Bula les amis! (Fiji- Juillet 2019)

Arriver aux Fiji nous prendra 3 jours de navigation : le premier, nous filons à 8 noeuds en moyenne puis … plus rien , de rien, au point de reculer …rageant !

On arrive, au loin les massifs Fidjéens

Nous venons à bout de cette traversée et faisons escale à Savusavu pour y remplir les formalités .

Nous sommes surpris par la population qui est un mélange Afro-Indien, avec peu de Maori dans cette partie de l’archipel. Comme en Inde, il faut bien faire attention où on met ses pieds, la notion de route et de trottoir a disparu, la pauvreté est palpable. Heureusement le grand sourire des enfants est toujours présent .

Encore une fois, comme en Inde, c’est le parcours du combattant pour venir à bout des couches administratives, j’y passerai une journée à arpenter la ville, le nez sur maps. me avec mes petits papiers en main! Les bâtiments ne paient pas de mine, pas facile de deviner que derrière une façade délabrée se cache le ministère de la santé .

Aux Fiji, lors des visites dans les villages, la coutume exige que l’on vienne avec des racines de Kuva pour y accomplir le cérémonial du Sevu Sevu. Le Kuva est une racine aux vertus spéciales, classé dans les narcotiques. Le capitaine demandera, sous mes yeux furibards, où on peut en trouver au douanier!!… autant lui demander de le fumer avec nous !!

Cela le fait bien rire et nous envoie au marché. Golden Girl et moi, telles Perrette et le pot au lait, partons la fleur au fusil à la recherche de la plante euphorisante. Impossible de mettre la main dessus, nous interrogeons une vieille dame, puis un monsieur qui hurle à travers le marché (aux odeurs toutes indiennes également ). On fait bien rire l’assistance qui nous balade d’étal en étal et enfin nous trouvons notre bonheur. La marchande insiste sur le Kuva à 20$, bien mieux vu que celui à 15…sans blague!

On se sert des enfants comme mules à Kuva!

Nous testerons quelques restaurants et celui que aura le plus la côte est issu d’une chaîne coréenne!

Miantenant, plus de risques, on prend des breakfasts à toute heure

Nous partons vite, impatients de découvrir les îles où ont été tournés tous ces épisodes de Koh Lanta!

Nous repartons pour un jour et une nuit de nav… et c’est à cette occasion que nous mettons enfin un nom sur la sensation que nous éprouvons depuis notre départ quand on sort de plusieurs navs de nuit, légèrement nauséeux, dans le coltard, ne sachant plus quel jour on est ni comment on s’appelle…en fait ça ressemble très fortement aux premières semaines suivant une naissance !

Nous arrivons sur l’archipel de Yasawa, magnifiques îles, le temps est de la partie, c’est super.

Évidemment sur la première île, nous débarquons le Kuva au fusil. À terre nous sommes accueillis par un groupe de militaire en stage de survie… nous sommes sur la bonne île!

Nous recherchons le chef, un monsieur se présente, nous lui donnons, émus, notre offrande. Il nous propose une visite du village. Arrivés à une cahute fermée, il envoie le Kuva sous nos yeux affligés par la fenêtre… le chef n’est pas au village actuellement… on est dégoûtés !

Il s’invite le soir avec 3 copains à bord… on accepte sur le coup tout en se disant ensuite que c’est peut être louche! On planque deux trois trucs et l’attendons donc. Finalement il viendra seul et repartira ravi avec des piles et des leurres de pêche. Il propose aux deux plus jeunes d’aller à l’école le lendemain. Nous acceptons pour eux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre !

Yo men….

Le lendemain, nous prenons donc le chemin de l’école, la maîtresse nous attend et nous présente ses élèves.

Jusqu’il y a un an, ils devaient aller à l’école à 17 kms à pied….aller et retour. Une sri lankaise de passage a offert de construire une école au village et depuis un an, c’est la joie pour tous.

Quelle est jolie cette école!

Les enfants se présentent, chantent et nous laissons nos deux lascars!

Nous les retrouvons grands sourires scotchés, ils se sont beaucoup amusés bien que n’ayant pas compris grand chose. Triple A a trouvé cette expérience géniale, il avait impression d’être tout le temps en vacances … et oui, quand la maîtresse corrige, elle n’a pas qu’un élève et notre gredin en profitait largement pour se détendre! On n’ose imaginer le retour en terre inconnue que sera l’école française…

L’après-midi des enfants est consacré à la visite du bateau militaire, bref super journée .

Nous les quittons à regret et poursuivons notre route vers le sud. Nous apprécions ces belles îles quasi-sauvages, faisons connaissance d’équipages portugais et néo-zélandais. Les températures grimpent et les snorkelings sont très beaux.

les eaux du Pacifique sont toujours aussi belles

Nous arriverons aux Mamanuca Islands pour y retrouver Esploristo. Les derniers jours le vent du sud (de ce côté du globe, croyez nous, ce n’est pas signe de chaleur) forcit et les températures s’en ressentent (amusant quand on sait qu’il fait très chaud en Europe à ce moment-là).

Pas grave, nous découvrons Musket Cove, petit paradis pour les enfants et leurs parents. En gros une île « resort » accueillant les plaisanciers gratuitement, à nous les piscines et autres jeux gonflables. Des coins apéritifs avec braséro sont organisés sur la plage, sans oublier les transats et hamacs.. Cela fait un bien fou à tous!

Nous profitons à Denarau de mon cadeau d’anniversaire… une nuit dans un hôtel avec pour seule contrainte : une baignoire! Ridicule et sans doute pas très écolo, mais mon Dieu que ce fût bon!! En bons parents indignes nous avions abandonné, après les avoir laissés jouer dans les piscines, les enfants à bord (mouillage quasi face à l’hôtel) et emporté la VHF. Un téléphone avec Iridium en secours.

Le lendemain, nous émergeons de notre cocon et horreur, impossible de retrouver la VHF… nous envoyons un mail sur l’iridium, pas de réponses….

Obligés d’aller à pied à la Marina pour essayer de les contacter, toujours rien…puis vers 11:30, un message laconique arrivera pour savoir quand ils devaient venir nous chercher… bon, au final, ils avaient mis la VHF au minimum, trop bruyante et pour le reste…. en mode souris dansantes en absence de félins!

Au retour nous repasserons quelques jours avec Esploristo, le temps est venu d’aller au Vanuatu !

Bonnes vacances à tous ceux qui en ont et bon courage aux autres!

À la Une

Tous aux abris aux Tonga

Nous partons donc de Niué et continuons notre avancée dans le farwest. La navigation se passe bien, bien que la houle soit toujours contrariante. Une poêle de courgette se fera la malle (qui a dit qu’un cata était stable…?), sous le regard totalement indifférent des enfants .

Une jolie dorade se rendra après une longue heure à se battre et à se débattre , nous n’avions même plus de rhum pour l’endormir en plus, la misère … on appréciera quand même cette arrivée de frais !

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Pas envie de m’y coller…. vive le capitaine. Pas certain qu’il m’aide à le dépiauter.

 

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Heureusement triple A m’aide avec ses outils

Nous arrivons aux Tonga en trois jours, enfin quatre si on croit nos calendriers! Et oui, nous perdons une journée en changeant de fuseau, celui de vaisselle le jour perdu était ravi! En revanche , on avait indiqué à nos amis d’Esploristo une arrivée mercredi qui s’est avérée être jeudi.. jour de leur départ…. boulets un jour, boulets toujours!

L’arrivée est surprenante, nous avons l’impression d’entrer dans un fjord norvégien (sans y avoir jamais mis les pieds). Nous rejoignons la cale des autorités du village de Neiafu…en pétochant sec, obligation de s’y mettre, le ponton est très haut , la mer formée  et le béton peu accueillant. On y va à la vitesse de l’escargot, la houle nous portant naturellement , et même un peu trop naturellement, sur le ponton. Deux pêcheurs viendront nous aider , nous aurons beau avoir mis tous nos pare-battages, le bateau couine sec et se colle un peu trop près au béton à mon goût!

A ce moment là , arrive Esploristo venu faire ses formalités de sortie, à notre tour de les aider.

Super de les voir, ne serait-ce que deux heures, rendez-vous est pris au Fidji.

Une fois les 20 feuilles de formalités remplies pour les douanes, la visite du « quarantine officer » (en gros, il a un bel uniforme, nous taxe et repart avec la poubelle), les visites du médecin et de l’immigration, nous voilà prêts à visiter l’île .

En chemin, nous croiserons de nombreuses tombes au bord de la route, comme à Niué , des cochons, et surprise locale ..des hommes en jupe ceinte par une sorte de pagne tressée, qui blufferont les enfants.

Décor de bord de route….

 

Carnaval d’enfants

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Nous partons à l’assaut du mont Talau, et croisons sur le chemin des néo-zélandais ayant abordé allègrement le troisième âge en revenir crevés et crottés ..176 ou 1760 (?) steps nous préviennent-ils, attention aux glissades …les enfants ne comprenant l’anglais que quand ils le veulent bien s’inquiètent et commencent à négocier le nombre de bonbons…A tort, un quart d’heure plus tard nous serons au sommet!

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Au retour de ce long périple, nous irons déjeuner au Mango, restaurant situé sur une cale et on y retrouvera comme à celui du Marin, une ambiance de voileux sympa bien qu’entièrement anglophone maintenant. Les enfants commandent une pizza végétarienne . Quand elle arrivera avec des carotte et des pois fluos, bonjour la déception ! Parents indignes que nous sommes, étions morts de rire .

C’est à cette occasion que nos 2 derniers enfants nous feront part de leur particularité semble-t-il unique: ils possèdent deux estomacs: un salé, un sucré… pas besoin que celui de salé soit plein, celui du sucré a toujours de la place pour le dessert… nous voilà sauvés , enfin eux surtout qui pourront dévorer des bananas splits après avoir mystérieusement calé sur le salé…

Le mouillage du village étant infesté d’énormes méduses impossibles à louper, nous partons rapidement explorer les îles alentour.

Elle sont très belles, avec des falaises à fleur d’eau propices à de beaux snorkling. La flotte de bateaux présents au Tonga est importante mais finalement il y a assez de bouées pour tous. En revanche les cartes open cpn ne sont absolument pas fiables, elles envoient directement dans le décor.

Après Port Maurelle qui nous rappellera Tahuata aux Marquises , nous irons explorer Kapa Island puis à Nuku Island, les plus jeunes iront jouer deux après-midi entiers avec les jeunes du village et reviendront avec clémentines et des cocos qu’on utilisera pour cuire le riz, faire des flans et autres poissons à la tahitienne, les possibilités sont infinies! Les cocos ont en plus le bon goût de ne pas être trop fortes.

1, 2, 3….

 

Soleil!

 

A la découverte des grottes sous-marines

Port Maurelle

 

Nous refusons toujours les bestioles à bord… bien essayé!

Nous revenons à notre premier mouillage que nous avions bien apprécié, port Maurelle: au cours de sorties aquatiques j’y croiserai de drôles de bestioles, un requin tacheté de jaune qui semblait heureusement dormir, la première (et j’espère dernière) pieuvre …effrayante avec des tentacules de plus d’un mètre et beaucoup plus sympathiques, des langoustes, des tortues et des étoiles de mer.

Le jour auquel nul n’échappe chaque année arrive également pour moi. Je n’ai rien fait de la journée, enfin, si un peu fait ma cheftaine mais eu la joie de me faire servir dès le petit déjeuner au lit!

Un superbe dîner apéritif avec tout ce que j’aime m’attendait le soir, les gougères, le foie gras, l’etorki et les babas au rhum seront vite avalés .

je rêve ou j’ai des oreilles de lapins?

Une jolie carte avec les photos de toute la famille parents et beaux parents compris accompagne maintenant mes nuits!

Ca sent la maman qui a exigé des photos à 6 pour son anniversaire!

Une des attractions des Tonga se situe dans la visite des grottes sous marines, nous irons donc à sSwallows cave and Mariners cave avec l’annexe, superbes.

Une grosse dépression est prévue pour le week end, nous ne résistons pas à passer la journée de jeudi à Mounu Island . Une île paradisiaque, tenue par une néo-zélandaise. Le beau resort qu’elle tient est fermé mais elle nous propose de passer prendre un verre pour apprécier le sunset. Nous serons rejoints par le bateau australien qui mouille à côté de nous et finirons par tous partager un grand dîner avec les spécialités de chacun (on a apporté foie gras/chutney d’échalote et vin rouge), les australiens (4 hommes en goguette pour deux semaine sans femmes ) des plats sous vides un peu bizarres et l’équipe du resort cuisinera deux magnifiques poissons… on a du mal a se faire aux accents mais cela restera une des soirée les plus extra de notre voyage !

Nous repartirons à regret le vendredi matin, le vent soufflant déjà fort, en se promettant d’y retourner dans une autre vie.

Les bouées commencent à être prises d’assaut au village de Niafu. Nous les trouvons peu espacées, mais ferons avec. Les trois jours qui suivront seront ponctuées de rapides sorties à terre entre deux gouttes, on testera les autres restaurants avec délectation, le coût de la vie nous semble deux fois moins cher qu’en Polynésie !

Triple A n’en finira plus de faire de constructions, inventions et autres arts Gaston Lagafesques.

Oeuvre

L’adolescence rendrait Greatwine frileux des pieds, il ne quitte plus ses chaussettes, niveau glamour on atteint les abysses! Numerobis et Golden Girl s’écharpent à coups de griffe et noms d’oiseaux, ambiance … triple A a beau leur répéter sagement que « la violence ne résout rien », cela ne semble pas bien efficace.

La dernière trouvaille des fabulous four: faire des parties de football dans les coursives … inutile de préciser que dans ces conditions,  je file sur le flydesk avec mon enceinte audio.

Dimanche, victoire, on motive tout le monde pour la messe, je repère sur internet les horaire en anglais, 11h. Il s’avéra qu’elle était à 10 h tant pis, on assistera à la dernière demi heure (en Tongais). Nous avions été marqués par les chants marquisiens, là nous sommes soufflés . Des chants polyphoniques, se répondant homme/femme , sans aucun support bien sûr et d’une harmonie … oh my God effect! C’était bluffant, effet dresseur de poil garanti !

Un dernier déjeuner au Mango, sans pizza cette fois, et nous nous préparons à partir toujours un peu plus dans le far west.

Les bateaux sortant du territoire sont obligés d’accoster au fameux quai . Lundi, nous irons donc nous y mettre sans trop d’enthousiasme pour y passer encore des moments à faire des lignes d’écriture.

Rendez vous aux Fidji dans 4 jours!

Belle escale à niouquoi? Niué!

L’aventure polynésienne prend fin début juin avec l’anniversaire du capitaine.

Le temps est venu de dire au revoir à nos amis. Quoi de mieux que le lagon de Bora pour se quitter ?

Après deux soirées ludiques (comprendre Times’upesques), arrosées au Champagne et au vieux rhum de Julien , nous sommes prêts à partir.

Une chose est sûre, ce n’était qu’un au revoir. On retrouvera Lotus sans doute en Nouvelle-Zélande, Zingaya sur les plages normandes sans oublier nos voisins de Fakarever ici (ah ah) ou ailleurs.

Une dernière sortie en dérivante dans le lagon de Bora est organisée, les raies nous offriront un joli ballet d’adieu…

Nous partons enfin, en passant quand même déposer la robe (puis le slip histoire de faire durer le plaisir) oubliés par Violette sur le bateau!

Le vent s’annonçait guilleret, il a fait flop à peine sortis du lagon… 24 h avec un vent à 5 noeuds, je vous laisse imaginer la déprime à bord. Heureusement , progressivement le vent s’établira autour de 15 noeuds, le parasailor a été notre ami pendant quasiment toute la navigation, parfait ? Oui, à un détail près, la houle de travers qui nous mettait le cœur au bord des lèvres, cela aurait été trop facile.

Les habitudes de traversée sont vite reprises, on apprécie la présence des enfants qui assurent les premiers quarts, voire en abusent , entre la musique et les séries, le temps passe beaucoup plus rapidement.

Avec le capitaine, on se relaie le restant des nuits, la lune sera une belle compagne qui nous éclairera , seuls quelques grains viendront s’immiscer et une tempête sera évitée par le capitaine grâce au radar.

Ce dernier étant bizarrement toujours éteint quand je prenais mon quart… message subliminal pour m’encourager à rester éveillée? En fait je mets un minuteur sur 10’ minutes…m’endors… bip bip…coup d’œil circulaire…me rendors et limite récupère mon rêve …bip bip..

Ce qui fait que les enfants voire le capitaine, ressentent le besoin régulier de tester ma fiabilité et sont persuadés que je ne fais que dormir pendant mes quarts…Forcément la probabilité de tomber pendant mes phases d’éveil sont à peu près nulles.

Niveau poisson, une belle dorade se fera la malle, dommage mais l’idée de jouer à la bouchère avec cette houle ne me tentait pas plus que ça.

En arrivant à proximité de Niué, il semblerait (5 témoins l’attestent) que nous ayons croisé une baleine… ne peux me prononcer, je n’ai rien vu et suis un poil vexée. Cela fera de l’animation car au niveau bateaux, on n’en a croisé aucun!

Nous voilà donc à l’approche de Niué pour une jolie escale de 3 jours. De loin on dirait une crêpe culminant difficilement à 45 mètres, ou plutôt un pancake, n’oublions pas que nous entrons dans la partie anglo-saxonne du Pacifique.

La navigation aura quand même duré 9 jours, sachant qu’on a fait durer le plaisir jusqu’au bout en faisant des ronds dans l’eau devant l’île la dernière nuit, ne voulant pas tenter le diable sur l’arrivée rocailleuse. Quand on aime… on compte un peu quand même surtout les enfants mais on ne joue pas sur la sécurité !

En fait les bouées posées par le Yacht club (le plus petit au monde ) sont sécurisées et l’arrivée de nuit y aurait pu être envisagée.

Il n’y a que ce mouillage qui est autorisé avec une quinzaine de bouées (quand l’ARC passe, l’accès à Niué est tout simplement refusé, faute de places !), on a donc eu de la chance de passer juste après la flottille. Ce qui fait d’ailleurs que nous étions le 45ème bateau de la saison.. autant dire que ça ne se bouscule pas au portillon. D’ailleurs nous n’étions que 3 ou 4 bateaux au mouillage . En revanche les dauphins sont bien présents , une trentaine au moins nagent autour du bateau au mouillage, magique.

Il est interdit de laisser l’annexe sur le quai, obligation de la treuiller et la déposer sur un parking… opération Rock & Roll quand on n’équilibre pas bien les masses et que l’embarcation se retourne sous le poids du moteur!

Nous sommes arrivés un samedi , soit en overtime pour les autorités que nous contactons par VHF. Ils nous donnent rv sur le quai . Un seul officier nous attendait, tout a été expédié en qq minutes! Il a eu la gentillesse en plus de nous déposer au Yacht Club en voiture. Nous en profitons pour déposer pas peu fiers, notre petite poubelle de 30 litres pour 9 jours, un record ! Nous portons particulièrement attention à ne pas abuser du plastique et autres pollueurs de mers et de terre. En plus, on a moins l’impression d’arriver en tant qu’invités dans des endroits fabuleux et d’apporter en cadeau plastique, conserves et autres déchets sympathiques .

Les bouées sont peu chères, à 20$NZ… mais pour cela encore faut-il trouver un moyen de les régler! Pas de distributeur dans l’île et la banque n’est pas ouverte le week-end évidemment. L’agence de location de voiture acceptera de passer la transaction sur une somme plus importante et nous rendra le surplus en monnaie. Ouf, nous allons pouvoir déjeuner et prendre connaissance de nos emails.

Le tour de l’île est chouette mais nos vertèbres ont vite regretté de ne pas avoir pris une voiture avec suspensions, des ornières et des nids de poule tous les 2 mètres …fatiguant surtout que la conduite se fait à gauche, les réflexes de Monsieur sont mises à rudes épreuves mais il s’en sort parfaitement .

Les fonds sont réputés pour être les plus clairs au monde et visibles à plus de 100 m, je confirme à 100%, impressionnant. Ce qui est également le cas de la prolifération de méduses aux filaments baladeurs et invisibles à l’œil nu. Moi qui était trop contente de me baigner après 9 jours de nav, suis rentrée dare dare au bateau, à la grande surprise de l’équipage pensant avoir 45 minutes de liberté devant lui. Heureusement l’antihistaminique a fait effet relativement vite, mais les deux heures sont restées éprouvantes. Comme dit charitablement Numerobis à propos de l’acné de son aîné, on pouvait lire en braille sur tout mon corps (je nage manifestement la bouche bien ouverte, j’en avais plein les gencives !).

L’attrait de Niué se situe principalement sur les côtes et son relief volcanique : plein de grottes (« caves » en anglais, le capitaine salivait à l’idée de remplir les cales de bouteilles, bonjour la cruelle déception!!) et de piscines naturelles formées dans la roche bien coupante… Numerobis y a laissé ses tongs et se souviendra longtemps d’un retour de treck.

Les randonnées pour les atteindre sont bien balisées et relativement courtes, parfait pour dégourdir les papattes et se rafraîchir (l’eau nous semble glaciale).

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Entre l’anglais, le resto indien (grande première pour les enfants qui ont adoré), la conduite à gauche et les produits NZ, on a l’impression d’aborder un nouveau virage dans le voyage, et ce n’est pas pour nous déplaire que nous quittons nos repères franco-polynésiens.

Bref, ce fut une escale bienvenue bien que pluvieuse , et appréciée, transition parfaite pour les Tonga.

Numerobis me charge en bon caliméro que lui aussi a fait le saut de l'ange mais que sa maman n'a pas sû saisir l'instant...

 

 

Bilan des 2 ans, le matériel : l’utile, le nécessaire, l’indispensable, le confort et le reste

Vous imaginez bien que nous sommes partis avec une quantité impressionnante de matériel, d’autant plus que nous avions fait partir une caisse de France.

la paeltte de droite contient les outils...

Nous avions glané sur les forums des listes excel pour à peu près tout. Nous vous proposons un bilan de ce qui aura servi et du reste !

Vêtements et chaussures :

  • Chaussures de marche : totalement inutiles jusqu’à présent tout comme les bottes de pluie et les cirés. Prévoir de bonnes baskets pour les randos ou des nouilles (moches mais pratiques selon les polynsésiens)
  • Nous avons utilisé deux fois les vestes et pantalon de quart dans les caraibes.
  • Pulls, polaires, pantalons : pareil, très peu utilisés. Une  polaire pour les quarts de nuit mais pour le reste…

En  matériel cuisine : Lors du premier mois, nous avons cassé quasiment tous les verres et les assiettes, nous sommes passés vite fait au plastique-mélaminé, moins chic mais tient le choc !

  • Tupperware : le turbochef et le speedychef : excellents quand on est justes en électricité
  • Machine sous vide : parfait pour conserver les aliments plus longtemps (fruits et légumes ainsi que viande). Nous l’avons beaucoup utilisée pour mettre sous vide les paquets de farine, sucre et autre afin d’eviter tout invité indésirable à bord….
  • Yaourtière : super, notamment pour les enfants. On peut également s’en passer et faire les yaourts avec une cocotte ou les oublier dans le four sur la lèche-frite remplie d’eau pour la nuit.
  • Cocotte-minute : totalement inutile et encombrante  à mon gout, l’ai vendue à Papeete sans regrets.
  • Couteau à effiler et aiguiseur : top pour le poisson.
  • Machine à expresso : beaucoup d’hésitation au moment du départ, finalement nous n’en n’avons pas pris et avons opté pour une cafetière à piston. Les batteries du capitaine nous remercient !
  • Sodastream : pareil, grosse dilemme. On trouve de l’eau gazeuse facilement partout et on s’en passe. Le principal souci est de trouver les cartouches de recharge en gaz qui ne voyagent pas en avion ou ne sont pas toujours compatibles ! Donc, sans regrets.

Electronique-Informatique :

Tout comme ce qui est électrique, la durée de vie est fortement diminuée avec les embruns et l’humidité. Les batteries prennent cher, et gonflent facilement. Prendre des spares ainsi que des câbles de recharge.

  • Un PC  (en cas de famille sous cned, un deuxième n’est pas du luxe…)
  • Des disques durs (en prévoir plusieurs à protéger dans des sacs congélation)
  • Lecteur CD (pour le collège CNED)
  • Plastifieuse : utile mais non nécessaire, en particulier pour protéger les paipiers du bateau, plastifier des jeux effaçables, faire des cartes de visite,…
  • Téléphones avec coques étanches indispensables

Photos/Vidéos

  • GoPro : nous avons une, qui a pris l’eau (bien que soi-disant étanche)… nous avons dû la renvoyer pour réparation depuis la Martinique. Les photos ne sont pas forcement tops. Penser à prendre le caisson étanche pour des photos sous-marines.
  • Drone : on adore, cela donne des photos spectaculaires, coup de cœur familial. Ca tombe bien , on nous en a offert un magnifique lors de notre départ, merci encore les amis et la famille.
  • Appareil photo : nous avons un reflex qui n’a pas supporté l’humidité. Nous utilisons beaucoup nos téléphones
  • Penser à prendre des piles rechargeables, prises 12V…
  • Nous avons des lampes d’ambiance rechargeables et solaires, chouette pour les apéritifs avec une enceinte Bluetooth !

En matériel de jeux nautiques (en dehors des palmes-masques-tubas ) :

  • 2 paddles : les enfants s’amusent bcp avec, en revanche, un seul suffit amplement. Nous avons vendu très facilement l’autre à Tahiti 
  • un canoé biplace gonflable : très peu servi, surement plus adapté aux familles avec des enfants en bas-âge. Comme il prenait beaucoup de place, nous l’avons vendu à un équipier d’un bateau qui cherchait à être un peu indépendant !
  • une bouée tractable : peu utilisée au début du voyage, très prisée dans les eaux polynésiennes, fait la joie de petits et grands.
  • Ina-I-Tak nous a offert une énorme bouée trampoline on a beaucoup apprécié les apéros dessus aux Marquises, mais avons dû nous en séparer pour laisser de la place au parasailor…la raison l’aura emporté…
  • Wake-board : acheté à Tahiti, très sympa et plein de bonnes sensations !
  • Nous avons une voile de planche à voile gonflable, sympa mais il faut une planche avec dérive ou un père sympa qui vient vous récupérer en annexe !
  • Bouteilles et matériel de plongée : en dehors de l’activité, s’avère nécessaire pour récupérer les objets fugueurs ou dénouer les fils de pèche coincés dans l’hélice ! Une lampe torche étanche est également utile ainsi qu’un bon couteau. Le capitaine ne se sépare jamais de son Letherman.
  • Evidemment, des lignes de traine sont indispensables, est-il nécessaire de le préciser?
Plus on est de fous, plus,…

Autres objets

  • Hamacs : non nécessaires mais sympa pour la sieste
  • Douches solaires : pas très utiles dans les eaux chaudes !
  • Moustiquaires : inutiles, il y a très peu de moustiques au mouillage, seulement en marina.
  • Spot halogène : indispensable pour se faire voir des autres bateaux en cas de pépin et pour rentrer chez soi le soir en annexe ! Les lampes frontales sont également parfaites pour cela.
  • Diable pliant : nous n’en n’avons pas pris mais peut s’avérer utile lors des pleins de courses !

Pour la caisse à outils, je laisse le capitaine prendre le relais dans un autre post !

À la Une

Passage(s) de cap polynésiens

Arrivés sur l’île de Tahaa, face à Raiatea, nous y passerons une dizaine de jours notamment sur notre mouillage préféré de Mahaea en face de Haamene, qui avait en plus la bonne idée d’avoir le wifi gratuit… que demander de plus?

Nous visiterons évidemment la vallée de la vanille en face et reviendrons avec des tonnes de …bananes!!

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L’idée de relouer des scooters nous chatouille et ne laisse personne indifférent. Les enfants n’auront jamais été aussi sages, de peur d’être privés de tour de l’île. En terme d’organisation c’était coton mais on y est arrivés ! Les 4 enfants étaient ravis et nous tout courbaturés le lendemain. Cela nous a permis d’apprécier également la prise de poids de chacun;) on ne maigrit pas vraiment ici, il est temps pour nous de quitter la Polynésie avant d’avoir les formes de certains Maori!

Vous pouvez y aller les parents, on gère
Vous pouvez y aller les parents, on gère

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Tahaa est une très jolie île avec de vertes vallées et parfois même des vaches! On se serait cru dans le bocage normand, les crabes frondeurs traversant la route en plus!

Enfin arrive le jour J, enfin le jour GG, depuis le temps qu’elle en parle … pire que l’année dernière où elle avait déjà bien saoulé ses oncles !

Aucune place à l’improvisation, menu et  programmes avaient été planifiés longtemps à l’avance. Très gâtée par ses gp et sa marraine pour ses 10 ans, le sourire ne la quittera plus de la semaine ni son sac à dos de reporter.

elle va finir par aspirer les flammes
elle va finir par aspirer les flammes

jolie vahiné?
jolie vahiné?

Le lendemain nous ferons connaissance du bébé de Mirage, une adorable Teani de quelques jours ressemblant comme deux goutes d’eau à GG au même âge, déstabilisant !

Ca vaut toutes les poupées
Ca vaut toutes les poupées

Le retour à Raiatea était également prévu pour récupérer notre canot de survie entièrement révisé. Nous avons maintenant une arme de dissuasion massive quand les enfants ne voudront pas de leur thon à la tahitienne : une barre de céréales (garantie sans OGM) à 600 calories le gramme!

En voulant les ouvrir, nous avons dû utiliser des ciseaux pour venir à bout de l’emballage… moyen dans des conditions de survie!

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contenu du radeau de survie

fin, très fin, se mange sans faim...
fin, très fin, se mange sans faim…

Jeudi 24, les copains de Zingaya nous rejoignent pour le plus grand bonheur de tous (pour une fois que tous les âges coïncident !) grosse chouille à bord, on mettra deux bons jours à s’en remettre, pas vraiment aidés par la gastro de GG…on n’a plus 20 ans semblerait-il…

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Lotus nous rejoindra et nous pourrons faire un bbq d’anniversaire pour …GG!

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Les jours qui  suivront s’égrenneront au grès d’apéritifs, anniversaires (Grégoire de Zingaya) et parties de  Times up. Les hommes voulaient leur revanche, …une prochaine fois messieurs?

Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Numerobis de passer le cap des 12 ans, nous allons tous déjeuner au fish&blue, excellent restaurant pieds dans l’eau. Lui aussi sera très gâté , décidément moi qui les avais prévenu qu’au bout du monde, on aurait sans doute du mal à trouver des cadeaux…

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ne pas craquer, ne pas craquer…

Raiatea est connu pour son site de Taputapuatea, regroupant plusieurs Marae où tous les Maori (d’Hawai à Pâques en passant par la NZ) se regroupaient, nous ne pouvions quitter l’île sans visiter le site classé à l’UNESCO.

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Enfin, afin d’occuper sainement les enfants, nous les entraînons ce matin (dimanche ) au mont Tapioi, culminant à 275m. Ce n’est qu’après un chantage hariboesque que nous avons réussi à traîner les 4…sur 20 minutes de montée environ, avant de nous faire expulser du chemin qui n’ouvre que les jours de la semaine …on était encore à parlementer que les enfants ravis étaient déjà descendus ! L’orgie de fraises Tagada sera réservée aux parents.

Demain est un autre grand jour de fête familiale, la suite au prochain numéro!

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Gare à celui qui détruit le bricolage…

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Déconnectés? Euh, pas tant que cela ! Bilan numérique

Et oui, la vie nomade ne veut pas dire que nous sommes sans appareils divers et variés, connectés (quand c’est possible). Dans toutes nos escales, il a toujours été possible d’acheter des cartes téléphone et data, Internet n’est jamais très loin!Tout l’enjeu était ensuite de pouvoir charger les fichiers un peu lourds (type devoirs CNED) ou photo pour le blog.

Nous vous listons les principaux logiciels et applications utilisées depuis 2 ans. Si vous avez des appli à conseiller, n’hésitez pas à nous les proposer.

En matériel nous avons des mobiles iPhone/iPad et un PC. Nous avons également un  Iridium Go. Chacun a sa liseuse, indispensable ici!

NAVIGATION -METEO

  • Windfinder: météo utile pour connaître la hauteur de la houle  (à peu près fiable!).
  • Weather4D: météo couplée avec du routage, récupérable avec l’Iridium.
  • Navionics Boating: logiciel de navigation utilisé au quotidien
  • INavX: logiciel de navigation qui récupère les infos de la centrale de nav y compris l’AIS et les marées avec AyeTides
  • AyeTides: pour les marées , interface avec INavX
  • Anchor: pour passer de bonnes nuits, alarme mouillage qui bipe si vous sortez du périmètre défini.
  • Open CPN: logiciel de navigation sur PC avec cartographie Google Earth indispensable dans les Atolls.

CARTES

  • Maps.me: nous recommandons vivement, pas besoin d’être connecté pour l’utiliser. On fait toutes nos escales à terre avec.
  • Ovitalmap: cartographie reprenant les photos satellites de Google et autre et de les utiliser en mode offline comme Maps.me.
  • Sky guide: appli très bien faite qui permet de mettre un nom sur les étoiles et faire son savant!

BIBLIOTHÈQUES

La gestion de toutes les data est une vraie problématique que nous avons pu régler pour les videos, les livres et la musique. Nous sommes en recherche de l’outil parfait pour les photos.

  • Plex: pour les vidéos et la musique, permet de gérer les doublons
  • Calibre: bibliothèque pour les livres numériques, gestion également des doublons

ACTUALITÉS

C’est le dada du capitaine, il fallait donc trouver de quoi le nourrir.

  • Twitter: facilement accessible avec opéra (et donc iridium)
  • LeKiosk: pour 10€ par mois, vous avez accès à tous les magazines / hebdos français …

COMMUNICATION

  • WhatsApp: permet de communiquer avec uniquement de la data (très utilisé au Panama, en Polynésie,…)
  • Iridium mail: Attention, bien communiquer auprès des proches que  les mails doivent être les plus légers possible, sans photos ou signatures de mail. Pendant la Transpac, nous avons passé une journée entière à charger un mail dont la signature comportait une photo…
  • Facebook
  • Instagram
  • Messenger
  • WordPress pour la tenue du blog. Il existe différentes options qui peuvent être intéressantes. Facile à utiliser.

ADMINISTRATIF

  • Onedrive: sauvegarde en ligne des docs et photos (jusqu’à 6To si abonnement office 365)
  • Dropbox: idem
  • Digiposte: sorte de coffre virtuel pour les factures, relevés de banque et les papiers. Mise à jour automatique une fois les codes des fournisseurs entrés.
  • JetScanner permet de scanner et enregistrer en pdf les documents
  • Impots.gouv: et oui, pas possible d’en réchapper !! pour pouvoir faire ses déclarations en ligne
  • La poste pour envoyer et suivre les courriers et courriers recommandés par internet

DIVERS

  • Currency: pour convertir la monnaie, pas besoin d’être en ligne.
  • AirDisk Pro (pour échanger des fichiers entre PC et IPad/IPhone, très utile pour le CNED. On prend via l’appli JetScanner en photo sur le téléphone les copies que l’on transfère ensuite sur le PC via AirDisk pro).
  • Wifi Map pro: partage de code wifi. Nous avons une antenne wifi en haut du mat qui nous permet de capter les réseaux à proximité.
  • Opéra mini : navigateur internet qui utilise très peu de data avec un paramétrage très bas débit, compatible avec l’iridium Go. En gros, même en plein Pacifique, on peut trouver  une recette improbable!
  • Iridium go / mail: nous a permis de contacter les secours au large des Marquises, la VNF ne portait pas assez loin. Cher tous les mois mais nous semble indispensable en terme de sécurité .
  • VLC: lecteur média indispensable qui marche avec tous type de fichiers. Très utile pour envoyer sur les iPad les films… ainsi on gagne en paix familliale.
  • Knots 3D: appli très sympa pour apprendre à faire les nœuds. Les enfants apprécient bcp.

AUTRES APPLIS SPECIFIQUES POUR 6GONE

  • VictronConnect : Permet de suivre son parc batterie et la production solaire des panneaux
  • RayView répétiteur plotter sur iPad/iPhone
  • RayRemote idem avec commande
  • UNMS gestion antenne amplifiée pour wifi
À la Une

Bora-Bora, Tahaa, Maupiti et les autres ..

Nous quittons Huahiné après une dernière nuit sur bouée assurée par la municipalité (comprendre solide et vérifiée).

Au petit matin , un bruit nous alerte, nous scrutons le bateau et nous apercevons que la dite bouée avait lâché mais heureusement, elle avait eu la bonne idée de s’enrouler autour de notre pâte d’oie… à voir les patates de corail autour de nous, autant avouer que nous avons eu chaud, très chaud…

Nous repartons pour Raiatea où nous attendent des colis pleins de casquettes et pâtes à tarte sans gluten, deux éléments introuvables ici, à moins d’apprécier la déclinaison picturale de Hinano(la bière locale) qu’on retrouve sur tous les teeshirts, les devantures de magasins et évidemment 100% des casquettes vendues en Polynésie.

Nous apprécierons également le service de fret grâce à Marine d’ex-Gaia qui nous fera suivre des affaires de la plus haute importance (comprendre un doudou et un haut de GG entre autres), encore merci Marine!

Nous testerons également ce service typiquement polynésien pour renvoyer une pompe de dessalinisateur à Papeete (on a beau être contre , en principe en tout cas, la violence, notre pompe ne fonctionnait plus qu’aidée par un bon coup sec de marteau … pour une pompe de moins de 6 mois… ça craignait ). Nous l’avons donc expédiée et récupérée 48h plus tard réparée.. grand luxe!

En attendant , il fallait faire attention à ne pas vider les cuves, décision est prise de pré-laver à l’eau de mer la vaisselle.

Une de nos assiettes m’échappe des mains (comme si j’étais maladroite ?)…

Évidemment, nous mouillons par 24 m de fond, sans la moindre visibilité . Rageant … le capitaine se dévoue et se lance à l’eau avec ce qui nous reste d’air dans la bouteille. 3 m sous l’eau après, il remonte dépité, il ne voit rien , aucun repère tellement il fait sombre et il n’a pas encore passé de plongées de nuit… bref, au diable mon assiette!

Je me sens piteuse et y vais à mon tour pas tres gaillarde. Mon honneur étant en jeu, je regarde défiler la profondeur sans trop me rendre compte non plus, vu qu’il fait comme en pleine nuit. Une fois au fond, j’allume la lampe et balaie tout ce que je peux. Un point blanc me fait de l’œil…. l’assiette ! Génial, je remonte dare dare (avec palier quand même ) et brandis fièrement mon trophée (genre sur un ralenti avec les chariots de feu en fond sonore) … ça m’apprendra à rincer la vaisselle!

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un petit plat pour l’homme, une belle assiette pour la femme

 

Les trois jours à Raiatea se passeront sous une pluie diluvienne et les grains s’enchaîneront , impossible de sortir , vive les jeux de société et la télévision française captée sur le bateau!

40 noeuds de vent et 1 m sous la quille.. on rentre le ventre !

 

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Nous sommes au taquet en attendant le bébé 3 de Mirage prévu le 8.

Triple A réussit à se faire inviter à dormir chez eux malgré l’arrivée imminente. Lui qui est un véritable suricate à bord , se réveillant au moindre mouvement, a dormi comme un bébé dans le carré chez les copains dont la famille entière (y compris la grand mère et les deux aînés) était réveillée pour le départ à la maternité d’Annabelle en pleine nuit! Il n’avait jamais aussi bien dormi …

Le pauvre ne se fera pas louper par sa sœur qui, après s’être plaint d’avoir avalé un moustique,  lui déversera consciencieusement dans la bouche la bombe anti moustique…

Toujours sur ce dernier loustic,  impressionné par le porridge préparé par Tatiana d’Infinity, il m’en réclamait depuis des lustres. Ayant trouvé et acheté les fameux flocons d’avoine, il me répondra à ma question sur la consistance finale attendue : « en fait c’est un peu comme du vomi »… tout s’éclaire !

Nous apprécions les douceurs culinaires de Raiatea notamment en allant dans le restaurant Villa Ixora, merveilleux prétexte pour entraîner ensuite les enfants dans une balade digestive qui sera stoppée nette par deux affreux chiens. Le regard du capitaine et son demi tour ultra rapide l’air de rien mais les narines dilatées disaient tout !

Nous irons sur la côte ouest de Tahaa et visiteront sa désormais célèbre rhumerie (prix du CGA 2019).

 

 

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l’attrait de la visite vu par les enfants

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ca sent bon….

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y a plus k

 

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Comment ça nous sommes dans l’axe de la piste d’amérissage?

Enfin, nous larguons les amarres pour Bora bora, avec sa magnifique côte sud est. L’île et son lagon sont fidèles aux cartes postales, la couleur de l’eau spectaculaire … nous y ferons connaissance avec l’équipage de Wakamé, ravi de trouver un bateau qui ne fasse pas partie des flottes de charters et des touristes qui vont avec .

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bouée tractée par 6gone dans le lagon de Bora Bora

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on ne va pas assez vite?

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La relève…

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Je ne plonge que si l’eau est assortie à mon tee-shirt

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Une fenêtre météo s’annonce pour Maupiti, connue pour sa passe très sportive et totalement dépendante des conditions météo (houle de moins de 1,5metre et moins de 20 noeuds de vent. On a beau commencer à avoir de l’expérience , on serrait les fesses. Mais le résultat est à la hauteur, le lagon est magnifique et surtout désertique ! Cela fait du bien après tous les bateaux de charter croisés ces dernières semaines et ici, ils ne s’y risquent pas.

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les sentinelles veillent et essaient de repérer l’entrée de la passe

 

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fingers in the nose la passe de Maupiti

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Passe faite!

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Même pas tremblé!

Décidés à sortir les enfants du bateau, nous les entraînons sur l’ascension du mont Teurafaatui, le mont Duff nous avait semblé bien sportif aux Gambier, celui-ci vaut également son pesant de cacahuètes, 372 m de dénivelé en moins d’une heure, heureusement aidés par les cordes, qui se sont révélées indispensables pour la descente . La vue au sommet est une magnifique récompense, triple A nous épatera encore (et fera l’admiration des autres grimpeurs ) en n’arrêtant pas de parler une seconde même en glissant et dévalant sur les fesses les pentes raides.

Je passe sur les sourires scotchés aux visages des deux grands … vive l’adolescence ! Ils seront néanmoins redescendus en moins de temps qu’il n’en faut, question de motivation et d’estomac …

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vue spectaculaire (6Gone est la tache en bas à gauche)

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au loin le bateau

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au top!

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L’épaisseur d’un bateau entre nous!

Nous croiserons d’ailleurs sur la descente une famille en tour du monde pédestre … a priori connectée sur les mêmes forums Facebook… le monde est petit !

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La cour de récré des enfants: bouée tractée dans le lagon de Maupiti

Le lendemain, tour en annexe du lagon, nous en prenons plein les yeux et apprécions pleinement cette jolie île .

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Bon, 100% de sourires… pas gagné

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on a pied sur des centaines de mètres

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Arrêtez les flashs, on se croirait à Cannes

 

Il est temps pour nous maintenant de profiter de la fenêtre météo pour quitter Maupiti (le risque est sinon de rester coincé plusieurs jours) et retourner à Raiatea.

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D’un autre côté, il y a pire comme endroit où rester coincé…