Journée spéciale à Cuba- AED

Mercredi 27 décembre, nous avons vécu une journée forte organisée pour l’AED par Oscar.

Nous commençons par l’église Claret qui a été entièrement rénovée suite au passage de l’ouragan Sandy qui avait tout dévasté .

À notre arrivée , des jeunes paroissiens nous présentent un spectacle qui sera rejoué lors de la fête de la sainte famille le 31. Nous ne comprenons pas tout mais les enfants sont au taquet (et heureusement silencieux grâce à la glace au chocolat offerte !).

C’est aussi l’occasion de transmettre d’autres fournitures. Nous n’avons pas pu réceptionner les petites bibles à temps, ce n’est que partie remise.

Ensuite, direction Cobre et visite du sanctuaire dédié à la vierge Marie. C’est un haut lieu de pèlerinage et d’unité entre les cubains. Nous sentons les enfants fortement impressionnés et sensibles par la ferveur religieuse.

Un déjeuner nous attend dans la maison papale du séminaire jouxtant le sanctuaire, les papes François et Benoit XVI y ont séjourné , nous avons même pu voir leur chambre et accessoirement utiliser leur toilettes! Là aussi, nous n’en menions pas large et étions très émus de cet accueil .

Le repas fut hautement apprécié par ces fines bouches ravies de pouvoir (enfin)manger des frites !!

Cette journée restera gravée et l’accueil et la simplicité d’Oscar nous ont beaucoup touchés. Encore merci!

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Dejeuner de rois dans la salle à manger papale
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avec le père
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travail de l’espagnol…
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devant la crèche

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l’Eglise aujourd’hui
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après Sandy

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repos dans le séminaire des guerriers
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depart au petit matin
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Cobre

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après Sandy

Cuba! Voyage dans le temps…très belle année à tous

Nous arrivons sur Santiago de Cuba le 25 décembre au petit matin , l’accueil est plutôt chaleureux .

Le médecin monte à bord, prend notre température et nous autorise à débarquer . Nous passons au bureau des gardes côtes , 2:00 pour éplucher nos passeports , nos destinations, le contenu exhaustif de notre frigo et de nos placards, le nombre de téléphones, pc,… limite on est prêts à leur donner le nombre de caleçons à bord ! Notre téléphone satellite et le drone sont scellés …. zut!

Le lendemain, nous partons explorer l’île en face avec une famille suisse rencontrée sur la marina. L’île est jolie, à notre arrivée un gars s’impose comme étant notre guide attitré , ok… son père tient le restaurant du coin, sa tante est la directrice de l’école, la grand mère fleurit l’église (saint Raphaël, qui serait le patron local de nos amis pêcheurs !!).

Nous avons l’opportunité de donner des fournitures scolaires grâce à l’ami Jef qui nous en a envoyé 4 cartons .

Les besoins primaires sont criants, nous touchons la pauvreté de près, cependant la « dignidad » cubaine n’est pas un vain mot.

Étant à sec de gaz, nous partons en recherche d’un moyen de remplir nos bouteilles. On nous recommande Pedro qui habite dans une maison verte (plutôt un amas de tôle façon bidonville). Il est ok pour remplir (au noir car c’est interdit à Cuba de vendre du gaz…)nos bouteilles, nous devons préalablement lui donner 20 dollars pour qu’il puisse racheter des tickets de rationnement à des copains puis transvaser le gaz dans nos bouteilles avec des embouts de fortune….j’assiste au remplissage médusée et un peu inquiète mais l’opération se passe finalement sans problème malgré le grand pshiiiiiit final qui m’a fait sursauter.

Nous repartons assez vite le 28 décembre, les parents du Capitaine arrivent le 30 , nous avons rendez-vous à Cienfuegos à plus de 300 milles à la Marina et aucun moyen de communication.

Après 3 jours de navigation serrés, passés entre autre à nettoyer le pont couvert de particules crachés par les cheminées de Santiago , nous nous entendons dire en arrivant que nous ne pouvons pas rester, il n’y a plus de places au ponton et il est désormais interdit de mouiller autour de la Marina, contrairement à ce qui est mentionné dans les guides . C’est très gênant vu qu’on ne sait même pas où sont les beaux-parents et la belle sœur avec ses trois enfants.

Finalement , dans leur grande mansuétude, nous sommes autorisés à rester. On ne sait pas si c’est une bonne idée quand on voit la violence du clapot et les haussières bien tendues…

Toute la famille du Capitaine finit par nous retrouver, ouf!!! Nous devons faire patienter les enfants jusqu’au 31 au soir pour ouvrir les cadeaux rapportes par valises entières …on n’en n’a jamais vu autant , merci à tous de les avoir autant gâtés , c’était super.

Dans les valises également , 15 kilos de petites bibles que nous aurons l’occasion de donner lors de prochaines escales hispanophones … nous avons eu un peu peur des douanes mais tout s’est bien passé.

Le 1er janvier, départ pour la Trinidad a 1h20 de voiture. Nous réservons deux voitures et au petit matin 2 magnifiques Lada d’au moins 50 ans, toutes petites et toutes défoncées arrivent … la belle famille tiendra à 8(oui, vous lisez bien) et nous à 7 dedans (grand luxe quoi !). Épique, nous pensons que le pot d’échappement évacue directement dans l’habitacle, ça valait bien la peine de partir de Paris , on s’est fait un shoot d’un an de pollution en 1h. En revanche,notre chauffeur avait un système avec 5 enceintes qui pulsait bien, en plus d’avoir les poumons cramés, nous avions les oreilles qui saignaient!

La belle sœur est partie le 2 janvier , pour la plus grande peine de GG qui ne lâchait pas le petit cousin de 6 mois, en tout cas tous mes respects pour avoir fait en 4 jours Mexique/Havane/Cienfuegos/Trinidad et inversement avec trois petits loups !

Nous partons pour Cayo Largo pour une nav d’un jour une nuit… la température fraîchit franchement , oui avons retrouvé les beaux-parents tout grelottant pendant leur quart au petit matin ! Nous n’avions pas d’ailleurs prévu pareille chute, ça fait tout bizarre maIs il semblerait que nous soyons solidairement impliqués par le courant froid venant de Floride. On passe du ti’punch au grog!

La mer n’est pas non plus très chaude, cela ne nous empêche pas de pêcher les plus belles langoustes de notre vie, dont un monstre de 3,8 kgs, pêché à l’aide de 2 harpons!

Dimanche dernier, nous avons bricolé de quoi faire 2 galettes des rois, 2 coquillages pour faire les fèves et vive les rois! (Et les dents du Capitaine de Faka!!)

Départ des beaux parents mardi 9, après beaucoup de tracas pour récupérer un billet pour La Havane, les cubains font tout sauf du simple, ils ont pu voir la galère des reprises CNED, en voulant balancer triple A en crise à l’eau, l’animal s’est tellement agrippé que je m’y suis retrouvée également…au temps pour ma dignidad !!

Nous amenons les beaux-parents à la Marina, forcément un énorme grain arrive, douche gratuite ….Bon retour en France et à très vite pour des vacances un peu plus « caliente » en Pacifique !

Rep Dom…fin!

La République Dominicaine est nettement moins touchée par les cyclones, en revanche au niveau Internet, il n’y a rien de trop!

Un dimanche, nous décidons d’aller à Las Palmas dans un des nombreux resorts pour capter une antenne ou un relais. Nous laissons nos annexes à un ponton et vadrouillons dans le club . Les piscines et les restaurants font rêver les enfants, malheureusement nous n’avons pas les bracelets qu’il faut pour en profiter, les filles étaient pourtant prêtes à nous en fabriquer en urgence.

Nous finissons dans un resto miteux qui soit disant avait du wifi…mais en revanche qui avait une sono à fond sur les chants de Noël … on peut pas tout avoir !

Retour pour récupérer les annexes…. la notre a littéralement fait pshhhhhiiiiiiit….et shiiiiiiiiiit😢

Elle s’est pris un gros clou bien rouillé , la protection s’est déchirée et nous avons un beau trou. Fakarever propose de nous remorquer, seulement leur clé est restée coincée dans le cadenas…quand ça ne veut pas …

Lendemain petit tour au paradis en face de Saona.

Puis Bayahibe pour faire des courses , déception très touristique dans le mauvais sens du terme. Le soir on retourne à las Palmas.

Lendemain, on passe à la Marina qui n a plus de place pour prendre de l’essence .

Ils sont ok pour qu’on puisse rester , chouette le supermarché est international et le petit resto le soir est parfait !

Départ pour 24 h de nav pour atteindre Barahona et faire nos formalités de sortie à l’Ouest de la Rep Dom.

Pas d’autres bateaux dans le port, glauque…

Les autorités arrivent sur le bateau, réclament leur bière , nous font la grimace car elle est trop « caliente »….euh, comment traduire « 100 balles et un mars tant qu’on y est?? » appelons cela un pot de « bière »…

Quand ils nous demandent si on a un « gun » à bord , triple A se précipite pour aller chercher le sien et bien les viser !

Vendredi matin (22/12), départ pour le sud de la République dominicaine. Dilemme, allons nous faire une halte à Isla beata pour faire un plouf avant le départ pour Cuba et les 3 jours de nav prévus.

Le début de la navigation est laborieux, vent dans le dos, donc très instable . Le Capitaine veut avancer, on va finalement zapper la Isla (pas bonita, chacun ses références, en tout cas ça ne nous rajeunit pas).

Au large de cette dernière, on entend des bruits sourds à tribord au niveau du safran… étrange, nous virons, lançons le moteur (grosse erreur mais on a tous droit à nos moments de faiblesse)et à ce moment là une grosse bouée se dégage..

Pas très fiers, nous continuons la route.

On se remet de nos émotions quand Golden Girl nous dit: on traine des bouées !!!!

Mais qu’avons nous fait aux pêcheurs bon sang ??? Quel est leur saint patron? Nous sommes prêts à toutes les dévotions pour que cela cesse .

Grosse mais alors très grosse galère, 20 noeuds de vent, houle de 1,5 m. On ne le sent pas, j’ai le cœur qui bat la chamade au moment de plonger, le safran est pris et évidemment l’hélice tribord ….

Le Capitaine plonge à son tour et à force de plongeons réussit à nous sauver de cette galère , notre héros du jour!

Les trois grands ont été impeccables d’efficacité pendant la manœuvre et triple A tellement absorbé par peppa pig qu’il ne s’est rendu compte de rien !

Merci cochonnet !

En bref, on aura eu notre plouf….

Les journées passent, 3 jours , 3 nuits… le 24 au soir, nous improvisons un apéritif de fête en haut sur le roof. La mer gîte fortement, les blinis au foie gras (qui attend depuis 8 mois dans le fridge) se font la malle à notre grand malheur.

Nous redescendons dans le carré , tout valse entre deux coups de vents, le champagne aussi !

La nuit passe, vu que c’est la troisieme, nous commençons à fatiguer, les yeux se ferment dangereusement .

Au petit matin , le père Noël a pris sur lui et a pu livrer à temps ses colis pour la plus grande joie des moussaillons qui ont été bien gâtés, un grand merci pour eux !!

 

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Vous les voulez comment vos journées de loose? ( St Barth-US-British-US-British-US Virgin Islands-Porto Rico-Rep.Dom.-on sent qu’il n’y a plus d’internet depuis Maria et Irma)

 

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Parasailor sorti
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Lever du soleil… avant une journée de navettes
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femmes pêcheuses
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sous le barnum, les autorités des BVI
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Balthazar arrive…
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Isla de la Muerte
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devant l’aéroport (désert) de Culebra

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il parait que Noël approche
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départ de St Barth

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Bien gratinées s’il vous plaît ….

Tout avait pourtant bien commencé , et oui, oh joie, la pièce manquante du winch est enfin arrivée de St Matin par la navette volante. Dès mardi matin (5 décembre ) elle est installée et après quelques heures de travail de finition, nous quittons St Barth et nos copains d’Artemis vers 17:00. Départ un peu loupé par notre bout de garde qui se coince dans la bouée mais heureusement Fabrina a réussi à nous dégager en un coup d’annexe , encore merci !

Nous avons en tête d’arriver aux USVI au petit matin mercredi, n’ayant pas besoin de faire la navette BVI-USVI pour établir le visa l’ayant déjà fait quelques mois avant.

Gros coup de cafard de GG en quittant St Barth, les amies lui manquent déjà, ainsi que les séances de coiffure, et autres girly affaires auxquelles ma contribution est des plus pauvres si ce n’est navrante.

Nous arrivons à St John, nous nous posons à Cruz Bay pour faire la clearance . Malheureusement le port est dévasté , ce qui fut le poste de douanes n’est plus qu’un amas de tôles … nous n’avons plus qu’à repartir après avoir pu faire le plein d’essence néanmoins dans un dock un peu douteux mais ayant le mérite d’exister .

On nous envoie sur un autre port à deux heures de nav, et vogue la galère …

Nous y arrivons , GG refuse de venir, elle en a marre et nous propose de déclarer que le bateau s’appelle 5gone histoire de l’oublier…. on lui rappelle que le président américain a beau être le meilleur ami de Mickey, pour le reste il n’est pas du genre à plaisanter ….

Le temps de poser l’ancre, sortir l’annexe et marcher environ 1,5 km nous arrivons enfin au poste de douanes qui, exceptionnellement ferme à 16:00 et non 17:00 comme indiqué sur le guide et forcément il est …16:05… mmm la scoumoune continue .

Le lendemain, nous passons vers 8:30 faire notre devoir et croisons nos amis de Fakarever en train de faire leur journée navette, amusant de se retrouver à faire les papiers ensemble, nettement moins (amusant) quand la douanière nous annonce que nos visas sont expirés et que nous ne pouvons entrer sur le territoire américain et que la seule solution consiste à aller aux BVI pour faire également la navette le lendemain…. plus déconfits que nous à ce moment là vous n’imaginez même pas , sachant que le programme est plus que serré, nous allons devoir survoler (façon de parler avec nos bolides à 8km/h) Porto Rico .

Nous repartons vers les BVI , 4h de nav contre la houle…. et faisons notre entrée dans les BVI et passons la douane sous un barnum, le bâtiment officiel n’étant plus …

Vendredi, lever 5:30 pour pouvoir attraper la fameuse navette de 7:00, sachant que nous n’avions pas réussi à repérer l’endroit du départ , tout étant chamboulé au niveau des infrastructures ou en tout cas ce qu’il en reste.

Nous débarquons tous les 6, nous tâchons de caler notre annexe sur un dock à peine flottant et arrivons enfin à acheter ces fameux billets. 325$pour avoir le plaisir de faire un aller retour dans la journée , quel bonheur….

Notre bateau arrive avec près de 20 minutes de retard …

Nous embarquons, prudente je me mets sur l’un des rares bancs extérieurs disponibles , histoire de ne pas aggraver le mal de mer qui monte rien qu’à l’odeur de gasoil . Nous faisons quelques mètres, le moteur fait un drôle de bruit et … revient au port… la guigne .

On attend puis nous sommes invités poliment à débarquer , « for technical reason ». « Tu vois maman, ce n’est pas toujours nous qui avons des problèmes »me dit GG…indeed…

Nous repartons au guichet , faisons annuler le billet et en reprenons un autre sur l’autre compagnie…mais qui ne repartira de St Thomas qu’à 15:30…. ou sinon il faut traverser l’île pour récupérer la navette de 12:30. Bonnes perspectives de glande à gérer en vue avec les enfants levés super tôt …

Une fois arrivés, nous faisons les formalités pour nous rendre compte que finalement on aurait pu éviter tout cela la veille, suffisait de tomber sur la bonne personne …. j’en aurais pleuré …surtout que le bateau étant resté aux BVI, nous ne pouvons pas faire sa clearance et donc sommes condamnés à repasser le lendemain…quand on vous dit qu’on n’a pas de chance sur ce coup là ….

Nous décidons de prendre un taxi pour éviter trop d’attente, on discute du prix et montons à bord. Entre temps le chauffeur prendra 4 autres personnes (autant rentabiliser sa petite affaire) et on commence à sérieusement douter d’arriver à l’heure et louper le bateau ce qui serait franchement la cerise sur le gâteau …

Arrivée on time , le temps de prendre des hotdogs (que triple A appelle des bouledogues) et zou on repart ( non s’en s’être délestés de quelques dollars de plus, soi-disant pour le port). A ce tarif la , on va être vite à sec, plus de 500$ dépensés en une demie-journée pour …rien .

Le ferry fonce à toute allure et nous emmène à Supper Hole… euh, ce n’est pas trop ce qu’on avait prévu , manifestement on n’a pas bien lu les papiers… heureusement ce n’était qu’une halte pour déposer de la marchandise , on a eu chaud (au sens propre comme au figuré , nous sommes en plein soleil et ça tape).

Bien entendu nous devons re-remplir des papiers pour l’immigration, je sens que mes futurs rêves seront peuplés de numéros de passeport.

Les enfants réagissent bien, voire mieux que nous qui commençons à déprimer sec à l’idée de tout recommencer le lendemain et de squeezer Porto-Rico. La seule chose qu’on peut leur reprocher est de vouloir tout regarder , que ce soit le poste de douane avec prise des empreintes digitales ou reconnaissance oculaire, ils se font tout le temps rabrouer avec des « do not cross the line » peu amènes.

Au final, les ferries sont heureusement ultra rapides, gare aux porteurs de moumoutes !

Nous arrivons donc à Tortola pour récupérer le bateau , nous passons l’immigration et les douanes, sortons et en remettant les passeports dans la pochette, enfer et damnation, il n’y en a que 5…. bor€&9&’n et tout ce que vous imaginez… panique, nous repartons au poste de douane et immigration, personne n’a rien vu…

On défait le sac à dos et que ne voyons nous pas … le passeport de Numerobis au fond … ce qui fait que nous repassons les postes … en nous amusant quand même de voir que nous avons pu faire passer un passager clandestin tranquillement sans que personne ne s’en rende compte.

On récupère le bateau et fonçons vers St Thomas de manière à pouvoir accomplir rapidement nos formalités samedi…4 heures de nav tout de même à enquiller.

Le lendemain, le Capitaine part dès 8:00 pour expédier les formalités . Bien entendu, cela ne pouvait pas être aussi simple, la sainte famille doit être présente… généralement le « master » suffit. On arrive tous les 6, légèrement énervés pour s’entendre dire de repasser plus tard, un ferry vient d’arriver, ils sont débordés … on croit sentir que nous ne sommes pas prioritaires , le type de la douane était d’ailleurs tellement débordé qu’il jouait sur son téléphone. Y aurait il du foutage de g…. dans l’air? Nous tâchons de ne pas trop nous énerver et au bout d’une 1h, nous avons enfin le papier.

Nous filons avec Faka , direction Culebra, au large de Puerto Rico. Le temps nous est compté, nous visons d’arriver avant la fermeture des bureaux administratifs pour effectuer nos formalités d’entrée .

Nous lançons le geneker qui nous permet d’avancer à bonne allure et arrivons vers 14:30. Nous sortons l’annexe et nous voilà tous les 6 à la recherche de la douane.

Nous croisons une locale qui nous dit qu’il faut aller à l’aéroport , à 25 minutes …. gloups . L’île est encore sens dessus dessous, la dame me dit qu’à son sens, il n’y a pas d’obligation d’y aller.

Ok, nous repartons et faisons le point avec faka et fêtons l’anniversaire du grand moussaillon.

Le lendemain, nous nous préparons pour partir quand une annexe vient à notre rencontre. Dedans un homme nous demande d’où nous venons et si nous avons des infos sur St Martin. Son cata a beaucoup souffert pendant les cyclones, les deux moteurs sont HS et sa bôme cassée … nous ne pouvons pas trop le renseigner et à notre tour lui demandons son avis sur les étapes que nous avions prévues . Grâce à Neal , nous rectifions qq haltes. En continuant la conversation et en lui faisant part de la situation, il en vient à nous dire que nous n’avons pas le choix, nous devons faire la clearance. Il propose d’appeler les autorités et part chercher son téléphone sur son bateau (nous ne captons rien de notre côté ) en priant pour qu’on puisse avoir un peu de réseau .

Il revient, nous appelons et le douanier semble accepter de faire par téléphone les formalités , génial . Nous passons la demie heure suivante à parler et épeler toutes nos identités façon charlie alpha delta, c’est épuisant ! À la fin ,il me demande d’attendre un peu … reprend la ligne et me dit qu’on doit maintenant aller faire les formalités à l’aéroport 😳au secours , tout ça pour ça !

Et nous revoici repartis tous les 10, la zone pour amarrer les annexes est détruite, Niel nous recommande de faire très attention, sous l’eau c’est un cimetière à bateaux.

Arrivés à l’aéroport après une petite trotte ( désert puisqu’il semble que les avions n’aient pas encore repris les lignes ), la douanière nous attendait (bonne surprise, tout l’appel téléphonique n’était pas vain) mais nous informe qu’en raison des cyclones, le système informatique est Out, elle ne pourra pas imprimer notre cruising permit. Il faudra le récupérer dans le nord-est de Porto Rico, je vous donne dans le mille… c’est à l’opposé de notre projet.

Bon, franchement , on prend l’air embêté mais la décision va vite être prise de nous en passer et de tracer un peu la route, nous sommes attendus dans 15 jours à Cuba!

Dés retour sur le bateau , nous visons l’île de Vieques (non s’en avoir pris un petit apéritif avec Neal et sa femme pour les remercier ). 5 heures de nav malheureusement au moteur , pas beaucoup de vent.

Nous avons fait échange d’enfants , nous avons les filles et triple A. Nous mettons au cas où la ligne et avons la joie de l’entendre grelotter (oui grelotter car nous avons mis un petit grelot à la oui-oui histoire de ne pas passer la nav à trifouiller le fil pour savoir si « ça »a pris).

C’est Balthazar le thazard (d’après le guide des poissons ) de 45 cms…parfait pour le dîner avec les copains ! Sans compter que changer un peu du poulet surgelé ne nous fera pas de mal…

Le lendemain , navigation jusqu’à Puerto Castillas, l’endroit est d’une grande désolation, plus de pontons pour accoster, arbres décimés , pas d’électricité …avec mamafaka et MM nous partons en exploration, captain Faka nous ayant droppées en annexe sur la plage. Nous cherchons où poser nos poubelles et voyons trois femmes assises sur ce qui reste d’une terrasse. Nous leur demandons si elles savent où nous pourrions trouver un supermarché . Elles rigolent en nous répondant que c’est à 4 ou 5 kms … et ni une ni deux la plus âgée nous demande de l’attendre le temps pour elle d’aller chercher sa voiture !! Incroyable, nous sommes super touchées , elle nous explique sur le chemin qu’elle s’ennuie beaucoup, sa maison a été dévastée , elle n’a quasiment plus rien sachant que les assurances refusaient de couvrir le front de mer et que sans télévision , électricité et téléphone, les journées sont très longues . Nous arrivons au supermarché, bien achalandé à l’exception du frais quasiment inexistant et notre petite dame nous attend dans sa voiture .

En la remerciant , nous lui offrons une bouteille de vin, elle en est bouleversée et nous promet de la boire pour Noël en pensant à nous. Sa générosité nous aura en tout cas beaucoup touchées , God bless her!

Le lendemain, nous appelons les gardes-côtes de Puerto Rico pour les prévenir que nous allions changer de district, obligés de téléphoner avec l’iridium, il n’y a plus de lignes et accessoirement d’internet . La conversation coupe plusieurs fois, le satellite n’étant pas toujours bien calé et la conversation avec le douanier folklorique, tout est épelé en alphabet international et il me demande pas moins de 10 fois où nous sommes . Lui ayant répondu 10 fois également « Puerto Castillas » , il commence à s’énerver méchamment . De guerre lasse je lui épelle l’endroit et là il me répond ah « Puerto Castiiiiiiiiiiillas ». Euh, à l’accent et surtout l’intonation près, c’est ce que je me tuais à lui dire !

Nous repartons et essayons pour la première fois notre voile parasailor, impressionnante !

Arrivés à Salinas, qui était réputée pour ses restaurants et sa Marina, nous ne pouvons que constater que ce n’est plus qu’amas de tôles et de mâts, nous slalomons entre les épaves ….

Mercredi, nous visons l’île de la muerte (!), l’eau est enfin claire ( nous n’avons pas pu nous baigner depuis 5 jours, cela commence à nous manquer sérieusement ).

Le temps de nous poser, nous sommes envahis pas une myriade de moucherons , pas besoin de prévoir de viande pour le déjeuner, on éternue même moucherons ! Imaginez le dégoût de notre végétarien de Numerobis …

Les moucherons finissent par on ne sait quel miracle tous mourir (quoi que… nous sommes quand même sur l’île de la mort…) et nous laisser en paix. L’île est elle même dévastée, mais la baignade hautement appréciée!

Nous partons pour Ponce jeudi, l’idée est de pouvoir enfin avoir une connexion internet, l’iridium ne nous permettant que de recevoir deux fois par jour la météo et quelques mails sur l’adresse iridium. Seule contrainte, un minimum d’octet, le dernier mail que nous avons reçu contenait une photo insérée dans la signature, il nous a fallu 8 heures pour le charger… en gros sur cette adresse, il faut purger les historiques des messages si on ne veut pas mettre les nerfs du Capitaine en boule (sur les 8 heures, il fallait également se reconnecter toutes les 10 minutes )….

Arrivés sur Ponce, mitigés , nous nous trompons de port et arrivons au Yacht Club. Pas de problème, nous repartons et mouillons quelques centaines de mètres après au port de commerce. Même desolation, nous n’y resterons pas pour visiter et décidons de partir directement pour la République dominicaine à quelques 24 heures de nav.

Cette dernière nous fait prendre le canal de la Mona, qui peut être compliqué en raison de phénomènes météorologiques (le vent du Nord en cette saison) et au passage de fonds de 50 m à 3000 m! Notre fenêtre météo est bonne, la navigation se passe bien mais nous perdons beaucoup de temps à tirer des bords. Au cours d’un empannage nos lignes de pêches s’enroulent dans l’hélice du moteur tribord … il nous manquait notre dose quotidienne de scoumoune…

Nous finissons au moteur (bâbord bien sûr ) pour pouvoir arriver avant la fin de la nuit sur l’île de Saona et vérifier l’hélice.

Cette dernière a enroulé environ 8 mètres de ligne, nous allons y passer quasiment 3/4 heures à la défaire.

Je vous dit pas combien nous avons apprécié notre apéritif le soir venu!

Le lendemain, départ pour la Romana, histoire de faire les papiers d’immigration et accessoirement profiter d’une marina ayant la réputation d’apporter piscine, confort et …internet, on a beau dire, sans connexion depuis au moins 1 semaine, nous nous rendons compte que cela devient compliqué à gérer à tous points de vue, notamment Cned parlant. En effet, nous ne pouvons faire un grand nombre de matières du primaire type anglais, musique, et autres, les enfants commencent à accuser un certain retard et ne se précipitent pas pour le rattraper.

La navigation est parfaite, moyenne à 8 noeuds, mer plate.. que demande le peuple ?

À l’arrivée nous contactons la marina par vhf, ils nous envoient au bout d’un quart d’heure un dinghy qui nous demande de nous mettre sur le ponton en béton face à l’entrée. L’amarrage est sportif, les amarres sont tendues comme des slips, nous lui demandons si nous pouvons aller ailleurs, il n’y a même pas d’eau ni d’électricité. Il est embêté et nous envoie au mouillage à quelques mètres.

Puis, avec un grand sourire, une fois l’ancre posée, il nous informe que l’immigration passera et qu’après il faudra partir…. la marina est pleine, nous ne pouvons pas rester sur cet endroit privé …

Bon, on ne parlera plus de scoumoune , cela ferait redondant ….

 

 

Saint Barth, un jour, Saint Barth toujours!

Depuis 15 jours, nous sommes toujours branchés sur notre winch, qui lui ne l’est toujours pas…

Nous avons profité une dernière fois de la Guadeloupe et du site de plongée de Malendure. Avec Fakarever et I feel Fine, nous avons eu la chance d’explorer l’épave du Franjack. Superbe, bien conservée avec plein de cachettes et de recoins… même les toilettes sont encore présentes.

Lors du palier, j’ai eu la bonne idée de frôler avec la cuisse une bouée et me suis pris une décharge de coraux de feux, je l’ai bien senti passer celle-là.

Le lendemain, nous avons navigué jusqu’à St Barth, navigation d’une lenteur, mais d’une lenteur… on en a profité pour faire de longs quarts, et pour la première fois, j’ai vraiment senti que le capitaine dormait pendant que j’étais aux manettes… sinon, il est en mode suricate, à chaque bruit suspect (ce qui ne manque pas sur un bateau en nav…), il venait vérifier que tout allait bien. Faut dire qu’à moins de retirer le pilote automatique et foncer vers la terre, il n’y avait vraiment aucun danger. J’ai bien bouquiné pendant cette nuit, c’est l’avantage principal que j’y trouve, parce qu’au bout d’une demi-heure de méditation et  d’introspection , j’ai tendance à piquer du nez donc autant veiller utile et agréable avec un bon bouquin !

Arrivés sur St-Barth, nous avons eu la joie de retrouver l’équipage d’Artémis, qui reste sur l’ile pour 1 an avant de repartir vers d’autres horizons. Les enfants sont aux anges, nous, un peu moins, la galère est totale avec le winch, il faut le commander et nous tombons sur la semaine de Thanksgiving, les US sont totalement injoignables. Nous faisons contre  mauvaise fortune bon cœur, l’ile, malgré les cyclones est restée très belle, une prison dorée !!

De plus, qui dit St Barth, dit… voile. Et là, notre petit équipage a eu beaucoup de chance et grâce à Artémis, a pu intégrer l’école de voile. Donc les mercredi et les samedi sont attendus avec impatience et nous servent efficacement en carotte lors des séances parfois houleuses de CNED.

Fakarever nous a rejoints en fin de semaine dernière, l’occasion de fêter avec eux les anniversaires du capitaine RV et de Madame Artémis, avec des langoustes, bien entendu. Nous les avons acheté à un pêcheur, trois fois la taille que nous pêchons habituellement… un festin !

Dimanche, nous sommes allés au Colombier, petite crique divine, qui s’est désertée le soir venu…parfait à une exception près… pas de wifi ni de réseau téléphonique…gr….

Retour à Gustavia lundi pour joindre les US et la France.  Un grand merci à Antoine B. et de son aide efficace pour nous aider à trouver la pièce manquante. Les US semblent avoir également de quoi nous dépanner et envoyer la pièce sous 3 à 5 jours…. On attendra donc encore un peu. Heureusement il y a une petite bibliothèque en face de notre mouillage, si vous aviez vu la joie dans les yeux de GG et de Numérobis quand ils l’ont su !!

Bref, le stop allongé n’était pas prévu mais il apporte beaucoup d’avantages, nous ne savons pas où nous serons dans une semaine ou dans 15 jours, c’est aussi ça l’aventure !

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il va falloir investir dans un écran un peu plus grand…
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no comment

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je fonce sur tout ce qui bouge
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tout va bien, merci!
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il parait qu’il est cramé le crumble….
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Autonomie de plus en en plus présente
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seuls au monde….
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4 enfants, un pique nique, la paix royale à bord!

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Vice Cap avec ses trois grands

 

C’est l’histoire d’un winch….nouvelles de Guadeloupe

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Arrivée sur Marie Galante
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coucher de soleil en nav…magique
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au petit matin…
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6gone est à l’arrière plan
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on avait dit « pas d’animaux sur le bateau »
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Avant que le winch ne nous lache
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« Plus haut, plus haut »
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Zut, c’est un barracuda…
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Qui s’y colle pour retirer l’hamecon?

Nouvelles fraiches,
La semaine dernière, nous avons migré vers la Guadeloupe, en évitant la Dominique qui a été durement touchée par Irma et Maria et n’est plus très safe pour les bateaux.
Arrivés aux Saintes au petit matin après 18 h de nav. nous en profitons pour retourner dans la petite crêperie que nous avions beaucoup appréciée, retour à pied pour bibi (histoire de digérer) et les deux derniers jusqu’au Pain de Sucre. En surveillant du coin de l’œil le bateau, nous apercevons « I feel Fine », occasion de se revoir, toujours avec plaisir. On se promet de se revoir « si Dieu veut ! ».
Nous filons ensuite vers Point-à-Pitre, pour une escale matériel de plongée, courses, ship et autres.
A quelques encablures de Point-à-Pitre, nous nous arrêtons au Gosier histoire de découvrir le marché nocturne et tous ses appels au péché de gourmandise.
Retour sur Marie-Galante avec beaucoup de joie malgré une nav. contre le vent bien désagréable, nous avons repris nos couleurs lavabo…
L’anse Canot est toujours aussi belle et sauvage, bien que… arrivés le vendredi en étant les seuls voiliers, le lendemain nous étions 4 ou 5, le monde attire le monde… Heureusement, dans ces nouveaux arrivants, il y avait Fakarever qui arrivait de Martinique après une bonne nav. de nuit… les jeux des 7 familles ont repris, valse des cabines, de paddles, etc. la Joie pour petits et grands ! A l’occasion du jeu qui consiste à monter en haut du mat, notre winch électrique nous lâche….. et zut, nous qui pensions en avoir fini avec les réparations… c’est le principe du bateau, on commence à comprendre, toujours une réparation ou un aménagement à faire. C’est embêtant car il va falloir hisser toute la toile à l’huile de coude. D’un autre coté, cela fera faire un peu de sport au capitaine…
Départ lundi pour Petite Terre dont Fakarever nous vante le coté « Tobago Cays ».Nous partons tous, malheureusement les conditions météo ne sont pas optimum et la houle trop forte pour aborder les passes… tant pis, ce sera pour le prochain voyage 😉
Nous nous arrêtons à St-François, dans le lagon, bien joli mais pas grand-chose à voir sous l’eau. Nous sommes attristés à la vue des bateaux échoués que nous croisons à l’occasion de toutes ces escales, il reste des marques des passages cycloniques. Elles sont également présentes dans la couverture Internet qui nous donne bien des soucis pour le CNED.
Le lendemain, nous devons repartir pour Point-à-Pitre pour trouver quelqu’un qui pourrait nous aider pour le winch. Nous profitons d’être vent arrière pour sortir le Genaker. Malgré la bonne volonté de Greatwine, l’enrouleur est fixé à l’envers. Je ne visualise pas bien le problème mais à la tête du capitaine, j’opte pour le profil bas.
Après tout un sketch à l’avant du bateau, pendu au-dessus de l’eau pour remettre le bout dans l’emmagasineur, le capitaine parvient à le remettre dans le bon sens, il me dit de choquer le génois, ce que je fais de bon cœur mais en oubliant qu’il faut retenir le bout pour éviter de péter la voile, …
« c’est comme ça qu’on déchire une voile et casse le matériel » m’informe posément le capitaine… bon, je vais faire la cuisine, cela devrait faire moins de dégâts…
Le type de Point-à-Pitre ne peut rien pour nous, il n’a pas de pièces, il faut aller voir sur Antigua, ou St Barth, ou st Martin,… bref on n’est pas plus avancés.
On rejoint Fakarever au Gosier et prenons chez eux un petit apéro histoire de se remonter le moral.
Au moment de repartir, nous sommes les 5 dans l’annexe, le capitaine nous rejoint et là…. Un grand saut dans le vide, plutôt l’eau ! Evidemment avec 2 (c’est mieux qu’un) téléphones dans les poches et en se coupant le coude. Quand ce n’est pas la bonne journée, inutile d’insister…
On se couche après un rapide pansement, et le lendemain la vue du sang sur les draps me fait un peu culpabiliser sur le soin express prodigué… on regarde d’un peu plus près, le capitaine s’allonge dare dare avant de nous faire une compote … j’ai en tête les pieds de porc qui nous servaient à nous entrainer à faire des sutures lors de la préparation du voyage. L’entaille est assez profonde, on « stripe » le tout et croisons les doigts pour ne pas avoir à sortir l’agrafeuse !
Entre temps, Triple A reconnait qu’au moment du naufrage, il avait mis la marche arrière. .. le Ti’punch n’est pas seul coupable ! Quelle idée aussi de lui laisser la barre…
Le lendemain, départ pour le nord côté Caraïbes de la Guadeloupe…et là, où l’urgence de réparer le winch m’apparaissait quelque peu exagérée, devient PRIORITAIRE étant donné que c’est moi qui me suis coltinée de hisser la grand-voile, le capitaine étant handicapé et l’équipage encore endormi…10 bonnes minutes, déjà qu’il fait lourd… trempée avant même de commencer la journée !
En arrivant sur Malendure, nous voyons un unique catamaran mouiller (hallucinant quand on pense que 3 mois plus tôt, les places étaient rares), c’est « I feel Fine », finalement Dieu a bien voulu qu’on se revoit !
Pour la suite, nous allons donc sans tarder migrer au nord pour essayer de réparer le winch, notre itinéraire change constamment, vive l’adaptabilité et la souplesse !

 

Mille milliards de mille….

…sabords !

Nous avons récupéré il y a 15 jours des bouteilles de plongée estampillées conformes et profité pour faire les derniers pleins de courses en tout genre. Pour éviter de tremper les affaires avec un voyage en annexe Marin-Ste Anne, nous avons décidé de mouiller au Marin directement.

Au retour, après une journée bien remplie, en levant l’ancre, nous avons la joie de soulever un casier de pêche par la même occasion… merci Messieurs les pécheurs … Numérobis dégaine plus vite que son ombre son Opinel offert par sa chère marraine. Efficace la lame, nous arrivons avec les garçons à dégager l’affreux casier (vide qui plus est, même pas possible de récompenser nos efforts. D’un autre côté, les fonds du Marin ne sont pas des plus inspirants).

Nous repartons aussi sec, contents et satisfaits de notre opération de déminage. Greatwine me fait remarquer que son père est bien plus hardi dans le chenal, en comparaison avec nos premières fois un peu tremblotantes en compagnie de Chonchon.  Les moteurs pulsent bien, nous commençons à ranger les courses et là… mille milliards de mille sabords de %µ%¨£¨$¨£ de pécheurs à la µ%£¨+°, vous l’aurez compris, nous nous prenons le bout d’un casier qui le retient se prend l’hélice tribord, puis bâbord (pourquoi se gêner) s’emmêle plusieurs fois et là c’est la ca, la caca, la catastrophe. Autant dire que nos amis les pécheurs ont eu de légers sifflements dans les écoutilles… Dépitée, j’enfile le maillot, plonge constater, je parviens à retirer le bout de l’hélice bâbord, mais rien à faire de l’autre côté, il y a trop de tours dans l’hélice, complètement coincée. Capitaine Haddock plonge également, nous passons une demi-heure à nous escrimer avec nos couteaux, peine perdue, nous n’arrivons à rien et rester dans le chenal est dangereux. Nous décidons de repartir sur Ste-Anne avec 1 moteur et de là-bas,  plonger avec les bouteilles, notre apnée n’étant pas tout à fait comparable à Jacques Mayol.

Pendant le trajet, je prépare le matériel, on plongera tous les deux avec 1 seul équipement, je me mettrai sur le détendeur de secours. Arrivés à Ste Anne, Cap’tain Faka vient nous prêter main forte en nous éclairant pendant la manœuvre (la nuit tombe très vite et relativement tôt (17h30).

Nous allons y passer encore ½ heure, la lame de l’opinel va y rester, ma cuisse sera lacérée par le capitaine, pourtant je vous jure que cette fois-ci, je n’y étais pour rien, mais l’opération est assez rocambolesque voire croquignolesque comme dirait notre grand chef.  Le capitaine finit par dégager l’hélice, ouf…on se souviendra de ce dernier tour au Marin.

Nous avons passé les dernières semaines à profiter de la Martinique, plonger pour le plaisir cette fois,  tapisser, coudre  (enfin essayer sans s’énerver ni trop jurer) , retrouver Fakarever les week-ends, à phosphorer sur la suite et à nous réjouir des rendez-vous pris avec la famille ou les amis sur le parcours.

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Plein de courses
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« Et la baleine, elle est plus grande que l’orque? »
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Dernière vue du diamant
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Anses d’Arlet
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y a pas d’âge pour commencer
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6 enfants, 1 annexe, 4 parents se reposent, pour le diner en revanche…
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Test de la flottabilité
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3 bateaux copains, 1 paddle pour faire navette d’enfants
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heureusement qu’il n’y a pas le son…
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Bon, si on ne regarde pas l’envers du coussin, ça passe…

 

(Mes)aventures!

Le 9 octobre fut une journée qui commença ma foi fort bien, puisque accompagnée de douceur… ici nommé le Nutella.

Depuis 6 mois que les enfants le réclament, il a fallu attendre l’anniversaire de Greatwine pour le sortir, mes tentatives de raisonnement  sur les méfaits de l’huile de palme et autres additifs, n’ayant pas eu le succès escompté, je ne devais pas être moi-même très crédible avec mon addiction au chocolat.

La journée s’est passée gentiment, pas eu de dérogation accordée pour éviter le CNED (pas de mal à le tenter, sur un coup de chance, cela aurait pu marcher).

Après-midi acrobatique à essayer de faire sortir le bonhomme du bateau, nous l’avons envoyé faire des courses, mettre les poubelles, etc. pour pouvoir faire son gâteau discrètement.

Golden Girl pendant ce temps cousait chez  Lotus son cadeau fait maison, la grande classe.

Le soir étant enfin venu, il put souffler ses 12 bougies et découvrir la panoplie du parfait geek que nous lui avions concoctée, assortie de la pochette à tablette handmade par sa sœur (et aussi un peu beaucoup par Elodie !).

Nous allons sur St-Pierre le mardi avec Lotus et « I feel fine ». L’équipage de choc de ce dernier remonte vers la Guadeloupe et propose de nous accompagner sur une plongée, Olivier étant instructeur. Cela ne peut évidemment se refuser, nous avions acheté tout le matériel quelques mois plus tôt, sans avoir pu ni oser tenter l’expérience comme des grands… « tout  le matériel » c’est rapidement dit, au moment de monter sur l’annexe les rejoindre, nous nous sommes rendus compte qu’il manquait le manomètre (que j’appelle anémomètre, c’est dire mon niveau de professionnalisme),et notre système n’était pas connecté aux bouteilles. Qu’à cela ne tienne, après l’intervention efficace d’Olivier, nous pouvons enfin partir. La houle est prononcée, le courant fort,  l’ épave à visiter à 33m descendant à 55 m, nous ne faisons pas trop les fiers avec le Capitaine. Nous écoutons attentivement les instructions et commençons à descendre le long du bout accroché à l’épave. Olivier nous ayant prévenus, le premier qui lâche le bout signe la fin de la plongée… Je m’y agrippe… grave erreur, je mets les pleines mains sur des coraux de feu et des orties de mer… ça douille sec ! Néanmoins, de toutes les façons obligés de s’y agripper, dans notre tenue du parfait plongeur, manquaient 3 kgs de poids chacun, nous n’avions d’autre choix que nous agripper à la corde sinon, remontée directe à la surface.

A 30m, toujours pas d’épave visible, seulement quelques barracudas et poissons type sardine… on arrête là, trop d’obscurité pour assurer une plongée sereine. Bien que déçus, nous étions contents de passer le pas et plonger, les prochaines fois, nous nous équiperons plus sérieusement.

Je ne vous raconte pas la nuit de mercredi à jeudi, les mains pleines de boutons d’urticaire, à essayer de penser à tout sauf à me gratter… chaud !! Au retour, les enfants nous avaient préparé tout un diaporama, arguant de leur exemplarité pendant notre plongée et négociant une montée sur le mat en guise de reconnaissance… le sens du commerce commence tôt.

Nous retentons de plonger quelques jours plus tard et faisons gonfler nos bouteilles aux Anses d’Arlet et là, enfer et damnation, les bouteilles fuient, elles n’ont pas été révisées depuis 7 ans…refus ferme du centre de plongée de nous les remplir, nous devons retourner au Marin aussi sec.

Dimanche, nous retournons donc vers notre cher Marin, allons déposer les bouteilles au Lamentin.

Les enfants furent les plus heureux du monde lorsqu’ils découvrirent les 3 colis envoyés par la grand-mère, pleins de cadeaux. Ce qui a fait particulièrement mouche fut la trousse de couture accompagnée de pleins de coupons que reçut Golden Girl accompagnée d’un canevas. Là où je fus la plus surprise, ce fut quand les garçons commencèrent à réclamer eux aussi d’en faire !!! Ceux qui me connaissent peuvent rire, moi qui n’ai jamais été fichue de faire quoique ce soit avec une aiguille.

Résultat, j’ai dû filer chez Darty acheter une machine à coudre (adaptée pour les enfants, je refuse d’y toucher), le carré du bateau ressemble maintenant à une arrière-boutique du Sentier, Saint Laurent et Lagerfeld aux manettes !

Lors de cette journée marathon au centre commercial de Fort de France, j’ai envoyé Golden Girl récupérer un chariot pour faire un plein de course. Ne la voyant pas revenir, je m’inquiète et au bout de 5 longues minutes passées à phosphorer sur ce qui pouvait bien lui être arrivé, je vais voir le grand gars baraqué de la sécurité, je lui décris ma fille « 8 ans, brune, habillée avec haut blanc et short rose ». Il regarde partout, puis me dit « je vois bien une petite fille, mais elle est blonde ». Je me retourne, c’était bien elle, effectivement, beaucoup plus blonde que brune, va falloir m’adapter à ces nouvelles  couleurs.

Nous avons récupérer les bouteilles, profité pour finaliser les derniers travaux et surtout, eu la joie de retrouver enfin l’équipage au complet de Fakarever, l’aventure peut continuer.

 

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l’ami du petit déjeuner…

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la joie de recevoir des colis

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et de 12!

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nous aussi, on aimerait coudre…

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pendant que nous plongions, on designe le plus petit pour porter les messages

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un peu près l’helico, non?

9 octobre (3)
Allo docteur, j’ai mal au coeur…

11 octobre (2)
le mont Pelé

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Atelier découpe

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une corde, des heures de jeu

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dérrière, Lotus et Fakarever

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Enfin, les copains!
 

Marin in, Marin out!

Le Marin, c’est un peu comme une maison, contents d’y arriver après une coupure de plusieurs semaines et ravis d’en repartir ! Les moustiques ont le don de me porter sur les nerfs, et la marina en est infestée. Un conseil, mettez-vous à côté de moi si vous voulez passer une soirée tranquille.

Ces quinze derniers jours ont été bien remplis. Nous avons eu pour commencer  la joie d’y retrouver le capitaine de Terrenvue sur son beau bateau, nos soirées furent bien sympas, on attend le reste de la tribu avec impatience.

Les voiles ont été révisées,  le gréement itou, nous avons réceptionné le parasailor et pleins de gentils colis  et lettres qui ont fait le bonheur des enfants, nous avons changé les panneaux solaires, fini de réparer les toilettes (le premier qui y met autre chose que du pq aura un aperçu assez net du capitaine dans ses bons jours), bref, nous nous sommes bien amusés.

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entrainement de course à pied pourle CNED
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Arrivée aux Anses d’Arlet
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il court, il court le furet…
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débouchage de toilettes…
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Genneker en voie d’apparition
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au loin le rocher du diamant
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Hissé!

Nous avons pu tester le système médical local, les enfants étant couverts de boutons. Les premiers médecins rencontrés ont soupçonné d’emblée une virose. Après analyses, elles se sont portées pour la gale… génial, il faut dans ce cas « dé-galiser » tout le bateau. Le traitement étant en rupture de stock, cela nous a laissé le temps de contacter en urgence une dermato de Fort de France. Tous les dermatos que nous avons appelé ne recevaient pas avant février 2018… En désespoir de cause, j’ai demandé le mail d’un d’entre eux pour leur envoyer des photos, trois jours après nous avions un rdv. Celle-ci nous a rassurés, il s’agirait de boutons de chaleur ++, dus à la transpiration. Quand on connaît le taux de sudation de triple A , ce n’est guère étonnant, le matin, l’humidité des draps nous laisse toujours un doute quant à son origine…

Les cabinets médicaux que nous avons côtoyés reçoivent sans rendez-vous, à partir de 6h30 (am bien entendu). L’attente est longue et souvent me plonge dans une grande solitude morale, surtout quand GG, après avoir longuement observé la salle lance : « Maman, dans la salle il y a des intrus, devine qui ? »… « euh… » , «  Ben, c’est nous, nous sommes les seuls à avoir la peau blanche ! »

Ou, dans la salle d’attente du dermato qui fait « centre de rajeunissement », avec une télévision présentant les différentes activités du cabinet. « c’est quoi « esthétique » ? » me demande GG, « euh, pour rendre beau les personnes » et après observation de la patientèle,  devant tout le monde « en fait, les gens qui sont là, c’est parce qu’ils sont tous moches ??? » Au secours !

Sinon, grande victoire  à notre actif : nous avons exterminé les fourmis qui nous pourrissaient la vie sur le bateau. Depuis notre arrivée, ces charmantes bestioles nous tapent sur les nerfs, à nous attaquer chaque morceau de sucre, morceau de pain, ou toute substance comestible, un enfer. Nous finissions par être comme François Cluzet dans les petits papiers, prêts à  démonter tout le bateau pour trouver le nid. A l’occasion de discussion avec un gars du  coin, ce-dernier nous a conseillé d’acheter une poudre spéciale vendue par le  bazar chinois, et a priori non autorisée en France. Et là, miracle, cela fonctionne ! Je me retrouve avec tout un stock d’insecticide, légal mais pas du tout efficace.

Le week-end dernier, nous avons pris une leçon de Kite avec Captain RV et avons laissé les garçons sur le bateau pour la matinée. Lotus nous ayant gentiment proposé de prendre GG et de veiller sur la VHF en cas de problème. Le déjeuner était prêt, sans rien avoir à réchauffer, seule consigne…être sage, étant dealé que nous saurions nous montrer reconnaissants…

A notre retour, nous les avons retrouvés pendus à la baume, ils s’étaient fait une balançoire dessus avec la chaise (pour monter le long du mat) avec tout un système de poulies et autres système de levage. Fierté pleins leurs yeux et nous tremblants à l’idée de ce qui aurait pu se passer.. chacun sa vision de la sagesse !

Triple A, plein d’entrain a beaucoup insisté pour que j’essaie l’échafaudage, les garçons ayant fait tout un calcul sur les poids/masse. Quand il m’a demandé combien de tonnes je pesais, je suis allée directement me coucher… déjà qu’en kite, je n’ai pas réussi à faire grand-chose, il m’a achevée ;). Il faut dire que le Marin est l’occasion de faire beaucoup de ravitaillement, d’apéros et de restaurants (ben oui, plus de data Internet, faut bien se connecter aux wifis des restos pour charger les évals du CNED !), mon taux de gras en a pris un coup.

Aujourd’hui, samedi, départ pour les Anses d’Arlet, après avoir chargé l’évaluation de musique, arts plastiques et sport de GG et fait quelques dernières courses. Occasion de mettre le Genneker, enfin !

Nous reviendrons au Marin une dernière fois, autour du 20 octobre puis, mettrons le cap au nord, pour aller au Costa Rica, République Dominicaine, et Cuba pour Noel.

 

 

 

 

Give me Five! (Bequia-Maria-le Marin)

Cette dernière semaine, nous sommes remontés tranquillement de Grenade, stop aux Tobago Cays, 50 nuances de … bleu, toujours impressionnant

Arrivés sur Bequia ensuite après une navigation houleuse à la voile et le passage d’un bon grain, nous pensions n’y rester qu’une nuit, le temps de remonter ensuite sur la Martinique. C’était sans compter sur la météo qui nous informait de l’arrivée prochaine de 2 tempêtes. Décision est prise de rester un peu plus longtemps sur place, nous avons pu, pour la plus grande joie de tous, récupérer les supports numériques du CNED, et vogue la galère !

Véritable supplice familial : cris, insultes, larmes tout y passe, … dire que l’américaine que nous avions croisé m’avait dit faire école à la maison pour ses 4 enfants ( pour le plaisir) depuis deux ans…. Pas la même planète !

Nous avons retrouvé à Bequia nos amis canadiens, les Pats au carré  que nous avions vus aux USVI. L’occasion pour Greatwine de se mettre au wakeboard,… , sans surprise il adore ! Sa wishlist s’allonge, après la planche à voile, la bouée tractée, le mini-pc,…il va nous mettre sur la paille ! Pat (de Patrick)  nous a également vendu 2 bouteilles de plongée, notre équipement est au complet, yapluka. Pat (de Patricia) nous suit sur le blog mais a des misères à comprendre les expressions, en gros des passages entiers sans comprendre de quoi je parle…

 Nous pensions pouvoir accueillir lundi soir dignement Hervé en Martinique qui arrive pour préparer le bateau. Impossible, nous sommes sur Bequia, secoués comme des pruniers pendant le passage de Maria, bon mal de mer de mon coté. Finalement le vol d’Hervé a été annulé, nous serons peut-être présents la prochaine fois?

La nuit de lundi à mardi (passage au loin de Maria) a été très mouvementée, impression d’être dans le tambour d’un lave-linge. Le plus frustrant est d’avoir le mal de mer en faisant du surplace ! Notre abri à Bequia est orienté pour éviter les alizés de l’est, or nous subissions une tempête plein ouest, autant dire qu’on a joué aux montagnes russes !

Suite à différentes discussions avec Lotus qui nous parlait de vents à 45 nœuds pendant notre traversée Tobago-Bequia, ce qui nous surprenait un peu, notre anémomètre indiquant un max. de 26, nous avions mis ce différentiel sur leur côté marseillais (qu’ils ne sont même pas !).

Pour en avoir le cœur net, pendant la tempête et histoire de s’occuper, le capitaine a appelé Julien par VHF et lui a demandé ce qu’indiquait son instrument. Réponse : 42. De notre côté (moins bien abrités qui plus est) : 25…bon, la vérité est surement entre les deux mais je penche pour Marseille. Nous tacherons de le régler au Marin et nous regardons toutes les fois où nous avions la sensation d’avoir bon vent sans pour autant nous affoler, disons… différemment !

Ce décalage d’arrivée sur la Martinique nous a obligés à travailler nos capacités d’adaptation. En effet, mardi est le jour de l’anniversaire de triple A, 5 ans ! J’avais prévu de profiter du Marin pour louer une voiture et filer acheter  de quoi faire un beau gâteau et une voiture télécommandée ou bien un avion télécommandé, ou encore un bateau… télécommandé, vous l’aurez compris, monsieur télécommande…

Heureusement que Numérobis a trouvé à l’occasion de pleins alimentaires un pistolet en plastique et que j’ai qq livres en stock( merci les gps) ! On va composer…

La journée de mardi s’est déroulée comme une journée post-tempête, un peu groggys. Heureusement notre petit dernier était là pour nous rappeler, à rythme extrêmement régulier, en gros toutes les 5 minutes, qu’aujourd’hui il avait 5 ans (sous-entendu, ils arrivent quand les cadeaux et le gâteau ?).

Pour le gâteau, en rade d’œufs, obligation d’aller dans le centre-ville. Sortie de l’annexe et hop en route avec mes trois ainés et Elodie.  Arrivés bien mouillés, (la mer est encore bien formée), Greatwine reste sur l’annexe pour la surveiller, on a un peu peur qu’elle tape sur le ponton.

Les rues sont bien boueuses mais on arrive à nos fins, je trouve même du chocolate topping, histoire d’égayer notre bon gâteau aux yaourts et de faire américain.

Après un apéritif avec Lotus, le moment fort de la journée est enfin arrivé pour triple A qui a pu souffler ses bougies et découvrir ses cadeaux. Celui qui l’a le plus marqué est évidemment le petit pistolet et ses jeux de pétards.

Mercredi (ce matin), nous nous sommes levés à 4 heures pour pouvoir faire la nav. Bequia-Martinique dans la journée. Les vents étaient avec nous, nous avons bien filé et sommes arrivés avant 17h au Marin. L’occasion de tester une dernière fois la canne des copains et de voir un ENORME thon se débattre avec et avec moult force réussir à casser net le fil…vraiment dommage, nos papilles frétillaient d’avance.

Ce qui devait arriver arriva, le joli pistolet a été victime d’une descente un peu rapide de son propriétaire et nage maintenant dans le canal de Ste-Lucie…triste fin ! A Ste-Anne, le mouillage est désert, lui habituellement si chargé, à l’exception de deux épaves de beaux bateaux, affligeant.

Joie à l’arrivée en découvrant la jolie frimousse d’un petit neveu tout neuf!

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Ceci est une fusée…
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moment de grace…

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Autre moment

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Le premier qui dit que c’est un scandale qu’une petite fille soit obligée de recoudre les boutons du bermuda de son père….
10 sept (2)