Belle escale à niouquoi? Niué!

L’aventure polynésienne prend fin début juin avec l’anniversaire du capitaine.

Le temps est venu de dire au revoir à nos amis. Quoi de mieux que le lagon de Bora pour se quitter ?

Après deux soirées ludiques (comprendre Times’upesques), arrosées au Champagne et au vieux rhum de Julien , nous sommes prêts à partir.

Une chose est sûre, ce n’était qu’un au revoir. On retrouvera Lotus sans doute en Nouvelle-Zélande, Zingaya sur les plages normandes sans oublier nos voisins de Fakarever ici (ah ah) ou ailleurs.

Une dernière sortie en dérivante dans le lagon de Bora est organisée, les raies nous offriront un joli ballet d’adieu…

Nous partons enfin, en passant quand même déposer la robe (puis le slip histoire de faire durer le plaisir) oubliés par Violette sur le bateau!

Le vent s’annonçait guilleret, il a fait flop à peine sortis du lagon… 24 h avec un vent à 5 noeuds, je vous laisse imaginer la déprime à bord. Heureusement , progressivement le vent s’établira autour de 15 noeuds, le parasailor a été notre ami pendant quasiment toute la navigation, parfait ? Oui, à un détail près, la houle de travers qui nous mettait le cœur au bord des lèvres, cela aurait été trop facile.

Les habitudes de traversée sont vite reprises, on apprécie la présence des enfants qui assurent les premiers quarts, voire en abusent , entre la musique et les séries, le temps passe beaucoup plus rapidement.

Avec le capitaine, on se relaie le restant des nuits, la lune sera une belle compagne qui nous éclairera , seuls quelques grains viendront s’immiscer et une tempête sera évitée par le capitaine grâce au radar.

Ce dernier étant bizarrement toujours éteint quand je prenais mon quart… message subliminal pour m’encourager à rester éveillée? En fait je mets un minuteur sur 10’ minutes…m’endors… bip bip…coup d’œil circulaire…me rendors et limite récupère mon rêve …bip bip..

Ce qui fait que les enfants voire le capitaine, ressentent le besoin régulier de tester ma fiabilité et sont persuadés que je ne fais que dormir pendant mes quarts…Forcément la probabilité de tomber pendant mes phases d’éveil sont à peu près nulles.

Niveau poisson, une belle dorade se fera la malle, dommage mais l’idée de jouer à la bouchère avec cette houle ne me tentait pas plus que ça.

En arrivant à proximité de Niué, il semblerait (5 témoins l’attestent) que nous ayons croisé une baleine… ne peux me prononcer, je n’ai rien vu et suis un poil vexée. Cela fera de l’animation car au niveau bateaux, on n’en a croisé aucun!

Nous voilà donc à l’approche de Niué pour une jolie escale de 3 jours. De loin on dirait une crêpe culminant difficilement à 45 mètres, ou plutôt un pancake, n’oublions pas que nous entrons dans la partie anglo-saxonne du Pacifique.

La navigation aura quand même duré 9 jours, sachant qu’on a fait durer le plaisir jusqu’au bout en faisant des ronds dans l’eau devant l’île la dernière nuit, ne voulant pas tenter le diable sur l’arrivée rocailleuse. Quand on aime… on compte un peu quand même surtout les enfants mais on ne joue pas sur la sécurité !

En fait les bouées posées par le Yacht club (le plus petit au monde ) sont sécurisées et l’arrivée de nuit y aurait pu être envisagée.

Il n’y a que ce mouillage qui est autorisé avec une quinzaine de bouées (quand l’ARC passe, l’accès à Niué est tout simplement refusé, faute de places !), on a donc eu de la chance de passer juste après la flottille. Ce qui fait d’ailleurs que nous étions le 45ème bateau de la saison.. autant dire que ça ne se bouscule pas au portillon. D’ailleurs nous n’étions que 3 ou 4 bateaux au mouillage . En revanche les dauphins sont bien présents , une trentaine au moins nagent autour du bateau au mouillage, magique.

Il est interdit de laisser l’annexe sur le quai, obligation de la treuiller et la déposer sur un parking… opération Rock & Roll quand on n’équilibre pas bien les masses et que l’embarcation se retourne sous le poids du moteur!

Nous sommes arrivés un samedi , soit en overtime pour les autorités que nous contactons par VHF. Ils nous donnent rv sur le quai . Un seul officier nous attendait, tout a été expédié en qq minutes! Il a eu la gentillesse en plus de nous déposer au Yacht Club en voiture. Nous en profitons pour déposer pas peu fiers, notre petite poubelle de 30 litres pour 9 jours, un record ! Nous portons particulièrement attention à ne pas abuser du plastique et autres pollueurs de mers et de terre. En plus, on a moins l’impression d’arriver en tant qu’invités dans des endroits fabuleux et d’apporter en cadeau plastique, conserves et autres déchets sympathiques .

Les bouées sont peu chères, à 20$NZ… mais pour cela encore faut-il trouver un moyen de les régler! Pas de distributeur dans l’île et la banque n’est pas ouverte le week-end évidemment. L’agence de location de voiture acceptera de passer la transaction sur une somme plus importante et nous rendra le surplus en monnaie. Ouf, nous allons pouvoir déjeuner et prendre connaissance de nos emails.

Le tour de l’île est chouette mais nos vertèbres ont vite regretté de ne pas avoir pris une voiture avec suspensions, des ornières et des nids de poule tous les 2 mètres …fatiguant surtout que la conduite se fait à gauche, les réflexes de Monsieur sont mises à rudes épreuves mais il s’en sort parfaitement .

Les fonds sont réputés pour être les plus clairs au monde et visibles à plus de 100 m, je confirme à 100%, impressionnant. Ce qui est également le cas de la prolifération de méduses aux filaments baladeurs et invisibles à l’œil nu. Moi qui était trop contente de me baigner après 9 jours de nav, suis rentrée dare dare au bateau, à la grande surprise de l’équipage pensant avoir 45 minutes de liberté devant lui. Heureusement l’antihistaminique a fait effet relativement vite, mais les deux heures sont restées éprouvantes. Comme dit charitablement Numerobis à propos de l’acné de son aîné, on pouvait lire en braille sur tout mon corps (je nage manifestement la bouche bien ouverte, j’en avais plein les gencives !).

L’attrait de Niué se situe principalement sur les côtes et son relief volcanique : plein de grottes (« caves » en anglais, le capitaine salivait à l’idée de remplir les cales de bouteilles, bonjour la cruelle déception!!) et de piscines naturelles formées dans la roche bien coupante… Numerobis y a laissé ses tongs et se souviendra longtemps d’un retour de treck.

Les randonnées pour les atteindre sont bien balisées et relativement courtes, parfait pour dégourdir les papattes et se rafraîchir (l’eau nous semble glaciale).

syn

Entre l’anglais, le resto indien (grande première pour les enfants qui ont adoré), la conduite à gauche et les produits NZ, on a l’impression d’aborder un nouveau virage dans le voyage, et ce n’est pas pour nous déplaire que nous quittons nos repères franco-polynésiens.

Bref, ce fut une escale bienvenue bien que pluvieuse , et appréciée, transition parfaite pour les Tonga.

Numerobis me charge en bon caliméro que lui aussi a fait le saut de l'ange mais que sa maman n'a pas sû saisir l'instant...

 

 

Bilan des 2 ans, le matériel : l’utile, le nécessaire, l’indispensable, le confort et le reste

Vous imaginez bien que nous sommes partis avec une quantité impressionnante de matériel, d’autant plus que nous avions fait partir une caisse de France.

la paeltte de droite contient les outils...

Nous avions glané sur les forums des listes excel pour à peu près tout. Nous vous proposons un bilan de ce qui aura servi et du reste !

Vêtements et chaussures :

  • Chaussures de marche : totalement inutiles jusqu’à présent tout comme les bottes de pluie et les cirés. Prévoir de bonnes baskets pour les randos ou des nouilles (moches mais pratiques selon les polynsésiens)
  • Nous avons utilisé deux fois les vestes et pantalon de quart dans les caraibes.
  • Pulls, polaires, pantalons : pareil, très peu utilisés. Une  polaire pour les quarts de nuit mais pour le reste…

En  matériel cuisine : Lors du premier mois, nous avons cassé quasiment tous les verres et les assiettes, nous sommes passés vite fait au plastique-mélaminé, moins chic mais tient le choc !

  • Tupperware : le turbochef et le speedychef : excellents quand on est justes en électricité
  • Machine sous vide : parfait pour conserver les aliments plus longtemps (fruits et légumes ainsi que viande). Nous l’avons beaucoup utilisée pour mettre sous vide les paquets de farine, sucre et autre afin d’eviter tout invité indésirable à bord….
  • Yaourtière : super, notamment pour les enfants. On peut également s’en passer et faire les yaourts avec une cocotte ou les oublier dans le four sur la lèche-frite remplie d’eau pour la nuit.
  • Cocotte-minute : totalement inutile et encombrante  à mon gout, l’ai vendue à Papeete sans regrets.
  • Couteau à effiler et aiguiseur : top pour le poisson.
  • Machine à expresso : beaucoup d’hésitation au moment du départ, finalement nous n’en n’avons pas pris et avons opté pour une cafetière à piston. Les batteries du capitaine nous remercient !
  • Sodastream : pareil, grosse dilemme. On trouve de l’eau gazeuse facilement partout et on s’en passe. Le principal souci est de trouver les cartouches de recharge en gaz qui ne voyagent pas en avion ou ne sont pas toujours compatibles ! Donc, sans regrets.

Electronique-Informatique :

Tout comme ce qui est électrique, la durée de vie est fortement diminuée avec les embruns et l’humidité. Les batteries prennent cher, et gonflent facilement. Prendre des spares ainsi que des câbles de recharge.

  • Un PC  (en cas de famille sous cned, un deuxième n’est pas du luxe…)
  • Des disques durs (en prévoir plusieurs à protéger dans des sacs congélation)
  • Lecteur CD (pour le collège CNED)
  • Plastifieuse : utile mais non nécessaire, en particulier pour protéger les paipiers du bateau, plastifier des jeux effaçables, faire des cartes de visite,…
  • Téléphones avec coques étanches indispensables

Photos/Vidéos

  • GoPro : nous avons une, qui a pris l’eau (bien que soi-disant étanche)… nous avons dû la renvoyer pour réparation depuis la Martinique. Les photos ne sont pas forcement tops. Penser à prendre le caisson étanche pour des photos sous-marines.
  • Drone : on adore, cela donne des photos spectaculaires, coup de cœur familial. Ca tombe bien , on nous en a offert un magnifique lors de notre départ, merci encore les amis et la famille.
  • Appareil photo : nous avons un reflex qui n’a pas supporté l’humidité. Nous utilisons beaucoup nos téléphones
  • Penser à prendre des piles rechargeables, prises 12V…
  • Nous avons des lampes d’ambiance rechargeables et solaires, chouette pour les apéritifs avec une enceinte Bluetooth !

En matériel de jeux nautiques (en dehors des palmes-masques-tubas ) :

  • 2 paddles : les enfants s’amusent bcp avec, en revanche, un seul suffit amplement. Nous avons vendu très facilement l’autre à Tahiti 
  • un canoé biplace gonflable : très peu servi, surement plus adapté aux familles avec des enfants en bas-âge. Comme il prenait beaucoup de place, nous l’avons vendu à un équipier d’un bateau qui cherchait à être un peu indépendant !
  • une bouée tractable : peu utilisée au début du voyage, très prisée dans les eaux polynésiennes, fait la joie de petits et grands.
  • Ina-I-Tak nous a offert une énorme bouée trampoline on a beaucoup apprécié les apéros dessus aux Marquises, mais avons dû nous en séparer pour laisser de la place au parasailor…la raison l’aura emporté…
  • Wake-board : acheté à Tahiti, très sympa et plein de bonnes sensations !
  • Nous avons une voile de planche à voile gonflable, sympa mais il faut une planche avec dérive ou un père sympa qui vient vous récupérer en annexe !
  • Bouteilles et matériel de plongée : en dehors de l’activité, s’avère nécessaire pour récupérer les objets fugueurs ou dénouer les fils de pèche coincés dans l’hélice ! Une lampe torche étanche est également utile ainsi qu’un bon couteau. Le capitaine ne se sépare jamais de son Letherman.
  • Evidemment, des lignes de traine sont indispensables, est-il nécessaire de le préciser?
Plus on est de fous, plus,…

Autres objets

  • Hamacs : non nécessaires mais sympa pour la sieste
  • Douches solaires : pas très utiles dans les eaux chaudes !
  • Moustiquaires : inutiles, il y a très peu de moustiques au mouillage, seulement en marina.
  • Spot halogène : indispensable pour se faire voir des autres bateaux en cas de pépin et pour rentrer chez soi le soir en annexe ! Les lampes frontales sont également parfaites pour cela.
  • Diable pliant : nous n’en n’avons pas pris mais peut s’avérer utile lors des pleins de courses !

Pour la caisse à outils, je laisse le capitaine prendre le relais dans un autre post !

Déconnectés? Euh, pas tant que cela ! Bilan numérique

Et oui, la vie nomade ne veut pas dire que nous sommes sans appareils divers et variés, connectés (quand c’est possible). Dans toutes nos escales, il a toujours été possible d’acheter des cartes téléphone et data, Internet n’est jamais très loin!Tout l’enjeu était ensuite de pouvoir charger les fichiers un peu lourds (type devoirs CNED) ou photo pour le blog.

Nous vous listons les principaux logiciels et applications utilisées depuis 2 ans. Si vous avez des appli à conseiller, n’hésitez pas à nous les proposer.

En matériel nous avons des mobiles iPhone/iPad et un PC. Nous avons également un  Iridium Go. Chacun a sa liseuse, indispensable ici!

NAVIGATION -METEO

  • Windfinder: météo utile pour connaître la hauteur de la houle  (à peu près fiable!).
  • Weather4D: météo couplée avec du routage, récupérable avec l’Iridium.
  • Navionics Boating: logiciel de navigation utilisé au quotidien
  • INavX: logiciel de navigation qui récupère les infos de la centrale de nav y compris l’AIS et les marées avec AyeTides
  • AyeTides: pour les marées , interface avec INavX
  • Anchor: pour passer de bonnes nuits, alarme mouillage qui bipe si vous sortez du périmètre défini.
  • Open CPN: logiciel de navigation sur PC avec cartographie Google Earth indispensable dans les Atolls.

CARTES

  • Maps.me: nous recommandons vivement, pas besoin d’être connecté pour l’utiliser. On fait toutes nos escales à terre avec.
  • Ovitalmap: cartographie reprenant les photos satellites de Google et autre et de les utiliser en mode offline comme Maps.me.
  • Sky guide: appli très bien faite qui permet de mettre un nom sur les étoiles et faire son savant!

BIBLIOTHÈQUES

La gestion de toutes les data est une vraie problématique que nous avons pu régler pour les videos, les livres et la musique. Nous sommes en recherche de l’outil parfait pour les photos.

  • Plex: pour les vidéos et la musique, permet de gérer les doublons
  • Calibre: bibliothèque pour les livres numériques, gestion également des doublons

ACTUALITÉS

C’est le dada du capitaine, il fallait donc trouver de quoi le nourrir.

  • Twitter: facilement accessible avec opéra (et donc iridium)
  • LeKiosk: pour 10€ par mois, vous avez accès à tous les magazines / hebdos français …

COMMUNICATION

  • WhatsApp: permet de communiquer avec uniquement de la data (très utilisé au Panama, en Polynésie,…)
  • Iridium mail: Attention, bien communiquer auprès des proches que  les mails doivent être les plus légers possible, sans photos ou signatures de mail. Pendant la Transpac, nous avons passé une journée entière à charger un mail dont la signature comportait une photo…
  • Facebook
  • Instagram
  • Messenger
  • WordPress pour la tenue du blog. Il existe différentes options qui peuvent être intéressantes. Facile à utiliser.

ADMINISTRATIF

  • Onedrive: sauvegarde en ligne des docs et photos (jusqu’à 6To si abonnement office 365)
  • Dropbox: idem
  • Digiposte: sorte de coffre virtuel pour les factures, relevés de banque et les papiers. Mise à jour automatique une fois les codes des fournisseurs entrés.
  • JetScanner permet de scanner et enregistrer en pdf les documents
  • Impots.gouv: et oui, pas possible d’en réchapper !! pour pouvoir faire ses déclarations en ligne
  • La poste pour envoyer et suivre les courriers et courriers recommandés par internet

DIVERS

  • Currency: pour convertir la monnaie, pas besoin d’être en ligne.
  • AirDisk Pro (pour échanger des fichiers entre PC et IPad/IPhone, très utile pour le CNED. On prend via l’appli JetScanner en photo sur le téléphone les copies que l’on transfère ensuite sur le PC via AirDisk pro).
  • Wifi Map pro: partage de code wifi. Nous avons une antenne wifi en haut du mat qui nous permet de capter les réseaux à proximité.
  • Opéra mini : navigateur internet qui utilise très peu de data avec un paramétrage très bas débit, compatible avec l’iridium Go. En gros, même en plein Pacifique, on peut trouver  une recette improbable!
  • Iridium go / mail: nous a permis de contacter les secours au large des Marquises, la VNF ne portait pas assez loin. Cher tous les mois mais nous semble indispensable en terme de sécurité .
  • VLC: lecteur média indispensable qui marche avec tous type de fichiers. Très utile pour envoyer sur les iPad les films… ainsi on gagne en paix familliale.
  • Knots 3D: appli très sympa pour apprendre à faire les nœuds. Les enfants apprécient bcp.

AUTRES APPLIS SPECIFIQUES POUR 6GONE

  • VictronConnect : Permet de suivre son parc batterie et la production solaire des panneaux
  • RayView répétiteur plotter sur iPad/iPhone
  • RayRemote idem avec commande
  • UNMS gestion antenne amplifiée pour wifi

Liste de lectures

Pendant les nav, nous avons du temps, beaucoup de temps. L’occasion de se plonger dans les livres classiques jamais lus (Anna Karenine par exemple) ou de suivre les conseils avisés des bateaux copains ou des forums facebook (club des incorrigibles lescteurs pour ne pas le citer).

Je vous mets donc ci-dessous mes coups de cœur et découvertes . Pour les plus sympas d’entre vous, je peux envoyer le fichier ePub en message privé mais chut .

  • Joseph Kessel: les mains du miracle: ai trouvé passionnant autant qu’ahurissant cette histoire vraie du « Kiné » de Himmler qui permit grâce à son art de sauver de nombreuses personnes. A recommander chaleureusement.
  •  Gaëlle Nohant: la part des flammes : roman historique sur l’incendie du bazar de la charité . Écriture très agréable.
  • Jeffrey Archer: le sentier de la gloire: historique sur le premier britannique a tenter l’Everest, très intéressant, pleins d’aventures. Il a écrit plusieurs sagas que nous avons eu du mal à lâcher avec le capitaine (oui, j’ai bien dit le capitaine ). La Série des Clifton qui commence avec « seul l’avenir nous le dira ». La série des Kane et Abel. Le recueil de nouvelles est très agréable à lire également en français ou mieux encore en anglais, très facile à lire.
  • Ken Follet: partie historique évidement avec les piliers de la terre et le siècle . Les romans d’espionnages sont excellents également.
  • Andrea A Japp : – romans policiers qui se passent au moyen âge: rend accessible cette période à travers des romans policiers . Très érudit , permet d’apprendre l’origine de très nombreux mots/ expressions françaises ( Druon de Brevaux). -Policier/psychologique : a développé une personnage touchant et intriguant avec la série qui commence par « le sacrifice du papillon » .
  • Tamara MacInley: La dernière valse de Mathilda entre autres. Pour les amateurs d’Australie. Faciles à lire.
  • Sara Lark. sur les pionniers neo-zelandais, coté femmes. Historique. Saga avec le pays du nuage blanc en trois tomes.
  • Marie Laberge: Gabrielle -Florent- Adelaide. Saga en trois tomes qui se passe au Canada. Le premier est un peu long à la détente mais on s’attache vite aux personnages et difficile de s’en détacher ensuite !
  • Amanda Sthers : Terres saintes  style qui change, agréable à lire , amateur d’humour juif foncez !
  • Emmanuel Carrère: d’autres vies que la mienne. Autant ses autres livres m’horripilent parfois par le côté nombrilesque, à croire qu’il ne sait conjuguer qu’à la première personne du singulier, autant il se montre bcp plus attachant et humble dans celui-ci. N’ai pas pu retenir les larmes à la fin.
  •  Raphaelle Bacque: Richie. Drôle de type qui est décrit (Ricahrd Descoins), peu sympathique à mes yeux, l’auteur nous plonge dans le milieu boboesque de sciences po, très bien écrit et très instructif.
  • Antonio Garrido: Le lecteur de cadavres. Le thème est déroutant et peu attirant d’un premier abord mais on se laisse vite attachés à ce jeune chinois et on le suit avec délectation dans ses mésaventures .
  •  JC Rufin : Rouge Brésil pour les amateurs de romans d’aventures historique , se lit d’une traite. Aventure de deux jeunes mousses qui débarquent au Brésil.
  • J. Fergus: 1000 femmes blanches : roman inclassable qui se passe à la fin du 19eme dans une communauté indienne (d’Amérique). Surprenant et saisissant.
  • Isabelle Autissier: Soudain seuls. Le pire de nos cauchemars de voileux tourdumondistes! Se lit très facilement, style spécial, vous ne verrez plus les manchots de la même manière …!
  •  Elizabeth Gaskell: Nord et sud.  un roman romantique typiquement british, assez proche de Jane Austen.
  • Donato Carrisi: l’écorchée. Thriller italien, pour amateur de sueurs froides
  • Hermine de Clermont Tonnerre: Le dernier des nôtres:  historique , se lit facilement, arrive à surprendre malgré le thème attendu (nazisme).
  • Pierre Lemaitre: au revoir là-haut et sa suite couleur de l’incendie: top!

Je ne vous ai mis que les coups de coeur, à compléter par vos soins, toutes les bonnes idées seront bienvenues, nous avons de longues navigations devant nous (Nouvelle Calédonie, Australie, NZ!).!

Bilan des deux ans : du côté de la trousse à pharmacie

Soyons honnêtes, dans le contenu de la caisse expédiée de France, la pharmacie prenait bien un bon 30% des 1,5 m3 expédiés.

Évidemment après le stage de médecine en conditions infernales, la liste avait sérieusement été allongée avec des colliers cervicaux, du matériel de suture etc… en gros, le SAMU pouvait venir s’approvisionner à bord!

Dieu merci, rien de tout cela n’a servi, on croise les doigts pour la suite du voyage.

En terme de bilan, voici ci-après la liste de nos maux, et donc de la pharmacie de base selon la famille 6Gone!

Les baignades à répétition (pauvres de nous ) ont entraîné un grand nombre d’otites. Maintenant on met des bouchons oreille et on conseille de prendre bcp d’oflocet si vous êtes sujet aux otites . Conseil bonus du bateau Bulle : mettre de l’eau oxygènée en dosettes dans les oreilles dès les premiers signes . Ça chatouille mais c’est drôlement efficace.

La peau est ce qui prend le plus cher : un antibiotique en pommade type mupiderm (au hasard Balthazar) et crème apaisante suite piqûres (type onctose) sont indispensables.

Ôte tique et aspivenin pour les randos sont très utiles , sinon, on fait pareil mais avec la bouche !

Crèmes solaires et apaisant après brûlures font évidemment des basiques. On utilise aussi les sticks anti solaires des surfeurs pour le visage, les enfants ont une cool touch et nous on culpabilise moins !

Pour les brûlures qui arrivent malheureusement aussi régulièrement (manipulation du four/bbq/feux sur la plage ) la Flamenzine est parfaite à compléter avec des huiles essentielles pour la cicatrisation.

Nous avons trouvé la Bétadine en gel extra pour les blessures qui risquent de s’infecter .

Ne pas oublier de prendre bcp de pansement étanches et de compresses.

Le plus compliqué reste la cicatrisation des blessures même minuscules, le milieu humide , l’eau salée et les bactéries sont difficiles à contrer .

Grand classique de la navigation , le mal de mer (qui ne disparaît absolument pas avec le temps…). Pour adultes, le plus efficace à ce jour a été le patch de scopodem et les comprimés de stugeron. Pour ces derniers, il faut passer commande auprès d’amis espagnols ou belges. On en a trouvé à Cuba de notre côté . Et pour les enfants, tout ce qu’on leur a donné les a fait vomir (comment ruiner l’ambiance d’une nav…), d’eux même ils vont généralement se coucher.

Évidemment le paracetamol est indispensable.

Un antihistaminique (type Kestin, toujours au hasard!) l’est également (j’ai apprécié lors de ma confusion malheureuse entre les poivrons et les piments ).

Un gel anti-inflammatoire pour les torticolis et autre peut s’avérer utile .

Depuis que nous sommes en Polynésie, les huiles de tamanu (odeur peu agréable mais efficace) ou de monoi (nettement plus agréable au nez!) sont utilisées pour aider à cicatriser , réhydrater la peau,…

Les huiles essentielles sont parfaites pour le reste (rhumes, angines, cicatrisations, cystites, …)!

On a un placard entier avec tout le reste qui, on l’espère ne servira jamais (adrénaline,anti bio, anti paludéen, kits sutures, colliers cervicaux,…).

On fournit la liste Excel sans pb!

Évidemment les lunettes polarisantes, la crème solaire totale (tee shirts anti Uv et casquettes sont non négociables) , cela n’empêche pas les coups de soleil qui sont vraiment violents surtout sur les peaux jeunes .

Voilà pour la minute santé !