Marquises: acte II

Départ le 13 juin au soir pour rejoindre l’île de Nuku Iva. Nous arrivons au niveau du village de Hatiheu. La houle est tellement forte que nous n’osons pas accoster et préférons nous mettre sur la jolie baie à côté, Anaho.

Ce sera le lendemain que nous irons avec Lotus et Infinity à pied rejoindre le village. 2,5 kms … pas la mer à boire mais la gadoue à avaler et à dévaler!

Nous avons eu des trombes d’eau sur le chemin, ce qui n’est pas un problème sur la phase montée, en revanche sur la descente et en tongs bien sûr… beaucoup plus risqué! Nous sommes arrivés au village de Hatiheu trempés et couverts de boue pour nous rendre compte que le seul restaurant avait été privatisé… heureusement Tatiana d’Infinity nous a négocié un repas auprès d’une famille pendant que le Capitaine essayait de trouver des pêcheurs pour nous ramener par la mer.

Le retour en mer a redonné la pêche aux enfants, à fond, à flanc des falaises … spectaculaire! Bon, nous sommes également arrivés trempés mais heureux!

Le lendemain, nous partons tous en direction du maraicher local à Hanatuatua, qui a la bonne idée d’avoir son exploitation à quelques kilomètres. Après une marche d’environ 1 heure pour rejoindre la vallée voisine, nous avons le bonheur de goûter les meilleurs melons et pastèques de toute notre vie! La soif y est sans doute aussi pour quelques chose.

L’idée est de se servir parmi les tomates et les fruits, de peser le tout et de payer…en gros la Ferme de Gally!

Le Capitaine étant resté à bord, les 10 kgs de fruits dans le dos auront intérêt à être appréciés à leur juste valeur.

Un aperçu du contenu du sac

Le soir, pendant que nous prenions un apéritif sur la plage avec les bateaux amis Golden girl hurle de douleur, elle vient de se faire piquer par un insecte inconnu dont le dard que je retire est très long.

Le temps de revenir au bateau pour aspirer le venin nous semble long, nous ne l’avons jamais vue dans un tel état, cela faisait peine à voir (et nous a servi également de coton tige). À l’aspi venin, le venin sortait comme un geyser… gloups.

Nous profitons d’une autre escale de l’île dans la baie de Taipi, pour aller visiter une cascade, parait il fameuse.

Peu d’indications, à la Poste, l’employée nous avoue n’y être jamais allée, … nous optons avec Infinity pour un chemin, une voiture passe à ce moment là et nous conforte, on y sera dans un quart d’heure.

Vous auriez vu la joie des enfants à l’annonce de cette durée, eux qui commencent à en avoir ras la casquette des promenades!

Bon, 1h30 plus tard… toujours pas de cascade , les enfants avancent pourtant bien. Nous croisons un vieux Monsieur. Il nous rassure, la cascade est à un quart d’heure….35 minutes plus tard, nous voyons effectivement un pipi d’eau. Pas de chemin pour atteindre la dite cascade, nous devons traverser la rivière puis nous enfoncer dans la savane…on comprend mieux la postière qui n’y a jamais mis les pieds maintenant! D’ailleurs Lotus qui devait nous rejoindre n’a pas trouvé le chemin et s’est trouvé un autre pipi d’eau.

Les enfants sont restés dubitatifs devant ces cabines téléphoniques d’un autre temps

Le capitaine avait prévenu que le passage était un peu plus compliqué de ce côté …

Bon, maintenant quand un Marquisien nous parlera de quart d’heure, on saura à quoi s’en tenir!

Ua Pou

Nous quittons Nuku Iva pour Ua Pou, non sans avoir avant admiré avec un peu de frayeur le banc de requins qui prends son petit déjeuner grâce aux pêcheurs chaque matin sur la jetée.

Check les ailerons…

Cette dernière île est attendue depuis longtemps, notre arrivée est annoncée par la mafia des anciens de la Marine, et croyez nous elle est efficace! Merci les amis des beaux-parents , Benoit et Anne, pour l’introduction !

D’autant plus que le restaurant tenu par Piero est dans tous les guides, réservation est faite pour dimanche .

Nous passons le voir , son accueil est chaleureux et bonhomme, nous nous sentons bien!

Évidemment, pour la plus grande joie des petits, il y a une cascade à visiter. Celle-ci est nettement plus accessible, l’eau à la température idéale après une jolie grimpette …aux moustiques près … le dos de triple A est tellement appétissant que Julien de Lotus y va des deux mains pour les tuer. Le lendemain, on aura du mal à dénombrer le nombre de boutons.

Le lendemain, nous repartons avec nos bâtons de pèlerins pour une balade nettement plus intéressée de ma part… la chocolaterie créé par Manfred, un allemand ayant vécu plusieurs vies et qui a planté des cacaoyers. Le chocolat est à tomber, dosage parfait , un shoot qui nous a bien réconforté après la montée et permis de tenir la discussion …l’allemand est très très bavard et a un vocabulaire …fleuri ! les garçons n’en croyaient pas leurs oreilles…

Avant la dégustation de chocolat

Dimanche messe pour les lève tôt…totalement en marquisien sauf la fin du sermon qui a été personnellement adressé aux voiliers (cela nous a un peu sortis de notre torpeur, la langue marquisienne étant un peu éloignée du grec et du latin!). Il s’agit du passage de l’Evangile, où dans la tempête, Jesus exhorte ses disciples à ne pas avoir peur … tiens tiens …

Au moment de l’envoi le prêtre nous parle également en Français et nous invite à passer chez lui « là haut » ramasser des pamplemousses ! Il n’y a qu’aux Marquises que l’on peut voir autant de simplicité et de générosité.

Bon, après l’effort (modeste, vous en conviendrez), le réconfort !

Un déjeuner nous attendait tous chez Ti Piero. Gargantuesque dans les proportions et d’une grande finesse gustative, ça valait le détour! Ce déjeuner fut aussi le dernier partagé avec Infinity et Lotus qui repartaient dans l’après midi pour les Tuamotu . Nous en étions d’autant plus émus qu’Elodie m’a offert en avance du passage d’années un très jolie portemonnaie fait maison et Tatiana une barre de Toblerone! bien cernée et gâtée la vice-cap !!

Les couleurs en face des blancos!

Lundi matin, nous réalisons que cela fait très longtemps que nous sommes sans bateau ami ou équipage, cela fait tout drôle.

J’en profite pour faire travailler les enfants sur les devoirs de vacances et l’après midi, nous partons à pied sur le village d’à côté, à 6 où 7 kms (marquisiens , donc qui montent et qui descendent ). Nous croisons des cochons sauvages des chèvres et nous régalons de pamplemousse pour les pauses. Arrivés au village de Haakuti, une villageoise surprise de nous voir et apparement désolée qu’on soit venus à pied et non en voiture nous a confiés deux énormes sacs de bananes et pamplemousses ainsi que du riz et du pain pour les enfants… qui ne font pas tant peine à voir pourtant ! Sa gentillesse et sa spontanéité nous a tous émus, encore une belle preuve de bonté marquisienne !

Au retour, l’instituteur nous ramène sur la fin du chemin, nous procédons à notre rituel habituel, rinçage des chaussures et nettoyage des polos qui ont dû être blancs dans une vie antérieure . Le rituel avant randonnée consistant à mettre 3 ou 4 pansements par pieds, remettre des chaussures est une torture pour tous, d’où les deux cadets qui n’acceptent de marcher qu’en tongs !

Mardi, une journée spéciale m’attend. Avant cela , les trois aînés se lèveront à 5:00 pour regarder le match France – Danemark…

Je vais de mon côté à Hakahau, le village principal de l’île avec Piero en voiture pour faire quelques courses. Chaque personne croisée à droit à une petite parlotte, ou un échange de service, et en tout état de cause un grand sourire de l’ami Piero.

Pendant ce temps les enfants sont aux fourneaux et me concoctent un déjeuner mémorable, imaginez, une tarte aux tomates et une tarte aux citrons… sans gluten bien sûr au bout du monde! Génial .

Le soir, nous allons dîner, vous devinerez chez qui, un gigot (de chèvre) de 7 heures nous attendra… merveilleux, une omelette/gratin de pâtes pour les enfants… j’en connais qui ont cafté! Repus, un beau gâteau au chocolat nous achèvera, je serai bien gâtée et heureuse .

Mercredi , arrivée de Fakarever, les enfants sont toute à leur joie, surtout qu’on doit partir le lendemain pour Tahiti, mais ça , c’est une autre aventure ….

« Allo à l’eau…. » récit d’un cauchemar qui n’arrive pas qu’aux autres

Après un mois aux Marquises (la deuxième partie est en cours de rédaction) nous décidons de profiter d’une belle fenêtre météo pour partir

jeudi 28 juin aidés dans la manœuvre par Faka, direction les Tuamotu.

Après le dej, nous alternons les périodes de sieste (sous écran pour certains) en prévision des quarts de nuit.

 

Restant tranquillement avec les garçons à la barre, nous sommes soudain sortis de notre douce quiétude par le Capitaine hurlant d’affaler la grand voile et enrouler le génois, un hublot de notre cabine étant « parti ».

Nous avons du mal à capter immédiatement l’urgence mais le ton du Capitaine nous laisse baba, pas habitués , ça ne sent pas bon .

Dans la cabine, nous avons trois hublots, un petit latéral qui s’ouvre , un plus grand pour la lumière et enfin sur le côté, nous avons un hublot de secours, qui permet aux membres d’équipage de se carapater en cas de retournement… il est à 10cm au dessus de la ligne de flottaison et mesure 40 cms par 40 cms… guess What? C’est celui là qui vomit des dizaines voire des centaines de litres à chaque vague, soit une toutes les 5 secondes…vision la plus cauchemardesque de mon existence, mais là pas le temps de trop réfléchir, on doit colmater au plus vite .

 

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Le Capitaine prend un panneau de parquet , et s’y cramponne pour empêcher l’eau d’entrer… si le tonneau des danaïdes vous dit quelque chose … on y est .

On sort la perceuse et commence un long moment de cloutage et vissage de tous les panneaux en bois , planche de Mooree, pare-battages et autres que nous trouvons.

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La pompe de cale est à son maximum , malheureusement elle n’arrive pas à évacuer aussi rapidement que l’eau ne s’engouffre.

La réparation tient. On commence en début de soirée à voir la situation se stabiliser, nous contactons notre assureur pour avoir son avis.

Nous écopons pendant ce temps, la cabine a été complètement noyée, on baigne dans notre jus. Tout ce qui est dans la cabine est inondé , le parc batterie et tout ce qui va bien est sous l’eau.

Vers 22 h, la situation empire, la pompe de cale…cale et le panneau explose sous la pression des vagues. À partir de maintenant, il y aura toujours l’un de nous qui le soutiendra comme il pourra pendant que l’autre ecope, écope…nous lançons l’alerte au cross et à l’assurance qui joue le rôle d’intermédiaire. Nous émettons notre premier Pan Pan à la VHF… qui sonne dans le vide. L’assurance nous envoie un message pour nous rassurer , les catamarans sont « quasi »insubmersibles… euh, comme le Titanic au « quasi » près?!

Nous vidons seau sur seau, les enfants n’arrêtent pas d’écoper , nous arrêtons un maximum le bateau pour éviter que les vagues ne s’engouffrent trop.

Le sermon de dimanche dernier se rappelle à nous, « n’ayez pas peur » disait le diacre, « même sous la tempête… » bon, ben là c’est tout de suite plus parlant mais pas facile à tenir! « Si le vent souffle fort, si la mer se déchaîne .. »

Un avion décolle de Tahiti, il sera dans 5 heures à nos côtés , un navire est affrété de Faku Iva, il est prévu pour le petit matin.

Nous sommes rassurés bien qu’inquiets par la situation, la nuit passe.

En attendant, nous préparons comme demandé par le cross nos sacs de survie (enfin ce sont les enfants qui les préparent, nous ne pouvons pas faire grand chose étant chacun à son poste) et enfilent leurs gilets. Ils bourrent les sacs avec nos papiers, nos appareils et … des paquets de biscuits … le bon sens ne les abandonne pas, ils se préparent même à embarquer le drone! Bizarrement tout ce qui concerne le CNED passe bien après !

Vers 3 heures du matin, appel VHF de l’avion, il est à 10 000 mètres au dessus de nous, prêt à larguer un canot de survie … ouf nous nous sentons moins seuls. L’avion assure la coordination avec le navire affrété pendant les 3 heures qui suivront et repartira faute de kérosène au petit matin, une fois la liaison VHF établie avec le bateau secours . Merci pour tout !

Au petit matin le navire Te Ata O Hiva arrive, il est très impressionnant, je n’ai qu’une peur , qu’il s’empale dans le notre, la houle est très forte. Je commence à comprendre pourquoi il faut à tout prix rester un maximum sur son bateau, le transfert des hommes d’un bateau à l’autre semble cauchemardesque.

Le bateau envoie une annexe et un mécanicien pour faire le point. Ils ont, ouf, une station de pompage, cependant il faut rallonger les tuyaux et bricoler la machine.

Les hommes repartent préparer le matériel et reviennent avec la machine, celle ci est très grosse, compliquée à hisser sur notre bateau dans ces conditions. Leur annexe s’empale sur la jupe arrière . Le mécanicien , Gabriel , reste à bord et installe la station de pompage.

Nous sommes émus et touchés par ces hommes venus à notre secours en train de risquer leur vie pour la notre. On se sent vraiment redevables vis à vis d’eux qui viennent de passer la nuit pour nous rechercher après avoir travaillé toute la journée . Ils sont tous en fin de mission et n’attendaient qu’une chose, le retour à Tahiti après 3 mois sans voir leur famille et là, ils se retrouvent sans eau ni nourriture à nous accompagner pendant 36 heures.

Nous nous relayons toujours, à l’intérieur l’odeur de la pompe de cale est insupportable , notre mécano qui a beau travailler à longueur de journée sur un bateau, renvoie ce qu’il peut renvoyer, même le Capitaine est nauséeux entre les odeurs du moteur et le confinement

Nous décidons de repartir vers Hiva Oa où se trouve un chantier.

Nous sommes obligés d’avancer entre 1,5 et 2,5 nds…en gros en escargot qui aurait trop bu puisque notre moteur bâbord compense difficilement, nous sommes parfois obligés de virer pour retrouver un cap. Avec notre unique moteur et les cales pleines, le bateau à bcp de mal à tenir le cap, à ce rythme, nous en avons pour trois à cinq jours et encore nous sommes obligés de barrer nous même , le pilote automatique n’arrivant pas à garder le cap.

Au bout de qq heures, nous réalisons que l’arrivee sur Hiva Oa prendra trop de temps nous n’arrivons pas à garder le cap, décision est prise de viser Ua Pou, plus proche .

Nous en informons Ti Piero, le fameux Piero rencontré quelques jours avant qui préviendra toutes les personnes susceptibles de nous aider et Fakarever partira rejoindre de nuit la baie visée histoire de nous aider à accoster sereinement . On se sent soutenus, c’est réconfortant.

Les dernières heures sont très éprouvantes, nous essayons de dormir par tranches de 5 minutes, nous alternons les postes. Celui qui maintient le panneau prend cher à chaque vague, nous sortons trempés et nous retrouvons à grelotter dehors pour barrer … Froid et fatigue ne font pas bon ménage. les enfants nous hallucinent, les deux aînés prenant leur responsabilité très au sérieux , Golden Girl a dû de son côté remplir et vider une cinquantaine de seaux. Les deux derniers se sont d’ailleurs couchés à 16:00, nous ne les avons pas revus avant 8h du matin… épatant .

Enfin, nous arrivons sur Ua Pou, Captain Faka nous attend, il est 3:30 du matin, efficacement il nous aide à ancrer. Les minutes qui suivent sont passées maintenant à sortir la moto pompe… nous ne pensons qu’à une chose … dormir!

À huit heures, nous devons nous lever et constater les dégâts… déprimant…

Piero nous a mis en contact avec Serge , ce dernier est le Mac Giver de Ua Pou, il nous aide à faire le point et commence à préparer un hublot de fortune .

Nous sommes de notre côté groggy mais heureux de revenir sains et saufs . Merci à tous , la solidarité entre marins n’est pas un vain mot, elle est juste bouleversante .

À suivre maintenant …nous n’avons pas encore dit au revoir aux Marquises !

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Les Marquises: un petit coin de paradis…

Les premiers jours aux Marquises sont magiques, nous planons presque, cela doit être le mal de terre!

Fatu Iva

Cette île est merveilleuse , en débarquant à terre, l’accueil des habitants est simple, généreux et parfois déroutant.

Un des premiers marquisiens croisé nous demande si nous avons des cartouches.

Nous leur expliquons que nous sommes désolées mais nous ne fumons plus …bon il voulait des cartouches de fusil pour tirer les cochons sauvages et les chèvres…

Triple A dit «  Holà » à toutes les personnes qu’il croise, va falloir qu’il se réadapte rapidement !

Nous dînons le soir chez une famille, de la chèvre, des frites d’arbre à pain, du poisson à la tahitienne …cela nous change des pâtes au thon 😉 le mari est à la fois dentiste, agent de sécurité et guitariste à la messe!

Dimanche, nous nous retrouvons tous à la messe, Uncle Gui compris;), les femmes ont mis leur jolie robes et ont toutes des fleurs dans les cheveux.

3/4 de la célébration est chanté sans que personne n’ait de carnet, chant à la hauteur des coffres de ces messieurs et de ces dames, triple A en est à se boucher les oreilles!

Forcément , dans un des rares moments de silence , Triple A nous demande pourquoi ici ils sont tous noirs !

Nous profitons de cette belle île de Fatu- hiva pour nous dégourdir les papates après 19 jours sur l’eau. Promenade jusqu’à la cascade le premier jour… ça grimpe pas mal mais le décor est grandiose. Les tontons montent jusqu’au belvédère et reviendront les jambes (et le fessier ) en compotes!

Le lendemain Manu prend une lancha pour aller à l’île voisine qui a un aérodrome, juste à temps pour les 6 ans de sa fille aînée , ouf!

Ce jour-là est aussi le passage d’an du Capitaine, fêté à bord .

2 jours plus tard, nous décidons de faire la traversée de l’île avec Numerobis et GG. Le Capitaine nous dépose en annexe au village d’Omoa. De là part l’unique piste qui relie à notre mouillage. Les deux premiers heures sont occupées à d’avaler les 700 mètres de dénivelé sous le soleil (en tongs pour la miss…), ouaouh, ça décoiffe ! Les 17 kms sont longs, mais le paysage est à couper le souffle alors… en revanche par moment on se trouve à des croisements de route non balisés (en fait des raccourcis en cours de construction). en croyant prendre un raccourci , nous avons au contraire bien allongé notre marche qui n’en n’avait pas besoin et avons heureusement retrouvé la route …seulement celle ci était 10m plus bas…!!vive le dérapage .

À quelques kms de l’arrivée, le Capitaine et les deux mousses restant nous ont rejoints, à notre grande admiration pour les petites baguettes qui servent de jambes de triple À et Greatwine qui portait courageusement le drone pour le faire décoller du belvédère.

La descente finale était des plus raides, les enfants la faisant à reculons c’est dire !

Le dernier jour sur l’île , nous passons déposer les derniers cartons de fournitures de l’ami Jef (au pays de Jacques Brel, nous ne pouvions passer à côté ) à l’école et au responsable du catéchisme . Leur joie faisait chaud au cœur , l’approvisionnement dans cette île qui est des plus isolées est rare et complètement aléatoire, alors les cahiers et les crayons ne sont clairement pas prioritaires.

Nous quittons Fatu-Hiva à contrecœur mais les cales lestées de pamplemousse, bananes et citrons donnés ou troqués par les habitants contre des habits, des médicaments ou des bières.

Hiva-Oa

Nous arrivons sur Hiva-Oa pour faire sortir le bateau de l’eau au chantier et mettre une nouvelle hélice.

Le mouillage est dans le port en travaux (sympa les tracteurs et marteaux piqueurs à 6h du matin), nous recommençons la manœuvre pour mettre l’ancre avec les garçons dans l’annexe pour jouer aux auto tamponneuse avec notre coque tribord (y en a qui trouvent ça très amusant!).

Bref, un peu la douche froide comme arrivée , nous faisons nos formalités d’entrée , prenons rv pour la sortie de l’eau qui a déjà été décalée plusieurs fois.

Le jeudi est décidé. Nous réservons un bungalows, préparons les sacs . Au petit matin la snsm vient nous prêter main forte sur notre tribord, nous devons viser la remorque du tracteur qui nous semble bien minuscule du haut de notre cata. La houle est forte, le tracteur playmobil est lui-même obligé de se treuiller… on commence à bien baliser . Finalement un vérin hydrolique est cassé sur le tracteur on doit annuler l’opération… quand ça ne veut pas…

Après un moment de flottement nous décidons de reporter la sortie entre temps mouiller dans des zones protégées… de l’art de s’adapter !

Un des rares avantages de cette escale a été la redécouverte des produits français … la joie des haricots verts surgelés , des lardons, des pâtes feuilletés et du bon beurre…au prix du caviar !

C’est également le moment de dire au revoir à Uncle Gui qui repart en France, non sans faire une petite escale à Tahiti tester le pouvoir de sa chemise à fleurs!

Certains saluent Johnny maintenant à Saint Barth, de notre côté, nous passons faire un coucou au grand Jacques , sa pierre tombale est d’une simplicité émouvante, il repose dans un bien bel endroit.

Tahuata

Nous partons rapidement de Hiva Oa à quelques milles, et retrouvons avec Infinity une grande partie de la flotte partie en même temps que nous des Galápagos .

La baie est superbe, nous pouvons enfin nager (sauf le premier jour, les frégates portugaises nous ont accueillies chaleureusement, les hurlements des enfants touchés les ont heureusement effrayées!

on a du mal à compter le nombre d’enfants, on retrouve la joie de se baigner. Nous pouvons enfin sortir l’énorme bouée offerte par Inaitak, parfaite pour les enfants et très appréciée par les parents pour l’apéritif !

Armand et sa famille qui habitent sur l’île organise un grand dîner , le lendemain nous partons avec lui cueillir et ramasser des sacs entiers de fruits. Pendant ce temps GoldenGirl reste près des femmes de la maison qui lui apprennent à tresser des plateaux.

Nous sommes ensuite rejoints par Mirage, Fakarever et Lotus.

Bref, au débit Internet près, nous sommes au Paradis !

What a wonderful sea!! Traversée Galápagos/Pacifique (Avec photos)

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Enfin, arrive le moment le plus attendu et espéré depuis quelques mois!!.

Avant cela bien entendu, un peu d’administratif, et pourtant nous ne sommes pas en France .

La veille du départ a été consacrée au « zarpe », à l’immigration et toutes les formalités nécessaires .

Nous étions à deux voitures pour aller jusqu’à l’immigration. À cette occasion, je demande à Greatwine de rejoindre l’autre voiture histoire de repartir le nombre.

Arrivés au bureau , l’attente est très longue, nous discutons avec les australiens rencontrés quelques jours plus tôt. Ces derniers nous présentent à une famille de danois comme la « famille avec 4 enfants ». Sauf qu’au moment des présentations, on se rend compte qu’il nous manque Greatwine… où peut il bien être ? Le Capitaine pique le vélo de notre agent et va au port , au cas où et effectivement, il y était , ayant compris qu’on lui demandait de rester et jouait tranquillement.

L’inspection finale du bateau est faite le soir même, le bateau est fouillé de fond en comble, histoire de vérifier qu’on n’embarque pas Georges la Tortue.

Nous prenons un dernier apéritif chez Mirage, hasta Luego les amis, on se retrouve aux Marquises !

Nous passons donc le dimanche matin à faire les derniers rangements , un petit tour en ville pour remplir les cales de vin, dernier resto , et enfin les adieux déchirants à nos amis otaries sont faits, nous voilà enfin partis à 15:00.

Le Capitaine fait le tour du bateau avec the band of brothers, ils savent maintenant tout du bateau, je peux me reposer!

La journée se passe au mieux, lendemain itou. On voit quelques dauphins… en revanche toujours rien sur la canne .

Le 15 mai, lors de notre séance de gym avec GG, on voit deux baleines sur le bâbord du bateau… ouch, c’est impressionnant!

Afin de sculpter ces monsieurs, un concours de gainage est lancé, Manu tient avec GG 2 minutes 30… d’autres abandonnent avant même de commencer….

Au niveau des tractions, chacun donne de sa personne, de mon côté je n’arrive même pas à bouger d’un cm…

Le soir un petit mahi-mahi frétillera sur la ligne, enfin!

Mercredi, journée très ensoleillée, un deuxième Mahi-Mahi vient compléter le bbq… que demande le peuple?

En revanche, on en a perdu 2 belles dorades en les remontant , ainsi que le leurre tout neuf donné par Mirage…

Côté cuisine , j’organise le rationnement des 3 pots de Nutella rapportés par les tontons, ainsi que les M&Ms…et c’est en regardant la tête des beaufs que je suis retrouvée devant 6 enfants !…d’un autre côté , je m’étais moralement engagée à les ramener sveltes et gainés !!

Jeudi , nous avançons toujours bien (200 mn/24h)le genaker est laissé pour la nuit… une première ! Nous perdons 3 dorades et en pêchons qd même une!

Vendredi, grosse journée pêche , dès le petit déjeuner nous vidons, coupons et levons des filets . Le congélateur se remplit , nous testons, au grand désespoir de Numerobis le poisson sous toutes ses coutures: bbq, four , nuggets, tartare….

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Samedi, grand nettoyage du bateau, je pensais que cela prendrait la matinée, 30 minutes auront suffit … reste plus qu’à laisser Manu jouer à cache-cache avec les enfants, il a réussi à les perdre en cachant dans le lazybag!

Heureusement que nous avons l’iridium, cela nous permet de retrouver les règles de la crapette rapide, merci Pacou! nous attendons également les blagues carambar des cousines, ça nous occupe bien!

Le jour suivant , Manu voit dériver une bouée avec un drapeau… mystère quand à sa présence au beau milieu de nul part!

Le jour le plus attendu de l’année arrive enfin pour GG. Point le droit à l’improvisation, les repas comme l’animation de la journée sont prévus depuis des lustres! En bonne mère, j’accepte courageusement de regarder Sissi (au vidéo projecteur en plus !)pendant la sieste …. Dieu que ces longs violons sont irritants … impossible qu’ils me bercent, la fillette veille au grain et me donne des coups de coude pour être sure que je suis bien….comme si on pouvait en douter…

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Les jours qui suivent se ressemblent, nous pêchons, dormons , jouons aux cartes…bref, nous sommes crevés !

 

Les changements d’heure nous perturbent un peu, surtout pendant les quarts, difficile de savoir où nous en sommes, certaines montres sont avancées de 2:00, mais pas toutes, ce serait trop simple .

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Les quarts sont de trois heures et nous tournons à chaque nuit. Quel confort! En plus, je peux faire semblant de dormir quand ça tangue trop ou que le vent forcit, le sommeil du mari couple à celui de Guillaume permet une réaction immédiate, de vrai suricates !

Les talents sont divers à bord, Manu arrive à voir des dauphins, des thons et autres bestioles là où ne voit désespérément que de l’eau vaguement moutonnée .

2 jours bcp trop pacifiques pour nous, à voir en pâlissant le jour estimé d’arriver reculer … nous avions pris des paris… qui va gagner… Dieu quel Suspens à bord!

On attend impatiemment l’envoi des postions de la flotte chaque soir, nous sommes une dizaine de bateaux à être partis quasiment en même temps , on sent l’esprit régate qui frétille chez certains!

Du côté des enfants, la traversée se fait parfois longue, la nervosité monte tout à coup sans crier gare… vivement l’arrivée si on ne veut pas qu’ils finissent par s’embrocher…ils sont en revanche devenus experts en uno et crapette. Chez les grands, les oncles font chambre à part… le luxe ultime!

De mon côté , j’ai revu à la hausse les quantités en nourriture, je me prépare à dans qq années !

Greatwine nous fait des festins .. Chili, lasagnes, poulet curry…

Numerobis maîtrise le quatre quart à la perfection!

Golden girl se perfectionne sur les pâtes brisées et triple A a toujours un doigt (d’une propreté perfectible ) voire une main qui traîne pour goûter « si c’est bon ».

Autre andouillette de la part de triple À , très fier d’apprendre à ses oncles à faire pipi comme lui, c’est à dire sans les mains, comme ça, pas besoin de les laver… son souci d’économie d’eau est louable, mais depuis on regarde la lunette des toilettes différemment ….

3 jours avant l’arrivée, c’est au tour de Numerobis de franchir une année de plus.

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Pas de poisson depuis 5 jours… les prières de Numerobis auraient elles été efficaces?? Nous vérifions qu’il ne nous ait pas traficoté les leurres quand même…effectivement c’est Greatwine qui a raccourci la ligne au max en cadeau d’anniversaire, bon, ben on ne risquait pas d’attraper grand chose.

Un matin, Guillaume nous informe ne plus être bercé par le bruit de l’hélice la nuit , bizarre …après vérification et contorsions , nous devons malheureusement constater que la guigne fait son grand retour, l’hélice s’est fait la belle. En attendant, les manœuvres risquent d’être acrobatiques à un seul moteur.

Avant d’arriver, j’ai réussi à couper les cheveux du Capitaine en nav, déjà que je ne suis pas à l’aise mais là, pour que j’intervienne, il fallait vraiment que ce soit long!!

Nous finissons notre navigation avec un vent très mou sur la dernière semaine, notre slip troué, le parasailor en voile . Très doux en terme de confort, peut être un peu trop selon Manu qui trépigne d’arriver!

Enfin vendredi arrive, nous ne sommes plus qu’à quelques milles . La fin de matinée est l’occasion de jeux d’eau, histoire de défouler tous ces garçons . Nous sommes accueillis par une horde de plusieurs dizaines de dauphins… canon !

Chemise adaptée aux Marquises !

Nous apercevons enfin les Marquises , Jacques Brel tourne en boucle.. émotion garantie ! Un rêve vient de se réaliser, nous sommes encore un peu étourdis!

L’arrivée est pieds-nickelésque, avec avec notre seul moteur bâbord qui marche et des fonds à plus de 30 mètres, pas le droit à l’erreur ou nous sommes bons pour faire la toupie ! Guillaume et Greatwine iront dans l’annexe qui fera office de moteur tribord, et nous voilà ancrés après 2 heures de manœuvre !!

Un peu pitoyables mais heureux et ébahis par la beauté du lieu. La baie des vierges est littéralement magique , elle méritait bien qu’on lui ajoute pudiquement un « i »!

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Au final , pour cette première traversée, les conditions furent excellentes, quasiment pas eu de grains , un vent plutôt conciliant les 10 premiers jours, un peu plus poussif sur la fin, histoire qu’on profite à fond de ce magnifique et majestueux Pacifique .

Encore merci les tontons gaineurs, ce fut chouette et reposant de vous avoir!

 

What a wonderful sea!! Traversée Galápagos/Pacifique

(Les photos arriveront au compte goutte)

Enfin, arrive le moment le plus attendu et espéré depuis quelques mois!!.

Avant cela bien entendu, un peu d’administratif, et pourtant nous ne sommes pas en France .

La veille du départ a été consacrée au « zarpe », à l’immigration et toutes les formalités nécessaires .

Nous étions à deux voitures pour aller jusqu’à l’immigration. À cette occasion, je demande à Greatwine de rejoindre l’autre voiture histoire de repartir le nombre.

Arrivés au bureau , l’attente est très longue, nous discutons avec les australiens rencontrés quelques jours plus tôt. Ces derniers nous présentent à une famille de danois comme la « famille avec 4 enfants ». Sauf qu’au moment des présentations, on se rend compte qu’il nous manque Greatwine… où peut il bien être ? Le Capitaine pique le vélo de notre agent et va au port , au cas où et effectivement, il y était , ayant compris qu’on lui demandait de rester et jouait tranquillement.

L’inspection finale du bateau est faite le soir même, le bateau est fouillé de fond en comble, histoire de vérifier qu’on n’embarque pas Georges la Tortue.

Nous prenons un dernier apéritif chez Mirage, hasta Luego les amis, on se retrouve aux Marquises !

Nous passons donc le dimanche matin à faire les derniers rangements , un petit tour en ville pour remplir les cales de vin, dernier resto , et enfin les adieux déchirants à nos amis otaries sont faits, nous voilà enfin partis à 15:00.

Le Capitaine fait le tour du bateau avec the band of brothers, ils savent maintenant tout du bateau, je peux me reposer!

La journée se passe au mieux, lendemain itou. On voit quelques dauphins… en revanche toujours rien sur la canne .

Le 15 mai, lors de notre séance de gym avec GG, on voit deux baleines sur le bâbord du bateau… ouch, c’est impressionnant!

Afin de sculpter ces monsieurs, un concours de gainage est lancé, Manu tient avec GG 2 minutes 30… d’autres abandonnent avant même de commencer….

Au niveau des tractions, chacun donne de sa personne, de mon côté je n’arrive même pas à bouger d’un cm…

Le soir un petit mahi-mahi frétillera sur la ligne, enfin!

Mercredi, journée très ensoleillée, un deuxième Mahi-Mahi vient compléter le bbq… que demande le peuple?

En revanche, on en a perdu 2 belles dorades en les remontant , ainsi que le leurre tout neuf donné par Mirage…

Côté cuisine , j’organise le rationnement des 3 pots de Nutella rapportés par les tontons, ainsi que les M&Ms…et c’est en regardant la tête des beaufs que je suis retrouvée devant 6 enfants !…d’un autre côté , je m’étais moralement engagée à les ramener sveltes et gainés !!

Jeudi , nous avançons toujours bien (200 mn/24h)le genaker est laissé pour la nuit… une première ! Nous perdons 3 dorades et en pêchons qd même une!

Vendredi, grosse journée pêche , dès le petit déjeuner nous vidons, coupons et levons des filets . Le congélateur se remplit , nous testons, au grand désespoir de Numerobis le poisson sous toutes ses coutures: bbq, four , nuggets, tartare….

Samedi, grand nettoyage du bateau, je pensais que cela prendrait la matinée, 30 minutes auront suffit … reste plus qu’à laisser Manu jouer à cache-cache avec les enfants, il a réussi à les perdre en cachant dans le lazybag!

Heureusement que nous avons l’iridium, cela nous permet de retrouver les règles de la crapette rapide, merci Pacou! nous attendons également les blagues carambar des cousines, ça nous occupe bien!

Le jour suivant , Manu voit dériver une bouée avec un drapeau… mystère quand à sa présence au beau milieu de nul part!

Le jour le plus attendu de l’année arrive enfin pour GG. Point le droit à l’improvisation, les repas comme l’animation de la journée sont prévus depuis des lustres! En bonne mère, j’accepte courageusement de regarder Sissi (au vidéo projecteur en plus !)pendant la sieste …. Dieu que ces longs violons sont irritants … impossible qu’ils me bercent, la fillette veille au grain et me donne des coups de coude pour être sure que je suis bien….comme si on pouvait en douter…

Les jours qui suivent se ressemblent, nous pêchons, dormons , jouons aux cartes…bref, nous sommes crevés !

Les changements d’heure nous perturbent un peu, surtout pendant les quarts, difficile de savoir où nous en sommes, certaines montres sont avancées de 2:00, mais pas toutes, ce serait trop simple .

Les quarts sont de trois heures et nous tournons à chaque nuit. Quel confort! En plus, je peux faire semblant de dormir quand ça tangue trop ou que le vent forcit, le sommeil du mari couple à celui de Guillaume permet une réaction immédiate, de vrai suricates !

Les talents sont divers à bord, Manu arrive à voir des dauphins, des thons et autres bestioles là où ne voit désespérément que de l’eau vaguement moutonnée .

2 jours bcp trop pacifiques pour nous, à voir en pâlissant le jour estimé d’arriver reculer … nous avions pris des paris… qui va gagner… Dieu quel Suspens à bord!

On attend impatiemment l’envoi des postions de la flotte chaque soir, nous sommes une dizaine de bateaux à être partis quasiment en même temps , on sent l’esprit régate qui frétille chez certains!

Du côté des enfants, la traversée se fait parfois longue, la nervosité monte tout à coup sans crier gare… vivement l’arrivée si on ne veut pas qu’ils finissent par s’embrocher…ils sont en revanche devenus experts en uno et crapette. Chez les grands, les oncles font chambre à part… le luxe ultime!

De mon côté , j’ai revu à la hausse les quantités en nourriture, je me prépare à dans qq années !

Greatwine nous fait des festins .. Chili, lasagnes, poulet curry…

Numerobis maîtrise le quatre quart à la perfection!

Golden girl se perfectionne sur les pâtes brisées et triple A a toujours un doigt (d’une propreté perfectible ) voire une main qui traîne pour goûter « si c’est bon ».

Autre andouillette de la part de triple À , très fier d’apprendre à ses oncles à faire pipi comme lui, c’est à dire sans les mains, comme ça, pas besoin de se laver les mains… son souci d’économie d’eau est louable, mais depuis on regarde la lunette des toilettes différemment ….

3 jours avant l’arrivée, c’est au tour de Numerobis de franchir une année de plus.

Pas de poisson depuis 5 jours… les prières de Numerobis auraient elles été efficaces?? Nous vérifierions qu’il ne nous ait pas traficoté les leurres quand même…effectivement c’est Greatwine qui a raccourci la ligne au max …bon, ben on ne risquait pas d’attraper grand chose.

Un matin, Guillaume nous informe ne plus être bercé par le bruit de l’hélice la nuit , bizarre …après vérification et contorsions , nous devons malheureusement constater que la guigne fait son grand retour, l’hélice s’est fait la belle. En attendant, les manœuvres risquent d’être acrobatiques à un seul moteur.

Avant d’arriver, j’ai réussi à couper les cheveux du Capitaine en nav, déjà que je ne suis pas à l’aise mais là, pour que j’intervienne, il fallait vraiment que ce soit long!!

Nous finissons notre navigation avec un vent très mou sur la dernière semaine, notre slip troué, le parasailor. Très doux en terme de confort, peut être un peu trop selon Manu qui trépigne d’arriver!

Enfin vendredi arrive, nous ne sommes plus qu’à quelques milles . La fin de matinée est l’occasion de jeux d’eau, histoire de défouler tous ces garçons . Nous sommes accueillis par une horde de plusieurs dizaines de dauphins… canon !

Nous apercevons enfin les Marquises , Jacques Brel tourne en boucle.. émotion garantie ! Un rêve vient de se réaliser, nous sommes un peu étourdis par l’émotion.

L’arrivée est pieds-nickelésque, avec avec notre seul moteur bâbord qui marche et des fonds à plus de 30 mètres, pas le droit à l’erreur ou nous sommes bons pour faire la toupie ! Guillaume et Greatwine iront dans l’annexe qui fera office de moteur tribord, et nous voilà ancrés après 2 heures de manœuvre !!

Un peu pitoyables mais heureux et ébahis par la beauté du lieu. La baie des vierges est littéralement magique , elle méritait bien qu’on lui ajoute pudiquement un « i »!

Au final , pour cette première traversée, les conditions furent excellentes, quasiment pas eu de grains , un vent plutôt conciliant les 10 premiers jours, un peu plus poussif sur la fin, histoire qu’on profite à fond de ce magnifique et majestueux Pacifique .

Encore merci les tontons gaineurs, ce fut chouette et reposant de vous avoir!

Escale animalière, les Galapagos

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Première vision des Galapagos

San Cristobal est la première île que nous visiterons. Nous nous promenons au gré des sentiers extrêmement bien balisés et surtout pavés pour la plupart. Ils finissent souvent par des belles plages aux eaux souvent très agitées avec un courant très fort. L’eau est pour le moins rafraîchissante (23 degrés) , nous avons le sentiment d’être des Corses en Bretagne ! Au cours d’une de ces baignades à la Loberia avec Golden Girl, suivant des otaries, nous nous sommes trouvées emportées par le courant…grosse frayeur , heureusement la minette avait suffisamment de force pour revenir.

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Qu’il est long le chemin papa!!

Nous prenons un taxi mercredi pour qu’il nous emmène au lac d’eau douce (largo Junco) dans lequel les frégates viennent se rincer les papattes .

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Lac haut perché
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Plein les pattes !

Occasion également d’aller visiter le sanctuaire des tortues. Nous interrompons un couple en pleine action (cela nous évitera une leçon de choses). Le mâle était apparement furieux , la chose n’ayant duré que 20 minutes au lieu d’1h30! La femelle en revanche s’est carapatée sans demander son reste!!

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Derrière une tortue!
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avec George la tortue

Le taximan est adorable (au sens figuré du terme! , au sens propre il lui manque trop de dents), il s’arrête sur la route pour faire le plein de goyaves, les enfants adorent! En plus, ils sont autorisés à aller dans le coffre du pick-up! Je me dévoue pour les y accompagner, cela me rappelle trop ma jeunesse !

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Départ mercredi pour la deuxième île Santa Cruz. En effet, les réveils en pleine nuit par les otaries qui essaient de se frayer un passage sur les jupes du bateau sont lassants, le bruit qui sort de ces bestioles est en plus atroce, un mélange de rot très prolongé avec un poisson coincé dans le fond de la gorge!

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oust!!

Au cours de la traversée , nous mettons en désespoir de cause notre ligne, l’équipage de Mirage nous ayant informés qu’ils avaient pêché à l’instant deux thons. Le miracle a enfin lieu, la canne penche, plie mais ne rompt pas ! La bestiole est belle, en tant que maîtresse es-pêche, je dis à Greatwine de donner du mou et laisser le poisson s’épuiser . Bien m’en a pris, le thon s’est fait croquer par une (très) grosse dorade! On a seulement récupéré la tête… et le regard courroucé du fiston !

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bon, on a failli avoir du poisson pour le dej…

On retrouve à Santa Cruz une petite vie de Marina, les enfants sont ravis, les parents profitent des happy hours!

Le départ du grand père approchant, nous visitons le 5 mai Tortuga Bay, très jolie promenade de quelques kilomètres , en plein cagnard!! La fin du sentier débouche sur une magnifique plage de sable blanc, malheureusement avec drapeau rouge à cause des rouleaux . Nous ne résisterons cependant pas à y tremper nos pieds.

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Amis iguanes
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il fait chaud!

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Sur la plage abandonnés…
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de retour d’une journée bien remplie, veille du départ. 

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Au retour, nous visitons la fondation Darwin, encore des tortues en pleins ébats … la leçon avait pourtant été efficace!

Le lendemain, un taxi boat vient chercher le grand-père, les enfants sont tout choses, qui va jouer aux échecs avec eux maintenant et les faire travailler le matin??

Nous irons visiter dans l’après-midi midi les tuneles de Cueva Gallardo (tunnels de lave ), longs de plus de deux kilomètres et dont la personne à l’entrée insistait fortement pour vérifier l’état de nos batteries de téléphones … et pour cause, les lumières à l’intérieur étaient soit faiblardes soit cassées! Amis claustrophobes s’abstenir!

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jusqu’ici, c’est bien éclairé!
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on n’a pas vu de chauve-souris….dommage

Nous naviguons ensuite pour Isabella, journée parfaite, les deux aînés sont invités sur Mirage, un Catana 50. Genaker de sortie, toujours pas de poisson (évidemment devant nous, les garçons pêcherons 2 thons …!)

Isabella est plus sauvage que les autres îles, un petit côté Brehat avec ses rochers qui affleurent (aux otaries, iguanes, requins aux extrémités blanches et frégates près !).

Nous partons mardi nous défouler un peu . Un tour est organisé pour voir les Tintoreras (requins blancs). Cela fait bizarre de se retrouver au milieu des allemands en birenstook et des japonais aux Nikon démesurés ! Un snorkling est prévu , les enfants sont glacés avant même de plonger … on verra quand même les requins et les tortues !

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très gros poisson!
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petit poisson
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fait froid papa
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les requins tintoreros

Le lendemain, excursion pour aller voir le volcan Sierra Negra étant soit-disant le 2eme plus grand cratère au monde. Lever matinal, les enfants ont bien crapahuté, ils savent maintenant dire en anglais et en espagnol : « encore combien de temps avant d’arriver ? »ou « c’est bientôt fini? » Inutile de préciser que nous n’étions partis que depuis 15 minutes !

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Bétaillère

Le cratère est effectivement impressionnant , l’accès au deuxième volcan interdit pour cause d’activité suspecte !

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derrière, le cratère
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Après l’effort…

Nous partageons un dernier apéritif le soir avec nos copains belges de Mirage, le lendemain nous repartons pour Santa Cruz récupérer la brother team. Big merci les belle-sœurs de nous prêter vos hommes!!!

Sur la navigation retour nous avons pêché le plus gros poisson de notre voyage. Cette fois-ci ce n’est pas la canne qui a lâché mais la traîne pourtant censée supporter 110kgs. Dommage!

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gros bestiau au bout de la ligne
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euh, nous on n’aime pas trop le poisson
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chouette, la ligne a cassé, pas de fish&chips ce soir!

Départ pour les Marquises le 13 au matin, arrivée …. quelques semaines plus tard !

Pour ceux qui veulent nous suivre, il y a un tracking sur le site et ceux qui veulent nous écrire ou écrire aux enfants (cela leur fera très plaisir) , notre adresse iridium (seule contrainte: pas de photo ou très très très léger en data): 6gone@myiridium.net

Hasta Luego!

Panama-Galapagos: Chia alors!

La veille du départ, nous faisons un plein de courses de frais avec Golden Girl et Cathy de Manevai. Le taxi nous emmène au Rungis local des fruits et légumes. GG croit défaillir en raison des odeurs, je n’ose pas imaginer si nous avions rendu visite au marché viande et poisson!

On en sort avec moultes pastèques, melons, ananas et autant de légumes.

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Elle n’est pas belle  ma pastèque??

Départ des Perlas pour les Galapagos lundi 23. Nous sommes accompagnés par des raies qui bronzent les 4 fers en l’air , que dis-je, les 2 ailerons à l’air , elles nous font ensuite une parade nuptiale incroyable! Les dauphins, jaloux , nous encerclent pour la plus grande joie des petits et grands . Enfin, les pélicans , certes moins gracieux , nous font des vols en groupe au ras de l’eau, la patrouille de France n’a qu’à bien se tenir !

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Bref, un départ très animalier, qui restera gravé ! Nous mettons nos lignes de pêche, ferrons de gros spécimens qui se feront la belle au moment de les remonter… zut.

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on travaille à tout age
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pendant que certains font chauffer les muscles, les autres admirent

Les moteur seront mis jusqu’au début de soirée, la voile prendra le relais pendant la nuit, ça tombe bien, nous utilisions le moteur situé sous notre cabine, capable de réveiller un cimetiere entier .

Le lendemain, navigation tranquille. Pendant mon quart de nuit une deferlante nous prend par surprise. Secoués comme une coquille de noix (ou autre élément de votre imagination ) coincée dans une chasse d’eau, nous n’en menons pas large .

La cabine où dormait Greatwine et GG se trouve inondée … GG a littéralement bu la tasse, quand on dort la bouche grande ouverte….

Lendemain, les conditions seront idéales pour sortir le Genaker…au moins 10 minutes, un grain se pointant à l’horizon !

Les jours passent, certains très ventus et grainés comme jeudi , d’autres nettement plus tranquilles, nous alternons voile et moteur.

Jeudi, un 8eme passager s’installe à bord, sans doute attiré par notre logo et pensant arriver chez des copains. Il y restera le temps de faire ses besoins un peu partout et pioncer tout son soûl.

Il est toujours surprenant de voir ces oiseaux à plus de 300 milles des côtes, nous comprenons qu’ils apprécient de se reposer les papates sur les embarcations .

Côté passagers, petite fatigue de la Vice Capitaine qui va confondre le sucre glace avec la maïzena, résultat une quiche sans pâte aux courgettes/chorizo version sucrée /salée …berk…Finalement l’équipage est bien briefé, ils n’ont osé rien dire!

Au fil du temps l’oiseau revient avec ses potes, nous trouvons cela moins amusant et surtout très salissant . Corne de brume, jet d’eau et autres les accueillent désormais .

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DSC_0108 (2)La dernière nuit arrive enfin!

Je prends le quart de minuit à 3 heures, le grand père prenant la relève. Le moment de 3 heures arrive, cependant, je ne vois pas arriver la relève. La fatigue peut être ? C’est bizarre, il a plutôt tendance à arriver plus tôt que tard. Je descends vérifier les instruments de nav. et revérifie l’heure… 2h… quoi ?? Bon, le décalage horaire sera pour moi !

Au petit matin, les premières îles croisées seront somptueuses, chouette!

La veille de notre arrivée , nous avons pris soin de briquer le bateau, brûler le papier, et retirer toute trace de fruit ou de légumes frais (paradoxalement nous n’aurons jamais autant mangé frais que sur cette nav! Numerobis est ravi de se porter volontaire pour finir les oeufs).

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Le jour J, nous sommes prêts à accueillir nos hôtes, comprendre l’officier des douanes, de l’immigration, les 3 représentants des parcs nationaux pour le contrôle sanitaire, le plongeur et notre agent. En 10 minutes, le bateau se transforme en usine à fournir des photocopies de tout et n’importe quoi.

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Le plongeur part inspecter les coques, nous serrons les fesses très fort…le risque est important d’être recalé pour cause d’importation d’espèces végétales ou animals clandestines .

Il remonte et demande à parler au Capitaine …. qui me fait venir. Il a trouvé une moitié de calamar dans la jupe…. enfer et damnation . Il voit qu’on se décompose et semble aussi embêté que nous. Il nous dit qu’il doit en parler avec sa chef…. bon.

En attendant, nous passons l’inspection sanitaire avec brio. Seules nos graines de chia ( si si ça existe ) sont recalées …. le quinoa (noir pour ceux qui ont suivi) a failli y passer , sauvé de justesse par mes soins, faut pas pousser non plus!

Je croise le regard du plongeur à la fin de l’inspection, il me fait un clin d’œil … ouf , on a passé le plus dur , on se détend enfin!

Nous partons à la découverte de l’île de Saint Cristobal, rencontrons de près nos premières otaries…que d’émotions!

La journée finit en apothéose avec l’anniversaire du grand père, on a réussi la veille de notre arrivée à utiliser nos derniers œufs pour faire un (simili) number cake.

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faut trouver l’age maintenant Toinou
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attention à ne pas tomber

Bref, heureux d’être arrivés après 7,5 jours de navigation, finalement pas trop fatigants grâce à notre troisième passager qui non seulement a fait tous ses quarts mais en plus a assuré l’école et les recrés des enfants (avec un triple a au sommet de l’enquiquinement général). Un grand merci !!

Nous avons eu quasiment tous les types d’allure, vu toutes sortes d’animaux, expérimenté les quarts de nuits chauds, humides ou glaciaux et alterné voile et moteur (ce qu’il fallait pour avoir des douches chaudes !).

À nous la découverte de ces merveilleuses îles maintenant !

Panama Crossers!!

Nous partons de Portobelo lundi matin pour rejoindre la marina de Shelter Bay, sur la route, Fakarever nous informe que notre passage du canal est avancé d’un jour…

Branle-bas de combat, nous avions un rétro planning très chargé et serré…de plus le père de la Vice Capitaine doit atterrir la veille au soir du jour J.

La fin de pleins de courses est une de nos priorités , nous prenons la navette de la Marina et zou au supermarché de Colon.

5 chariots taille américaine (on est loin des chariots de Franprix) seront remplis en 2 petites heures.

Seul le tahiné n’aura pas été trouvé.. tant pis pour l’houmous! D’un autre côté pas sûre non plus que je l’aurais trouvé en France…

En revanche, je finis par trouver du quinoa ( noir, on s’adapte )…à côté du Nutella … logique particulière ou peut-être un signe?

Durant ces 2 jours, nous ne chômerons pas .

Il nous faut trouver un taxi, négocier l’aller (le Capitaine ira à l’aéroport , les valises du père Noël débordent de drisses, bouts, farines de sarrasin et autres cadeaux: énorme!! ) retour pour aller chercher le grand père, trouver un plongeur pour nettoyer la coque, « fumigèner » le bateau-les Galapagos sont très exigeantes , en plus d’être chères.. à nous de les mériter .

Nous devons protéger également les panneaux solaires , des bains de soleil recouverts des édredons achetés au Mexique feront l’affaire.

Mardi soir la to-do list est presque au complet, les bouteilles de gaz remplies, les repas pour la traversée du canal sont prêts, le bateau lavé, les cabines prêtes à recevoir nos hôtes (Quentin qui habite au Panama nous a proposé son aide, ce qui ne se refuse pas bien entendu !).

Le Capitaine arrivera enfin avec nos hôtes, pour la plus grande joie des enfants. Vive la soirée pizza de la marina!

Nous, parents, sommes rincés !

Le jour J arrive enfin, lever à 2:30 du matin, violent…

Les amis de Lotus arrivent avec leur annexe à 2:45…des warriors, sachant qu’en plus Elodie a apporté des crêpes, un gâteau banane choc qui sera vite dévoré et des petits gâteaux au chocolat ….en or!

On part dare-dare de la marina pour rejoindre le flat.

Ce qui devait arrriver arriva, un des bains de soleil que j’avais posés avec Greatwine sur les panneaux de solaire se fait la malle… on est bons pour faire une (en fait deux) manœuvre d’homme à la mer de nuit avec une mer nerveuse…

Dire que cela faisait un an que je demandais au capitaine de nous entraîner ! ce n’était pas vraiment le moment mais cela nous a permis de nous rassurer (si tant est qu’on en ait eu besoin) de l’efficacité de nos équipiers.

On arrive au flat comme prévu pour 4h. L’advisor arrivera à …4:45.

Quentin parle parfaitement espagnol, il traduit tout ce que dit l’advisor…ultra sécurisant pour nous.

Entre temps nous nous rendons compte qu’il nous manque un des gros pare-battage prêté par l’agent… soit il est tombé à la marina, soit quelqu’un s’est servi … pas besoin de préciser qui l’avait attaché, je sens que je vais devoir réviser mes nœuds…

Bon , on avait demandé à passer juste avec Fakarever, on se retrouve avec un autre mono en plus. Nous sommes au milieu…vu le début de journée un peu chaotique, ce n’est pas plus mal. Les amis de Lotus montent sur Faka les aider dans les manœuvres.

Arrivee à 6:30 devant la première écluse. Maintenir les trois bateaux droits n’est pas une mince affaire, c’est parfois tendu et le mono frôle dangereusement le mur à un moment … les deux autres écluses s’enchaînent , nous arrivons au lac Gatun. Nous en profitons pour lancer le …CNED (oui, nous assumons , nous sommes des parents absolument indignes !) Elodie se solidarise, les grands travailleront jusqu’au déjeuner .

Les 27 miles sont rondement menés, notre advisor est debout depuis 1:30 du matin … il veut rentrer à la casa manifestement . On le voit pousser les manettes de gaz subrepticement .Résultat à l’arrivée, il nous sépare de Faka et nous fait continuer avec un nouveau monocoque suédois.

Les trois dernières écluses vont se passer plutôt facilement, même si nous devons maintenant travailler, nous devons assurer le côté bâbord!

Nous arriverons vers 16h côté Pacifique , heureux et soulagés, nous sentons qu’une nouvelle aventure commence quasiment un an jour pour jour après notre départ.

Merci Lotus pour vos sourires (toute la famille), vos muscles (impressionnant ce Julien!), vos gâteaux (Chef Elodie) et votre disponibilité à des heures totalement incroyables!

Merci Quentin, bonne humeur alliée à un grand sens du service, couteau-suisse de la photo et de l’informatique avec de beaux restes marins!

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Amarage avec fakarever
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Petit dej bien mérité
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Tout est relatif mon fils
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Les portes se ferment enfin
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au revoir l »Atlantique!
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« c’est pas facile les maths Toinou
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CNED, meme les jours de fête
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A notre tour d’attraper les toulines
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Equipiers à la manoeuvre
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un peu tendu mais ca va bien se passer
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good job partner!
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fatigantes les manœuvres
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A partir de 12 ans, on peut le considérer comme handliner?
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Sentez la force qu’il faut pour se maintenir à flot
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no comment
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Devant Miraflores
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A nous le Pacifique
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Protection des panneaux solaires…avant
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Equipage de choc !

Un an !! (Fin San Blas-Panama)

 De la part de Golden girl:

« Cela fait déjà 1an que nous sommes partis. Le 15 avril j’ai eu la chance de faire ma 1ere communion, un peu par erreur …j’avais les bras croisés pour recevoir la bénédiction et le Père m’a mis dans la bouche une hostie… en fait, tout le monde avait les bras croisés sur la poitrine! Maman a fait les gros yeux mais comme je prépare ma première communion, elle ne sait plus quoi penser!

La nuit du 14/15 il y a eu des feux d’artifices après une journée de fête à Portobelo, toutes les lanchas étaient décorées de toutes les couleurs.

Sur le bateau nous faisons beaucoup les courses pour les Galápagos et les Marquises, on a l’impression que la liste ne diminue pas.

 J’adore faire des cabanes avec triple A, j’aime pêcher avec la canne à pêche que j’ai fabriquée en bambou ou partir à la pêche aux langoustes avec maman. J’aime la couture, j’ai fait une poupée avec ma grand-mère Pacou et j’essaie d’en refaire une toute seule. J’ai adoré nager avec les dauphins et faire du paddle tracté  avec les cousins, j’ai aimé faire du Wake board mais c’est dur. »

 

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singe à bord!
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Quand j’aide mon grand frère à faire le CNED
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Lors de la fête

 

Les garçons sont moins  causants dans cette famille, je prends le relais!

 

Nous avons quitté à regret la semaine dernière les San Blas. Nous avons beaucoup apprécié ces ilets avec leurs cocotiers, leurs habitants si accueillants, les barbecues sur la plage et toutes les belles rencontres que nous y avons faites. Triple A était aux anges, entre un petit kuna avec qui il s’est pris d’amitié, son ami Kai du bateau Makena et Lilas de Lotus qui nous ont  rejoint, enfin le plein de copains de son âge!

Kai l’a même invité à dormir sur son beau bateau, l’occasion pour Triple A de lui révéler ses pouvoirs magiques. Et oui, on a déposé un produit spécial sur ses dents, plus  besoin de les laver! De plus, le beau bateau souffrait d’une malencontreuse fuite, pile au-dessus de son caleçon, la guigne… Pour finir, monsieur a décrété qu’il lui était impossible de dormir tout seul, squattant par la même le lit parental… bref pas très sortable le petit dernier… L’équipage de Makena comportait également un adorable Liam de 9 mois, qui a permis à GG de faire le plein de bisous, et des parents au top, qui ont passé des heures entières à apprendre à nos chères têtes blondes à faire du wakeboard. Les enfants étaient littéralement au paradis!

 

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Le seul à avoir fait le tour de l’ile au sec!

 

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le bonheur est-il vraiment dans le pré?

 

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Admiration du waker en chef!
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Debout!

 

 

Nous connaissons maintenant le cadeau familial qui sera au pied du sapin en papier.

 

Bref, de très belles rencontres que nous espérons vivement retrouver dans le Pacifique (rendez-vous  pris avec Ina i tak, Balanec, Makena et tant d’autres!). Au moment du départ, nous avons croisé un dernier crocodile (les enfants se préparaient à se baigner une dernière fois…), histoire de nous narguer.

 

En quittant les San Blas, notre scoumoune nous a rattrapés… plus de frigo. À une semaine de la traversée, c’est fâcheux, sans vous raconter les chaleurs qu’il fait ici. Nous sommes bons pour racheter un compresseur (au prix d’un frigo Mac Giver français), en priant pour que cela soit bien l’origine de la panne. ..nous connaissant, cela pourrait être autre chose.

 

Nous revenons sur Portobelo histoire de faire quelques pleins de courses dans les supermarchés chinois auprès de qui nous squattons les pick-up.Le bateau pique du nez maintenant grâce aux bières!!

Samedi 14, festival de la Pollera, une fois tous les 2 ans à Portobelo, toutes les lanchas sont de sortie avec à leur bord des dizaines de femmes dans leur plus belles robes et au son des sifflets et percussions. Nous allons à 5 les admirer de plus près, 5 oui, notre Greatwine ayant réalisé au moment de faire son évaluation de français qu’il fallait lire un livre avant (c’était pourtant  bien écrit en rouge au début de la séquence, sans doute un cas de daltonisme rare). Dire qu’on se félicitait avec le capitaine que ses devoirs de français avançaient vite et bien… il a été bon pour passer son week-end à rattraper son retard, non mais …

Cependant, aller à Portobelo sans passer par Panamarina , distante de  quelques centaines de mètres à travers la mangrove à coup d’annexe, visiter « the » restaurant français aurait été une monstrueuse erreur. Nous avons donc célébré les 1 an du voyage à coup d’entrecôte-frites/croque-monsieur/mousse au chocolat… le kif total…bien sûr, au moment de reprendre l’annexe, celle-ci ne passe pas en marche avant, obligés d’envoyer les enfants chercher du renfort au resto,….c’eut été trop beau!

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Le retour de Balthazard
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Derrière les lanchas

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Enfants au travail!
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Dans la mangrove, en route pour un petit gout de France

 

Le 16 avril,  an déjà que nous arrivions au Marin en Martinique, le temps passe à une vitesse folle! Entre temps, les enfants ont bien grandi, blondi, roussi, et nous un peu de tout cela avec une touche de blanc!

Nous abordons une deuxième étape dans notre voyage, le passage du canal puis les Galápagos suivi des Marquises.

Pour ceux que cela amuse, nous serons visibles le 20 lors du passage, avec nos amis de Faka, des écluses du canal sur webcams canal du Panama, nous ferons un update sur le site à ce moment-là. Si quelqu’un arrive à faire une impression écran, ce serait top!

Nous souhaitons d’excellentes vacances pour ceux qui partent et beaucoup de courage pour ceux qui travaillent!