Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

Belle escale à niouquoi? Niué!

L’aventure polynésienne prend fin début juin avec l’anniversaire du capitaine.

Le temps est venu de dire au revoir à nos amis. Quoi de mieux que le lagon de Bora pour se quitter ?

Après deux soirées ludiques (comprendre Times’upesques), arrosées au Champagne et au vieux rhum de Julien , nous sommes prêts à partir.

Une chose est sûre, ce n’était qu’un au revoir. On retrouvera Lotus sans doute en Nouvelle-Zélande, Zingaya sur les plages normandes sans oublier nos voisins de Fakarever ici (ah ah) ou ailleurs.

Une dernière sortie en dérivante dans le lagon de Bora est organisée, les raies nous offriront un joli ballet d’adieu…

Nous partons enfin, en passant quand même déposer la robe (puis le slip histoire de faire durer le plaisir) oubliés par Violette sur le bateau!

Le vent s’annonçait guilleret, il a fait flop à peine sortis du lagon… 24 h avec un vent à 5 noeuds, je vous laisse imaginer la déprime à bord. Heureusement , progressivement le vent s’établira autour de 15 noeuds, le parasailor a été notre ami pendant quasiment toute la navigation, parfait ? Oui, à un détail près, la houle de travers qui nous mettait le cœur au bord des lèvres, cela aurait été trop facile.

Les habitudes de traversée sont vite reprises, on apprécie la présence des enfants qui assurent les premiers quarts, voire en abusent , entre la musique et les séries, le temps passe beaucoup plus rapidement.

Avec le capitaine, on se relaie le restant des nuits, la lune sera une belle compagne qui nous éclairera , seuls quelques grains viendront s’immiscer et une tempête sera évitée par le capitaine grâce au radar.

Ce dernier étant bizarrement toujours éteint quand je prenais mon quart… message subliminal pour m’encourager à rester éveillée? En fait je mets un minuteur sur 10’ minutes…m’endors… bip bip…coup d’œil circulaire…me rendors et limite récupère mon rêve …bip bip..

Ce qui fait que les enfants voire le capitaine, ressentent le besoin régulier de tester ma fiabilité et sont persuadés que je ne fais que dormir pendant mes quarts…Forcément la probabilité de tomber pendant mes phases d’éveil sont à peu près nulles.

Niveau poisson, une belle dorade se fera la malle, dommage mais l’idée de jouer à la bouchère avec cette houle ne me tentait pas plus que ça.

En arrivant à proximité de Niué, il semblerait (5 témoins l’attestent) que nous ayons croisé une baleine… ne peux me prononcer, je n’ai rien vu et suis un poil vexée. Cela fera de l’animation car au niveau bateaux, on n’en a croisé aucun!

Nous voilà donc à l’approche de Niué pour une jolie escale de 3 jours. De loin on dirait une crêpe culminant difficilement à 45 mètres, ou plutôt un pancake, n’oublions pas que nous entrons dans la partie anglo-saxonne du Pacifique.

La navigation aura quand même duré 9 jours, sachant qu’on a fait durer le plaisir jusqu’au bout en faisant des ronds dans l’eau devant l’île la dernière nuit, ne voulant pas tenter le diable sur l’arrivée rocailleuse. Quand on aime… on compte un peu quand même surtout les enfants mais on ne joue pas sur la sécurité !

En fait les bouées posées par le Yacht club (le plus petit au monde ) sont sécurisées et l’arrivée de nuit y aurait pu être envisagée.

Il n’y a que ce mouillage qui est autorisé avec une quinzaine de bouées (quand l’ARC passe, l’accès à Niué est tout simplement refusé, faute de places !), on a donc eu de la chance de passer juste après la flottille. Ce qui fait d’ailleurs que nous étions le 45ème bateau de la saison.. autant dire que ça ne se bouscule pas au portillon. D’ailleurs nous n’étions que 3 ou 4 bateaux au mouillage . En revanche les dauphins sont bien présents , une trentaine au moins nagent autour du bateau au mouillage, magique.

Il est interdit de laisser l’annexe sur le quai, obligation de la treuiller et la déposer sur un parking… opération Rock & Roll quand on n’équilibre pas bien les masses et que l’embarcation se retourne sous le poids du moteur!

Nous sommes arrivés un samedi , soit en overtime pour les autorités que nous contactons par VHF. Ils nous donnent rv sur le quai . Un seul officier nous attendait, tout a été expédié en qq minutes! Il a eu la gentillesse en plus de nous déposer au Yacht Club en voiture. Nous en profitons pour déposer pas peu fiers, notre petite poubelle de 30 litres pour 9 jours, un record ! Nous portons particulièrement attention à ne pas abuser du plastique et autres pollueurs de mers et de terre. En plus, on a moins l’impression d’arriver en tant qu’invités dans des endroits fabuleux et d’apporter en cadeau plastique, conserves et autres déchets sympathiques .

Les bouées sont peu chères, à 20$NZ… mais pour cela encore faut-il trouver un moyen de les régler! Pas de distributeur dans l’île et la banque n’est pas ouverte le week-end évidemment. L’agence de location de voiture acceptera de passer la transaction sur une somme plus importante et nous rendra le surplus en monnaie. Ouf, nous allons pouvoir déjeuner et prendre connaissance de nos emails.

Le tour de l’île est chouette mais nos vertèbres ont vite regretté de ne pas avoir pris une voiture avec suspensions, des ornières et des nids de poule tous les 2 mètres …fatiguant surtout que la conduite se fait à gauche, les réflexes de Monsieur sont mises à rudes épreuves mais il s’en sort parfaitement .

Les fonds sont réputés pour être les plus clairs au monde et visibles à plus de 100 m, je confirme à 100%, impressionnant. Ce qui est également le cas de la prolifération de méduses aux filaments baladeurs et invisibles à l’œil nu. Moi qui était trop contente de me baigner après 9 jours de nav, suis rentrée dare dare au bateau, à la grande surprise de l’équipage pensant avoir 45 minutes de liberté devant lui. Heureusement l’antihistaminique a fait effet relativement vite, mais les deux heures sont restées éprouvantes. Comme dit charitablement Numerobis à propos de l’acné de son aîné, on pouvait lire en braille sur tout mon corps (je nage manifestement la bouche bien ouverte, j’en avais plein les gencives !).

L’attrait de Niué se situe principalement sur les côtes et son relief volcanique : plein de grottes (« caves » en anglais, le capitaine salivait à l’idée de remplir les cales de bouteilles, bonjour la cruelle déception!!) et de piscines naturelles formées dans la roche bien coupante… Numerobis y a laissé ses tongs et se souviendra longtemps d’un retour de treck.

Les randonnées pour les atteindre sont bien balisées et relativement courtes, parfait pour dégourdir les papattes et se rafraîchir (l’eau nous semble glaciale).

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Entre l’anglais, le resto indien (grande première pour les enfants qui ont adoré), la conduite à gauche et les produits NZ, on a l’impression d’aborder un nouveau virage dans le voyage, et ce n’est pas pour nous déplaire que nous quittons nos repères franco-polynésiens.

Bref, ce fut une escale bienvenue bien que pluvieuse , et appréciée, transition parfaite pour les Tonga.

Numerobis me charge en bon caliméro que lui aussi a fait le saut de l'ange mais que sa maman n'a pas sû saisir l'instant...

 

 

À la Une

Passage(s) de cap polynésiens

Arrivés sur l’île de Tahaa, face à Raiatea, nous y passerons une dizaine de jours notamment sur notre mouillage préféré de Mahaea en face de Haamene, qui avait en plus la bonne idée d’avoir le wifi gratuit… que demander de plus?

Nous visiterons évidemment la vallée de la vanille en face et reviendrons avec des tonnes de …bananes!!

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L’idée de relouer des scooters nous chatouille et ne laisse personne indifférent. Les enfants n’auront jamais été aussi sages, de peur d’être privés de tour de l’île. En terme d’organisation c’était coton mais on y est arrivés ! Les 4 enfants étaient ravis et nous tout courbaturés le lendemain. Cela nous a permis d’apprécier également la prise de poids de chacun;) on ne maigrit pas vraiment ici, il est temps pour nous de quitter la Polynésie avant d’avoir les formes de certains Maori!

Vous pouvez y aller les parents, on gère
Vous pouvez y aller les parents, on gère

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Tahaa est une très jolie île avec de vertes vallées et parfois même des vaches! On se serait cru dans le bocage normand, les crabes frondeurs traversant la route en plus!

Enfin arrive le jour J, enfin le jour GG, depuis le temps qu’elle en parle … pire que l’année dernière où elle avait déjà bien saoulé ses oncles !

Aucune place à l’improvisation, menu et  programmes avaient été planifiés longtemps à l’avance. Très gâtée par ses gp et sa marraine pour ses 10 ans, le sourire ne la quittera plus de la semaine ni son sac à dos de reporter.

elle va finir par aspirer les flammes
elle va finir par aspirer les flammes

jolie vahiné?
jolie vahiné?

Le lendemain nous ferons connaissance du bébé de Mirage, une adorable Teani de quelques jours ressemblant comme deux goutes d’eau à GG au même âge, déstabilisant !

Ca vaut toutes les poupées
Ca vaut toutes les poupées

Le retour à Raiatea était également prévu pour récupérer notre canot de survie entièrement révisé. Nous avons maintenant une arme de dissuasion massive quand les enfants ne voudront pas de leur thon à la tahitienne : une barre de céréales (garantie sans OGM) à 600 calories le gramme!

En voulant les ouvrir, nous avons dû utiliser des ciseaux pour venir à bout de l’emballage… moyen dans des conditions de survie!

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contenu du radeau de survie

fin, très fin, se mange sans faim...
fin, très fin, se mange sans faim…

Jeudi 24, les copains de Zingaya nous rejoignent pour le plus grand bonheur de tous (pour une fois que tous les âges coïncident !) grosse chouille à bord, on mettra deux bons jours à s’en remettre, pas vraiment aidés par la gastro de GG…on n’a plus 20 ans semblerait-il…

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Lotus nous rejoindra et nous pourrons faire un bbq d’anniversaire pour …GG!

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Les jours qui  suivront s’égrenneront au grès d’apéritifs, anniversaires (Grégoire de Zingaya) et parties de  Times up. Les hommes voulaient leur revanche, …une prochaine fois messieurs?

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Numerobis de passer le cap des 12 ans, nous allons tous déjeuner au fish&blue, excellent restaurant pieds dans l’eau. Lui aussi sera très gâté , décidément moi qui les avais prévenu qu’au bout du monde, on aurait sans doute du mal à trouver des cadeaux…

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ne pas craquer, ne pas craquer…

Raiatea est connu pour son site de Taputapuatea, regroupant plusieurs Marae où tous les Maori (d’Hawai à Pâques en passant par la NZ) se regroupaient, nous ne pouvions quitter l’île sans visiter le site classé à l’UNESCO.

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Enfin, afin d’occuper sainement les enfants, nous les entraînons ce matin (dimanche ) au mont Tapioi, culminant à 275m. Ce n’est qu’après un chantage hariboesque que nous avons réussi à traîner les 4…sur 20 minutes de montée environ, avant de nous faire expulser du chemin qui n’ouvre que les jours de la semaine …on était encore à parlementer que les enfants ravis étaient déjà descendus ! L’orgie de fraises Tagada sera réservée aux parents.

Demain est un autre grand jour de fête familiale, la suite au prochain numéro!

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Gare à celui qui détruit le bricolage…

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À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….

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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora

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on ne va pas assez vite?

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La relève…

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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti

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Passe faite!

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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)

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au loin le bateau

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au top!

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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné

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on a pied sur des centaines de mètres

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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…

À la Une

Passage de cloches à Huahiné

Quelques nouvelles de l’équipage depuis notre départ des Tuamotu.

Nous avons passé deux semaines à Papeete, entrecoupées par un break à Moorea.

La marina de Papeete est certes bien située, puisqu’en plein centre ville, néanmoins, on a du mal à se faire à la pollution et au bruit de la circulation. Golden Girl aura à peine mis pied à terre qu’on ne la reverra plus que pour l’essentiel, les repas et les sacs pour les soirées avec les amies…

J’essaie de profiter de cette escale pour me remettre à la course à pied, avec la chaleur étouffante, on appellera cela plus modestement de la marche rapide sous assistance hydraulique en quasi continu!

Cette escale nous permet d’annoncer aux enfants que nous allons prolonger le voyage d’un an. Les garçons prennent bien l’annonce, en revanche de gros rouleaux affluent dans les yeux de Golden Girl, poisson d’avril ma fille!!

Des colis sont arrivés de France, impatiemment attendus par les enfants qui ne tiennent plus en place, Noël avant l’heure!! Merci les grands-parents de les avoir autant gâtés, la garde-robe est renouvelée, et ce n’est pas du luxe.

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Avant de repartir de Papeete (pour de bon?), nous remontons une dernière fois à pied au Belvédère pour la fameuse fondue. Nous préparons des jolies feuilles pour faire du stop et nous répartissons en deux équipes, le papa avec ses deux derniers et moi avec les deux grands. Nous nous mettons prudemment en arrière histoire de maximiser nos chances… peine perdue, une voiture s’arrêtera assez rapidement pour prendre…. évidemment les autres! Bonjour le vent.

Vexés comme des poux, nous devons continuer à marcher sous un beau soleil. Un bus passe, nous le hélons , malheureusement il rentre au hangar. Cependant, il revient sur ses pas et nous prend. Super sympa, il fera tout un détour pour nous déposer au rond point d’Arue. A peine descendus, une voiture qui passait en face de nous fait demi-tour et nous embarque sans rien nous demander…. incroyable, c’est le jeune couple qui avait pris la première équipe qui nous embarque jusqu’au début de la grimpette. Adorable, quand on sait que ce n’était pas du tout leur destination initiale. Les polynésiens sont décidemment généreux et accueillants. En haut, nous apprécierons la fondue et la raclette à leurs justes valeurs.

 

A Moorea, deux miracles verront le jour. Le premier, à ma grande émotion, je me suis lancée en wake et, (c’est là que le miracle intervient), j’ai décollé au bout de la quatrième tentative… bon, j’ai trainé des courbatures pendant quelques temps….

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Figure stylée ou chute non moins étudiée?

 

Le deuxième miracle consista à retrouver le capitaine occupé à faire des crêpes pour  les enfants, j’étais trop bouleversée pour immortaliser ce moment… dommage.

Nous partons de Papeete le 12 avril pour Raiateia. La navigation est tranquille, nous arrivons à temps pour fêter l’anniversaire d’Annabelle de Mirage. Nous retrouvons également avec plaisir Escapade .

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Pas mal le mouillage de Raiateia, non?

 

Nous sommes effondrés et nauséeux le 15 au soir en regardant les images de Notre Dame en feu, des souvenirs de jeunesse remontent, quand une nuit avec 3 amis nous avions escaladé les échafaudages et nous étions promenés sur son toit, avions embrassé la rosace et contemplé Paris au petit jour, émus à l’idée d’être dans un lieu si spécial et si fort….

 

Nous partons pour Huahine, l‘ile est très jolie, assez peu touristique. Nous descendons tranquillement de mouillage en mouillage. Les coraux sont magnifiques, et l’intérieur de l’ile n’est pas en reste. Pâques arrive à grands pas, vendredi saint nous participerons au chemin de croix, qui en fut un, à 15H en plein soleil et dehors… dur dur! Heureusement qu’une station sur deux était en français, le capitaine s’en souviendra, il a été rapidement identifié pour une lecture!

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de l’ombre….

Nous continuons la descente de l’ile, non sans avoir acheté au super U le basique de tout repas de Pâques dans la famille: des asperges, un gigot d’agneau, de quoi faire un gâteau aux amaretti et des œufs bien sûr .

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Apéritif au Yacht Club

Nous retrouvons avec plaisir Esploristo et ses deux filles qui nous précède de quelques semaines et qui attend la prochaine fenêtre météo pour rallier les Tonga, Fidji et autres iles lointaines.

Ne voulant pas vider nos bouteilles de gaz avec un gigot de 7 h, nous imaginons avec le capitaine cuire la viande au bbq, en mettant le couvercle pour faire une sorte d' »étouffé », et laisser confire toute la nuit.

Au petit matin, nous nous sommes trouvés fort dé-« confits » en voyant la viande toute cramoisie…. au temps pour les innovations culinaires 😉

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Ce fut un beau gigot…

 

Les enfants trouveront vite leurs œufs cachés à l’extérieur du bateau avant qu’ils ne deviennent de la pate à tartiner, des revues et des livres sont venus compléter les chocolats, encore merci les GP!!

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celui qui l’a cuisiné n’est pas sur la photo

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œuf de Pâques recette GG

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Elles sont où les poules?

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Tout est sous contrôle, rien ne fond au soleil pour l’instant dans les voiles.

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Cruel dilemme: on commence par la tête ou le croupion?

 

Nos deux grands étant en début de crise d’ado, enfin l’aîné mais Numérobis en bon second (et je sais de quoi je parle) ne se laisse pas distancer, nous décidons de les laisser à bord pendant que nous louons deux scooters pour un tour de l’ile avec les deux plus jeunes.

A peine partis, un grain déferle, nous sommes obligés de nous arrêter et nous abriter. Un texto un brin provocant des garçons nous informe que de leur coté, il ne pleut plus…

 

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Mouillée? à peine! Pour info, Triple A voulait même déjeuner avec son casque…

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Oui, la pente est bien de 30%….

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Nos bolides…

Nous continuerons la route entre deux grains, l’ile est très belle , nous profiterons d’un beau soleil pour nous baigner dans les jardins de coraux et visiter les anguilles aux fameux yeux bleus (« comme les miens quoi! »  dira Triple A désabusé).

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Au retour, à l’occasion d’une escale (non pas pittoresque mais pour se mettre à l’abri de la pluie), impossible de faire repartir le scooter du capitaine. Il faut croire que la machine n’aime pas l’humidité. Après moults efforts, aidés de locaux, nous repartons.

Nous nous ferons cueillir par un orage titanesque quelques centaines de mètres plus loin, la route s’est transformée avec les torrents de boue qui déferlent, on se croyait en pleine période de mousson en Asie du Sud-Est;.. souvenirs, souvenirs! Nous nous remettons à l’abri (en prenant soin de laisser les moteurs allumés),  Gaia (bateau voisin qui vient d’être racheté à Marine et Adrien) dans son auto louée qui passait à ce moment-là, s’arrête et nous propose de prendre les plus jeunes qui commençaient à fondre comme du sucre…. nous acceptons avec joie, et les retrouverons un peu plus tard… presque secs. De notre coté, pas un cm2 de peau n’aura été épargné par la pluie.

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Occasion de prendre un apéritif le soir avec eux pour les remercier et faire mieux connaissance.

Aujourd’hui, 24 avril, est un grand jour dans notre vie de tour du mondiste: nous avons fini le CNED!!! Les cahiers au feu, la maitresse au….???!