le sud, pour échapper à Irma qui se précise et ne sera sans doute pas une partie de plaisir. Le Capitaine passant ses nuits à contempler non pas les étoiles (ni sa femme d’ailleurs !) mais des vecteurs munis de barbules issus de fichiers grib (en gros, il se fait un kif météo sur la tablette, à croire qu’il est le fils caché de Gilot-Petre ou Cabrol), nous étions bien informés et bien préparés . Un grand merci pour tous vos gentils messages qui nous ont fait chaud au cœur!
Nos différents mouillages nous ont permis de faire des rencontres amusantes, notamment avec des américains et leurs 4 enfants que nous avions déjà croisés à Rodney bay et retrouvés à l’île Ronde au large de Grenade ainsi qu’avec un équipage Germano-Australien. L’occasion pour les enfants de comprendre définitivement l’intérêt de parler anglais et pour moi de récupérer quelques DVD dans la langue de Shakespeare, malgré leur protestations. On a frôlé la création d’une section syndicale, tendance CGT, pour ne pas citer Sud ( je crois comprendre que FO devient douce comme un agneau, on aura tout vu !!) pour la défense de la langue française. Apéritif sympa à bord avec les 4 équipages, 12 enfants, 8 adultes, relativement calme jusqu’à ce que les enfants décident de faire un chat sur le pont!! En gros, la baie était à nous, et les enfants ravis de jouer ensemble pendant ces quelques jours, surtout avec l’annexe du bateau australien qui pouvait se transformer en optimist, quelle bonne idée ! L’annexe a fait des ronds dans l’eau tout dimanche.
L’arrivée lundi à Grenade, a été l’occasion de faire un très gros plein , cela faisait quasiment 3 semaines qu’en nous étions en autarcie ( juste quelques fruits/légumes et des oeufs trouvés Hillsborough.).
Nos amis de Lotus qui nous accompagnent dans notre périple depuis les Tobago Cays ont halluciné devant nos deux caddies pleins à craquer et nos 20 litres de lait (entre le petit dej et les yaourts, ça débite ferme, on ferait mieux de prendre une bonne laitière à bord avec qq poules ). J’ai poussé le bouchon en mettant (par erreur bien sûr) qq surgelés dans le sac d’Elodie qui a le même sac Picard (s’ils savaient…) que nous!!
L’occasion également de faire le tour des ships et nous équiper . Il faut dire que sur nos trois toilettes, deux renâclent à évacuer ce que vous imaginez. Le Capitaine s’y est collé (autant je veux bien prendre le rôle de poissonnière et les odeurs qui vont avec, autant la plomberie..). Chacun sa raie…
La nuit de mardi à mercredi se passe sans problème , chaleur lourde et mer d’huile. Nous voyons juste des éclairs, sans doute de chaleur au sud, côté Vénézuela. Pendant ce temps, Irma sévit au Nord, nous bénissons le ciel de pouvoir être mobiles.
Mercredi, une fois un des toilettes réparé par Super Mario , nous changeons d’anse et allons sur Dragon bay.
Nous pêchons pendant cette petite navigation un petit poisson, semblerait-il que cela soit une orphie, royalement nous l’avons laissée reposer en paix au plus profond de la mer. Ceci est la version noble, en réalité, pas grand chose à mon avis à se mettre sous la dent, je ne travaille qu’à condition d’avoir au moins de quoi nourrir dignement la famille pour un voire deux repas.
Jeudi, nous décidons de louer une voiture avec Lotus pour visiter l’île, nous avions repéré des cascades et … une chocolaterie ( y a des trucs qui ne m’échappent pas, le capitaine avait étrangement noté la présence d’une rhumerie de son côté ).
Nous débarquons tous les 10 à la marina, attendons le loueur de voiture qui nous annonce 100 dollars par voiture… en Martinique, le tarif est à peine 35€… un peu cher.
J’avais repéré la veille le réseau de bus local, mon côté roots et aventurier me titillant et me rappelant ma folle jeunesse passée à sillonner l’Asie , allez on prend nos clics et nos enfants, direction le centre ville.
Nous laissons les annexes devant un ponton, un peu craignos, un type nous propose de les surveiller…ca veut tout dire, nous acceptons , pas envie de jouer sur ce coup.
Un minibus s’arrête et nous emmène à la gare routière. En chemin Elodie demande si on peut privatiser le bus pour la journée. Après un bon moment de négo serrée sur le prix, on s’entend pour 100 dollars pour la journée. Nous avons donc un chauffeur et son aide pour nous, un minibus assez confortable, royal.
De plus , une fois réalisée la façon locale de conduite ( à droite), croyez-moi, on ne l’a pas regretté un instant, le Capitaine aurait épuisé tout son capital santé !
Premier stop aux cascades, 3/4 h de descente assez raide pour les atteindre (évidemment, les enfants ont assez rapidement réalisé ce qui les attendait au retour, ils n’ont d’ailleurs pas trop insisté pour déjeuner en bas, bizarrement). Cascade sympa dans une eau fraîche mais oh combien revigorante , et surtout non salée !! Bon , c’est définitif, nous ne sommes pas tous égaux face aux moustiques , étant les élues du jour avec Elodie, nous ne faisons pas long feu.
Retour tirant plus sur les pattes, nous avions tous des bâtons de bambous que le garde nous a obligé de prendre , finalement pas inutiles.
Nous reprenons la route, à un moment le bus passe par une ancienne piste d’aéroport …J’ai commencé à phosphorer en me demandant si ce n’était pas un coupe-gorge , il s’est avéré qu’il y avait une ouverture au bout et possibilité de rejoindre une route… ouf!!Après 3/4 de route, nous déjeunons sur une très jolie plage.
Direction la chocolaterie pour le dessert!
Le Capitaine en faisant son geek se rend compte au bout d’un moment que l’on va dans la mauvaise direction, le chauffeur nous indique connaître une autre chocolaterie mais que nenni, on nous a recommandé celle de Belmont, nous irons à Belmont, non mais!
Demi tour sec et le chauffeur furieux va deux fois plus vite (ce qu’on ne pensait même pas possible) , notre rythme cardiaque en prend un coup, les enfants adorent , encore mieux que Space mountain!!
« Je paierai cher pour recommencer » nous dit Numerobis….100 dollars darling , 100 dollars!
La plantation est belle, visite avec un guide didactique et parlant suffisamment doucement pour que l’on puisse comprendre, appréciation à la juste hauteur de la dégustation !
Retour sur des chapeaux de roue, l’angoisse monte, annexes ou pas annexes?
Les embarcations sont bien là, notre gardien également , ouf!
Suite du programme , nous allons remonter progressivement vers la Martinique, en suivant toujours la météo car nous sommes en haute saison des cyclones (après Irma, José est au large et un troisième cyclone est en formation au large du Cap Vert)
objectif: récupérer les cours du cned le 18.
« on peut gouter? » Pause déjeuner sur une jolie plage on est encore frais…
un accrobranche au niveau de la cascade, malheureusment (pour certains) hors service Ridicule! pour des fans de vitesse…
Avant la descente Même le capitaine est à l’eau… tout est possible!
Cela va faire une semaine que nous sommes en mode vacances totales… cela peut vous sembler gonflé de notre part mais trois jours dans les Tobago Cays nous ont semblé absolument divins et hors de tout !
Après notre triste aventure avec nos pirates, nous avons eu vite fait de migrer vers ces merveilleuses îles et rejoindre l’équipage de Lotus, avec qui Golden Girl avait sympathisé la veille et qui s’était un peu étonné de ne pas nous trouver le lendemain !
Nous faisons route avec eux depuis 1 semaine, cela fait beaucoup de bien aux enfants, notammment les deux derniers . À chaque fois que nous faisons de nouvelles rencontres, Greatwine passe en revue les bateaux et devient un moulin à questions sur tout et à peu près n’importe quoi, heureusement que les parents sont sympas et arrivent à nourrir la machine!
Lotus étant parti pour naviguer un bon bout de temps, leur équipement fascine les enfants, « Tu te rends compte maman, ils ont même la wii !! », bon on peut pas lutter, on n’essaie d’ailleurs même pas, nous sommes partis quasiment sans jouets, parents indignes que nous sommes!! Si je vous dis qu’en plus ils ont une bouée tractée et que Julien le papa, a la bonté de traîner notre petit équipage qui en revient béat… promesse faite de notre part de nous équiper pour Noël, bonne idée de cadeau pour toute la famille et excellente carotte pour avoir un équipage au taquet dans le suivi Cned.
D’ailleurs, ce denier nous a indiqué nous envoyer les cours mi-septembre , les enfants auront eu 3 mois et demi de vacances … incroyable , de mon côté je cauchemarde à l’idée de reprendre tout ce petit monde en main!
Nous sommes arrivés hier à Cariacou, première journée de pluie non stop, nos panneaux solaires ont eu un rendement de …zéro watts! En fin de journée, petite accalmie, on en a profité pour mettre l’équipage à l’eau, triple A qui a perdu tout son gras depuis son arrivée sous les tropiques est devenu violet en quelques minutes , forcément avec une eau à 29 degrés …on n’est plus habitués à tant de fraicheur.
Un ouragan s’annonce pour la semaine prochaine, Irma. La dernière fois, Harvey était annoncé comme simple tempête à ce stade, on a vu ce que ça a donné aux US, là on prévoit l’abri sur Grenade, à suivre …
Nous vous souhaitons plein de courage pour la rentrée !
Mardi 15 Août, nous entamons-enfin- notre descente vers le sud, statistiquement moins touché par les tempêtes et les cyclones.Première halte à Ste-Lucie, Rodney Bay que nous avions visité il y a déjà trois mois.
À mon retour de snorkeling , je vois les enfants jouer avec de nouveaux amis …américains . Les dialogues entre eux valaient leur pesant de cacahuète, toutes les 5 secondes : »maman, comment on dit « triple salto arrière » euh… », ou « les filles poussent les garçons « ? Ils s’amusent comme des fous et ça les débloque complètement par rapport à la langue, amusant à voir.
En fin d’après midi, nous apercevons l’équipage de Moana, occasion de prendre un pot ensemble… la transhumance commence bien!
Nous savons qu’une tempête tropicale s’annonce pour la fin de semaine, quelle stratégie adopter ? Soit nous restons à la marina de Ste Lucie, soit nous tâchons de passer au sud de la tempête et mettons le cap sur Bequia. Après de longues heures passées sur les fichiers météo et autres sources , quelques insomnies du capitaine, décision est prise de passer au sud, mercredi halte aux deux pitons et jeudi, la nav devrait être assez longue, on partira tôt.
Jeudi, lever 5:30, l’avenir appartient sûrement à ceux qui se lèvent tôt mais ca pique quand même.
Nous mettons la cane à pêche venant de Phileas en transit sur le bateau que nos amis récupéreront en octobre, histoire de voir si ca vaut vraiment le coup d’investir, ainsi que la traîne.
Concours est lancé entre Greatwine et les filles, qui gagnera?
C’est la cane qui siffle la première …
Greatwine remonte un poisson, nous cherchons vite notre livre sur les poissons caraibeens: nous comptons les nageoires, les dents, impossible de déterminer si c’est un thazard ou un barracuda. La distinction est cruciale, l’un est touché par la ciguatera, l’autre pas.
De nature optimiste, j’opte pour le thazard (mais lance néanmoins un appel Facebook) et le prépare rapidement, l’odeur et les traces sur le pont étant assez prégnantes et chacun connaît mon sens de l’ordre…
Les filets au frigo, le Capitaine nous demande de rentrer la traîne , en raison de multiples casiers. En la remontant, nous nous rendons compte que la traîne avait une magnifique dorade coryphene à son bout.
Nous la remontons avec moultes précautions, la dernière nous ayant échappé au dernier moment, nous sommes généreux en rhum, à 59°, cela devrait assommer un mammouth.
1,10 m! en gros elle dépasse triple A en taille et sans doute en poids.
Le sang coule ( cela étonne et dégoûte les enfants) et moi je me demande par où commencer le dépeçage, l’odeur est forte, très forte , la bête assez grosse et mes couteaux de cuisine …modestes!
Une fois la bête décapitée, nous nous rendons compte que la dorade était une maman pleine d’oeufs, imaginez les têtes désespérées de nos deux derniers quand ils ont réalisé.
J’ai pu lever quelques filets mais c’était une véritable boucherie (…), vive le seau!
Mon admiration est grandissante pour les poissonniers et elle est sans borne pour les maîtres sushis japonais( je comprends mieux pourquoi leur couteaux sont aussi bons).
Entre temps, nos amis facebk sont très efficaces et votent pour le barracuda, moins touché par la gratte au sud de la Martinique… à nous de voir si on le garde.
Arrivés à Bequia, des boys boats nous aident à nous amarrer à une bouée que je me suis empressée de vérifier. Un des boys est prêt à récupérer le barracuda, pour lui, pas de danger…
Snorkeling de décompression de mon côté , jamais vu autant de langoustes de ma vie et surtout aussi grosses…Vivement la fin de la tempête pour aller les saluer dignement.
Vendredi matin, je me réveille et constate que finalement la nuit n’a pas été si impressionnante , j’ai bien dormi, merci! Bon, le Capitaine un peu moins mais je commence à me rendre compte qu’il dort vraiment très peu , question de nature sans doute … Je rassure des bateaux amis qui nous suivent.
En fait , le gros est arrivé entre 8h et 12h… et franchement ça tapait sévère ! Orages et éclairs impressionnants, comme un feu d’artifice au-dessus de nos têtes …
La mer, turquoise à notre arrivée la veille, est devenue, avec tous les torrents de boue et d’égouts, marron pas très folichon…
Les rondins flottants autour de nous et la journée passée enfermés nous ont fait penser très fortement à la crue de la Seine l’an dernier…souvenirs, souvenirs ! Les enfants ont eu leur dose de travail de vacances, dessins animés, crapettes et jungle speed.
Amusant également de constater que nos bateaux voisins faisaient également exactement de même de leur côté !
Première tempête tropicale, Harvey de son petit nom passée ! Au suivant …
Nous passons deux jours agréables à Elizabeth bay, faisons un trip jusqu’au fort local.
Départ pour Canouan dimanche, petite baie tranquille . Lundi matin nous migrons pour Charleston , capitale locale. Nous partons à pied pour traverser l île et nous baigner dans la piscine naturelle protégée par la barrière de corail. Endroit fabuleux et totalement désert.
Au retour, après une séance de salon de coiffure improvisée sur le pont, nous décidons d’aller à Mayreau. Salt Whithle bay est notre première étape , endroit paradisiaque, bordé de cocotiers. Golden Girl sympathise vite avec une petite fille de son âge et de notre côté nous nous entendons avec le boy boat à propos du diner. Nous demandons des langoustes; il nous explique que ce n’est plus de Saison , se renseigne. il revient et nous dit qu’il nous livrera sur le bateau a 18:00, pour éviter d’avoir des problèmes , la pêche à la langouste étant interdite en ce moment.
18:00 passe , 18:30, puis 19:00… on se laisse 19:30, avant de lancer le diner, les enfants commencent à avoir les crocs.
Nous dînons tranquillement quand à 20:00 une barque s’approche avec le diner… nous expliquons que c’est trop tard pour nous , le ton manque et vla t’y pas que le gars commence à s’échauffer et à nous menacer de saborder le bateau.
De rage il essaie de choper notre réserve d’essence de l’annexe, n’y arrive pas et balance à l’eau le contenu de la boîte contenant toutes nos chaussures ….
Il n’en faut pas plus pour nous chauffer pour de bon .
Je le traite de fu€ »# bast#%^* et plonge (en petite , toute petite tenue) récupérer les chaussures. On a le sens des priorités qu’on peut… Retour au bateau , le Capitaine joue au memory, enfer, il en manque deux.
Je repars, aidée par le bateau d’à côté qui n’a rien capté de nos malheurs mais à bien voulu m’éclairer , et retrouve les deux tongs manquantes. On décide de se tailler vite fait, on met 1 h avant de mouiller dans l’anse suivante .
F
Cane: 1recherche de l’espece du poisson (à peine dégouté)par où on commence?plus grande que moi……et presque aussi grande que moiau rayon boucherie…le temps que la tempete finisse de rouspeterpromenade post tempete
quiétude totale… ou presque!
quand on dit qu’on est seuls au monde…elle était pourtant sympa cette plage…à quelques pirates près
urieux , tremblants et dégoutés par cette triste aventure dans laquelle personne ne sort gagnant .
Vendredi 3 Août , départ pour la cote ouest de l’Atlantique, Phileas Fogg entame sa dernière quinzaine, on prévoit de les retrouver au Robert.
Après quelques miles à slalomer avec les casiers -étrange impression de déjà vu-, le moteur tribord refuse de s’allumer , le voyant « voie d’eau » restant désespérément en alerte… Pour un moteur qui vient d’être révisé, un peu rageant. Décision est prise évidemment de revenir au Marin en toute urgence.
Samedi matin, notre référence moteur au Marin vient constater les dégâts , la fuite ne vient pas du moteur mais d’une voie d’eau qui arrive directement dans la cale moteur. Est-ce raisonnablement mieux???
On évacue l’eau des cales grâce aux pompes, décision est prise de partir quand même retrouver Phileas Fogg pour un dernier trip sur la côte Atlantique, nous reviendrons en fin de semaine pour les réparations.
Ce faux départ aura eu le mérite de nous faire vivre en live le passage du tour des yoles (embarcations locales ) qui faisait escale au Marin. Les bateaux sont impressionnants, pleins à craquer, les voiles de toutes les couleurs et le cortège les accompagnant pléthorique. Ils se sont tous retrouvés à Sainte-Anne où nous étions vers 15h, les bateaux sonorisés comme il faut et les équipages ayant apparemment sifflé quelques ti-punchs … les zigzags des bateaux nous frôlant un poil trop à notre goût, nous avons migré sur l’anse déserte d’à côté. Bien nous en a pris , cela nous a offert un spot incomparable pour observer le départ des yoles le lendemain (et d’assister au dessalage de l’une d’entre elles malheureusement ).
Départ donc samedi pour le Robert et l’Ilet Madame. Au cours de ce trajet nous avons croisé une horde de dauphins ( que j’ai pris pour des algues mouvantes dans un premier temps, c’est dire la fatigue nerveuse). Pas réussi à les photographier tous en même temps (pire que des enfants à canaliser) mais sensation forte garantie, surtout lorsqu’ils dansent autour de nous.
Retrouvailles heureuses des équipages des deux bateaux. Les journées ont passé vite, jeux d’eau, pêche à la langouste, balades pour aller titiller des iguanes,.., pour le plus grand bonheur de tous. C’eût été trop parfait, à l’occasion d’un trajet en annexe pour aller d’un bateau à l’autre, Greatwine est revenu avec le câble d’accélérateur dans les mains …
Nous sommes repartis mercredi dernier, avons mouillé dans les anses autour de Ste-Anne avec Phileas.
Le moteur de l’annexe a été réparé, malheureusement pour le moteur du cata, il faudra attendre lundi pour avoir quelqu’un de disponible… le bateau est définitivement une école de la patience…
Promesse faite à tous les enfants de les emmener profiter des jeux aquatiques gonflables qui leur fait tant envie le vendredi après-midi. Les papas n’ont pas résisté et les ont rejoints, tout ce petit monde s’est bien défoulé, nous nous sommes retrouvés le soir sur 6gone avec une autre famille pour une dernière belle soirée (nous n’étonnerons personne en disant qu’il y avait de la langouste au menu!). Nous retrouvons une dernière fois Phileas lundi. Ils avaient préparé des sacs entiers de conserves, pâtes, épices, jeux… adorables!! Encore merci les amis.
Lundi, nous faisons les travaux pour colmater la fuite et préparons notre route pour la Barbade, le nom fait rêver à lui tout seul, nous devons y récupérer un moteur pour nos futurs compagnons de mer. Cette ile est située à l’est de l’arc antillais, les alizés étant eux aussi plein est, nous surveillons la fenêtre météo favorable pour éviter de passer la nav à remplir des seaux. Je prépare également les anti-nausées et autres patchs histoire qu’ils fassent effet dès le début, prévision de la nav de nuit également. Nous échangeons lundi avec Cap’tain RV sur l’adresse où récupérer la bestiole pour nous rendre compte que le dit moteur n’est pas à la Barbade mais à … Grenade! (je partage avec joie mon statut de boulet…)
les Yoles
bien placés
horde de dauphins…qui se cache!
pas besoin de grand chose pour s’amuser
auprès de mon arbre…
pour une fois qu’on peut se battre en toute impunité!
Au tour des papas…
dernier départ de Phileas
marina du Marin, ce n’est qu’un au-revoir!
Cela change quelque peu les plans (de manière beaucoup plus favorable et sereine) mais on n’est pas passé loin de la loose totale! Souhaitons que lorsqu’on sera à deux bateaux et que l’on mettra cap sur Tahiti, l’on ne se retrouve pas à Haïti… En tout cas, cela nous aura bien fait rire en cette dernière journée au Marin.
Nous partons donc aujourd’hui pour notre transhumance dans le sud… enfin, si aucune avarie de ne se présente d’ici là, on croise les doigts!
Après quelques semaines silencieuses, occupées entre Fort de France et le Marin, nous avons la joie de vous annoncer le baptême de…
6gone, le nouveau nom du bateau!
Pour les esprits coquins, cela officialise définitivement que nous sommes heureux à 6 et que 7gone, ne sonne pas bien du tout!!
L’ancien nom du bateau Maouli ne me parlant vraiment mais alors, vraiment pas du tout, le capitaine, bien que superstitieux, a accepté de changer le nom. De mon coté, je me suis engagée à couper autant de fois que nécessaire notre sillage et me plier à toutes les bizarreries marines.
Rendez-vous a donc été pris à Fort de France aux douanes et aux affaires maritimes et en l’espace de 2 heures, nous avions le blanc-seing de l’administration française. En quittant Fort-de France, nous avons coupé 3 fois notre sillage, en zigzagant entre les bouées qui trainaient, chaud mais nécessaire pour conjurer tout mauvais sort!
Une fois le nom changé, départ pour le Marin, pour un toilettage et révision complète de la bête, changement de trampoline (nécessaire vu qu’à chaque passage, j’accentuais les trous, vexant non?), mise en place d’hélices tripales pour foncer sur les flots, minéralisation de l’eau pour éviter le scorbut, et autres aménagements.
Enfin, et surtout, nettoyage de la coque, mise-en-place d’un antifooling (nous avions opté pour rouge au début, bien sur. En allant au magasin faire un dernier check, j’ai demandé à regarder le nuancier. Horreur, le rouge en question était couleur brique/marron. Ni une ni deux, à défaut de gris foncé, le noir fera parfaitement l’affaire).
Enfin, nous avons fait poser notre logo fétiche (merci Anna pour ta réactivité sur la police de caractère) et sommes sortis du chantier samedi matin, heureux et fiers!
avant…
…après!
Arrivés à quelques encablures de Ste-Anne, au mouillage Moustique, si bien nommé, nous avons célébré l’évènement, fête sur le bateau! Nous avons dû nous y reprendre à 3 fois pour que la bouteille se brise, cette dernière faisant des gros pocs sur la coque sans rompre. Diner préparé par tous…ou presque, triple A s’étant endormi de fatigue vers 16h et n’ayant émergé qu’au moment du Baptême.
Nous voilà donc avec un beau bateau tout beau, nous partons sur la cote Atlantique de la Martinique la semaine prochaine, avant notre migration vers le Sud.
USVI pour la Guadeloupe:3 jours , 2 nuits pour atteindre la Guadeloupe. La traversée est quasi face au vent, fatiguant et surtout nauséant! Pourtant on a limité un maximum l’usage du moteur.Impossible de faire quoi que ce soit pendant les 12 premières heures, l’horreur! Si seulement j’avais pu déléguer les besoins les plus primaires… mise sous patch rapide , effet un peu retardé mais salvateur .
Nuits très agitées entre grains coup sur coup , on a même sorti les vestes de quart qui moisissaient dans les cabines .
Gros débats à 2h du matin avec le Capitaine sur une route de collision avec un bateau qui s’est avéré être les lumières de l’île de Saba surmontées de l’étoile du berger (vous imaginez le niveau de fatigue)!
Arrivée aux Saintes ( pain de sucre), repos bien mérité dans ce mouillage que nous aimons beaucoup. Nous en profitons pour faire des lessives que nous étendons à la vue de tous. Un des enfants nous informe qu’un vêtement est tombé à la baille. Nous les laissons chercher pendant quelques temps .
De guerre lasse, je m’y colle et récupère de manière totalement insensée le dit vêtement , remonte totalement suffocante et au bord de l’apoplexie pour….le boxer du Capitaine … j’ai lancé la sonde: 9,20 mètres de profondeur pour un vieux slibard, n’importe quoi 😶
Deux jours plus tard, on vise Point-à-Pitre pour avitaillement. Évidemment nous mettons la ligne de traîne ( nous avons pêché lors des premières heures de la traversée un Baracuda …et un autre poisson jaune et noir qui s’est fait la malle en découvrant la tête de ses chasseurs, ensuite, pas trop essayé vu l’état de l’équipage). À l’occasion d’un enieme virement de bord – l’idée étant d’éviter un maximum le moteur source de nausées – ce qui devait arriver arriva…nous nous sommes pris notre propre ligne dans l’hélice… dans le genre boulet au carré …
La responsable plonge, pas très motivée , et pour cause, 2 ailerons nous entourent (des dauphins bien sûr mais sur le coup…).J’arrive à dégager la traîne, heureusement facilement.
Le port de Point à Pitre est … comment dire, peu engageant, nous mouillons entre deux épaves, nous voici prévenus !
Petit tour au magasin de pêche et de plongée que nous dévalisons ,le harpon est maintenant adapté à mes muscles en chewing-gum , plus d’excuses !
Le lendemain, départ pour le Gosier, crise de panique de notre aîné , trop proche des bestioles … nous partons assez vite, sans doute trop. GG hurle « l’annexe!!! » Puis « mes chaussures » . Effectivement l’annexe se trouve totalement retournée, le moteur dans l’eau et le contenu dispersé autour (nos chaussures que nous n’utilisons que lorsque nous sommes à terre).
Panique totale évidemment, c’est à ce moment que nous entendons une grosse sirène, un bateau pilote nous invitant à dégager rapidement , un énorme cargo devant passer …
Nous nous mettons de côté , regardons nos chaussures passer sous le cargo désolés et nous mettons à l’abri.
Le Capitaine et Greatwine essaient de relancer le moteur de l’annexe, miracle , il marche malgré son séjour sous marin. Ils partent à la recherche des chaussures et reviennent 1/2 h après, avec les 12 chaussures… on ne se remet pas de notre chance!
Arrivée à Marie-Galante, nous nous mettons sur l’anse Carnot, très joli endroit.
Impatients, nous sortons le matériel de pêche et filons nous affronter à tout ce qui voudra bien se montrer.
Premier jour, deux langoustes … le bonheur !
Deuxième jour, 4 !
Je tairai le nombre de tirs pour en arriver là ni le ratio langouste pêchée/ nb qui s’échappent ! Golden Girl est incroyable, elle me sert de rabatteur, redoutable d’efficacité (d’autant plus qu’elle ne les mange pas!). Vous l’aurez compris, ce sont les femmes qui pêchent dans la famille …
Nous profitons de cet endroit incroyable encore quelques jours, retour sur les Saintes mercredi et le fameux Pain de Sucre.
Qui voit la deuxième fleur? « et maintenant, tu lui fais le plateau »
Comment ça il n’est pas frais mon poisson?
Ces derniers jours ont été bercés par un doux rythme composé pour partie de randonnée dans des sites superbes, des baignades dans des endroits non moins aussi beaux et de nombreux apprentissages.
St-John étant un parc national pour partie, l’intérieur de l’ile est riche de trails menant de criques en criques ou traversant l’ile. L’équipage d’Artémis nous a entrainé et permis de découvrir que notre petit dernier tenait le choc malgré ses sandalettes et ses ampoules. Le dénivelé était souvent assez costaud, me faisant regretter d’avoir repris du banana bread le matin, alors qu’il chantonne et se raconte des histoires sans fin. En tout cas, c’est toujours sympa de faire ce genre de rando à plusieurs familles, les enfants avancent bien mieux ! C’est aussi l’occasion de savourer encore plus l’immense chance que nous avons de pouvoir découvrir des pays des cotes et à l’intérieur, quel luxe !
La végétation est riche, beaucoup de cactus, d’Aloe Vera, et ce qui ressemble à des frangipanier, dont je me shooterais volontiers au parfum. D’ailleurs, en faisant sentir une des fleurs à Lise, fille d’Artemis, elle m’a dit poétiquement dit « on dirait l’odeur de chez Gamm vert !!! ».
En plus de ses talents de randonneuse, Fabrina est une grande diplomate. Elle m’a proposé un après-midi de m’apprendre à couper les cheveux (face, sans doute au massacre sur le cobaye père !). J’ai accepté avec plaisir et ni une ni deux, je sors mes ciseaux et la tondeuse, nous nous installons sur le trampoline de leur bateau. Numérobis se fait choper sournoisement pour servir de test, il cache sa joie… Fabrina m’explique les bases et hop on y va de bon cœur.
A un moment, après m’avoir observée en train d’essayer d’attraper la mèche d’une main, coincer le peigne entre mes dents et les ciseaux dans l’autre main, sur un trampoline qui tangue au gré des vagues, elle me dit, ennuyée « désolée, je t’ai montré en partant du principe que tu étais droitière, si tu veux, je peux te montrer dans l’autre sens »…
…euh, officiellement je suis droitière…. !
en réalité, suis pas bien définie, j’alterne les deux mains, ce qui explique ma maladresse et mon sens disons peu « manuel ». Ma mère, bien que donnant des cours de couture il y a qq années a lâché l’affaire après s’être arraché les cheveux à essayer de me faire faire les basiques …
Coté émotion, le grand moment dont je rêvais secrètement depuis que l’on a envisagé le voyage est arrivé, nous avons p éché notre premier poisson ! Les circonstances étaient sportives, lors d’une petite navigation, sur un créneau de l’ile en dehors de la réserve naturelle, nous avons lancé la traine préparée par Sébastien. La houle étant forte, j’entends mes bouteilles d’huile se fracasser, je reviens vite fait dans la cuisine rectifier et là, la planche avec la traine s’envole sous mes yeux dépités.
Le capitaine, dans sa grande mansuétude, accepte d’essayer le récupérer la planche (ce qui est sympa car nous étions dans un coin assez chaud, plein de falaises et de gros cailloux affleurant).
Miracle, on repère la planche (entrainement d’homme à la mer en somme), je prends la gaffe et miracle, la traine est encore dessus. Greatwine remonte aussi vite que possible le fil pour éviter qu’il aille se coincer dans une hélice…et hurle de peur. Il y a un poisson au bout (ce qui explique évidemment que la planche, mal attachée se soit envolée).
Le poisson est beau, je demande à Numérobis d’aller choper une bouteille de rhum pour endormir la bête qui se défend. Nous le remontons, le saoulons (la bouteille y est quasiment passée, je priais pour que le poisson soit comestible vu ce qu’on avait sacrifié !).
Le poisson se réveille au moment où j’allais lui retirer l’hameçon, frayeur générale, encore un petit coup de rhum et il est achevé.
On se remet de nos émotions, épluchons le mini guide sur les poissons coralliens pour trouver ce qu’est la bête… un barracuda, et m… impossible de le manger, ils sont touchés par la ciguatera (autrement appelée « la gratte »), mauvaise pioche.
Déçus mais heureux, nous gardons le bestiau pour le montrer à Artemis. Coup d’œil du capitain , verdict, c’est un beau Thazard de 65 cms!!
Génial, nous le préparons avec Sébastien le soir, 2kgs de « viande », absolument délicieux… le bonheur tient à peu de choses !
Bon, le cap est passé, il a été grandement facilité par des conditions de rêve, je souhaite à chacun d’avoir cette chance de pouvoir fêter le temps passé sur dame terre aussi bien entouré, que ce soit en terme de paysage qu’humain !
J’avais comme objectif de savoir pécher des langoustes avant le cap, le harpon me faisant toujours de l’œil et avec l’ami Sébastien d’Artémis qui nous disait en attraper aussi facilement que j’ouvre une boite de conserve.
La veille du jour fatidique, il nous a donné un magistral cours suivi d’une mise en application. L’idée est de dénicher ces précieuses bestioles cachées derrière les rochers, si possible en apnée.
Dans un rocher, prof en a vu 5, moi, même avec la lampe de poche…0, pas gagné.
La soirée qui a suivi sur Artemis fut très sympa, l’occasion de découvrir un peu mieux l’équipage ainsi que celui de Xalya, une famille québécoise avec 2 enfants.
Promesse en partant rejoindre les bateaux, demain, on fait un diner spécial langouste… j’en salivais d’avance !
Lundi, Elo et Favrina sont parties à pied, puis camion, taxi, et autres moyens de locomotion plus ou moins louches faire un ravitaillement à Cruz Bay.
Coté jeunes, les garçons ont sorti les cannes à pêche et se sont mis au défi d’avoir des calamars pour le diner… pendant que les filles perfectionnaient leur paddle attitude pour les encourager.
J’ai rejoint l’équipée « langouste ». Ils étaient à la tâche, harpon à la main, mesdemoiselles les langoustes, prenez garde !
Les sens en éveil, je repère un gros poisson, fais de gros signes à Sébastien, replonge lui montrer et… impossible de me rappeler le rocher, ils se ressemblent tous !
Troisième tentative, plein de diplomatie, il m’explique que le poisson n’est pas comestible…
Un peu plus tard, enfin j’ai ma langouste… Je le rappelle, modestement (en apparence seulement, ma fierté dégoulinait !), il plonge, ne tire pas au harpon (sans doute pour mieux se préparer) et remonte… j’ai identifié une belle crevette…
Bon, ben là, je crois que je vais le laisser travailler tranquillement !
La pêche fut extraordinaire, 12 langoustes, un mérou et beaucoup de poissons… la soirée fut à la hauteur de ce festin !
L’apothéose fut le gâteau, spécialement fait par Patricia, sans gluten et avec Nutella… en plaisantant la veille, je lui avais dit, avec manifestement une bonne dose d’assertivité, que j’aurai l’âge du Christ le lendemain. Elle avait fait une super déco avec un magnifique « 33 », génial !
Prendre 7 enfants, leur laisser des planches, des voiles , des bouts , les faire mariner ¾ heures, puis les passer à l’eau chaude, bien chaude, accompagnés de barracudas, petits requins, tortues et raies et là vous avez un cocktail à 10 000 volts et à 200 décibels à chaque fois qu’ils apercevront une bestiole.
Plus la bête a des dents pointues, plus le niveau de db monte, on se croirait à la foire du trône (ou à la fête des Loges –private …). Si vous voulez pimenter le tout, laissez le petit dernier jeter des morceaux de pains (si longuement pétri à la mimine) discretos pour attirer le chaland !
La spéciale coup de cœur du chef ? A consommer de préférence avant 7 heures 30 le matin.
Et à 8h30, surprise du chef, deux bateaux amis de Phileas Fogg 2 nous rejoignent, ajouter 4 enfants et autant d’adultes et vous aurez de quoi passer trois jours où votre seule préoccupation sera de savoir où sont vos propres enfants, (et accessoirement où est votre annexe, l’émancipation commençant de plus en plus tôt), et qui prend ses repas et où !
Le site est très beau, bien qu’infesté de moustiques, nous cabotons de plage en plage.
Samedi, départ avec les deux grands garçons en canoé et moi à la nage pour la crique adjacente. Se trouve sur la plage (Trunk Bay) un « underwater trail », de quoi nous amuser. Le capitaine nous rejoint en annexe avec les deux mousses.
Autant nous étions les seules bateaux sur Peter Bay, autant, notre sensation de Robinson est vite douchée par le nombre de touristes venus faire le trail. Plus besoin de prévenir les enfants sur les ravages du sucre et de la graisse, les pauvres américains sont un spot de prévention à eux tous seuls. Je me faisais la réflexion que s’ils se mettaient tous à l’eau au même moment, il y aurait risque de tsunami au Japon…ils se baignent même avec leur canettes (et un gilet de sauvetage !).
Le trail est sympa, en gros, nous suivons des panneaux sous-marins qui expliquent la faune et la flore locales, toujours intéressant à observer.
Aujourd’hui dimanche, nous partons pour Rendez-Vous Bay après passage dans The ville de l’ile pour ravitaillement.
Nous vous souhaitons une excellente fin de we à tous !