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Escale au caillou (Nouvelle-Calédonie)

Le capitaine ira faire les formalités de sortie des Vanuatu par la route (enfin, la piste ou ce qu’il en reste après les déluges tombés), son dos s’en souviendra longtemps! Il en profite pour dépenser les derniers vatus en salade, carottes et …pack(s) de bière! On a le sens des priorités chez nous.

Le départ est sportif et mouvementé (comprendre que l’équipage était comme d’habitude nauséeux), puis tout s’est calmé, mais franchement calmé, au point de faire du sur-place voire… avec la houle et les courants contraires, un léger recul… tout ce qu’il faut pour le moral des troupes. Enfin, le caillou tant attendu pointe son nez, l’arrivée est superbe, la terre ocre et ses beaux rochers se détachent au loin… magnifique.

A la VHF, on perçoit un PAN PAN, un bateau en panne de moteur. Ils sont à plus de 4 heures de nous, dans notre direction. On veille donc imaginant qu’ils seront assez vite secourus. Point du tout, malgré le nombre de bateaux croisés. On se manifeste et retrouvons le bateau, en plein cagnard avec dessus un jeune couple. Greatwine va à leur bord pour les aider à attacher les bouts de remorquage et nous voilà repartis. Notre rejeton en profite pour connaitre tous les bons plans de Nouméa, il est maintenant incollable en Pizzerias et Hamburgers, l’aspect culturel est plus vague.

Une fois arrivés à Nouméa, nous avons la chance que leur bateau soit à coté de la baie de l’orphelinat où nos amis de Ty’Makao nous prêtent, super sympas, une bouée. Pour la trouver, rien de plus simple, ils nous indiquent leurs bateaux voisins, pas compliqué quoi… euh, un coup de vent d’ouest s’annonçant, la moitié des coffres est vide de bateau et nous…. nous faisons des ronds dans l’eau en nous demandant si on est au bon endroit ou si c’est une blague. On finira par prendre une bouée au hasard en croisant les doigts pour que le propriétaire ne soit pas trop grincheux! La vice-capitaine de Ty’Makao nous a balisé le terrain, et présenté virtuellement tous leurs amis, l’un d’eux sur Anatole viendra nous expliquer la situation. A nous de repartir pour nous mettre à l’abri dans la marina toute proche de Port Moselle, ce qui nous permettra de faire les formalités et qq courses. Et oui, le besoin se fait sentir très vite d’aller acheter des pantalons et des pulls, nous pelons de froid, l’eau est descendue à 24°!! Je trouve des magasins typiquement français (Celio, la Halle,..) mais, compliqué de trouver des pulls, il n’y aura que Carrefour pour nous sauver! Difficile pour nous de ne pas comparer avec Papeete, et ce n’est pas vraiment flatteur pour cette dernière. A Nouméa, nous avons l’impression d’être dans une ville presqu’européenne du sud, avec de belles rues, propres, de nombreuses constructions modernes et dynamiques, et des baies bien sympas pour prendre un verre ou diner.

Les premiers jours passent finalement rapidement, pleins de rendez-vous administratifs ou médicaux (la réparation de fortune de mon chicot n’aura duré que deux semaines) et le capitaine souffre de l’épaule. Le couple que nous avons remorqué nous invite à diner baie des citrons, on passe un très bon moment, jusqu’à réaliser qu’ils connaissent très bien Ty Makao et surtout qu’ils sont tous les deux kinés, dont Matthieu a été recommandé par le medecin vu par le capitaine… le monde est petit et tourne en rond!!

Très bon souvenir pour tous! Merci les amis

Ils nous prêtent en plus leur voiture, on en profite pour explorer les alentours et un samedi, nous nous retrouvons à faire une jolie randonnée au mont Koghi, couplée avec une déjeuner dans une auberge savoyarde (si si, c’est possible). L’après midi fut consacré à l’élimination de la fondue dans un accrobranche qui ravira tout le monde (j’ai passé mon tour mais l’ai -presque- regretté).

Impossible de ne pas passer au retour chez Décathlon, le magasin qu’il nous fallait et qui avait la bonne idée d’être en solde. Nous voilà parés pour la suite de nos aventures en chaussures de marche et autres matériel plus ou moins indispensable. Le coût de la vie est hallucinant on trouvait la Polynésie chère mais maintenant elle nous apparait beaucoup plus abordable. Finalement, le capitaine a eu raison de faire son plein de bières australiennes au Vanuatu!

Nous faisons également connaissance des autres bateaux familles de la baie de l’orphelinat très sympas, on se plait bien ici!

Sept années depuis l’arrivée de Triple A… un jour pareil ne se manque pas! Nous faisons le décompte depuis tellement longtemps, que nous ne pouvions pas louper la date. Un déjeuner à la crêperie est improvisé… les galettes sont bonnes et nous rappellent plein de bons souvenirs, la vue est superbe également pour ne rien gâcher. Incroyables, les « gens du restaurant » savaient que c’était son anniversaire et lui apporteront une jolie bougie sur sa boule de glace!! Trop forts les Nouméains!

7 ans, l’âge de raison???? Et puis quoi e,ncore?

Les cadeaux arriveront le soir, un arc trouvé chez notre ami Décathlon et … un microscope. Le bonheur pour notre explorateur qui partira à la recherche de toute bestiole présente sur le bateau… Qu’ouie-je donc il y aurait des charançons dans mon riz?

Le week-end approchant, nous sortons de Nouméa pour aller à l’ilot Maître, en face de Nouméa puis retrouver d’autres bateaux à la baie de Timbia. Les enfants sont ravis, pleins de copains, des barbecues sur la plage, le bonheur est total (au CNED près bien entendu).

Dur de rentrer, mais nous devons finaliser des rendez-vous pour la vente du bateau et nous avons Jéremy d’Infinity qui est de passage à l’occasion de la vente de son Outremer 45. Occasion de le revoir avec plaisir d’autant plus qu’il nous confie son Tiwal de compét’ le temps de trouver un acheteur en NZ… 6 marins aux anges à bord de 6Gone!

Pour finir sur cette belle étape calédonienne, notre première participation à une régate, la One again (la One étant la bière locale, l’équivalent de la Hinano à Tahiti). 26 bateaux au taquet de toutes tailles, un principe simple: boire cul-sec une One à 8h du matin et foncer sur son bateau par tous moyens non motorisés et c’est parti! Nous assurons la première partie (bière et ramage jusqu’au bateau), le départ est sportif avec toutes ces embarcations puis… nous laisserons galamment les bateaux nous doubler au grand désespoir de Triple A! Pas sûre qu’il ait bien saisi le concept du « les premiers seront les derniers… » Il y avait une catégorie « caravane » pour les bateaux mais nous aurions bien innové une catégorie « semie-remorque », bien que nos cuves à eaux fussent vidées à cette occasion!! Bon, on arrivera quand même à la moitié du classement, on aurait surement pu faire mieux si j’avais été un peu plus attentive aux manœuvres…. et en n’oubliant pas d’ouvrir les taquets lors des virements!! Vue la pression à bord, je n’en menais pas large et donnais tout à la fin sur mon winch!!Dans la famille boulets, demandez la mère, vous êtes sûrs de gagner… Bon, l’honneur fut finalement sauf, nous sommes arrivés loin devant un privilège 465 (private joke pour Lotus!).

Et glou et glou….

on est contents d’être en polo 6gone, c’est juste qu’on le cache…

MO…TI….VES!

Le soir, une ambiance de feu sur l’ile Ouen pour célébrer les vainqueurs et autres joyeux équipages, le capitaine fut condamné à boire cul sec un infame breuvage, pour avoir eu l’outrecuidance de refourguer ses packs de bière australienne à la place de la bière locale!

Vous l’aurez compris, nous apprécions beaucoup cette escale néo-calédonienne, pleine de belles rencontres dans de très beaux paysages… What else?

Les quatre saisons au Vanuatu

Nous partîmes donc des Fiji la fleur au vent, le genaker fièrement hissé, filant à belle allure (ça reste un cata mais 8/9 noeuds de moyenne on est contents ), premier départ sans mal de mer généralisé… la fête !

Évidemment, au bout de 24 h, on ressort les patchs pour madame et les enfants regagnent leurs couchettes !

Ils sont quand même sympas et assurent les premiers quarts.

Pendant l’un de ces quarts, un poisson volant se nichera dans les bras de Numerobis, notre végétarien de service… qui n’en n’avait pas besoin pour être encore plus fishphobic;)

Au niveau de nos traînes, elles cassent toutes les unes après les autres, je soupçonne notre aîné d’y aller mollo mollo sur les noeuds…on ne l’appelle pas Georges la tortue (ceux qui sont passés par les Galapagos comprendront) pour rien.

On finira par arriver quand même à Port Vila, avant l’overtime qui ici compte triple! On aura entre temps retrouvé les kways au fin fond des cales, le temps n’est pas caniculaire et plutôt humide. Pour l’opération, il aura fallu brainstormé sévère pour retrouver où on avait bien pu les caser, le bateau n’est pas grand mais les recoins sont nombreux.

Glagla et humide … Grille pain improvisé

En mode escargot pour les lignes de traîne

Nous resterons quelques jours à Port Vila, non par attrait mais par contrainte météo. Un grain s’attarde, nous en profitons pour faire des courses, le marché est top, on y a même trouvé des framboises, vite exploitées.

Marmitons aux fourneaux

Les habitants sont sympas, et nous complètement déboussolés après nos dernières escales. Ils roulent « normalement » (à droite donc) mais parlent anglais plus que français, le type n’est plus du tout polynésien, mais mélanésien, très foncé (et les yeux des enfants n’en ressortent que mieux!) et sont généralement très sympas et prévenants!

Notre petit dernier qui est notre visa d’entrée, se fera offrir plein de jolis cadeaux qui nous rendront mal à l’aise quand on connait la grande pauvreté de ce pays, mais le sourire qui les accompagne est tellement chouette…

Heureusement qu’on a les pointes avant remplies de vêtements, matériel de pèche (on abandonne l’idée peu à peu de convertir les enfants au poison) ou médicaments à offrir.

Il ne fait vraiment pas beau ces premiers jours, le dimanche, nous allons à la messe, c’est décidé ! L’assistance est à 90% féminine et si on vous dit que trois enfants étaient baptisés ce jour là, vous aurez une idée pour qui  venait les 10% restants ! Finalement, les lieux de culte sont vraiment intéressants pour découvrir les autres cultures, les chants en français et en anglais (soyons honnêtes, on ne faisait pas forcément la différence ) étaient vivants et entraînants.

Le temps ne s’arrangeant pas, nous irons explorer les environs de Port Vila et le Secret Garden sera notre étape du jour.

L’endroit retrace l’histoire des Vanuatu et de sa civilisation. Il y a très longtemps (aus yeux des enfants, en fait moins de 40 ans…), nos amis étaient encore cannibales et avaient des pratiques pour le moins…. brutales! Les enfants au retour regarderont le chauffeur différemment ! Les dessins explicites les amuseront beaucoup et ils prendront un gros coup de chaud en apprenant que le boa dont on cherchait la trace dans sa cage avait été remis en liberté le matin même !!

Classe la sculpture!

Nous profiterons enfin d’une fenêtre météo favorable pour nous envoler vers le nord de l’archipel. Les reliefs sont bas et très verts, nous essaierons plusieurs stops mais serons dissuadés par les mangroves et leurs potentiels habitants reptiliens.

Nous nous poserons sur l’île de Wala. Notre petit dernier se fera rapidement la malle en voyant plein d’amis jouer sur le ponton en face. Il reviendra de temps en temps en pirogue taille enfant vérifier que nous ne prenons pas le goûter sans lui…

Nous visiterons le lendemain l’île avec un guide improvisé mais qui connaissait chaque plante et qui me demandait de traduire tout ce qu’il disait (avec un anglais approximatif et une seule dent, je confesse avoir beaucoup brodé …!).

La partie la plus amusante fut la découverte du Marae où les morts participaient à leur façon…(enterrés avec juste la tête qui dépasse). Une étape a été évitée, l’île ayant été un repère de cannibales jusque à peu… sans doute « scary » pour les enfants d’après notre guide…j’ai un peu improvisé sur les rites d’initiation des jeunes hommes et des conséquences parfois mortelles des circoncisions.

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Cache ta joie Numerobis…

Zen, soyons zen…

Quelques morceaux de bois et des heures de jeu

Les enfants s’amuseront bien sur cette île, mais le temps passe et nous repartons pour Luganville, sur l’île de Spiritu Santo.

Nous y rencontrons Pandora, bateau avec un jeune couple et leur bébé, dont nous avions fait connaissance à Niué.

Évidemment notre fille propose de baby-sitter le petit bonhomme, ce qui ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. En effet, le lendemain, Hugo le papa passera confirmer la baby-sitter et surtout partira à la recherche d’une bague de fiançailles! Belle occasion de demander en mariage sa future femme, il fabriquera une bague de fortune avec un morceau de chandelier!

Nous remontons Spiritu Santo vers le nord, mouillons à Peterson bay à côté de Oyster Island. Les hasards du voyage font que nous tombons sur le bateau Mirabella rencontré aux Galápagos et retrouvés aux Marquises, incroyable !

Il est possible de remonter en annexe les rivières et au bout de quelques milles de jungle, un blue Lagoon s’offre à nous, superbe!

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Cristallin

Nous continuons notre remontée jusqu’à Champagne beach, la plus jolie plage des Vanuatu à notre goût, le mouillage est entre des têtes de corail, un peu chaud mais qui a le mérite de nous rendre solitaires sur ce mouillage. Les autres bateaux (peu nombreux il est vrai!) préférant mouiller sur la plage d’à côté .

Clin d’œil à parenthèse antillaise

Nous irons tester le snack de la plage, sympathique mais très long… d’autant plus que nous n’avions pas compris qu’ils attendaient les assiettes déjà servies pour les laver et apporter la suite!

Évidemment, le champagne fut de sortie le soir, 16 ans de mariage civil à fêter, toutes les occasions sont bonnes:)

La patronne du snack me proposera d’aller faire un plein à Luganville le lendemain, j’accepte bien volontiers et nous voila partis avec Greatwine et GG. Ils iront à l’arrière du truck et auront les fesses en compote à l’arrivée, 1h30 plus tard!

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La dolce vita version Vanuatu

Le paysage est surprenant, des champs à l’infini de coco alignés! A un moment, ces derniers seront remplacés par des champs de Koro (arbres à sucre) dont le fruit est réputé pour ses vertus médicinales bien comprises par les chinois qui étaient en train de construire une (et manifestement unique ) usine.

Le lendemain, nous partons pour Olry Bay, notre coup de cœur. Un mouillage dans des eaux à nuances de bleus incroyable (après plus de deux ans de voyage, nous n’en revenons toujours pas) et un village du bout du monde, francophone donc catholique ou bien l’inverse! Nous allons à la rencontre du dispensaire (poignant de voir les consultations enfants à 50 vatus, soit… 30 cents). La pauvreté nous impressionne, après prise de contact avec le père (trois prêtres pour 3000 habitants, qui dit mieux?), nous allégeons allègrement le bateau des 3/4 de notre trousse à pharmacie et de tout ce qui peut être utile.

Un des restaurants sur la plage propose des crabes de coco. Depuis le temps que j’en entends parler, je craque et en commande, tout en demandant quand il a été péché…. la blonde dans toute sa splendeur, le crabe de coco s’attrape au piège à terre évidemment! D’un autre côté, on a dénombré au moins 4 couleurs à ma chevelure ! Racines noires ou blanches, reflets roux (promis, je ne me charierai plus beau-papa) et mèches franchement blondes!

Après ces quelques jours dans ce bel endroit, nous profitons d’une fenêtre favorable pour s’approcher des îles de l’est. Nous ferons une escale sous le volcan de Aoba après avoir fait des ronds dans l’eau, enfin plutôt des bords carrés voire des angles un peu trop aigus à mon goût…

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À Maewo, nous nous arrêterons à Asanvari profiter de la jolie cascade et devrons repartir assez vite pour Pentecost, avec une nav toujours sportive en terme de vent et de houle.

On visite le village de Loletong, côté anglophone et anglican puis catholique et francophone à Latano . Dans ce dernier on a la chance de rencontrer Sylvain qui nous emmènera dans la maison communale pour une conversation super intéressante ainsi qu’avec le chef.

Ils étaient désolés de ne pas avoir préparé de Kava… sans regrets pour nous quand on sait qu’ils le font très fort et surtout dans les règles de l’art (avec mélange et partage de crachats). D’un autre côté comme ce sont les hommes qui le boivent, je me serais bien amusée à observer le capitaine voire Greatwine qui commence à jouer dans la cour des grands.

En repartant, Sylvain nous demande  si nous avons des manuels scolaires, les enfants sont ravis de participer avec leur livre recap par année qui complète le CNED en cas d’ennui 😉

Le soir, en prenant de la purée (je précise) mon implant dentaire se fait la malle! Heureusement que j’avais gardé le kit dentaire d’urgence, Greatwine était prêt à me faire mon ciment dentaire à l’epicol…

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En faisant un snorkeling, je me rends compte qu’un dudong (autrement appelé vache des mers) me suit paresseusement… Dieu que ces bestiaux sont disgracieux. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se moque de la charité! Il m’aura quand même fait une belle frayeur sur le coup.

Nous repartons de Pentecost, direction les Masquelynes. Pendant la nuit, au large d’une île, j’aurai l’émotion de voir la fusion d’un volcan se détacher dans le noir, incroyable.

On s’arrêtera deux jours aux Masquelynes, vider un peu plus (quand y en a plus…), le bateau pour une famille de pêcheur qui nous a touchés, cela nous a fait drôle de les voir habillés en 6Gone !

Nous partons pour Port Vila… la nav est atroce, vent de face, impression que tout va casser… sans parler du mal de mer qui s’incruste toujours .

A Port-Vila, grande émotion toujours sur le registre dentaire pour triple A: enfin une de ses quenotte s’est décidée à bouger, à la veille de ses 7 ans, elle pouvait. Le cri du cœur est venu de son propriétaire « dire que cela fait deux ans que j’attends ce moment »!  Depuis, il la titille sans cesse de la langue et refuse tout aliment dur… ah les hommes et le seuil de douleur…

La dernière étape de profile, nous quittons Port-Vila pour le sud et l’île de Tanna et son célèbre volcan Yasur.

Celui-ci se mérite, nous devons déjà atteindre l’île avec des vents légèrement contrariants.

Une fois arrivés, un seul mouillage possible, nous allons à terre nous renseigner, une voiture est prévue pour le lendemain 14:00, top. La nuit arrive et des trombes d’eau se déversent du ciel, nous rappelant les averses caribéennes. Sauf que présentement, cela dure toute la nuit, et là où le seau se remplissait au maximum de 5/6 cms, il débordera…du jamais vu.

Au petit jour, le capitaine ira à terre pour apprendre que la route n’est plus praticable…. nous attendrons donc le lendemain pour la visite, les habitants ayant passé la journée à colmater ce qui pouvait l’être.

Mercredi donc, le soleil est enfin de retour, l’excitation à son comble. Petit moment nerveux quand Greatwine a dû enfiler un jean laissé par un de ses oncles ainsi que prendre les chaussures de son père… je m’étais arrêtée à la taille 12 ans, et malgré ses tentatives, ça ne passait pas! Bref, grosse négociation de sa part pour éviter le ridicule mais aucune réception favorable notre part. J’ai moi même du négocier avec le capitaine pour qu’on prenne en plus des pulls, les kways des enfants ainsi que des frontales sans oublier la bouteille Thermos!

Une voiture nous attend donc, nous nous installons dans le coffre et là…. on a senti passer nos années et nos vertèbres ont eu la tremblote! 1h sur une piste guère praticable, … fallait vraiment qu’il se mérite le volcan!

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et c’est parti

Une fois arrivés sur place, l’organisation du parc prend le relais, un petit côté Disneyland déroutant (le prix l’est également…). Un groupe francophone est formé, et nous voilà tous partis à l’assaut de la bestiole.

Les gargouillis qui s’échappent nous amusent puis nous effraient, les oreilles en décompressent ! Nous sommes sur la crête du volcan, évidemment du bon côté du vent, qui va droit sur le bateau, bonjour les cendres à nettoyer (mon esprit pratique …et un brin maniaque?).

Le spectacle du coucher de soleil est magnifique, la lave commence à surgir,… un feu d’artifice en live, un peu effrayant.

Nous en prenons plein les yeux, le nez aussi (heureusement des masques sont prévus. Golden Girl le fera tomber dans le cratère, j’ai vu le moment où elle se précipitait pour aller le chercher !).

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Heureusement que nous sommes dubon côté pour le vent!
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Vous voyez le pont blanc? Le masque de GG!
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Feu d’artifice en live
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pas besoin de leur demander de sourire;)

Et là est venu le moment de grâce quand les enfants ont réalisé que les couches de vêtement ainsi que les chaussures n’étaient pas vraiment inutiles…. sans parler des frontales sur le chemin du retour.

J’avais en revanche prévu les chamallows à faire griller sur la lave… succès mitigé!!

Le retour fut tout aussi cabossé qu’à l’aller, le froid en plus mais des étoiles plein les yeux!

Nous quittons donc les Vanuatu sur cette belle aventure et expérience.

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C’est un archipel étonnant, touchant et contrasté. Nous avons hâte maintenant de découvrir la Nouvelle-Calédonie.

Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

Belle escale à niouquoi? Niué!

L’aventure polynésienne prend fin début juin avec l’anniversaire du capitaine.

Le temps est venu de dire au revoir à nos amis. Quoi de mieux que le lagon de Bora pour se quitter ?

Après deux soirées ludiques (comprendre Times’upesques), arrosées au Champagne et au vieux rhum de Julien , nous sommes prêts à partir.

Une chose est sûre, ce n’était qu’un au revoir. On retrouvera Lotus sans doute en Nouvelle-Zélande, Zingaya sur les plages normandes sans oublier nos voisins de Fakarever ici (ah ah) ou ailleurs.

Une dernière sortie en dérivante dans le lagon de Bora est organisée, les raies nous offriront un joli ballet d’adieu…

Nous partons enfin, en passant quand même déposer la robe (puis le slip histoire de faire durer le plaisir) oubliés par Violette sur le bateau!

Le vent s’annonçait guilleret, il a fait flop à peine sortis du lagon… 24 h avec un vent à 5 noeuds, je vous laisse imaginer la déprime à bord. Heureusement , progressivement le vent s’établira autour de 15 noeuds, le parasailor a été notre ami pendant quasiment toute la navigation, parfait ? Oui, à un détail près, la houle de travers qui nous mettait le cœur au bord des lèvres, cela aurait été trop facile.

Les habitudes de traversée sont vite reprises, on apprécie la présence des enfants qui assurent les premiers quarts, voire en abusent , entre la musique et les séries, le temps passe beaucoup plus rapidement.

Avec le capitaine, on se relaie le restant des nuits, la lune sera une belle compagne qui nous éclairera , seuls quelques grains viendront s’immiscer et une tempête sera évitée par le capitaine grâce au radar.

Ce dernier étant bizarrement toujours éteint quand je prenais mon quart… message subliminal pour m’encourager à rester éveillée? En fait je mets un minuteur sur 10’ minutes…m’endors… bip bip…coup d’œil circulaire…me rendors et limite récupère mon rêve …bip bip..

Ce qui fait que les enfants voire le capitaine, ressentent le besoin régulier de tester ma fiabilité et sont persuadés que je ne fais que dormir pendant mes quarts…Forcément la probabilité de tomber pendant mes phases d’éveil sont à peu près nulles.

Niveau poisson, une belle dorade se fera la malle, dommage mais l’idée de jouer à la bouchère avec cette houle ne me tentait pas plus que ça.

En arrivant à proximité de Niué, il semblerait (5 témoins l’attestent) que nous ayons croisé une baleine… ne peux me prononcer, je n’ai rien vu et suis un poil vexée. Cela fera de l’animation car au niveau bateaux, on n’en a croisé aucun!

Nous voilà donc à l’approche de Niué pour une jolie escale de 3 jours. De loin on dirait une crêpe culminant difficilement à 45 mètres, ou plutôt un pancake, n’oublions pas que nous entrons dans la partie anglo-saxonne du Pacifique.

La navigation aura quand même duré 9 jours, sachant qu’on a fait durer le plaisir jusqu’au bout en faisant des ronds dans l’eau devant l’île la dernière nuit, ne voulant pas tenter le diable sur l’arrivée rocailleuse. Quand on aime… on compte un peu quand même surtout les enfants mais on ne joue pas sur la sécurité !

En fait les bouées posées par le Yacht club (le plus petit au monde ) sont sécurisées et l’arrivée de nuit y aurait pu être envisagée.

Il n’y a que ce mouillage qui est autorisé avec une quinzaine de bouées (quand l’ARC passe, l’accès à Niué est tout simplement refusé, faute de places !), on a donc eu de la chance de passer juste après la flottille. Ce qui fait d’ailleurs que nous étions le 45ème bateau de la saison.. autant dire que ça ne se bouscule pas au portillon. D’ailleurs nous n’étions que 3 ou 4 bateaux au mouillage . En revanche les dauphins sont bien présents , une trentaine au moins nagent autour du bateau au mouillage, magique.

Il est interdit de laisser l’annexe sur le quai, obligation de la treuiller et la déposer sur un parking… opération Rock & Roll quand on n’équilibre pas bien les masses et que l’embarcation se retourne sous le poids du moteur!

Nous sommes arrivés un samedi , soit en overtime pour les autorités que nous contactons par VHF. Ils nous donnent rv sur le quai . Un seul officier nous attendait, tout a été expédié en qq minutes! Il a eu la gentillesse en plus de nous déposer au Yacht Club en voiture. Nous en profitons pour déposer pas peu fiers, notre petite poubelle de 30 litres pour 9 jours, un record ! Nous portons particulièrement attention à ne pas abuser du plastique et autres pollueurs de mers et de terre. En plus, on a moins l’impression d’arriver en tant qu’invités dans des endroits fabuleux et d’apporter en cadeau plastique, conserves et autres déchets sympathiques .

Les bouées sont peu chères, à 20$NZ… mais pour cela encore faut-il trouver un moyen de les régler! Pas de distributeur dans l’île et la banque n’est pas ouverte le week-end évidemment. L’agence de location de voiture acceptera de passer la transaction sur une somme plus importante et nous rendra le surplus en monnaie. Ouf, nous allons pouvoir déjeuner et prendre connaissance de nos emails.

Le tour de l’île est chouette mais nos vertèbres ont vite regretté de ne pas avoir pris une voiture avec suspensions, des ornières et des nids de poule tous les 2 mètres …fatiguant surtout que la conduite se fait à gauche, les réflexes de Monsieur sont mises à rudes épreuves mais il s’en sort parfaitement .

Les fonds sont réputés pour être les plus clairs au monde et visibles à plus de 100 m, je confirme à 100%, impressionnant. Ce qui est également le cas de la prolifération de méduses aux filaments baladeurs et invisibles à l’œil nu. Moi qui était trop contente de me baigner après 9 jours de nav, suis rentrée dare dare au bateau, à la grande surprise de l’équipage pensant avoir 45 minutes de liberté devant lui. Heureusement l’antihistaminique a fait effet relativement vite, mais les deux heures sont restées éprouvantes. Comme dit charitablement Numerobis à propos de l’acné de son aîné, on pouvait lire en braille sur tout mon corps (je nage manifestement la bouche bien ouverte, j’en avais plein les gencives !).

L’attrait de Niué se situe principalement sur les côtes et son relief volcanique : plein de grottes (« caves » en anglais, le capitaine salivait à l’idée de remplir les cales de bouteilles, bonjour la cruelle déception!!) et de piscines naturelles formées dans la roche bien coupante… Numerobis y a laissé ses tongs et se souviendra longtemps d’un retour de treck.

Les randonnées pour les atteindre sont bien balisées et relativement courtes, parfait pour dégourdir les papattes et se rafraîchir (l’eau nous semble glaciale).

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Entre l’anglais, le resto indien (grande première pour les enfants qui ont adoré), la conduite à gauche et les produits NZ, on a l’impression d’aborder un nouveau virage dans le voyage, et ce n’est pas pour nous déplaire que nous quittons nos repères franco-polynésiens.

Bref, ce fut une escale bienvenue bien que pluvieuse , et appréciée, transition parfaite pour les Tonga.

Numerobis me charge en bon caliméro que lui aussi a fait le saut de l'ange mais que sa maman n'a pas sû saisir l'instant...

 

 

À la Une

Passage(s) de cap polynésiens

Arrivés sur l’île de Tahaa, face à Raiatea, nous y passerons une dizaine de jours notamment sur notre mouillage préféré de Mahaea en face de Haamene, qui avait en plus la bonne idée d’avoir le wifi gratuit… que demander de plus?

Nous visiterons évidemment la vallée de la vanille en face et reviendrons avec des tonnes de …bananes!!

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L’idée de relouer des scooters nous chatouille et ne laisse personne indifférent. Les enfants n’auront jamais été aussi sages, de peur d’être privés de tour de l’île. En terme d’organisation c’était coton mais on y est arrivés ! Les 4 enfants étaient ravis et nous tout courbaturés le lendemain. Cela nous a permis d’apprécier également la prise de poids de chacun;) on ne maigrit pas vraiment ici, il est temps pour nous de quitter la Polynésie avant d’avoir les formes de certains Maori!

Vous pouvez y aller les parents, on gère
Vous pouvez y aller les parents, on gère

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Tahaa est une très jolie île avec de vertes vallées et parfois même des vaches! On se serait cru dans le bocage normand, les crabes frondeurs traversant la route en plus!

Enfin arrive le jour J, enfin le jour GG, depuis le temps qu’elle en parle … pire que l’année dernière où elle avait déjà bien saoulé ses oncles !

Aucune place à l’improvisation, menu et  programmes avaient été planifiés longtemps à l’avance. Très gâtée par ses gp et sa marraine pour ses 10 ans, le sourire ne la quittera plus de la semaine ni son sac à dos de reporter.

elle va finir par aspirer les flammes
elle va finir par aspirer les flammes

jolie vahiné?
jolie vahiné?

Le lendemain nous ferons connaissance du bébé de Mirage, une adorable Teani de quelques jours ressemblant comme deux goutes d’eau à GG au même âge, déstabilisant !

Ca vaut toutes les poupées
Ca vaut toutes les poupées

Le retour à Raiatea était également prévu pour récupérer notre canot de survie entièrement révisé. Nous avons maintenant une arme de dissuasion massive quand les enfants ne voudront pas de leur thon à la tahitienne : une barre de céréales (garantie sans OGM) à 600 calories le gramme!

En voulant les ouvrir, nous avons dû utiliser des ciseaux pour venir à bout de l’emballage… moyen dans des conditions de survie!

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contenu du radeau de survie

fin, très fin, se mange sans faim...
fin, très fin, se mange sans faim…

Jeudi 24, les copains de Zingaya nous rejoignent pour le plus grand bonheur de tous (pour une fois que tous les âges coïncident !) grosse chouille à bord, on mettra deux bons jours à s’en remettre, pas vraiment aidés par la gastro de GG…on n’a plus 20 ans semblerait-il…

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Lotus nous rejoindra et nous pourrons faire un bbq d’anniversaire pour …GG!

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Les jours qui  suivront s’égrenneront au grès d’apéritifs, anniversaires (Grégoire de Zingaya) et parties de  Times up. Les hommes voulaient leur revanche, …une prochaine fois messieurs?

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Numerobis de passer le cap des 12 ans, nous allons tous déjeuner au fish&blue, excellent restaurant pieds dans l’eau. Lui aussi sera très gâté , décidément moi qui les avais prévenu qu’au bout du monde, on aurait sans doute du mal à trouver des cadeaux…

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ne pas craquer, ne pas craquer…

Raiatea est connu pour son site de Taputapuatea, regroupant plusieurs Marae où tous les Maori (d’Hawai à Pâques en passant par la NZ) se regroupaient, nous ne pouvions quitter l’île sans visiter le site classé à l’UNESCO.

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Enfin, afin d’occuper sainement les enfants, nous les entraînons ce matin (dimanche ) au mont Tapioi, culminant à 275m. Ce n’est qu’après un chantage hariboesque que nous avons réussi à traîner les 4…sur 20 minutes de montée environ, avant de nous faire expulser du chemin qui n’ouvre que les jours de la semaine …on était encore à parlementer que les enfants ravis étaient déjà descendus ! L’orgie de fraises Tagada sera réservée aux parents.

Demain est un autre grand jour de fête familiale, la suite au prochain numéro!

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Gare à celui qui détruit le bricolage…

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À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….

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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora

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on ne va pas assez vite?

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La relève…

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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti

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Passe faite!

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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)

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au loin le bateau

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au top!

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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné

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on a pied sur des centaines de mètres

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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…