Dernière escale marine…avant changement de monture (NZ)

Notre voyage en Nouvelle Zélande se poursuit. Finalement les escales s’enchaînent depuis deux ans et demi mais ne se ressemblent pas.

Nous apprenons la patience avec le plâtre de GG et à découvrir le pays différemment en adaptant nos visites au fauteuil et aux contraintes de rv à l’hôpital.

Malheureusement, nous ne pourrons pas profiter beaucoup du frère du capitaine et de son amie, impossible d’embarquer la minette à bord avec un plâtre aussi lourd. Ils trouveront une voiture pour aller explorer le nord de l’île avant de partir pour le sud.

C’est ainsi que nous nous retrouverons à visiter le sea life et le Zoo d’Auckland!! Le sea life tout d’abord, entraînés par l’enthousiasme communicatif de Cathy d’Appel d’air pour les manchots (et non les pingouins, rien à voir paraît-il !). Bon, pour le reste, après des snorkelling et des plongées dans des endroits incroyables, nous sommes un peu moins impressionnés par les tortues et les requins!

Pour le zoo, une première pour le capitaine et moi, qu’est ce qu’on ne ferait pas pour occuper ses enfants !!! Autant les animaux africains nous ont semblés bien malheureux , pour les autres, le zoo est top et bien adapté.

Le musée de la marine, idéalement situé pour nous sera une superbe surprise, chacun en aura pour ses passions, a recommander.

Cathy au winch… ça dépote!

Nous passerons un apéritif mémorable avec Appel d’Air sur la promenade entourant notre très chic marina: chips, vin et séance de coupe de cheveux improvisée… le grand n’importe quoi!

Évidemment nous serons sur place pour le feu d’artifice du 31, notre place en marina fait de nous des privilégiés. Une bonne soirée avec Lotus qui finira à l’eau pour Greatwine.

Enfin, l’heure de la sortie est arrivée, le premier janvier, nous partons enfin d’Auckland avec un plâtre en résine beaucoup plus compatible et facile pour la minette. Vu comme elle a douillé au moment du changement, nous ne sommes pas très optimistes sur la rapidité de la consolidation.

Notre incruste qui a bien profité du petit appart’hotel!
la Coupe de l’America est présente partout

Nous passerons quelques jour à Waiheke Island qui a la bonne idée d’être desservi par un ferry , bien pratique pour les rv à l’hôpital même si on y passe la journée .

Les incendies en Australie sont toujours présents, un après-midi midi aux couleurs apocalyptiques, nous aurons le paysage complètement voilé et sableux… lunaire.

Sans filtre…2h de l’après-midi

Nous continuons ensuite dans la baie de Coromandel. Nous resterons 3 jours à Opito avec Lotus et Appel d’Air.

Ensuite, nous irons à Cathédral coves. Quelle chance de pouvoir mouiller dans ces beaux endroits et d’en profiter le soir quand les touristes sont partis! Nous savourons d’autant plus que les jours sont comptés maintenant.

Évidemment nous nous arrêtons aux hot water pools sur la plage. Endroit incroyable où s’agglutinent tous les touristes (c’est l’équivalent du 15 août de ce côté du globe). Chacun creuse son trou et de l’eau chaude, voire très très chaude en sort .

Kif total pour moi et mon manque de baignoire… en faisant abstraction du monde, c’était énorme !!

Nos routes se séparent avec Lotus et Appel d’air, nous enchaînerons les soirées d’adieu et anniversaires plus ou moins anticipés !

Nous naviguons à Great Barrier, et rejoignons pour une soirée Brûle-Vent.

Attirée par les milliers de moules, j’irai me lancer dans une sortie pêche.. sanglante! Les huîtres sur lesquelles elles sont accrochées sont des lames de rasoir… la gourmandise est décidément un vilain défaut.

Nous ne pouvons pas malheureusement profiter de cette jolie île qui regorge de sentiers de randonnées, peu praticables en fauteuil.

Retour à Auckland, pour une visite à l’hôpital et surtout pour empaqueter tout ce que nous avons entassé ces dernières années et que nous envoyons en France.

Nous louons une camionnette avec Lotus et Appel d’Air et 1,8 m3 plus tard, le bateau nous semblera bien délesté .

Caisse du capitaine : au carré!

L’entreprise choisie a le mérite de ne pas être chère, en revanche niveau services, c’est très léger. On croise les doigts pour retrouver nos caisses à Paris !

L’île de Kawau nous tente bien, nous décidons d’y passer quelques jours avant de rester définitivement dans la marina.

Bien nous en a pris, les petites îles autour sont très jolies, avec des épaves affleurant. Je savoure les derniers snorkelling… mais ne m’y attarde pas plus que de raison… ça caille!

Nous retrouverons Zimovia et une dernière fois Appel d’air qui remonte à Whangarei.

L’île abrite l’ancienne maison du gouverneur, qui se visite d’ailleurs. Nous sommes priés de nous déchausser avant d’entrer. La maison rappelle nos maisons de famille métropolitaines avec un accent colonial.

On tentera une randonnée avec les béquilles, pas simple!

Quelques bonnes soirées et jeux, les adieux (oui encore) se font, chacun prend une route différente .

Nous pensons fort à Catherine de Manevai qui a fait une mauvaise chute et se retrouve à l’hôpital de Whangarei… celui même où elle est venue deux fois voir GG… décidément le dicton « jamais deux sans trois » s’avère juste… nous l’embrassons et lui souhaitons un prompt rétablissement.

De notre coté, nous savourons ces derniers jours avant de prendre la route debut février. Ensuite, nous enchainerons pour le grand sud … aventures à suivre. Elles seront surement épiques, GG doit garder le plâtre encore au moins 2 semaines, cela ne l’empeche pas de garder son beau sourire, qui force notre admiration!

Cathy a trouvé la parade pour GG à qui les NZ lui demandent ce qu’elle a.

Up and down in New Zealand (ou la découverte du système hospitalier local)

Nous restons encore quelques jours dans les îles puis retournons à Pahia. Occasion de nous imprégner un peu plus du kiwi way of life. Ils sont amusants avec leur nettoyant alcoolisé pour les mains présent à peu près partout, il doit y en avoir autant que de moutons par habitant, soit 10 pour 1!

A l’occasion d’un tour dans un magasin bio qui vendait en vrac, nous avons pu constater certains paradoxes. En tête de gondole: les bonbons haribo… mmmm le côté bio nous échappe encore mais c’est vrai qu’ils sont gluten-free, mes cuisses payent assez de le savoir. Cela ne nous a pas empêché de repartir avec pleins de sachets de quinoa, mélanges et graines (j’avais vidé toutes mes boites à l’arrivée, cela me démangeait de les remplir) sous le regard interrogatif mais plein d’espoir de triple A qui pensait qu’avec toute cette nourriture pour animaux nous allions enfin adopter un chien…

Nous partons avec Lotus visiter Waitangi où fut signé le fameux traité de paix. La visite est très chère et comprend manifestement des danses-haka ainsi que la présentation des premières pirogues…après un an dans le Pacifique, nous prenons le parti d’aller plutôt suivre une rando qui emmènent à des cascades. Jolie rando mais cascades … un peu décevantes. Les enfants au retour lèveront le pouce et prendront les visages les plus attendrissants pour être pris en stop…joli succès auprès d’y couple belge qui viendra en plus récupérer la deuxième partie du convoi.

Ici se construisit la légende
Les sentiers de rando sont extrêmement bien entretenus

Nous filons ensuite en bateau sur Russell, premier grand coup de cœur, le village (sans offense pour les kiwis car ce fut leur première capitale!) est très très British, joli comme tout.

On a hésité à mettre un cadenas

Une belle balade nous mènera au Flagstaff Hill (lieu historique que je vous laisse découvrir par vous même sur le net ) .

Au retour, nous apprécierons un bon déjeuner au Duke of Malborough, délicieusement décoré façon anglaise (que notre petit dernier comparera flatteusement aux maisons de ses grands voire arrières grands parents -sans doute pour le côté feutré, les grands rideaux, sans parler de la moquette de 10cm ou tout simplement pour les fauteuils type empire qui ont accueilli son délicat arrière train…bref Downton Abbey dans le Pacifique.

La terrasse est sympa aussi sur le front de mer

L’après-midi nous visiterons le musée de la ville et passant à cote de la mission Pompallier, nous la visiterons sur un heureux hasard.

Devant la maquette du navire de Cook

C’est une ancienne mission catholique qui a introduit la première imprimerie. La visite pour les enfants (nous sommes les seuls) est absolument extraordinaire, ils pourront suivre toutes les étapes de la fabrication d’un livre, du choix de la peau de … mouton bien sûr, au rinçage, tannage,…évidemment, les enfants seront invités à se désinfecter les mains avec les fameuses solutions hydro alcooliques entre les ateliers! Ensuite, partie imprimerie, ils apprendront les étapes allant du choix des caractères d’imprimerie, à la presse puis à la reliure. Bref, une heure de visite à la fois passionnante et divertissante.

de quoi faire un bon pull

Le temps est venu pour nous de commencer la descente vers Auckland, le frère du capitaine et son amie doivent nous y rejoindre.

Le soir, nous prévoyons un apéritif à bord avec Lotus, Appel d’air et Manevai. La houle est présente, on sent les amis de Lotus peu tentés de se faire rincer en annexe… le temps de réfléchir à une solution de repli, nous voyons notre bateau chasser et se rapprocher amoureusement de son voisin.. grosse frayeur, heureusement le pire a été évité.

Le lendemain, aux aurores, au moment de lever l’ancre, je laisse le fil de la télécommande du guindeau s’enrouler autour de celui-ci…oh le retour de la boulette..j’ai vu le désespoir et l’abandon dans les yeux de mon mari…qui a réussi à réparer mes œuvres….

La récompense des lèves-tôt

Nous visons cape Brett connu pour sa jolie rando.

Malheureusement le mouillage est très rouleur, on continuera finalement jusqu’à Oakura: nous sortirons entre deux averses, les enfants ont bien saisi l intérêt de la capuche des sweats à …capuche. Cela ne les empêchera pas d’aller se baigner sous des torrents de pluie, une soudaine envie les a pris…

Oui, il y a bien des personnes sur les fils..

Nous continuons la descente et arrivons à Marsden Cove, dans la marina, pour nous mettre à l’abri d’un coup de vent annoncé pour le lendemain. En arrivant, les garçons auront la joie d’admirer un bateau du circuit Sail GP à l’entraînement… (admirez la précision … Greatwine est passé par là)avec 10 noeuds de vent, là où au mieux nous faisons du 6-7 noeuds, ils filaient à plus de 30! On avait intérêt à dégainer l’appareil photo rapidement.

Le lendemain, la pluie est torrentielle mais c’est surtout le vent qui nous inquiète, des rafales à 50 noeuds, ça dépote …

J’en profite pour aller à la poste pour poster un courrier important … en Martinique. J’y ai passé plus d’une heure a expliquer que oui, c’est bien en France mais… dans les Caraïbes… l’horreur. Dans le doute, j’ai opté pour le suivi du courrier.

Le jour suivant, la pluie est enfin partie arroser les contrées voisines, le soleil refait surface malgré un vent à décoller les moumoutes . Un photographe doit passer pour le bateau, prévoyants nous envoyons les enfants jouer au rugby avec le joli ballon qu’on vient de faire gonfler . Une première pour eux, ils ont les règles à peu près en tête: mêlée et courir en lançant en arrière l’engin. La mêlée tournera au drame, dans leur lancée, le tibia de Goldengirl se fera méchamment tacler. Les hurlements suffisent à convaincre la marina d’appeler les Secours et nous voilà toutes les deux parties dans une jolie ambulance.

Pas taillée pour le Rugby ma fille…

Je n’ai jamais vu ma fille souffrir autant, un crève cœur, chaque creux (et il y en avait quantité impressionnante, la route étant en travaux) sur la chaussée la faisait hurler, …Arrivées à l’hôpital de Whangarei, une bonne demie-heure plus tard, elle est prise en charge. Les antidouleurs commencent a faire effet mais sur des durées très courtes, je dois me battre pour qu’ils lui en remettent. Sans doute ai-je sous estimé son poids, pas de pèse personne depuis 2,5 ans, on y va au doigt mouillé. Un bébé viendra la consoler et lui redonner le sourire, le temps des radios et de la pose du plâtre,qui part des orteils jusqu’en haut de la cuisse.

On nous monte dans le service pédiatrique pour la nuit, la chambre a 4 lits occupés. Nous pouvons maintenant témoigner et attester que le ronflement des Maoris est proportionnel au gabarit…si Golden girl avait pu se lever, elle aurait étranglé le voisin et on serait aujourd’hui au fin fond d’une prison!

Évidemment toutes les deux heures, petit check de la température, tension… vous l’aurez compris, la nuit fut courte. J’ai quand même droit à un fauteuil, censé se déplier en lit mais qui se replie en son milieu dès que je bouge… ça fait mourir de rire ma fille , il semblerait que je bouge bcp! Je finis discrètement dans son lit sur un quart de côté !

Le plâtre est affreusement lourd, impossible pour elle de faire le moindre mouvement, la douleur est toujours là malgré les doses de morphine… petit moral. Les hommes nous rejoignent avec qq habits et de quoi survivre (comprendre adaptateur, chargeur, liseuse). Ils doivent partir le lendemain pour Auckland.

Les journées et les nuits s’enchaînent la douleur s’estompe peu à peu, nous faisons connaissance de nos petits voisins et papotons entre mamans. Certaines situations sont poignantes, difficile de voir des enfants souffrir .

J’arrive à m’échapper de l’hôpital le temps d’une balade… suis un peu en mode zombie mais le besoin de prendre l’air l’emporte. J’en profite pour acheter du fromage et du chocolat … le duo gagnant qui sera complété par du Nutella!

Ça envoie du rêve non?
Il y en a un qui se sent légèrement coupable… à vous de deviner lequel !

Catherine de Manevai passera deux fois voir la minette, les mains pleines, elle sera la grand-mère par procuration puisque connaissant bien les beaux-parents… quand on dit que le monde est petit. L’entraide ne s’arrête pas là, la famille nous aide à trouver un logement sur Auckland, impossible d’envisager un retour sur le bateau avec un plâtre pareil.

Grâce à Pacou et sa nuit consacrée à nous aider à trouver une solution, une famille nous accueille à bras ouverts, ira à la rencontre du capitaine à la marina et nous prêtera même une voiture pour me récupérer … nous sommes bouleversés par toute cette gentillesse.

Entre temps, le frère du capitaine est arrivé en bonne compagnie, les garçons ont tout géré comme des maîtres… à croire qu’ils se passent très bien de nous;))

Nous sommes enfin autorisées à partir, le capitaine emprunte la voiture des fameux enfants des amis des beaux-parents… faut suivre;) et vient nous chercher. La minette n’est pas pressée de partir , elle était à fond dans son atelier de décoration organisé par des bénévoles…J’aurais tout vu!!

Le soir les retrouvailles peuvent enfin avoir lieu, la vie est belle!

Trouvé en arrivant au bateau… pourvu que personne ne comprenne le français 😉

Le 24 au soir, après une jolie et courte messe à la cathédrale (non sans avoir noté au passage la désinfection des mains imposée aux distributeurs de la Communion!), nous nous retrouvons tous dans le petit appart’hotel où je loge avec Golden Girl (l’accès au bateau étant impossible pour elle sans parler de se mouvoir pour elle dedans). Nous savourons la joie de pouvoir être tous réunis et avons une pensée affectueuse et reconnaissante pour tous ceux qui travaillent ce soir.

Nous vous souhaitons à tous et du fond du cœur un Joyeux Noël et une merveilleuse année 2020!

Les quatre saisons au Vanuatu

Nous partîmes donc des Fiji la fleur au vent, le genaker fièrement hissé, filant à belle allure (ça reste un cata mais 8/9 noeuds de moyenne on est contents ), premier départ sans mal de mer généralisé… la fête !

Évidemment, au bout de 24 h, on ressort les patchs pour madame et les enfants regagnent leurs couchettes !

Ils sont quand même sympas et assurent les premiers quarts.

Pendant l’un de ces quarts, un poisson volant se nichera dans les bras de Numerobis, notre végétarien de service… qui n’en n’avait pas besoin pour être encore plus fishphobic;)

Au niveau de nos traînes, elles cassent toutes les unes après les autres, je soupçonne notre aîné d’y aller mollo mollo sur les noeuds…on ne l’appelle pas Georges la tortue (ceux qui sont passés par les Galapagos comprendront) pour rien.

On finira par arriver quand même à Port Vila, avant l’overtime qui ici compte triple! On aura entre temps retrouvé les kways au fin fond des cales, le temps n’est pas caniculaire et plutôt humide. Pour l’opération, il aura fallu brainstormé sévère pour retrouver où on avait bien pu les caser, le bateau n’est pas grand mais les recoins sont nombreux.

Glagla et humide … Grille pain improvisé

En mode escargot pour les lignes de traîne

Nous resterons quelques jours à Port Vila, non par attrait mais par contrainte météo. Un grain s’attarde, nous en profitons pour faire des courses, le marché est top, on y a même trouvé des framboises, vite exploitées.

Marmitons aux fourneaux

Les habitants sont sympas, et nous complètement déboussolés après nos dernières escales. Ils roulent « normalement » (à droite donc) mais parlent anglais plus que français, le type n’est plus du tout polynésien, mais mélanésien, très foncé (et les yeux des enfants n’en ressortent que mieux!) et sont généralement très sympas et prévenants!

Notre petit dernier qui est notre visa d’entrée, se fera offrir plein de jolis cadeaux qui nous rendront mal à l’aise quand on connait la grande pauvreté de ce pays, mais le sourire qui les accompagne est tellement chouette…

Heureusement qu’on a les pointes avant remplies de vêtements, matériel de pèche (on abandonne l’idée peu à peu de convertir les enfants au poison) ou médicaments à offrir.

Il ne fait vraiment pas beau ces premiers jours, le dimanche, nous allons à la messe, c’est décidé ! L’assistance est à 90% féminine et si on vous dit que trois enfants étaient baptisés ce jour là, vous aurez une idée pour qui  venait les 10% restants ! Finalement, les lieux de culte sont vraiment intéressants pour découvrir les autres cultures, les chants en français et en anglais (soyons honnêtes, on ne faisait pas forcément la différence ) étaient vivants et entraînants.

Le temps ne s’arrangeant pas, nous irons explorer les environs de Port Vila et le Secret Garden sera notre étape du jour.

L’endroit retrace l’histoire des Vanuatu et de sa civilisation. Il y a très longtemps (aus yeux des enfants, en fait moins de 40 ans…), nos amis étaient encore cannibales et avaient des pratiques pour le moins…. brutales! Les enfants au retour regarderont le chauffeur différemment ! Les dessins explicites les amuseront beaucoup et ils prendront un gros coup de chaud en apprenant que le boa dont on cherchait la trace dans sa cage avait été remis en liberté le matin même !!

Classe la sculpture!

Nous profiterons enfin d’une fenêtre météo favorable pour nous envoler vers le nord de l’archipel. Les reliefs sont bas et très verts, nous essaierons plusieurs stops mais serons dissuadés par les mangroves et leurs potentiels habitants reptiliens.

Nous nous poserons sur l’île de Wala. Notre petit dernier se fera rapidement la malle en voyant plein d’amis jouer sur le ponton en face. Il reviendra de temps en temps en pirogue taille enfant vérifier que nous ne prenons pas le goûter sans lui…

Nous visiterons le lendemain l’île avec un guide improvisé mais qui connaissait chaque plante et qui me demandait de traduire tout ce qu’il disait (avec un anglais approximatif et une seule dent, je confesse avoir beaucoup brodé …!).

La partie la plus amusante fut la découverte du Marae où les morts participaient à leur façon…(enterrés avec juste la tête qui dépasse). Une étape a été évitée, l’île ayant été un repère de cannibales jusque à peu… sans doute « scary » pour les enfants d’après notre guide…j’ai un peu improvisé sur les rites d’initiation des jeunes hommes et des conséquences parfois mortelles des circoncisions.

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Cache ta joie Numerobis…

Zen, soyons zen…

Quelques morceaux de bois et des heures de jeu

Les enfants s’amuseront bien sur cette île, mais le temps passe et nous repartons pour Luganville, sur l’île de Spiritu Santo.

Nous y rencontrons Pandora, bateau avec un jeune couple et leur bébé, dont nous avions fait connaissance à Niué.

Évidemment notre fille propose de baby-sitter le petit bonhomme, ce qui ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. En effet, le lendemain, Hugo le papa passera confirmer la baby-sitter et surtout partira à la recherche d’une bague de fiançailles! Belle occasion de demander en mariage sa future femme, il fabriquera une bague de fortune avec un morceau de chandelier!

Nous remontons Spiritu Santo vers le nord, mouillons à Peterson bay à côté de Oyster Island. Les hasards du voyage font que nous tombons sur le bateau Mirabella rencontré aux Galápagos et retrouvés aux Marquises, incroyable !

Il est possible de remonter en annexe les rivières et au bout de quelques milles de jungle, un blue Lagoon s’offre à nous, superbe!

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Cristallin

Nous continuons notre remontée jusqu’à Champagne beach, la plus jolie plage des Vanuatu à notre goût, le mouillage est entre des têtes de corail, un peu chaud mais qui a le mérite de nous rendre solitaires sur ce mouillage. Les autres bateaux (peu nombreux il est vrai!) préférant mouiller sur la plage d’à côté .

Clin d’œil à parenthèse antillaise

Nous irons tester le snack de la plage, sympathique mais très long… d’autant plus que nous n’avions pas compris qu’ils attendaient les assiettes déjà servies pour les laver et apporter la suite!

Évidemment, le champagne fut de sortie le soir, 16 ans de mariage civil à fêter, toutes les occasions sont bonnes:)

La patronne du snack me proposera d’aller faire un plein à Luganville le lendemain, j’accepte bien volontiers et nous voila partis avec Greatwine et GG. Ils iront à l’arrière du truck et auront les fesses en compote à l’arrivée, 1h30 plus tard!

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La dolce vita version Vanuatu

Le paysage est surprenant, des champs à l’infini de coco alignés! A un moment, ces derniers seront remplacés par des champs de Koro (arbres à sucre) dont le fruit est réputé pour ses vertus médicinales bien comprises par les chinois qui étaient en train de construire une (et manifestement unique ) usine.

Le lendemain, nous partons pour Olry Bay, notre coup de cœur. Un mouillage dans des eaux à nuances de bleus incroyable (après plus de deux ans de voyage, nous n’en revenons toujours pas) et un village du bout du monde, francophone donc catholique ou bien l’inverse! Nous allons à la rencontre du dispensaire (poignant de voir les consultations enfants à 50 vatus, soit… 30 cents). La pauvreté nous impressionne, après prise de contact avec le père (trois prêtres pour 3000 habitants, qui dit mieux?), nous allégeons allègrement le bateau des 3/4 de notre trousse à pharmacie et de tout ce qui peut être utile.

Un des restaurants sur la plage propose des crabes de coco. Depuis le temps que j’en entends parler, je craque et en commande, tout en demandant quand il a été péché…. la blonde dans toute sa splendeur, le crabe de coco s’attrape au piège à terre évidemment! D’un autre côté, on a dénombré au moins 4 couleurs à ma chevelure ! Racines noires ou blanches, reflets roux (promis, je ne me charierai plus beau-papa) et mèches franchement blondes!

Après ces quelques jours dans ce bel endroit, nous profitons d’une fenêtre favorable pour s’approcher des îles de l’est. Nous ferons une escale sous le volcan de Aoba après avoir fait des ronds dans l’eau, enfin plutôt des bords carrés voire des angles un peu trop aigus à mon goût…

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À Maewo, nous nous arrêterons à Asanvari profiter de la jolie cascade et devrons repartir assez vite pour Pentecost, avec une nav toujours sportive en terme de vent et de houle.

On visite le village de Loletong, côté anglophone et anglican puis catholique et francophone à Latano . Dans ce dernier on a la chance de rencontrer Sylvain qui nous emmènera dans la maison communale pour une conversation super intéressante ainsi qu’avec le chef.

Ils étaient désolés de ne pas avoir préparé de Kava… sans regrets pour nous quand on sait qu’ils le font très fort et surtout dans les règles de l’art (avec mélange et partage de crachats). D’un autre côté comme ce sont les hommes qui le boivent, je me serais bien amusée à observer le capitaine voire Greatwine qui commence à jouer dans la cour des grands.

En repartant, Sylvain nous demande  si nous avons des manuels scolaires, les enfants sont ravis de participer avec leur livre recap par année qui complète le CNED en cas d’ennui 😉

Le soir, en prenant de la purée (je précise) mon implant dentaire se fait la malle! Heureusement que j’avais gardé le kit dentaire d’urgence, Greatwine était prêt à me faire mon ciment dentaire à l’epicol…

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En faisant un snorkeling, je me rends compte qu’un dudong (autrement appelé vache des mers) me suit paresseusement… Dieu que ces bestiaux sont disgracieux. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se moque de la charité! Il m’aura quand même fait une belle frayeur sur le coup.

Nous repartons de Pentecost, direction les Masquelynes. Pendant la nuit, au large d’une île, j’aurai l’émotion de voir la fusion d’un volcan se détacher dans le noir, incroyable.

On s’arrêtera deux jours aux Masquelynes, vider un peu plus (quand y en a plus…), le bateau pour une famille de pêcheur qui nous a touchés, cela nous a fait drôle de les voir habillés en 6Gone !

Nous partons pour Port Vila… la nav est atroce, vent de face, impression que tout va casser… sans parler du mal de mer qui s’incruste toujours .

A Port-Vila, grande émotion toujours sur le registre dentaire pour triple A: enfin une de ses quenotte s’est décidée à bouger, à la veille de ses 7 ans, elle pouvait. Le cri du cœur est venu de son propriétaire « dire que cela fait deux ans que j’attends ce moment »!  Depuis, il la titille sans cesse de la langue et refuse tout aliment dur… ah les hommes et le seuil de douleur…

La dernière étape de profile, nous quittons Port-Vila pour le sud et l’île de Tanna et son célèbre volcan Yasur.

Celui-ci se mérite, nous devons déjà atteindre l’île avec des vents légèrement contrariants.

Une fois arrivés, un seul mouillage possible, nous allons à terre nous renseigner, une voiture est prévue pour le lendemain 14:00, top. La nuit arrive et des trombes d’eau se déversent du ciel, nous rappelant les averses caribéennes. Sauf que présentement, cela dure toute la nuit, et là où le seau se remplissait au maximum de 5/6 cms, il débordera…du jamais vu.

Au petit jour, le capitaine ira à terre pour apprendre que la route n’est plus praticable…. nous attendrons donc le lendemain pour la visite, les habitants ayant passé la journée à colmater ce qui pouvait l’être.

Mercredi donc, le soleil est enfin de retour, l’excitation à son comble. Petit moment nerveux quand Greatwine a dû enfiler un jean laissé par un de ses oncles ainsi que prendre les chaussures de son père… je m’étais arrêtée à la taille 12 ans, et malgré ses tentatives, ça ne passait pas! Bref, grosse négociation de sa part pour éviter le ridicule mais aucune réception favorable notre part. J’ai moi même du négocier avec le capitaine pour qu’on prenne en plus des pulls, les kways des enfants ainsi que des frontales sans oublier la bouteille Thermos!

Une voiture nous attend donc, nous nous installons dans le coffre et là…. on a senti passer nos années et nos vertèbres ont eu la tremblote! 1h sur une piste guère praticable, … fallait vraiment qu’il se mérite le volcan!

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et c’est parti

Une fois arrivés sur place, l’organisation du parc prend le relais, un petit côté Disneyland déroutant (le prix l’est également…). Un groupe francophone est formé, et nous voilà tous partis à l’assaut de la bestiole.

Les gargouillis qui s’échappent nous amusent puis nous effraient, les oreilles en décompressent ! Nous sommes sur la crête du volcan, évidemment du bon côté du vent, qui va droit sur le bateau, bonjour les cendres à nettoyer (mon esprit pratique …et un brin maniaque?).

Le spectacle du coucher de soleil est magnifique, la lave commence à surgir,… un feu d’artifice en live, un peu effrayant.

Nous en prenons plein les yeux, le nez aussi (heureusement des masques sont prévus. Golden Girl le fera tomber dans le cratère, j’ai vu le moment où elle se précipitait pour aller le chercher !).

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Heureusement que nous sommes dubon côté pour le vent!
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Vous voyez le pont blanc? Le masque de GG!
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Feu d’artifice en live
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pas besoin de leur demander de sourire;)

Et là est venu le moment de grâce quand les enfants ont réalisé que les couches de vêtement ainsi que les chaussures n’étaient pas vraiment inutiles…. sans parler des frontales sur le chemin du retour.

J’avais en revanche prévu les chamallows à faire griller sur la lave… succès mitigé!!

Le retour fut tout aussi cabossé qu’à l’aller, le froid en plus mais des étoiles plein les yeux!

Nous quittons donc les Vanuatu sur cette belle aventure et expérience.

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C’est un archipel étonnant, touchant et contrasté. Nous avons hâte maintenant de découvrir la Nouvelle-Calédonie.

Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

Tous aux abris aux Tonga

Nous partons donc de Niué et continuons notre avancée dans le farwest. La navigation se passe bien, bien que la houle soit toujours contrariante. Une poêle de courgette se fera la malle (qui a dit qu’un cata était stable…?), sous le regard totalement indifférent des enfants .

Une jolie dorade se rendra après une longue heure à se battre et à se débattre , nous n’avions même plus de rhum pour l’endormir en plus, la misère … on appréciera quand même cette arrivée de frais !

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Pas envie de m’y coller…. vive le capitaine. Pas certain qu’il m’aide à le dépiauter.
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Heureusement triple A m’aide avec ses outils

Nous arrivons aux Tonga en trois jours, enfin quatre si on croit nos calendriers! Et oui, nous perdons une journée en changeant de fuseau, celui de vaisselle le jour perdu était ravi! En revanche , on avait indiqué à nos amis d’Esploristo une arrivée mercredi qui s’est avérée être jeudi.. jour de leur départ…. boulets un jour, boulets toujours!

L’arrivée est surprenante, nous avons l’impression d’entrer dans un fjord norvégien (sans y avoir jamais mis les pieds). Nous rejoignons la cale des autorités du village de Neiafu…en pétochant sec, obligation de s’y mettre, le ponton est très haut , la mer formée  et le béton peu accueillant. On y va à la vitesse de l’escargot, la houle nous portant naturellement , et même un peu trop naturellement, sur le ponton. Deux pêcheurs viendront nous aider , nous aurons beau avoir mis tous nos pare-battages, le bateau couine sec et se colle un peu trop près au béton à mon goût!

A ce moment là , arrive Esploristo venu faire ses formalités de sortie, à notre tour de les aider.

Super de les voir, ne serait-ce que deux heures, rendez-vous est pris au Fidji.

Une fois les 20 feuilles de formalités remplies pour les douanes, la visite du « quarantine officer » (en gros, il a un bel uniforme, nous taxe et repart avec la poubelle), les visites du médecin et de l’immigration, nous voilà prêts à visiter l’île .

En chemin, nous croiserons de nombreuses tombes au bord de la route, comme à Niué , des cochons, et surprise locale ..des hommes en jupe ceinte par une sorte de pagne tressée, qui blufferont les enfants.

Décor de bord de route….
Carnaval d’enfants

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Nous partons à l’assaut du mont Talau, et croisons sur le chemin des néo-zélandais ayant abordé allègrement le troisième âge en revenir crevés et crottés ..176 ou 1760 (?) steps nous préviennent-ils, attention aux glissades …les enfants ne comprenant l’anglais que quand ils le veulent bien s’inquiètent et commencent à négocier le nombre de bonbons…A tort, un quart d’heure plus tard nous serons au sommet!

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Au retour de ce long périple, nous irons déjeuner au Mango, restaurant situé sur une cale et on y retrouvera comme à celui du Marin, une ambiance de voileux sympa bien qu’entièrement anglophone maintenant. Les enfants commandent une pizza végétarienne . Quand elle arrivera avec des carotte et des pois fluos, bonjour la déception ! Parents indignes que nous sommes, étions morts de rire .

C’est à cette occasion que nos 2 derniers enfants nous feront part de leur particularité semble-t-il unique: ils possèdent deux estomacs: un salé, un sucré… pas besoin que celui de salé soit plein, celui du sucré a toujours de la place pour le dessert… nous voilà sauvés , enfin eux surtout qui pourront dévorer des bananas splits après avoir mystérieusement calé sur le salé…

Le mouillage du village étant infesté d’énormes méduses impossibles à louper, nous partons rapidement explorer les îles alentour.

Elle sont très belles, avec des falaises à fleur d’eau propices à de beaux snorkling. La flotte de bateaux présents au Tonga est importante mais finalement il y a assez de bouées pour tous. En revanche les cartes open cpn ne sont absolument pas fiables, elles envoient directement dans le décor.

Après Port Maurelle qui nous rappellera Tahuata aux Marquises , nous irons explorer Kapa Island puis à Nuku Island, les plus jeunes iront jouer deux après-midi entiers avec les jeunes du village et reviendront avec clémentines et des cocos qu’on utilisera pour cuire le riz, faire des flans et autres poissons à la tahitienne, les possibilités sont infinies! Les cocos ont en plus le bon goût de ne pas être trop fortes.

1, 2, 3….
Soleil!
A la découverte des grottes sous-marines

Port Maurelle
Nous refusons toujours les bestioles à bord… bien essayé!

Nous revenons à notre premier mouillage que nous avions bien apprécié, port Maurelle: au cours de sorties aquatiques j’y croiserai de drôles de bestioles, un requin tacheté de jaune qui semblait heureusement dormir, la première (et j’espère dernière) pieuvre …effrayante avec des tentacules de plus d’un mètre et beaucoup plus sympathiques, des langoustes, des tortues et des étoiles de mer.

Le jour auquel nul n’échappe chaque année arrive également pour moi. Je n’ai rien fait de la journée, enfin, si un peu fait ma cheftaine mais eu la joie de me faire servir dès le petit déjeuner au lit!

Un superbe dîner apéritif avec tout ce que j’aime m’attendait le soir, les gougères, le foie gras, l’etorki et les babas au rhum seront vite avalés .

je rêve ou j’ai des oreilles de lapins?

Une jolie carte avec les photos de toute la famille parents et beaux parents compris accompagne maintenant mes nuits!

Ca sent la maman qui a exigé des photos à 6 pour son anniversaire!

Une des attractions des Tonga se situe dans la visite des grottes sous marines, nous irons donc à sSwallows cave and Mariners cave avec l’annexe, superbes.

Une grosse dépression est prévue pour le week end, nous ne résistons pas à passer la journée de jeudi à Mounu Island . Une île paradisiaque, tenue par une néo-zélandaise. Le beau resort qu’elle tient est fermé mais elle nous propose de passer prendre un verre pour apprécier le sunset. Nous serons rejoints par le bateau australien qui mouille à côté de nous et finirons par tous partager un grand dîner avec les spécialités de chacun (on a apporté foie gras/chutney d’échalote et vin rouge), les australiens (4 hommes en goguette pour deux semaine sans femmes ) des plats sous vides un peu bizarres et l’équipe du resort cuisinera deux magnifiques poissons… on a du mal a se faire aux accents mais cela restera une des soirée les plus extra de notre voyage !

Nous repartirons à regret le vendredi matin, le vent soufflant déjà fort, en se promettant d’y retourner dans une autre vie.

Les bouées commencent à être prises d’assaut au village de Niafu. Nous les trouvons peu espacées, mais ferons avec. Les trois jours qui suivront seront ponctuées de rapides sorties à terre entre deux gouttes, on testera les autres restaurants avec délectation, le coût de la vie nous semble deux fois moins cher qu’en Polynésie !

Triple A n’en finira plus de faire de constructions, inventions et autres arts Gaston Lagafesques.

Oeuvre

L’adolescence rendrait Greatwine frileux des pieds, il ne quitte plus ses chaussettes, niveau glamour on atteint les abysses! Numerobis et Golden Girl s’écharpent à coups de griffe et noms d’oiseaux, ambiance … triple A a beau leur répéter sagement que « la violence ne résout rien », cela ne semble pas bien efficace.

La dernière trouvaille des fabulous four: faire des parties de football dans les coursives … inutile de préciser que dans ces conditions,  je file sur le flydesk avec mon enceinte audio.

Dimanche, victoire, on motive tout le monde pour la messe, je repère sur internet les horaire en anglais, 11h. Il s’avéra qu’elle était à 10 h tant pis, on assistera à la dernière demi heure (en Tongais). Nous avions été marqués par les chants marquisiens, là nous sommes soufflés . Des chants polyphoniques, se répondant homme/femme , sans aucun support bien sûr et d’une harmonie … oh my God effect! C’était bluffant, effet dresseur de poil garanti !

Un dernier déjeuner au Mango, sans pizza cette fois, et nous nous préparons à partir toujours un peu plus dans le far west.

Les bateaux sortant du territoire sont obligés d’accoster au fameux quai . Lundi, nous irons donc nous y mettre sans trop d’enthousiasme pour y passer encore des moments à faire des lignes d’écriture.

Rendez vous aux Fidji dans 4 jours!