Bilan des deux ans : du côté de la trousse à pharmacie

Soyons honnêtes, dans le contenu de la caisse expédiée de France, la pharmacie prenait bien un bon 30% des 1,5 m3 expédiés.

Évidemment après le stage de médecine en conditions infernales, la liste avait sérieusement été allongée avec des colliers cervicaux, du matériel de suture etc… en gros, le SAMU pouvait venir s’approvisionner à bord!

Dieu merci, rien de tout cela n’a servi, on croise les doigts pour la suite du voyage.

En terme de bilan, voici ci-après la liste de nos maux, et donc de la pharmacie de base selon la famille 6Gone!

Les baignades à répétition (pauvres de nous ) ont entraîné un grand nombre d’otites. Maintenant on met des bouchons oreille et on conseille de prendre bcp d’oflocet si vous êtes sujet aux otites . Conseil bonus du bateau Bulle : mettre de l’eau oxygènée en dosettes dans les oreilles dès les premiers signes . Ça chatouille mais c’est drôlement efficace.

La peau est ce qui prend le plus cher : un antibiotique en pommade type mupiderm (au hasard Balthazar) et crème apaisante suite piqûres (type onctose) sont indispensables.

Ôte tique et aspivenin pour les randos sont très utiles , sinon, on fait pareil mais avec la bouche !

Crèmes solaires et apaisant après brûlures font évidemment des basiques. On utilise aussi les sticks anti solaires des surfeurs pour le visage, les enfants ont une cool touch et nous on culpabilise moins !

Pour les brûlures qui arrivent malheureusement aussi régulièrement (manipulation du four/bbq/feux sur la plage ) la Flamenzine est parfaite à compléter avec des huiles essentielles pour la cicatrisation.

Nous avons trouvé la Bétadine en gel extra pour les blessures qui risquent de s’infecter .

Ne pas oublier de prendre bcp de pansement étanches et de compresses.

Le plus compliqué reste la cicatrisation des blessures même minuscules, le milieu humide , l’eau salée et les bactéries sont difficiles à contrer .

Grand classique de la navigation , le mal de mer (qui ne disparaît absolument pas avec le temps…). Pour adultes, le plus efficace à ce jour a été le patch de scopodem et les comprimés de stugeron. Pour ces derniers, il faut passer commande auprès d’amis espagnols ou belges. On en a trouvé à Cuba de notre côté . Et pour les enfants, tout ce qu’on leur a donné les a fait vomir (comment ruiner l’ambiance d’une nav…), d’eux même ils vont généralement se coucher.

Évidemment le paracetamol est indispensable.

Un antihistaminique (type Kestin, toujours au hasard!) l’est également (j’ai apprécié lors de ma confusion malheureuse entre les poivrons et les piments ).

Un gel anti-inflammatoire pour les torticolis et autre peut s’avérer utile .

Depuis que nous sommes en Polynésie, les huiles de tamanu (odeur peu agréable mais efficace) ou de monoi (nettement plus agréable au nez!) sont utilisées pour aider à cicatriser , réhydrater la peau,…

Les huiles essentielles sont parfaites pour le reste (rhumes, angines, cicatrisations, cystites, …)!

On a un placard entier avec tout le reste qui, on l’espère ne servira jamais (adrénaline,anti bio, anti paludéen, kits sutures, colliers cervicaux,…).

On fournit la liste Excel sans pb!

Évidemment les lunettes polarisantes, la crème solaire totale (tee shirts anti Uv et casquettes sont non négociables) , cela n’empêche pas les coups de soleil qui sont vraiment violents surtout sur les peaux jeunes .

Voilà pour la minute santé !

À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….
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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora
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on ne va pas assez vite?
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La relève…
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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti
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Passe faite!
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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)
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au loin le bateau
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au top!
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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné
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on a pied sur des centaines de mètres
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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…
À la Une

Passage de cloches à Huahiné

Quelques nouvelles de l’équipage depuis notre départ des Tuamotu.

Nous avons passé deux semaines à Papeete, entrecoupées par un break à Moorea.

La marina de Papeete est certes bien située, puisqu’en plein centre ville, néanmoins, on a du mal à se faire à la pollution et au bruit de la circulation. Golden Girl aura à peine mis pied à terre qu’on ne la reverra plus que pour l’essentiel, les repas et les sacs pour les soirées avec les amies…

J’essaie de profiter de cette escale pour me remettre à la course à pied, avec la chaleur étouffante, on appellera cela plus modestement de la marche rapide sous assistance hydraulique en quasi continu!

Cette escale nous permet d’annoncer aux enfants que nous allons prolonger le voyage d’un an. Les garçons prennent bien l’annonce, en revanche de gros rouleaux affluent dans les yeux de Golden Girl, poisson d’avril ma fille!!

Des colis sont arrivés de France, impatiemment attendus par les enfants qui ne tiennent plus en place, Noël avant l’heure!! Merci les grands-parents de les avoir autant gâtés, la garde-robe est renouvelée, et ce n’est pas du luxe.

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Avant de repartir de Papeete (pour de bon?), nous remontons une dernière fois à pied au Belvédère pour la fameuse fondue. Nous préparons des jolies feuilles pour faire du stop et nous répartissons en deux équipes, le papa avec ses deux derniers et moi avec les deux grands. Nous nous mettons prudemment en arrière histoire de maximiser nos chances… peine perdue, une voiture s’arrêtera assez rapidement pour prendre…. évidemment les autres! Bonjour le vent.

Vexés comme des poux, nous devons continuer à marcher sous un beau soleil. Un bus passe, nous le hélons , malheureusement il rentre au hangar. Cependant, il revient sur ses pas et nous prend. Super sympa, il fera tout un détour pour nous déposer au rond point d’Arue. A peine descendus, une voiture qui passait en face de nous fait demi-tour et nous embarque sans rien nous demander…. incroyable, c’est le jeune couple qui avait pris la première équipe qui nous embarque jusqu’au début de la grimpette. Adorable, quand on sait que ce n’était pas du tout leur destination initiale. Les polynésiens sont décidemment généreux et accueillants. En haut, nous apprécierons la fondue et la raclette à leurs justes valeurs.

 

A Moorea, deux miracles verront le jour. Le premier, à ma grande émotion, je me suis lancée en wake et, (c’est là que le miracle intervient), j’ai décollé au bout de la quatrième tentative… bon, j’ai trainé des courbatures pendant quelques temps….

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Figure stylée ou chute non moins étudiée?

 

Le deuxième miracle consista à retrouver le capitaine occupé à faire des crêpes pour  les enfants, j’étais trop bouleversée pour immortaliser ce moment… dommage.

Nous partons de Papeete le 12 avril pour Raiateia. La navigation est tranquille, nous arrivons à temps pour fêter l’anniversaire d’Annabelle de Mirage. Nous retrouvons également avec plaisir Escapade .

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Pas mal le mouillage de Raiateia, non?

 

Nous sommes effondrés et nauséeux le 15 au soir en regardant les images de Notre Dame en feu, des souvenirs de jeunesse remontent, quand une nuit avec 3 amis nous avions escaladé les échafaudages et nous étions promenés sur son toit, avions embrassé la rosace et contemplé Paris au petit jour, émus à l’idée d’être dans un lieu si spécial et si fort….

 

Nous partons pour Huahine, l‘ile est très jolie, assez peu touristique. Nous descendons tranquillement de mouillage en mouillage. Les coraux sont magnifiques, et l’intérieur de l’ile n’est pas en reste. Pâques arrive à grands pas, vendredi saint nous participerons au chemin de croix, qui en fut un, à 15H en plein soleil et dehors… dur dur! Heureusement qu’une station sur deux était en français, le capitaine s’en souviendra, il a été rapidement identifié pour une lecture!

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de l’ombre….

Nous continuons la descente de l’ile, non sans avoir acheté au super U le basique de tout repas de Pâques dans la famille: des asperges, un gigot d’agneau, de quoi faire un gâteau aux amaretti et des œufs bien sûr .

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Apéritif au Yacht Club

Nous retrouvons avec plaisir Esploristo et ses deux filles qui nous précède de quelques semaines et qui attend la prochaine fenêtre météo pour rallier les Tonga, Fidji et autres iles lointaines.

Ne voulant pas vider nos bouteilles de gaz avec un gigot de 7 h, nous imaginons avec le capitaine cuire la viande au bbq, en mettant le couvercle pour faire une sorte d' »étouffé », et laisser confire toute la nuit.

Au petit matin, nous nous sommes trouvés fort dé-« confits » en voyant la viande toute cramoisie…. au temps pour les innovations culinaires 😉

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Ce fut un beau gigot…

 

Les enfants trouveront vite leurs œufs cachés à l’extérieur du bateau avant qu’ils ne deviennent de la pate à tartiner, des revues et des livres sont venus compléter les chocolats, encore merci les GP!!

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celui qui l’a cuisiné n’est pas sur la photo
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œuf de Pâques recette GG
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Elles sont où les poules?
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Tout est sous contrôle, rien ne fond au soleil pour l’instant dans les voiles.
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Cruel dilemme: on commence par la tête ou le croupion?

 

Nos deux grands étant en début de crise d’ado, enfin l’aîné mais Numérobis en bon second (et je sais de quoi je parle) ne se laisse pas distancer, nous décidons de les laisser à bord pendant que nous louons deux scooters pour un tour de l’ile avec les deux plus jeunes.

A peine partis, un grain déferle, nous sommes obligés de nous arrêter et nous abriter. Un texto un brin provocant des garçons nous informe que de leur coté, il ne pleut plus…

 

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Mouillée? à peine! Pour info, Triple A voulait même déjeuner avec son casque…
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Oui, la pente est bien de 30%….
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Nos bolides…

Nous continuerons la route entre deux grains, l’ile est très belle , nous profiterons d’un beau soleil pour nous baigner dans les jardins de coraux et visiter les anguilles aux fameux yeux bleus (« comme les miens quoi! »  dira Triple A désabusé).

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Au retour, à l’occasion d’une escale (non pas pittoresque mais pour se mettre à l’abri de la pluie), impossible de faire repartir le scooter du capitaine. Il faut croire que la machine n’aime pas l’humidité. Après moults efforts, aidés de locaux, nous repartons.

Nous nous ferons cueillir par un orage titanesque quelques centaines de mètres plus loin, la route s’est transformée avec les torrents de boue qui déferlent, on se croyait en pleine période de mousson en Asie du Sud-Est;.. souvenirs, souvenirs! Nous nous remettons à l’abri (en prenant soin de laisser les moteurs allumés),  Gaia (bateau voisin qui vient d’être racheté à Marine et Adrien) dans son auto louée qui passait à ce moment-là, s’arrête et nous propose de prendre les plus jeunes qui commençaient à fondre comme du sucre…. nous acceptons avec joie, et les retrouverons un peu plus tard… presque secs. De notre coté, pas un cm2 de peau n’aura été épargné par la pluie.

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Occasion de prendre un apéritif le soir avec eux pour les remercier et faire mieux connaissance.

Aujourd’hui, 24 avril, est un grand jour dans notre vie de tour du mondiste: nous avons fini le CNED!!! Les cahiers au feu, la maitresse au….???!

 

 

 

 

 

 

À la Une

Tuamotu, suite et (hélas) fin: Wake and Sea!

Nous quittons les Gambier avec Lotus et Fakarever. Nous lançons (sans prendre trop  de risques de notre part ) un pari: le premier qui pêche sera d’apéritif .

Evidemment, malgré leurs déboires avec leurs voiles, nos deux bateaux copains auront pêché l’un un thazard l’autre un barracuda (après photo , on décrétera unanimement un thazard) . Nous arriverons à quand même toper deux beaux thazards dont l’un effrayé par notre appétit se fera la belle.

Nous passerons 4 jours de nav très très tranquilles, à portée de vue et de vhf entre les bateaux .

A l’arrivée à Amanu, retour aux basiques: déjà se demander sur quel fuseau horaire nous sommes.

Les snorkling sont supers, le mouillage est dans les patates (aïe pour en sortir le lendemain ), nous repartons pour les sorties dans le courant des passes (dérivantes ) et grand retour des cocotiers.

En revanche pas d’approvisionnement, ni d’internet…comme au Gambier !

Nous laissons les deux bateaux amis pour aller à l’étoile, magnifique endroit étrange au milieu du lagon, qui se dit nombril en polynésien. On mettra une ancre à l’arrière, l’endroit est étroit et les coraux affleurent. Nous y passerons deux jours idyllistiquement parfaits!

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et au milieu du nombril??? 6Gone

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Cependant, la réalité nous rattrape, cela va faire bientôt 2 mois et demi que nous n’avons pas expédié les devoirs du Cned, Hao, l’île voisine a un débit réputé correct, nous y allons.

Arrivés sur Hao, nous mouillons avec un seul bateau, canadien qui viendra nous voir si tôt arrivés . Ce sont des grands parents avec leur petit fils de 13 ans , Austin. Ils nous proposent des jeux à bord que triple A préfére décliner, il ne sait pas jouer aux legos en anglais …

Austin vient jouer à bord les jours suivants , nous l’interrogeons sur sa spécialité culinaire . Il nous parle de sa recette de brownie…cela ne tombe pas dans l’oreille de sourds évidemment. Il appelle sa grand mère à la VHF pour avoir la recette, revient en annexe 10 minutes après avec un mix tout prêt, il  n’y avait plus qu’à ajouter un œuf et de l’huile! La tête des garçons qui avaient commencé à préparer les carnets pour noter la recette et se léchaient les babines d’avance .

On envoie les devoirs comme on peut en passant de longues heures à la pension qui offre le wifi. Nous en profitons pour faire le plein de produits frais locaux , œufs carottes, salades .. le luxe sachant que le bateau ravitailleur n’est même pas arrivé, cela suffit à notre bonheur.

L’île est très particulière, elle a été utilisée comme arrière base de Mururoa pour l’armée, il y a donc un certain nombre d’infrastructure , un collège qui regroupe 230 enfants (des autres îles également) mais ayant peu d’attraits touristique en terme de plongées ou autres.

On fait donc  le plein de ce qu’il y a et partons… enfin croyons partir, la chaîne a fait un huit entre deux patates, la visibilité baisse et un grain arrive, on reporte au lendemain matin.

Le lendemain, on se rend compte que nos bouteilles de plongée sont vide pour l’une et quasi-vide ( 5O)  pour l’autre …ambiance!

Le capitaine devra faire vite pour démêler les chaînes, mais comme vous le savez , c’est sa spécialité. De toutes les façons , mes capacités de couturière étant toujours aussi nulles, il n’était même quasiment pas envisageable que je m’y mette.

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Bon, ben j’y vais alors…

Tout est rentré dans l’ordre après 1/2 h un peu angoissante à se demander comment on allait s’en sortir.

On arrive à temps pour la passe, très sportive à 10 noeuds de courant , ça décoiffe!

La navigation s’enchaîne pendant 3 jours et deux nuits à belle allure, 7 noeuds en moyenne avec le parasailor… le luxe.

Arrivés à Faka, nous sommes évidemment « obligés » d’y faire une dernière plongée, toujours au milieu des requins … mythique! Un grand merci pour le cadeau très cher sœur! Les enfants ne sont pas en reste et plongeront également pour le bonheur de voir passer 4 raies royales.

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Quand on n’a plus d’air au bout de 15 min… on tape l’incruste chez le moniteur

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même pas de zoom…
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chabadabada

Nous partons profiter d’Hirifa, qui nous attend pour nous tous seuls, pas un bateau à l’horizon. Un petit tour à Pakokota et un plein à Faka nord plus tard et nous voici repartis pour Rangiroa.

A la météo, il est censé y avoir pétole… la bonne blague 1h plus tard, nous prenons un orage absolument dantesque, la foudre et les éclairs nous talonnent, toutes les aiguilles s’affolent. Nous passerons des heures à serrer les fesses à tout débrancher histoire d’éviter la foudre et finalement passerons entre les mailles … ouf!

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On se requinquera à l’arrivée chez Joséphine, nous ne pouvions pas retourner à Rangiroa sans y passer et profiter de ce magnifique spot dont la terrasse donne sur la passe de Tiputa . Passe que nous ferons et referons le lendemain.

Nous naviguerons samedi vers la passe ouest, après une messe dans la jolie Eglise st-Michel et l’après-midi re dérivantes… quand on aime, on ne compte pas.

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Prêts pour le grand bain…

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Ce dernier tour des Tuamotu se doit de se boucler sur Tikehau, notre première île des Tuamotu. L’accueil du resort la dernière fois avait été frais, cette fois-ci, rien du tout , une paix royale, un wifi accessible du bateau et des heures et des heures de wake pour les enfants ….

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Rangiroa: les enfants repérèrent le mouillage…
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pendant que Greatwine est à la manœuvre
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Les oiseaux nous ont laissé qq souvenirs…
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les fonds marins sont habités par ici
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avec la casquette à la main, so easy
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tentative de saut
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représentante féminine qui n’est pas en reste malgré les chaussures deux fois trop grandes

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bon, tu accélères?
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avant…
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après!

Numerobis en voyant les photos m’expliquera que nous (en s’incluant généreusement) aussi on a des plaquettes de chocolat, la seule différence avec les autres membres musclés de la famille , c’est que le chocolat a fondu !!! Me sens tout à coup beaucoup mieux dans mon maillot ….;)

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Chacun sa liseuse!

La semaine passe vite, trop vite , nous devons repartir vendredi soir pour Papeete. En quittant le mouillage et préparant le bateau à la passe, le capitaine laisse s’échapper mon bas de maillot … surprenant de sa part , c’est généralement le plus habile.. peut être un message subliminal pour m’encourager à en changer??

Nous naviguerons au genaker et au génois pour ralentir avant l arrivée à Papeete prévue dimanche. Samedi , vers 17:00, Golden Girl tâte notre ligne de traîne, prend un air dubitatif , vérifie que personne ne la regarde, relâche la ligne et retourne à sa liseuse… pour le moins suspect…

J’y vais à mon tour, la ligne est tendue vers le fond … je la remonte et vois un aileron dépasser …un bébé dauphin? Un requin ? Les enfants sont affligés mais réjouis à l’idée que cela ne soit pas comestible. Je ne fais pas la fière et essaie de remonter la bestiole tant bien que mal et sans faire trop de bruit , le capitaine récupère de son quart.

Finalement, nous sortons un joli….thon!! Il nous a quand même fallu vérifier dans un bouquin ce que c’était … Greatwine m’encourage à publier à notre retour une version a jour de « la pêche pour les nuls! ».

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Je passerai quand même une petite heure à décapiter et lever les filets .

Le lendemain martin, les lumières de Tahiti nous guideront jusqu’à la marina. Nous y resterons une semaine histoire de retrouver les sensations de zones civilisées .

Mi Janvier- mi février 2019: archipel des Gambier :de nouvelles sensations (photos à suivre)

Nous sommes arrivés il y a maintenant presqu’un mois après 5 jours de navigation en partant des Tuamotu.

Navigation qui a commencé sportivement avec un vent au près et une mer bien formée …heureusement les bonnes surprises arrivent avec les enfants qui grandissent et qui font leurs vrais premiers quarts .. quel luxe! Eux sont ravis de réveiller leurs parents après minuit et quelques dvd et nous, de notre côté contrebalançons assez facilement nos remords parentaux contre notre sommeil.

Les Gambier sont pour nous l’occasion de retrouver des sensations endormies :

Tout d’abord l’odeur des pins que nous apercevons au large de l’archipel, surprise après des mois de cocotiers et de palmiers .

L’usage de nos jambes et de muscles inconnnus à l’occasion de randonnées mémorables et quelques peu pentues.

Cela change des Motu plafonnant à 2 m de haut!

Nous partons très vite faire fonctionner des muscles totalement atrophiés par des mois passés sans marcher vraiment.

Nous nous attaquons au mont Mokoto, en tongs pour les enfants … bonjour le dénivelé et la fin bien abrupte, les enfants restent en langage bateau avec Golden Girl qui dit à ses amis « attention au rocher sur ton tribord! ».

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on est nombreux sur le mokoto
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vue sur les bateuax

Le lendemain, nous motivons les enfants à venir avec nous nous promener en promettant une rando « plate »…en fait on fera la traversière de l’île qui s’avérera un poil pentue ! On finit en pique niquant dans la pension de Michel qui est aussi une immense ferme perlière. Nous en repartirons avec des barquettes de MCNI (Mets Commestible Non Identifié), en fait ce sont des muscles d’huître dont l’aspect et la saveur ne sont pas sans rappeler nos chers coquilles st-Jacques.

Toujours en terme de saveurs, pour la première fois depuis notre départ , nos cales sont quasi vides, nous attendrons avec impatience le bateau ravitailleur et serons prêts à 5:00 du matin devant le magasin !

En attendant, nous nous régalons de fruits à profusion, citrons, bananes , fruits de la passion…

En retour de randonnées , nous aurons les mains pleines de régimes de bananes et découvrirons à cette occasion que la sève tâche horriblement et les vêtements seront irrécupérables …tant pis pour le haut blanc que j’avais mis exprès pour masquer un peu la transpiration…!

19 janvier (11)
de jolis vestiges

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enfin des fruits!

En revanche côté légumes, c’est la misère au village . Avec Elodie nous prolongerons une rando de quelques kilomètres espérant trouver un maraîcher indiqué dans un vieux guide… nous ferons chou blanc , chou que l’on mange d’ailleurs depuis un an, on commence à se lasser!

Heureusement à Taravai lors de notre troisième week-end au Gambier, nous aurons le bonheur d’acheter à Edouard et Denise des tomates , des concombres et des avocats… manquait plus que la Mozza!

Bref, nous pâtissons toujours autant, mention spéciale pour la tarte aux fruits de la passion et la brioche tressée qui n’a pas pu résister à l’assaut d’une horde d’enfants pour le goûter.

A propos de ces derniers, nous ne les voyons pas beaucoup, nous avons le bonheur de mouiller au milieu de plein de bateau familiaux. Il doit y avoir une vingtaine de voiliers au mouillage dans l’archipel, les bateaux avec enfants sont vite repérés, les échanges et soirées pyjamas s’enchaînent . Les batailles de nerfs battent leur plein, nous retrouverons des flèches jusque dans notre lit !!

Nous faisons la connaissance d’Appel d’air, Zingaya et retrouvons avec plaisir Bulle avant leur départ pour l’Alaska, les chanceux !

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Nous sommes deux sœurs jumelles…
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Y a qu’avec des filles qu’on arrive à faire des matinées auqarelle!

Les parents ne sont pas en reste, les apéritifs prolongés et soirée Time’s up battent leur plein,… ma culture star wars fait de la peine à Julien, affligé ! Que dire des Hobbits…

Tout à une encablure

Le gros avantage ici est la proximité des îles, ne serait-ce les champs de bouées des fermes perlières, tout est à 1 h de navigation , il est donc facile de se retrouver notamment le dimanche chez Hervé et Valérie à Taravai . Ces derniers proposent chaque dimanche un barbecue sur leur terrain, chacun apporte de quoi partager , nous nous sommes retrouvés à 15 bateaux , nous vous laissons imaginer le nombre d’enfants que cela pouvait représenter !

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4 parents et….bcp d’enfants pour la traversière de Taravai!

Ça vole, ça pique , ça démange…

Évidemment, il faut qu’il y ait quelques ombres à ce tableau idyllique. Il y en a peu , outre la distance de l’archipel.

Les connexions internet sont à pleurer , nous nous retrouvons tous au snack Jojo nos ordis sur les genoux à essayer de nous connecter et en se demandant à chaque fois qu’une annexe arrive si la personne aura de gros besoins en débit!

Cela ne perturbe que nous de ne pas pouvoir envoyer les devoirs du CNED, les enfants sont dans l’indifférence totale …

Le boulanger est aussi assez fantomatique puisqu’il faut être présent à 5:00 pile le matin devant chez lui, à 5:05, il n’a déjà plus rien. Greatwine avait beau avoir mis son réveil et toute sa motivation, impossible de toper une baguette!

Lors des séances internet , nous nous battons également avec les moustiques qui pullulent et qui gâchent un peu le plaisir… je suis toujours une cible favorite et laisserai bien ma place à qui veut!

Nous redécouvrons nos amies les mouches, certes pas bien méchantes mais tellement crispantes…

Dans le mouillage face à l’aéroport, si on a le malheur de laisser traîner une miette, on se retrouve 10 minutes après envahis par une vingtaine de bestioles.

Déjà que j’avais gagné mes galons de capitaine en maniaquerie, autant dire que je suis passée rapidement générale et gare à ceux qui jouent au petit poucet.

Nous aurons l’occasion de croiser des phénomènes un peu plus imposants lors de nos balades sur l’île d’Aukena façon parcours du combattant . En effet, il n’y a pas de sentier, nous faisons le tour de l’île côté plage et donc de temps en temps mer quand les lianes sont trop imposantes . On grimpe, on rampe et on nage! D’ailleurs je rentrerai à la nage d’une de ces balades.

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on passe dessus, dessous…

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Le lendemain on prévoit le coup avec le capitaine et prenons nos sacs étanches . Nous partons tous les deux de l’autre côté de l’île et nous nous interrogeons sur des traces laissées par un animal a priori assez dense pour laisser des traces profondes sur le sable. L’habitant ayant un cheval, nous parions dessus jusqu’à nous retrouver nez à groin avec un cochon sauvage..inutile de préciser que nous avons pris l’option mer pour passer…

Autre phénomène local: l’usine Haribo. Ne cherchez plus où notre fournisseur officiel de bonbons trouve ses kilos de gélatine. Ici, et souvent après des épisodes orageux, se déversent des murs entiers de méduses. Heureusement elles ne sont pas urticantes (mis à part quelques frégates portugaises ). A l’occasion de mes séances de natation , je me suis trouvée envahie par ces affreuses bestioles gélatineuses, me serais crue Indiana Jones dans une fosse à serpent (ou pour les plus jeunes dans une cellule pleine d’araignée de Fort Boyard). Pour me rendre compte en arrivant sur le bateau que les enfants s’amusaient à se les envoyer. Drôle d’effet surtout que cela donnait l’impression d’assister à une bataille de prothèses mammaires (je me suis bien gardée de leur dire évidemment ).

Plus distrayant, nous faisons la découverte des petits poissons de compagnie, jaunes et noirs de quelques centimètres de long, capables de nous suivre pendant 45 minutes lors de nos sorties nage… ça frétille sec de la nageoire et nous impressionne par leur persévérance. Cela en dit quand même long sur nos vitesses de nage …

Pour finir sur nos amies les bêtes, les dernières qui nous embêtaient sont les guêpes. Notamment à Taravai, nous ferons également la traversière avec la famille du bateau Bulle et accompagnés de 3 enfants d’autres bateaux. Sur le chemin nous traverserons des nids de guêpes et évidemment plusieurs d’entre nous se feront piquer.

Arrivés au bout de l’île, nous repartirons avec 3 autres enfants de Lotus et Fakarever qui mouillaient de l’autre côté de l’île. Retour également riche en piqûres mais heureusement le lendemain nous pourrons faire observer à Cathy d’Appel d’air le doigt de Golden Girl qui avait bien enflé . A priori elle s’est refait piquer quasiment au même endroit.

Des mouillages inégaux….

Au niveau du village nous posons l’ancre par 15 à 20 m, on ne voit pas grand chose alors qu’au niveau de l’aéroport nous sommes entre 3 et 5 m dans une eau cristalline.

Greatwine en voyant Lotus mouiller dans les eaux turquoises près du rivage nous reproche de ne pas être bien téméraires. Nous ne le regrettons pas quand Lotus touchera le sable la nuit suivante…

Nous aurons la frayeur de notre vie quand un avion fantôme passera à qq m de notre mat … il a dû se faire peur aussi mais d’un autre côté nous n’avions pas vu d’avion depuis les 10 jours que nous étions au Gambier.

Nous irons ensuite dans une zone au nord de l’aéroport non hydrographiée , difficile de mouiller au milieu de tous ces coraux, on devra s’y reprendre plusieurs fois pour assurer le mouillage. Le snorkling n’en sera que plus beau, je verrai même une tortue.

Vous l’aurez compris les Gambier sont une belle synthèse entre les reliefs marquisiens et les atolls des Tuamotu, certes au bout du monde mais ce qui empêche pas de capter au village la tv française. Cela nous ramène dare-dare à la réalité!

Nous attendons la prochaine fenêtre météo favorable pour revenir aux Tuamotu.

Même si les connexions internet sont difficiles, cela ne nous empêche pas de penser à nos proches que l’on embrasse et dont on aimerait pouvoir être à leur côté dans les moments compliqués .

Merci de nous avoir lus, si comme moi vous avez une furieuse envie de mettre un « s » à Gambier je vous laisse rechercher sur Wikipedia les raisons de cette absence!

KohLanta à Ahe

Nous partons avec Lotus le 28 pour Ahe, au nord des Tuamotu rejoindre Mirage, bateau rencontre aux Galapagos qui vient d’acheter un motu… oui vous avez bien lu, un petit bout d’atoll rien qu’à eux !

Juste avant notre arrivée, ils nous informent faire une commande de frais … génial , ce dernier arrivera par l’avion au moment de notre arrivée sur l’atoll… des fruits et des légumes à profusion à se partager en 4 (escapade est également présent )…. le luxe ultime d’avoir son drive version luxe!

Annabelle, la maman de Mirage qui attend courageusement son troisième loustic a ses parents en visite sur le bateau.

Et le papa à la bonne idée d’être chirurgien (et on a cru comprendre que son palmarès était impressionnant), il a pu regarder et soigner l’ongle vilainement arraché de Golden Girl et qui n’est pas spécialement beau à voir…allez, 10 jours sans baignade et ça devrait repartir !

Avant d’aller voir le motu des copains, nous mouillons quelques jours devant chez Franck et son joli cocopearl club.

Le 31, la pension est pleine mais on nous laissera avec Lotus profiter de la plage avec piscine naturelle et d’une table…grand luxe car en plus Edouard nous a pêché le matin un magnifique poisson.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître dans cet endroit du bout du monde mais un feu d’artifice est organisé ! Pas eu le temps de le prendre en photo mais c’était chouette !

Le lendemain les enfants s’essaieront à la pêche du bateau, avec un joli succès puisque 3 mérous feront leur apparition .

Le 2 nous partons pour le fameux motu… heureusement que Mirage est en éclaireur, il faut traverser des champs entiers de bouées espacées de 20 mètres à peine, qui alimentent les fermes perlières), des sueurs froides nous coulent dans le dos.

J’admire le sang froid du capitaine quand chacun à son poste à l’avant du bateau hurle « à droite » ou « à gauche ! » au même moment !

Enfin, nous arrivons sur le motu et décision est prise de partir visiter le lendemain le fameux coin de paradis !

Nous voici donc tous à débarquer sur le motu, La machette à la main… manquait plus que les foulards rouge et jaune et on re faisait les équipes de Koh Lanta.

Les garçons partent explorer le platier , canne à la main pendant que les filles s’arment de sacs poubelles… le coin à beau être à l’état sauvage, les bouteilles en plastiques pullulent, déversées par les mouvements de marée…

La pêche fut incroyable, au deuxième lancer, Julien attrapera ce qui s’avérera être un Napoleon… de quoi nourrir 14 personnes sans l’ombre d’un problème. Triple A tentera sur lui un massage cardiaque , sans grand succès .

Les mouches à … feront également un festin, on ne vous parle même pas des moustiques . Julien prendra un certain plaisir à me coller des grandes claques dans le dos, étant donné que j’ai été élue meilleur anti moustique de l’année …

Nous retournerons face à la pension de Franck, et essayons le wake board sur une planche de surf. Grand succès pour les jeunes (et donc légers ), triple A voudra essayer et nous épatera en réussissant dès le premier coup à tenir debout tout en prenant le luxe de faire des figures…hallucinant .

Avant le départ , nous fêterons les 4 ans de Renaud de Mirage et partirons le dimanche 6 pour Fakarava .

Une galette des rois fut magistralement concoctée par l’équipage , triple A a beaucoup apprécié être servi en tant que roi toute la journée, et y a pris vite goût . Heureusement le reste de la patrouille l’a vite remis sur le bon chemin .

Après une halte de quelques heures à Faka histoire d’envoyer quelques copies au CNED, nous repartons pour Tahanea, atoll magique et désert (réserve naturelle). L’eau est d’une telle transparence qu’on a l’impression d’être dans une piscine de Volvic (très salée ) immergée dans un aquarium.

Lors d’une sortie sur la passe, Julien verra un requin tigre, douchant un peu notre enthousiasme…

Une fenêtre météo s’annonce pour les Gambier , décision est prise de partir vendredi 11 après un grand bbq sur la plage.

5 jours de navigation nous attendront, nous sommes fins prêts .

À très vite

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À la Une

Belle fin d’année à Fakarava

Les jours se suivent et se ressemblent ces dernières semaines , ponctués par l’arrivée de bateaux, le départ d’autres, les derniers envois pour le CNED,…

 

La passe nord d’Apataki nous laissera de beaux souvenirs en plongées dérivantes . Dans un moment d’euphorie, Golden Girl me demandera comment savoir si on est mort ou bien vivant vu qu’on est au paradis … bonne question, non? Lorsque je lui ai répondu que pour le déjeuner il y aurait du poisson, elle a vite trouvé la réponse!

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coucou les amis!
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un dauphin parmi les requins
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une pieuvre?

Nous partons pour Toau après un vague détour par le village d’Apataki croisé au loin mais dont le mouillage nous a refroidis.

 

Sur Toau nous irons à l’anse Amyot où sont installées par Valentine et Gaston quelques bouées .

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un aquarium géant

Nous sommes seulement deux bateaux, les enfants iront passer leur après-midi à jouer avec les chiens et les cochons (occasion d’expliquer à triple A le passage magique de la gentille bestiole à la chair à saucisse ) pendant que les parents snorkleront dans un aquarium géant . Jamais vu autant de murènes de ma vie, une foule de poissons connus et inconnus, ni autant de courant d’ailleurs. En plus, il suffisait de passer commande pour avoir quelques heures plus tard des filets de perroquets levés ….le paradis disions-nous!

Lotus nous rejoint, cela sent les vacances ! On tient quand même à achever le CNED mais bonjour la lutte !

Nous retournerons d’ailleurs sur Faka nord pour tenter de l’envoyer, le nombre d’heures passées pour ces fichus fichiers… incroyable.

Nous attendons également des colis de France, seulement, une fois arrivés au guichet, on nous prévient que rien n’a été reçu et que le prochain bateau partira fin janvier  de Papeete… gloups.

L’avantage d’être au village nord est que nous allons pouvoir assister à la messe de minuit (de 19 h mais l’esprit est là). A 18:30 toutes les places sont prises et les chants improvisés. A 18h45 triple A nous demandera si c’est bientôt fini et évidement était prêt à lever les voiles à 18h59! La messe sera en partie en français, joyeuse et animée.

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oui, c’est bien en Français, tu peux chanter Numerobis!

La récompense fut de trouver au retour le bateau truffé de cadeaux ! Nous avons maintenant un cow-boy à bord, une maman d’un nourrisson de 20 cms et des pilotes (virtuels ) d’avion de chasse …la classe.

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Ca ressemble à des enfants contents
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c’est une fille madame, félicitations!
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Haut les mains

La météo est changeante, nous connaissons nos premiers orages et éclairs depuis plus d’un an, cela fait tout drôle, cela ne nous empêche pas le 25 de partir pour le sud de l’atoll avec Lotus.

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Adieu mousse!

Nous nous arrêtons à Hirifa, escale que nous n’avions pu faire cet été en raison d’une urgence des petits neveux. L’endroit est sympa mais nous commençons à comprendre la notion de pluie dans « saison des pluies ». Les enfants sortiront quand même de temps en temps.

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derrière la chaussette…le slip troué

Que voilà

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On arrive quand?
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Préparation de cadeau

Le 27, nous partons avec Lotus pour Kokakoka. Occasion d’essayer le parasailor échangé à Taina: plus grand et plus récent mais aussi avec le grave handicap de ne pas être rouge et gris… si on ne dit pas que j’ai le sens des concessions après cela…bon,  il marche bien quand même.

Nous bullons gentiement sur le bout d’atoll. A l’occasion d’une visite de Julien, en pleine   discussion à bord (serait il un brin bavard ? non, pas du tout, il y avait enjeu sur la tarte au citron préparée pour l’anniversaire d’Elodie le lendemain), le capitaine lui demande au bout d’un moment s’il est normal que sa fille de 4 ans se carapate en sautant de l’avant du bateau (avec sa bouée quand même mais bon…. ). Gloups, la témérité alliée à un grand sens de la décontraction de certains est parfois angoissante….

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Une petite fille qui se fait la malle….

Nous sommes rejoints le 27 par Fakarever. On les a vu arriver, stopper à 1 mille de nous, faire un 360, repartir… bizarre… En fait, leur invitée a eu l’œil en regardant la mer et a repéré une de nos pagaies qui dérivait tranquillement … bien joué !

Un grand barbecue sera improvisé histoire de fêter dignement les anniversaires de la journée ( Elodie de Lotus et 15 ans de mariage pour certains, ça commence à faire sérieux non?).

On nous informe par téléphone que finalement le colis est arrivé…par avion… ! En revanche le Cned qu’on a mis trois jours à charger a été rejeté … gare à celui qui croisait notre chemin à ce moment-là !

On remonte vers le nord, belle moyenne à 7,5nds. Nous réceptionnons le colis à 11:20 pour une fermeture à 11:30 et ce pour une semaine… ouf, c’était moins une.

Joie de découvrir dans le colis des maillots, chaussures, tissus, appareil photo et autres gadgets culinaires (thermomètre de cuisson, chalumeau pour la tarte au citron,…), tissus et pleins de bricolages. Également des décos de Noël qui trouveront leur place l’année prochaine! Merci les grands parents 😉

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Premier essai de tarte… une tuerie, et on s’y connaît !

Cette escale à Faka nord a été rondement menée, nous (enfin surtout les enfants) avons pu faire connaissance de Manda et de leurs trois enfants de l’âge des trois derniers, le monde est bien fait ! Ils ont en plus le bon goût d’avoir un nutshell (sorte d’optimiste) et  nous arrivons même à trouver de rares œufs encore présents sur l’ile, la pâtisserie étant grande consommatrice!

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Beau Gosse du Pacifique
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On ne se rend pas compte de la vitesse….!
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Chouette des amis pour le Jungle Speed
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Découpage de The ‘Lemon Pie’
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Qui se ressemble….

 

Rendez-vous maintenant en 2019 pour la suite des aventures 6gonesques, très belle année à vous tous les amis!