Déconnectés? Euh, pas tant que cela ! Bilan numérique

Et oui, la vie nomade ne veut pas dire que nous sommes sans appareils divers et variés, connectés (quand c’est possible). Dans toutes nos escales, il a toujours été possible d’acheter des cartes téléphone et data, Internet n’est jamais très loin!Tout l’enjeu était ensuite de pouvoir charger les fichiers un peu lourds (type devoirs CNED) ou photo pour le blog.

Nous vous listons les principaux logiciels et applications utilisées depuis 2 ans. Si vous avez des appli à conseiller, n’hésitez pas à nous les proposer.

En matériel nous avons des mobiles iPhone/iPad et un PC. Nous avons également un  Iridium Go. Chacun a sa liseuse, indispensable ici!

NAVIGATION -METEO

  • Windfinder: météo utile pour connaître la hauteur de la houle  (à peu près fiable!).
  • Weather4D: météo couplée avec du routage, récupérable avec l’Iridium.
  • Navionics Boating: logiciel de navigation utilisé au quotidien
  • INavX: logiciel de navigation qui récupère les infos de la centrale de nav y compris l’AIS et les marées avec AyeTides
  • AyeTides: pour les marées , interface avec INavX
  • Anchor: pour passer de bonnes nuits, alarme mouillage qui bipe si vous sortez du périmètre défini.
  • Open CPN: logiciel de navigation sur PC avec cartographie Google Earth indispensable dans les Atolls.

CARTES

  • Maps.me: nous recommandons vivement, pas besoin d’être connecté pour l’utiliser. On fait toutes nos escales à terre avec.
  • Ovitalmap: cartographie reprenant les photos satellites de Google et autre et de les utiliser en mode offline comme Maps.me.
  • Sky guide: appli très bien faite qui permet de mettre un nom sur les étoiles et faire son savant!

BIBLIOTHÈQUES

La gestion de toutes les data est une vraie problématique que nous avons pu régler pour les videos, les livres et la musique. Nous sommes en recherche de l’outil parfait pour les photos.

  • Plex: pour les vidéos et la musique, permet de gérer les doublons
  • Calibre: bibliothèque pour les livres numériques, gestion également des doublons

ACTUALITÉS

C’est le dada du capitaine, il fallait donc trouver de quoi le nourrir.

  • Twitter: facilement accessible avec opéra (et donc iridium)
  • LeKiosk: pour 10€ par mois, vous avez accès à tous les magazines / hebdos français …

COMMUNICATION

  • WhatsApp: permet de communiquer avec uniquement de la data (très utilisé au Panama, en Polynésie,…)
  • Iridium mail: Attention, bien communiquer auprès des proches que  les mails doivent être les plus légers possible, sans photos ou signatures de mail. Pendant la Transpac, nous avons passé une journée entière à charger un mail dont la signature comportait une photo…
  • Facebook
  • Instagram
  • Messenger
  • WordPress pour la tenue du blog. Il existe différentes options qui peuvent être intéressantes. Facile à utiliser.

ADMINISTRATIF

  • Onedrive: sauvegarde en ligne des docs et photos (jusqu’à 6To si abonnement office 365)
  • Dropbox: idem
  • Digiposte: sorte de coffre virtuel pour les factures, relevés de banque et les papiers. Mise à jour automatique une fois les codes des fournisseurs entrés.
  • JetScanner permet de scanner et enregistrer en pdf les documents
  • Impots.gouv: et oui, pas possible d’en réchapper !! pour pouvoir faire ses déclarations en ligne
  • La poste pour envoyer et suivre les courriers et courriers recommandés par internet

DIVERS

  • Currency: pour convertir la monnaie, pas besoin d’être en ligne.
  • AirDisk Pro (pour échanger des fichiers entre PC et IPad/IPhone, très utile pour le CNED. On prend via l’appli JetScanner en photo sur le téléphone les copies que l’on transfère ensuite sur le PC via AirDisk pro).
  • Wifi Map pro: partage de code wifi. Nous avons une antenne wifi en haut du mat qui nous permet de capter les réseaux à proximité.
  • Opéra mini : navigateur internet qui utilise très peu de data avec un paramétrage très bas débit, compatible avec l’iridium Go. En gros, même en plein Pacifique, on peut trouver  une recette improbable!
  • Iridium go / mail: nous a permis de contacter les secours au large des Marquises, la VNF ne portait pas assez loin. Cher tous les mois mais nous semble indispensable en terme de sécurité .
  • VLC: lecteur média indispensable qui marche avec tous type de fichiers. Très utile pour envoyer sur les iPad les films… ainsi on gagne en paix familliale.
  • Knots 3D: appli très sympa pour apprendre à faire les nœuds. Les enfants apprécient bcp.

AUTRES APPLIS SPECIFIQUES POUR 6GONE

  • VictronConnect : Permet de suivre son parc batterie et la production solaire des panneaux
  • RayView répétiteur plotter sur iPad/iPhone
  • RayRemote idem avec commande
  • UNMS gestion antenne amplifiée pour wifi

Liste de lectures

Pendant les nav, nous avons du temps, beaucoup de temps. L’occasion de se plonger dans les livres classiques jamais lus (Anna Karenine par exemple) ou de suivre les conseils avisés des bateaux copains ou des forums facebook (club des incorrigibles lescteurs pour ne pas le citer).

Je vous mets donc ci-dessous mes coups de cœur et découvertes . Pour les plus sympas d’entre vous, je peux envoyer le fichier ePub en message privé mais chut .

  • Joseph Kessel: les mains du miracle: ai trouvé passionnant autant qu’ahurissant cette histoire vraie du « Kiné » de Himmler qui permit grâce à son art de sauver de nombreuses personnes. A recommander chaleureusement.
  •  Gaëlle Nohant: la part des flammes : roman historique sur l’incendie du bazar de la charité . Écriture très agréable.
  • Jeffrey Archer: le sentier de la gloire: historique sur le premier britannique a tenter l’Everest, très intéressant, pleins d’aventures. Il a écrit plusieurs sagas que nous avons eu du mal à lâcher avec le capitaine (oui, j’ai bien dit le capitaine ). La Série des Clifton qui commence avec « seul l’avenir nous le dira ». La série des Kane et Abel. Le recueil de nouvelles est très agréable à lire également en français ou mieux encore en anglais, très facile à lire.
  • Ken Follet: partie historique évidement avec les piliers de la terre et le siècle . Les romans d’espionnages sont excellents également.
  • Andrea A Japp : – romans policiers qui se passent au moyen âge: rend accessible cette période à travers des romans policiers . Très érudit , permet d’apprendre l’origine de très nombreux mots/ expressions françaises ( Druon de Brevaux). -Policier/psychologique : a développé une personnage touchant et intriguant avec la série qui commence par « le sacrifice du papillon » .
  • Tamara MacInley: La dernière valse de Mathilda entre autres. Pour les amateurs d’Australie. Faciles à lire.
  • Sara Lark. sur les pionniers neo-zelandais, coté femmes. Historique. Saga avec le pays du nuage blanc en trois tomes.
  • Marie Laberge: Gabrielle -Florent- Adelaide. Saga en trois tomes qui se passe au Canada. Le premier est un peu long à la détente mais on s’attache vite aux personnages et difficile de s’en détacher ensuite !
  • Amanda Sthers : Terres saintes  style qui change, agréable à lire , amateur d’humour juif foncez !
  • Emmanuel Carrère: d’autres vies que la mienne. Autant ses autres livres m’horripilent parfois par le côté nombrilesque, à croire qu’il ne sait conjuguer qu’à la première personne du singulier, autant il se montre bcp plus attachant et humble dans celui-ci. N’ai pas pu retenir les larmes à la fin.
  •  Raphaelle Bacque: Richie. Drôle de type qui est décrit (Ricahrd Descoins), peu sympathique à mes yeux, l’auteur nous plonge dans le milieu boboesque de sciences po, très bien écrit et très instructif.
  • Antonio Garrido: Le lecteur de cadavres. Le thème est déroutant et peu attirant d’un premier abord mais on se laisse vite attachés à ce jeune chinois et on le suit avec délectation dans ses mésaventures .
  •  JC Rufin : Rouge Brésil pour les amateurs de romans d’aventures historique , se lit d’une traite. Aventure de deux jeunes mousses qui débarquent au Brésil.
  • J. Fergus: 1000 femmes blanches : roman inclassable qui se passe à la fin du 19eme dans une communauté indienne (d’Amérique). Surprenant et saisissant.
  • Isabelle Autissier: Soudain seuls. Le pire de nos cauchemars de voileux tourdumondistes! Se lit très facilement, style spécial, vous ne verrez plus les manchots de la même manière …!
  •  Elizabeth Gaskell: Nord et sud.  un roman romantique typiquement british, assez proche de Jane Austen.
  • Donato Carrisi: l’écorchée. Thriller italien, pour amateur de sueurs froides
  • Hermine de Clermont Tonnerre: Le dernier des nôtres:  historique , se lit facilement, arrive à surprendre malgré le thème attendu (nazisme).
  • Pierre Lemaitre: au revoir là-haut et sa suite couleur de l’incendie: top!

Je ne vous ai mis que les coups de coeur, à compléter par vos soins, toutes les bonnes idées seront bienvenues, nous avons de longues navigations devant nous (Nouvelle Calédonie, Australie, NZ!).!

Bilan des deux ans : du côté de la trousse à pharmacie

Soyons honnêtes, dans le contenu de la caisse expédiée de France, la pharmacie prenait bien un bon 30% des 1,5 m3 expédiés.

Évidemment après le stage de médecine en conditions infernales, la liste avait sérieusement été allongée avec des colliers cervicaux, du matériel de suture etc… en gros, le SAMU pouvait venir s’approvisionner à bord!

Dieu merci, rien de tout cela n’a servi, on croise les doigts pour la suite du voyage.

En terme de bilan, voici ci-après la liste de nos maux, et donc de la pharmacie de base selon la famille 6Gone!

Les baignades à répétition (pauvres de nous ) ont entraîné un grand nombre d’otites. Maintenant on met des bouchons oreille et on conseille de prendre bcp d’oflocet si vous êtes sujet aux otites . Conseil bonus du bateau Bulle : mettre de l’eau oxygènée en dosettes dans les oreilles dès les premiers signes . Ça chatouille mais c’est drôlement efficace.

La peau est ce qui prend le plus cher : un antibiotique en pommade type mupiderm (au hasard Balthazar) et crème apaisante suite piqûres (type onctose) sont indispensables.

Ôte tique et aspivenin pour les randos sont très utiles , sinon, on fait pareil mais avec la bouche !

Crèmes solaires et apaisant après brûlures font évidemment des basiques. On utilise aussi les sticks anti solaires des surfeurs pour le visage, les enfants ont une cool touch et nous on culpabilise moins !

Pour les brûlures qui arrivent malheureusement aussi régulièrement (manipulation du four/bbq/feux sur la plage ) la Flamenzine est parfaite à compléter avec des huiles essentielles pour la cicatrisation.

Nous avons trouvé la Bétadine en gel extra pour les blessures qui risquent de s’infecter .

Ne pas oublier de prendre bcp de pansement étanches et de compresses.

Le plus compliqué reste la cicatrisation des blessures même minuscules, le milieu humide , l’eau salée et les bactéries sont difficiles à contrer .

Grand classique de la navigation , le mal de mer (qui ne disparaît absolument pas avec le temps…). Pour adultes, le plus efficace à ce jour a été le patch de scopodem et les comprimés de stugeron. Pour ces derniers, il faut passer commande auprès d’amis espagnols ou belges. On en a trouvé à Cuba de notre côté . Et pour les enfants, tout ce qu’on leur a donné les a fait vomir (comment ruiner l’ambiance d’une nav…), d’eux même ils vont généralement se coucher.

Évidemment le paracetamol est indispensable.

Un antihistaminique (type Kestin, toujours au hasard!) l’est également (j’ai apprécié lors de ma confusion malheureuse entre les poivrons et les piments ).

Un gel anti-inflammatoire pour les torticolis et autre peut s’avérer utile .

Depuis que nous sommes en Polynésie, les huiles de tamanu (odeur peu agréable mais efficace) ou de monoi (nettement plus agréable au nez!) sont utilisées pour aider à cicatriser , réhydrater la peau,…

Les huiles essentielles sont parfaites pour le reste (rhumes, angines, cicatrisations, cystites, …)!

On a un placard entier avec tout le reste qui, on l’espère ne servira jamais (adrénaline,anti bio, anti paludéen, kits sutures, colliers cervicaux,…).

On fournit la liste Excel sans pb!

Évidemment les lunettes polarisantes, la crème solaire totale (tee shirts anti Uv et casquettes sont non négociables) , cela n’empêche pas les coups de soleil qui sont vraiment violents surtout sur les peaux jeunes .

Voilà pour la minute santé !

À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….
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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora
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on ne va pas assez vite?
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La relève…
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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti
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Passe faite!
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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)
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au loin le bateau
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au top!
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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné
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on a pied sur des centaines de mètres
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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…
À la Une

Passage de cloches à Huahiné

Quelques nouvelles de l’équipage depuis notre départ des Tuamotu.

Nous avons passé deux semaines à Papeete, entrecoupées par un break à Moorea.

La marina de Papeete est certes bien située, puisqu’en plein centre ville, néanmoins, on a du mal à se faire à la pollution et au bruit de la circulation. Golden Girl aura à peine mis pied à terre qu’on ne la reverra plus que pour l’essentiel, les repas et les sacs pour les soirées avec les amies…

J’essaie de profiter de cette escale pour me remettre à la course à pied, avec la chaleur étouffante, on appellera cela plus modestement de la marche rapide sous assistance hydraulique en quasi continu!

Cette escale nous permet d’annoncer aux enfants que nous allons prolonger le voyage d’un an. Les garçons prennent bien l’annonce, en revanche de gros rouleaux affluent dans les yeux de Golden Girl, poisson d’avril ma fille!!

Des colis sont arrivés de France, impatiemment attendus par les enfants qui ne tiennent plus en place, Noël avant l’heure!! Merci les grands-parents de les avoir autant gâtés, la garde-robe est renouvelée, et ce n’est pas du luxe.

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Avant de repartir de Papeete (pour de bon?), nous remontons une dernière fois à pied au Belvédère pour la fameuse fondue. Nous préparons des jolies feuilles pour faire du stop et nous répartissons en deux équipes, le papa avec ses deux derniers et moi avec les deux grands. Nous nous mettons prudemment en arrière histoire de maximiser nos chances… peine perdue, une voiture s’arrêtera assez rapidement pour prendre…. évidemment les autres! Bonjour le vent.

Vexés comme des poux, nous devons continuer à marcher sous un beau soleil. Un bus passe, nous le hélons , malheureusement il rentre au hangar. Cependant, il revient sur ses pas et nous prend. Super sympa, il fera tout un détour pour nous déposer au rond point d’Arue. A peine descendus, une voiture qui passait en face de nous fait demi-tour et nous embarque sans rien nous demander…. incroyable, c’est le jeune couple qui avait pris la première équipe qui nous embarque jusqu’au début de la grimpette. Adorable, quand on sait que ce n’était pas du tout leur destination initiale. Les polynésiens sont décidemment généreux et accueillants. En haut, nous apprécierons la fondue et la raclette à leurs justes valeurs.

 

A Moorea, deux miracles verront le jour. Le premier, à ma grande émotion, je me suis lancée en wake et, (c’est là que le miracle intervient), j’ai décollé au bout de la quatrième tentative… bon, j’ai trainé des courbatures pendant quelques temps….

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Figure stylée ou chute non moins étudiée?

 

Le deuxième miracle consista à retrouver le capitaine occupé à faire des crêpes pour  les enfants, j’étais trop bouleversée pour immortaliser ce moment… dommage.

Nous partons de Papeete le 12 avril pour Raiateia. La navigation est tranquille, nous arrivons à temps pour fêter l’anniversaire d’Annabelle de Mirage. Nous retrouvons également avec plaisir Escapade .

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Pas mal le mouillage de Raiateia, non?

 

Nous sommes effondrés et nauséeux le 15 au soir en regardant les images de Notre Dame en feu, des souvenirs de jeunesse remontent, quand une nuit avec 3 amis nous avions escaladé les échafaudages et nous étions promenés sur son toit, avions embrassé la rosace et contemplé Paris au petit jour, émus à l’idée d’être dans un lieu si spécial et si fort….

 

Nous partons pour Huahine, l‘ile est très jolie, assez peu touristique. Nous descendons tranquillement de mouillage en mouillage. Les coraux sont magnifiques, et l’intérieur de l’ile n’est pas en reste. Pâques arrive à grands pas, vendredi saint nous participerons au chemin de croix, qui en fut un, à 15H en plein soleil et dehors… dur dur! Heureusement qu’une station sur deux était en français, le capitaine s’en souviendra, il a été rapidement identifié pour une lecture!

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de l’ombre….

Nous continuons la descente de l’ile, non sans avoir acheté au super U le basique de tout repas de Pâques dans la famille: des asperges, un gigot d’agneau, de quoi faire un gâteau aux amaretti et des œufs bien sûr .

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Apéritif au Yacht Club

Nous retrouvons avec plaisir Esploristo et ses deux filles qui nous précède de quelques semaines et qui attend la prochaine fenêtre météo pour rallier les Tonga, Fidji et autres iles lointaines.

Ne voulant pas vider nos bouteilles de gaz avec un gigot de 7 h, nous imaginons avec le capitaine cuire la viande au bbq, en mettant le couvercle pour faire une sorte d' »étouffé », et laisser confire toute la nuit.

Au petit matin, nous nous sommes trouvés fort dé-« confits » en voyant la viande toute cramoisie…. au temps pour les innovations culinaires 😉

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Ce fut un beau gigot…

 

Les enfants trouveront vite leurs œufs cachés à l’extérieur du bateau avant qu’ils ne deviennent de la pate à tartiner, des revues et des livres sont venus compléter les chocolats, encore merci les GP!!

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celui qui l’a cuisiné n’est pas sur la photo
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œuf de Pâques recette GG
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Elles sont où les poules?
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Tout est sous contrôle, rien ne fond au soleil pour l’instant dans les voiles.
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Cruel dilemme: on commence par la tête ou le croupion?

 

Nos deux grands étant en début de crise d’ado, enfin l’aîné mais Numérobis en bon second (et je sais de quoi je parle) ne se laisse pas distancer, nous décidons de les laisser à bord pendant que nous louons deux scooters pour un tour de l’ile avec les deux plus jeunes.

A peine partis, un grain déferle, nous sommes obligés de nous arrêter et nous abriter. Un texto un brin provocant des garçons nous informe que de leur coté, il ne pleut plus…

 

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Mouillée? à peine! Pour info, Triple A voulait même déjeuner avec son casque…
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Oui, la pente est bien de 30%….
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Nos bolides…

Nous continuerons la route entre deux grains, l’ile est très belle , nous profiterons d’un beau soleil pour nous baigner dans les jardins de coraux et visiter les anguilles aux fameux yeux bleus (« comme les miens quoi! »  dira Triple A désabusé).

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Au retour, à l’occasion d’une escale (non pas pittoresque mais pour se mettre à l’abri de la pluie), impossible de faire repartir le scooter du capitaine. Il faut croire que la machine n’aime pas l’humidité. Après moults efforts, aidés de locaux, nous repartons.

Nous nous ferons cueillir par un orage titanesque quelques centaines de mètres plus loin, la route s’est transformée avec les torrents de boue qui déferlent, on se croyait en pleine période de mousson en Asie du Sud-Est;.. souvenirs, souvenirs! Nous nous remettons à l’abri (en prenant soin de laisser les moteurs allumés),  Gaia (bateau voisin qui vient d’être racheté à Marine et Adrien) dans son auto louée qui passait à ce moment-là, s’arrête et nous propose de prendre les plus jeunes qui commençaient à fondre comme du sucre…. nous acceptons avec joie, et les retrouverons un peu plus tard… presque secs. De notre coté, pas un cm2 de peau n’aura été épargné par la pluie.

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Occasion de prendre un apéritif le soir avec eux pour les remercier et faire mieux connaissance.

Aujourd’hui, 24 avril, est un grand jour dans notre vie de tour du mondiste: nous avons fini le CNED!!! Les cahiers au feu, la maitresse au….???!

 

 

 

 

 

 

À la Une

Tuamotu, suite et (hélas) fin: Wake and Sea!

Nous quittons les Gambier avec Lotus et Fakarever. Nous lançons (sans prendre trop  de risques de notre part ) un pari: le premier qui pêche sera d’apéritif .

Evidemment, malgré leurs déboires avec leurs voiles, nos deux bateaux copains auront pêché l’un un thazard l’autre un barracuda (après photo , on décrétera unanimement un thazard) . Nous arriverons à quand même toper deux beaux thazards dont l’un effrayé par notre appétit se fera la belle.

Nous passerons 4 jours de nav très très tranquilles, à portée de vue et de vhf entre les bateaux .

A l’arrivée à Amanu, retour aux basiques: déjà se demander sur quel fuseau horaire nous sommes.

Les snorkling sont supers, le mouillage est dans les patates (aïe pour en sortir le lendemain ), nous repartons pour les sorties dans le courant des passes (dérivantes ) et grand retour des cocotiers.

En revanche pas d’approvisionnement, ni d’internet…comme au Gambier !

Nous laissons les deux bateaux amis pour aller à l’étoile, magnifique endroit étrange au milieu du lagon, qui se dit nombril en polynésien. On mettra une ancre à l’arrière, l’endroit est étroit et les coraux affleurent. Nous y passerons deux jours idyllistiquement parfaits!

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et au milieu du nombril??? 6Gone

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Cependant, la réalité nous rattrape, cela va faire bientôt 2 mois et demi que nous n’avons pas expédié les devoirs du Cned, Hao, l’île voisine a un débit réputé correct, nous y allons.

Arrivés sur Hao, nous mouillons avec un seul bateau, canadien qui viendra nous voir si tôt arrivés . Ce sont des grands parents avec leur petit fils de 13 ans , Austin. Ils nous proposent des jeux à bord que triple A préfére décliner, il ne sait pas jouer aux legos en anglais …

Austin vient jouer à bord les jours suivants , nous l’interrogeons sur sa spécialité culinaire . Il nous parle de sa recette de brownie…cela ne tombe pas dans l’oreille de sourds évidemment. Il appelle sa grand mère à la VHF pour avoir la recette, revient en annexe 10 minutes après avec un mix tout prêt, il  n’y avait plus qu’à ajouter un œuf et de l’huile! La tête des garçons qui avaient commencé à préparer les carnets pour noter la recette et se léchaient les babines d’avance .

On envoie les devoirs comme on peut en passant de longues heures à la pension qui offre le wifi. Nous en profitons pour faire le plein de produits frais locaux , œufs carottes, salades .. le luxe sachant que le bateau ravitailleur n’est même pas arrivé, cela suffit à notre bonheur.

L’île est très particulière, elle a été utilisée comme arrière base de Mururoa pour l’armée, il y a donc un certain nombre d’infrastructure , un collège qui regroupe 230 enfants (des autres îles également) mais ayant peu d’attraits touristique en terme de plongées ou autres.

On fait donc  le plein de ce qu’il y a et partons… enfin croyons partir, la chaîne a fait un huit entre deux patates, la visibilité baisse et un grain arrive, on reporte au lendemain matin.

Le lendemain, on se rend compte que nos bouteilles de plongée sont vide pour l’une et quasi-vide ( 5O)  pour l’autre …ambiance!

Le capitaine devra faire vite pour démêler les chaînes, mais comme vous le savez , c’est sa spécialité. De toutes les façons , mes capacités de couturière étant toujours aussi nulles, il n’était même quasiment pas envisageable que je m’y mette.

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Bon, ben j’y vais alors…

Tout est rentré dans l’ordre après 1/2 h un peu angoissante à se demander comment on allait s’en sortir.

On arrive à temps pour la passe, très sportive à 10 noeuds de courant , ça décoiffe!

La navigation s’enchaîne pendant 3 jours et deux nuits à belle allure, 7 noeuds en moyenne avec le parasailor… le luxe.

Arrivés à Faka, nous sommes évidemment « obligés » d’y faire une dernière plongée, toujours au milieu des requins … mythique! Un grand merci pour le cadeau très cher sœur! Les enfants ne sont pas en reste et plongeront également pour le bonheur de voir passer 4 raies royales.

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Quand on n’a plus d’air au bout de 15 min… on tape l’incruste chez le moniteur

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même pas de zoom…
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chabadabada

Nous partons profiter d’Hirifa, qui nous attend pour nous tous seuls, pas un bateau à l’horizon. Un petit tour à Pakokota et un plein à Faka nord plus tard et nous voici repartis pour Rangiroa.

A la météo, il est censé y avoir pétole… la bonne blague 1h plus tard, nous prenons un orage absolument dantesque, la foudre et les éclairs nous talonnent, toutes les aiguilles s’affolent. Nous passerons des heures à serrer les fesses à tout débrancher histoire d’éviter la foudre et finalement passerons entre les mailles … ouf!

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On se requinquera à l’arrivée chez Joséphine, nous ne pouvions pas retourner à Rangiroa sans y passer et profiter de ce magnifique spot dont la terrasse donne sur la passe de Tiputa . Passe que nous ferons et referons le lendemain.

Nous naviguerons samedi vers la passe ouest, après une messe dans la jolie Eglise st-Michel et l’après-midi re dérivantes… quand on aime, on ne compte pas.

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Prêts pour le grand bain…

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Ce dernier tour des Tuamotu se doit de se boucler sur Tikehau, notre première île des Tuamotu. L’accueil du resort la dernière fois avait été frais, cette fois-ci, rien du tout , une paix royale, un wifi accessible du bateau et des heures et des heures de wake pour les enfants ….

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Rangiroa: les enfants repérèrent le mouillage…
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pendant que Greatwine est à la manœuvre
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Les oiseaux nous ont laissé qq souvenirs…
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les fonds marins sont habités par ici
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avec la casquette à la main, so easy
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tentative de saut
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représentante féminine qui n’est pas en reste malgré les chaussures deux fois trop grandes

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bon, tu accélères?
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avant…
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après!

Numerobis en voyant les photos m’expliquera que nous (en s’incluant généreusement) aussi on a des plaquettes de chocolat, la seule différence avec les autres membres musclés de la famille , c’est que le chocolat a fondu !!! Me sens tout à coup beaucoup mieux dans mon maillot ….;)

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Chacun sa liseuse!

La semaine passe vite, trop vite , nous devons repartir vendredi soir pour Papeete. En quittant le mouillage et préparant le bateau à la passe, le capitaine laisse s’échapper mon bas de maillot … surprenant de sa part , c’est généralement le plus habile.. peut être un message subliminal pour m’encourager à en changer??

Nous naviguerons au genaker et au génois pour ralentir avant l arrivée à Papeete prévue dimanche. Samedi , vers 17:00, Golden Girl tâte notre ligne de traîne, prend un air dubitatif , vérifie que personne ne la regarde, relâche la ligne et retourne à sa liseuse… pour le moins suspect…

J’y vais à mon tour, la ligne est tendue vers le fond … je la remonte et vois un aileron dépasser …un bébé dauphin? Un requin ? Les enfants sont affligés mais réjouis à l’idée que cela ne soit pas comestible. Je ne fais pas la fière et essaie de remonter la bestiole tant bien que mal et sans faire trop de bruit , le capitaine récupère de son quart.

Finalement, nous sortons un joli….thon!! Il nous a quand même fallu vérifier dans un bouquin ce que c’était … Greatwine m’encourage à publier à notre retour une version a jour de « la pêche pour les nuls! ».

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Je passerai quand même une petite heure à décapiter et lever les filets .

Le lendemain martin, les lumières de Tahiti nous guideront jusqu’à la marina. Nous y resterons une semaine histoire de retrouver les sensations de zones civilisées .