Mi Janvier- mi février 2019: archipel des Gambier :de nouvelles sensations (photos à suivre)

Nous sommes arrivés il y a maintenant presqu’un mois après 5 jours de navigation en partant des Tuamotu.

Navigation qui a commencé sportivement avec un vent au près et une mer bien formée …heureusement les bonnes surprises arrivent avec les enfants qui grandissent et qui font leurs vrais premiers quarts .. quel luxe! Eux sont ravis de réveiller leurs parents après minuit et quelques dvd et nous, de notre côté contrebalançons assez facilement nos remords parentaux contre notre sommeil.

Les Gambier sont pour nous l’occasion de retrouver des sensations endormies :

Tout d’abord l’odeur des pins que nous apercevons au large de l’archipel, surprise après des mois de cocotiers et de palmiers .

L’usage de nos jambes et de muscles inconnnus à l’occasion de randonnées mémorables et quelques peu pentues.

Cela change des Motu plafonnant à 2 m de haut!

Nous partons très vite faire fonctionner des muscles totalement atrophiés par des mois passés sans marcher vraiment.

Nous nous attaquons au mont Mokoto, en tongs pour les enfants … bonjour le dénivelé et la fin bien abrupte, les enfants restent en langage bateau avec Golden Girl qui dit à ses amis « attention au rocher sur ton tribord! ».

18 janvier Mokoto (15)
on est nombreux sur le mokoto
IMG_1900
vue sur les bateuax

Le lendemain, nous motivons les enfants à venir avec nous nous promener en promettant une rando « plate »…en fait on fera la traversière de l’île qui s’avérera un poil pentue ! On finit en pique niquant dans la pension de Michel qui est aussi une immense ferme perlière. Nous en repartirons avec des barquettes de MCNI (Mets Commestible Non Identifié), en fait ce sont des muscles d’huître dont l’aspect et la saveur ne sont pas sans rappeler nos chers coquilles st-Jacques.

Toujours en terme de saveurs, pour la première fois depuis notre départ , nos cales sont quasi vides, nous attendrons avec impatience le bateau ravitailleur et serons prêts à 5:00 du matin devant le magasin !

En attendant, nous nous régalons de fruits à profusion, citrons, bananes , fruits de la passion…

En retour de randonnées , nous aurons les mains pleines de régimes de bananes et découvrirons à cette occasion que la sève tâche horriblement et les vêtements seront irrécupérables …tant pis pour le haut blanc que j’avais mis exprès pour masquer un peu la transpiration…!

19 janvier (11)
de jolis vestiges

IMG_1863

IMG_2008
enfin des fruits!

En revanche côté légumes, c’est la misère au village . Avec Elodie nous prolongerons une rando de quelques kilomètres espérant trouver un maraîcher indiqué dans un vieux guide… nous ferons chou blanc , chou que l’on mange d’ailleurs depuis un an, on commence à se lasser!

Heureusement à Taravai lors de notre troisième week-end au Gambier, nous aurons le bonheur d’acheter à Edouard et Denise des tomates , des concombres et des avocats… manquait plus que la Mozza!

Bref, nous pâtissons toujours autant, mention spéciale pour la tarte aux fruits de la passion et la brioche tressée qui n’a pas pu résister à l’assaut d’une horde d’enfants pour le goûter.

A propos de ces derniers, nous ne les voyons pas beaucoup, nous avons le bonheur de mouiller au milieu de plein de bateau familiaux. Il doit y avoir une vingtaine de voiliers au mouillage dans l’archipel, les bateaux avec enfants sont vite repérés, les échanges et soirées pyjamas s’enchaînent . Les batailles de nerfs battent leur plein, nous retrouverons des flèches jusque dans notre lit !!

Nous faisons la connaissance d’Appel d’air, Zingaya et retrouvons avec plaisir Bulle avant leur départ pour l’Alaska, les chanceux !

DSC_0082
Nous sommes deux sœurs jumelles…
DSC_0075.JPG
Y a qu’avec des filles qu’on arrive à faire des matinées auqarelle!

Les parents ne sont pas en reste, les apéritifs prolongés et soirée Time’s up battent leur plein,… ma culture star wars fait de la peine à Julien, affligé ! Que dire des Hobbits…

Tout à une encablure

Le gros avantage ici est la proximité des îles, ne serait-ce les champs de bouées des fermes perlières, tout est à 1 h de navigation , il est donc facile de se retrouver notamment le dimanche chez Hervé et Valérie à Taravai . Ces derniers proposent chaque dimanche un barbecue sur leur terrain, chacun apporte de quoi partager , nous nous sommes retrouvés à 15 bateaux , nous vous laissons imaginer le nombre d’enfants que cela pouvait représenter !

_MG_3312.JPG
4 parents et….bcp d’enfants pour la traversière de Taravai!

Ça vole, ça pique , ça démange…

Évidemment, il faut qu’il y ait quelques ombres à ce tableau idyllique. Il y en a peu , outre la distance de l’archipel.

Les connexions internet sont à pleurer , nous nous retrouvons tous au snack Jojo nos ordis sur les genoux à essayer de nous connecter et en se demandant à chaque fois qu’une annexe arrive si la personne aura de gros besoins en débit!

Cela ne perturbe que nous de ne pas pouvoir envoyer les devoirs du CNED, les enfants sont dans l’indifférence totale …

Le boulanger est aussi assez fantomatique puisqu’il faut être présent à 5:00 pile le matin devant chez lui, à 5:05, il n’a déjà plus rien. Greatwine avait beau avoir mis son réveil et toute sa motivation, impossible de toper une baguette!

Lors des séances internet , nous nous battons également avec les moustiques qui pullulent et qui gâchent un peu le plaisir… je suis toujours une cible favorite et laisserai bien ma place à qui veut!

Nous redécouvrons nos amies les mouches, certes pas bien méchantes mais tellement crispantes…

Dans le mouillage face à l’aéroport, si on a le malheur de laisser traîner une miette, on se retrouve 10 minutes après envahis par une vingtaine de bestioles.

Déjà que j’avais gagné mes galons de capitaine en maniaquerie, autant dire que je suis passée rapidement générale et gare à ceux qui jouent au petit poucet.

Nous aurons l’occasion de croiser des phénomènes un peu plus imposants lors de nos balades sur l’île d’Aukena façon parcours du combattant . En effet, il n’y a pas de sentier, nous faisons le tour de l’île côté plage et donc de temps en temps mer quand les lianes sont trop imposantes . On grimpe, on rampe et on nage! D’ailleurs je rentrerai à la nage d’une de ces balades.

22 janv Aukena (33)
on passe dessus, dessous…

IMG_2032

Le lendemain on prévoit le coup avec le capitaine et prenons nos sacs étanches . Nous partons tous les deux de l’autre côté de l’île et nous nous interrogeons sur des traces laissées par un animal a priori assez dense pour laisser des traces profondes sur le sable. L’habitant ayant un cheval, nous parions dessus jusqu’à nous retrouver nez à groin avec un cochon sauvage..inutile de préciser que nous avons pris l’option mer pour passer…

Autre phénomène local: l’usine Haribo. Ne cherchez plus où notre fournisseur officiel de bonbons trouve ses kilos de gélatine. Ici, et souvent après des épisodes orageux, se déversent des murs entiers de méduses. Heureusement elles ne sont pas urticantes (mis à part quelques frégates portugaises ). A l’occasion de mes séances de natation , je me suis trouvée envahie par ces affreuses bestioles gélatineuses, me serais crue Indiana Jones dans une fosse à serpent (ou pour les plus jeunes dans une cellule pleine d’araignée de Fort Boyard). Pour me rendre compte en arrivant sur le bateau que les enfants s’amusaient à se les envoyer. Drôle d’effet surtout que cela donnait l’impression d’assister à une bataille de prothèses mammaires (je me suis bien gardée de leur dire évidemment ).

Plus distrayant, nous faisons la découverte des petits poissons de compagnie, jaunes et noirs de quelques centimètres de long, capables de nous suivre pendant 45 minutes lors de nos sorties nage… ça frétille sec de la nageoire et nous impressionne par leur persévérance. Cela en dit quand même long sur nos vitesses de nage …

Pour finir sur nos amies les bêtes, les dernières qui nous embêtaient sont les guêpes. Notamment à Taravai, nous ferons également la traversière avec la famille du bateau Bulle et accompagnés de 3 enfants d’autres bateaux. Sur le chemin nous traverserons des nids de guêpes et évidemment plusieurs d’entre nous se feront piquer.

Arrivés au bout de l’île, nous repartirons avec 3 autres enfants de Lotus et Fakarever qui mouillaient de l’autre côté de l’île. Retour également riche en piqûres mais heureusement le lendemain nous pourrons faire observer à Cathy d’Appel d’air le doigt de Golden Girl qui avait bien enflé . A priori elle s’est refait piquer quasiment au même endroit.

Des mouillages inégaux….

Au niveau du village nous posons l’ancre par 15 à 20 m, on ne voit pas grand chose alors qu’au niveau de l’aéroport nous sommes entre 3 et 5 m dans une eau cristalline.

Greatwine en voyant Lotus mouiller dans les eaux turquoises près du rivage nous reproche de ne pas être bien téméraires. Nous ne le regrettons pas quand Lotus touchera le sable la nuit suivante…

Nous aurons la frayeur de notre vie quand un avion fantôme passera à qq m de notre mat … il a dû se faire peur aussi mais d’un autre côté nous n’avions pas vu d’avion depuis les 10 jours que nous étions au Gambier.

Nous irons ensuite dans une zone au nord de l’aéroport non hydrographiée , difficile de mouiller au milieu de tous ces coraux, on devra s’y reprendre plusieurs fois pour assurer le mouillage. Le snorkling n’en sera que plus beau, je verrai même une tortue.

Vous l’aurez compris les Gambier sont une belle synthèse entre les reliefs marquisiens et les atolls des Tuamotu, certes au bout du monde mais ce qui empêche pas de capter au village la tv française. Cela nous ramène dare-dare à la réalité!

Nous attendons la prochaine fenêtre météo favorable pour revenir aux Tuamotu.

Même si les connexions internet sont difficiles, cela ne nous empêche pas de penser à nos proches que l’on embrasse et dont on aimerait pouvoir être à leur côté dans les moments compliqués .

Merci de nous avoir lus, si comme moi vous avez une furieuse envie de mettre un « s » à Gambier je vous laisse rechercher sur Wikipedia les raisons de cette absence!

KohLanta à Ahe

Nous partons avec Lotus le 28 pour Ahe, au nord des Tuamotu rejoindre Mirage, bateau rencontre aux Galapagos qui vient d’acheter un motu… oui vous avez bien lu, un petit bout d’atoll rien qu’à eux !

Juste avant notre arrivée, ils nous informent faire une commande de frais … génial , ce dernier arrivera par l’avion au moment de notre arrivée sur l’atoll… des fruits et des légumes à profusion à se partager en 4 (escapade est également présent )…. le luxe ultime d’avoir son drive version luxe!

Annabelle, la maman de Mirage qui attend courageusement son troisième loustic a ses parents en visite sur le bateau.

Et le papa à la bonne idée d’être chirurgien (et on a cru comprendre que son palmarès était impressionnant), il a pu regarder et soigner l’ongle vilainement arraché de Golden Girl et qui n’est pas spécialement beau à voir…allez, 10 jours sans baignade et ça devrait repartir !

Avant d’aller voir le motu des copains, nous mouillons quelques jours devant chez Franck et son joli cocopearl club.

Le 31, la pension est pleine mais on nous laissera avec Lotus profiter de la plage avec piscine naturelle et d’une table…grand luxe car en plus Edouard nous a pêché le matin un magnifique poisson.

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître dans cet endroit du bout du monde mais un feu d’artifice est organisé ! Pas eu le temps de le prendre en photo mais c’était chouette !

Le lendemain les enfants s’essaieront à la pêche du bateau, avec un joli succès puisque 3 mérous feront leur apparition .

Le 2 nous partons pour le fameux motu… heureusement que Mirage est en éclaireur, il faut traverser des champs entiers de bouées espacées de 20 mètres à peine, qui alimentent les fermes perlières), des sueurs froides nous coulent dans le dos.

J’admire le sang froid du capitaine quand chacun à son poste à l’avant du bateau hurle « à droite » ou « à gauche ! » au même moment !

Enfin, nous arrivons sur le motu et décision est prise de partir visiter le lendemain le fameux coin de paradis !

Nous voici donc tous à débarquer sur le motu, La machette à la main… manquait plus que les foulards rouge et jaune et on re faisait les équipes de Koh Lanta.

Les garçons partent explorer le platier , canne à la main pendant que les filles s’arment de sacs poubelles… le coin à beau être à l’état sauvage, les bouteilles en plastiques pullulent, déversées par les mouvements de marée…

La pêche fut incroyable, au deuxième lancer, Julien attrapera ce qui s’avérera être un Napoleon… de quoi nourrir 14 personnes sans l’ombre d’un problème. Triple A tentera sur lui un massage cardiaque , sans grand succès .

Les mouches à … feront également un festin, on ne vous parle même pas des moustiques . Julien prendra un certain plaisir à me coller des grandes claques dans le dos, étant donné que j’ai été élue meilleur anti moustique de l’année …

Nous retournerons face à la pension de Franck, et essayons le wake board sur une planche de surf. Grand succès pour les jeunes (et donc légers ), triple A voudra essayer et nous épatera en réussissant dès le premier coup à tenir debout tout en prenant le luxe de faire des figures…hallucinant .

Avant le départ , nous fêterons les 4 ans de Renaud de Mirage et partirons le dimanche 6 pour Fakarava .

Une galette des rois fut magistralement concoctée par l’équipage , triple A a beaucoup apprécié être servi en tant que roi toute la journée, et y a pris vite goût . Heureusement le reste de la patrouille l’a vite remis sur le bon chemin .

Après une halte de quelques heures à Faka histoire d’envoyer quelques copies au CNED, nous repartons pour Tahanea, atoll magique et désert (réserve naturelle). L’eau est d’une telle transparence qu’on a l’impression d’être dans une piscine de Volvic (très salée ) immergée dans un aquarium.

Lors d’une sortie sur la passe, Julien verra un requin tigre, douchant un peu notre enthousiasme…

Une fenêtre météo s’annonce pour les Gambier , décision est prise de partir vendredi 11 après un grand bbq sur la plage.

5 jours de navigation nous attendront, nous sommes fins prêts .

À très vite

DSC_0458 (2)DSC_0460 (2)DSC_0478 (2)DSC_0530DSC_0526 (2)DSC_0484 (2)DSC_0507 ere

 

À la Une

Belle fin d’année à Fakarava

Les jours se suivent et se ressemblent ces dernières semaines , ponctués par l’arrivée de bateaux, le départ d’autres, les derniers envois pour le CNED,…

 

La passe nord d’Apataki nous laissera de beaux souvenirs en plongées dérivantes . Dans un moment d’euphorie, Golden Girl me demandera comment savoir si on est mort ou bien vivant vu qu’on est au paradis … bonne question, non? Lorsque je lui ai répondu que pour le déjeuner il y aurait du poisson, elle a vite trouvé la réponse!

DCIM101GOPROGOPR3413.JPG
coucou les amis!
DCIM101GOPROGOPR3410.JPG
un dauphin parmi les requins
DCIM101GOPROGOPR3424.JPG
une pieuvre?

Nous partons pour Toau après un vague détour par le village d’Apataki croisé au loin mais dont le mouillage nous a refroidis.

 

Sur Toau nous irons à l’anse Amyot où sont installées par Valentine et Gaston quelques bouées .

DCIM100MEDIADJI_0073.JPG
un aquarium géant

Nous sommes seulement deux bateaux, les enfants iront passer leur après-midi à jouer avec les chiens et les cochons (occasion d’expliquer à triple A le passage magique de la gentille bestiole à la chair à saucisse ) pendant que les parents snorkleront dans un aquarium géant . Jamais vu autant de murènes de ma vie, une foule de poissons connus et inconnus, ni autant de courant d’ailleurs. En plus, il suffisait de passer commande pour avoir quelques heures plus tard des filets de perroquets levés ….le paradis disions-nous!

Lotus nous rejoint, cela sent les vacances ! On tient quand même à achever le CNED mais bonjour la lutte !

Nous retournerons d’ailleurs sur Faka nord pour tenter de l’envoyer, le nombre d’heures passées pour ces fichus fichiers… incroyable.

Nous attendons également des colis de France, seulement, une fois arrivés au guichet, on nous prévient que rien n’a été reçu et que le prochain bateau partira fin janvier  de Papeete… gloups.

L’avantage d’être au village nord est que nous allons pouvoir assister à la messe de minuit (de 19 h mais l’esprit est là). A 18:30 toutes les places sont prises et les chants improvisés. A 18h45 triple A nous demandera si c’est bientôt fini et évidement était prêt à lever les voiles à 18h59! La messe sera en partie en français, joyeuse et animée.

img_1676
oui, c’est bien en Français, tu peux chanter Numerobis!

La récompense fut de trouver au retour le bateau truffé de cadeaux ! Nous avons maintenant un cow-boy à bord, une maman d’un nourrisson de 20 cms et des pilotes (virtuels ) d’avion de chasse …la classe.

img_1716
Ca ressemble à des enfants contents
img_1699
c’est une fille madame, félicitations!
img_7756
Haut les mains

La météo est changeante, nous connaissons nos premiers orages et éclairs depuis plus d’un an, cela fait tout drôle, cela ne nous empêche pas le 25 de partir pour le sud de l’atoll avec Lotus.

img_1610

img_1613
Adieu mousse!

Nous nous arrêtons à Hirifa, escale que nous n’avions pu faire cet été en raison d’une urgence des petits neveux. L’endroit est sympa mais nous commençons à comprendre la notion de pluie dans « saison des pluies ». Les enfants sortiront quand même de temps en temps.

img_7782

derrière la chaussette…le slip troué

Que voilà

img_7790
On arrive quand?
img_7778
Préparation de cadeau

Le 27, nous partons avec Lotus pour Kokakoka. Occasion d’essayer le parasailor échangé à Taina: plus grand et plus récent mais aussi avec le grave handicap de ne pas être rouge et gris… si on ne dit pas que j’ai le sens des concessions après cela…bon,  il marche bien quand même.

Nous bullons gentiement sur le bout d’atoll. A l’occasion d’une visite de Julien, en pleine   discussion à bord (serait il un brin bavard ? non, pas du tout, il y avait enjeu sur la tarte au citron préparée pour l’anniversaire d’Elodie le lendemain), le capitaine lui demande au bout d’un moment s’il est normal que sa fille de 4 ans se carapate en sautant de l’avant du bateau (avec sa bouée quand même mais bon…. ). Gloups, la témérité alliée à un grand sens de la décontraction de certains est parfois angoissante….

img_7767
Une petite fille qui se fait la malle….

Nous sommes rejoints le 27 par Fakarever. On les a vu arriver, stopper à 1 mille de nous, faire un 360, repartir… bizarre… En fait, leur invitée a eu l’œil en regardant la mer et a repéré une de nos pagaies qui dérivait tranquillement … bien joué !

Un grand barbecue sera improvisé histoire de fêter dignement les anniversaires de la journée ( Elodie de Lotus et 15 ans de mariage pour certains, ça commence à faire sérieux non?).

On nous informe par téléphone que finalement le colis est arrivé…par avion… ! En revanche le Cned qu’on a mis trois jours à charger a été rejeté … gare à celui qui croisait notre chemin à ce moment-là !

On remonte vers le nord, belle moyenne à 7,5nds. Nous réceptionnons le colis à 11:20 pour une fermeture à 11:30 et ce pour une semaine… ouf, c’était moins une.

Joie de découvrir dans le colis des maillots, chaussures, tissus, appareil photo et autres gadgets culinaires (thermomètre de cuisson, chalumeau pour la tarte au citron,…), tissus et pleins de bricolages. Également des décos de Noël qui trouveront leur place l’année prochaine! Merci les grands parents 😉

img_7798

Premier essai de tarte… une tuerie, et on s’y connaît !

Cette escale à Faka nord a été rondement menée, nous (enfin surtout les enfants) avons pu faire connaissance de Manda et de leurs trois enfants de l’âge des trois derniers, le monde est bien fait ! Ils ont en plus le bon goût d’avoir un nutshell (sorte d’optimiste) et  nous arrivons même à trouver de rares œufs encore présents sur l’ile, la pâtisserie étant grande consommatrice!

DSC_0099
Beau Gosse du Pacifique
DSC_0088
On ne se rend pas compte de la vitesse….!
DSC_0100 (2)
Chouette des amis pour le Jungle Speed
DSC_0105 (2)
Découpage de The ‘Lemon Pie’
DSC_0063 (2)
Qui se ressemble….

 

Rendez-vous maintenant en 2019 pour la suite des aventures 6gonesques, très belle année à vous tous les amis!

À la Une

Toutouyoutou aux Tuamotu

Le jour tant attendu est arrivé pour 6gone… le nouveau départ pour enfin naviguer, cela commençait à nous chatouiller sévère, marins un jour, … Ainsi, lundi 3 décembre, nous larguons tout et quittons enfin Papeete après de dernières courses et pleins d’essence.

Nous filons vers les Tuamotu, sourire aux lèvres, rarement vu un équipage aussi heureux!! Bon, nous avons quasiment tous toujours le mal de mer mais ce n’est pas grave, la nav est courte jusqu’à Tikehau. Nous avons bien tenté un stop à Makatea mais les 3 bouées étaient prises.

Objectivement, on ne peut pas être mieux situés non?

DJI_0066 (1).JPG
Objectivement, on n’est pas bien génants, non?

 

 

Nous allons directement sur notre mouillage préféré du lagon , un peu à l’arrière du resort tout en chopant leur wifi… luxe ultime! S’ensuivent plusieurs jours de baignades, wake board et autres engins tractés … moments de joie et de sérénité! Évidemment, tout ne peut pas marcher du premier coup, le dessalinisateur (élément essentiel parmi d’autres ) disjoncte … gloups. Il faudra le mettre en sous pression si on veut de l’eau, triple A nous a tout de suite rassurés, il veut bien carburer au sprite si cela peut rendre service …

 

Nous faisons connaissance avec un cata qui viendra mouiller à côté de nous . Avec GG, nous sommes invités par Joëlle, prof de pilâtes pour une séance particulière … notre souplesse semble perfectible mais on s’amusera bien pendant une heure.

Les bienfaits de la séance vont être de courte durée , les enfants m’ont mise au défit de plonger du bateau. L’orgueil me coûtera un tassement de vertèbres, 5 cms de moins et 10 ans d’espérance de vie!

Ces quelques jours seront également occupés à préparer et décorer le bateau pour Noël , un calendrier de l’Avent a même été trouvé à Papeete, les deux cadets ont pu en plus rouvrir l’atelier clandestin de couture et de broderie.

img_7419

img_1301

img_7252-1
Plus de coussins que d’habitants dans ce bateau!

 

 

Comme il faut bien un peu d’ombre au tableau, l’hôtel nous envoie un émissaire pour nous demander de mouiller un peu plus loin, soi-disant que nous serions sur le câble électrique qui doit être changé …. on dit oui, bien sûr mais ne bougeons pas. Il semblerait d’après les villageois que cela fasse deux ans qu’il doit être changé !

Le lendemain, ils viennent accompagnés de policiers …. on ne bronche toujours pas , le mouillage est impeccable, nous ne gênons objectivement personne, non mais allô quoi!

Nous sommes rejoints par un gros voilier qui se met pile en face de l’hôtel, morts de rire, nous nous gardons bien de leur dire qu’ils auront bientôt de la visite! Ceci ne manquera pas et n’empêchera personne de dormir ni de mouiller tranquillement. Le dernier jour, le maire en personne viendra, voyant qu’on n’était pas gênants, s’est trouvé lui-même embarrassé et nous a demandé plusieurs fois de ne « surtout pas bouger de notre emplacement »!!! Euh, c’est un peu ce que nous faisons depuis une semaine très cher !! Bref, l’hôtel aura tout mis en place pour nous faire partir , usant et abusant des autorités,…

Nous étions pas loin de nous tricoter des gilets jaunes, manquait plus qu’à trouver le rond point!

Une fenêtre météo nous a incités à quitter notre nid, direction Rangiroa après deux jours très houleux à l’entrée de la passe de Tikehau. Nous partons vers 17:00, tranquillement et nous installons confortablement dans le fly desk. Triple A nous signale un gros bateau derrière nous, personne n’y prend vraiment garde, il n’y a rien à l’AIS et sommes un peu las de ses blagues. Quelques minutes après, on reçoit un appel à la VHF du dit bateau qui nous doublait par notre bâbord….

Pendant la nuit, l’alarme de cale a commencé à sonner rappelant de très très mauvais souvenirs pour certains (d’autres comme Greatwine ne se sont rendus compte de rien, ronflant comme un sonneur malgré le tapage à moins de 1 m de lui… l’adolescence dans toute sa splendeur !).

Plus de peur que de mal, c’est la douchette de pont qui est restée sur pression et le tuyau a lâché se vidant dans la cale moteur, heureusement nous avions un spare…

 

L’arrivée à Rangiroa au petit matin est toujours aussi agréable, en plus nous retrouvons les amis de Fakarever, autant dire que nous n’avons plus vu les enfants hors besoins primaires à satisfaire !

DCIM100MEDIADJI_0066.JPG
joli terrain de jeu… à vous de trouver les enfants!
DCIM100MEDIADJI_0069.JPG
DCIM100MEDIADJI_0069.JPG
DCIM100MEDIADJI_0071.JPG
Quand je disais qu’il y avait une grosse patate de corail à coté du bateau….

img_1581

img_1484
Tractage en tous genres
img_1469
Libéré, délivré,…
img_7479
motivé par son jour de chocolat de l’Avent, levé aux aurores et travaillant presque tout seul

img_1468

Numerobis a tout de même fini les Rois Maudits en 5 jours… moi qui pensais en avoir pour 15 jours. Y a plus qu’à trouver autre chose. Je lui ai mis les Troyat, Merle, Dumas, toutes bonnes suggestions seront accueillies très favorablement !

Après trois jours à Rangiroa, nous partons pour Apataki, mouillage nord et reprenons nos habitudes de Robinsons (sans wifi cette fois) mais avec Fakarever.

 

Occasion de fêter les 13 ans d’Angel Geek, avec un roulé au caramel au beurre salé … et oui, nous devons voter pour le meilleur gâteau qui sera celui de Noël . Après le Paris Brest, la pression monte… et on ne vous parle pas de notre taux de Cholestérol…

 

Débriefing à venir, en attendant nous vous souhaitons à tous du fond du cœur un très joyeux Noël!!!

 

À la Une

Marins à terre à Papeete

Nous sommes à Papeete depuis plusieurs semaines maintenant, reprenant une vie terrestre, dans la maison louée à Pirae.

Le bateau est au chantier, le capitaine va le visiter tous les matins pendant que la vice cap’ s’attaque au CNED. Cette année, nous avons la joie d’intégrer à ces séances de torture  triple A qui fait sa rentrée en CP. Heureusement, les séances sont relativement courtes, il est difficile de faire tenir notre puce sauteuse plus de 5 minutes assis, sans avoir les mains qui farfouillent on ne sait quoi, les pieds qui ont la bougeotte avec pause négociée toutes les 5 minutes pour « boire » avec sa corolaire que je vous laisse deviner… tout cela lui donne beaucoup d’émotions. La vice cap en profite pour respirer un bon coup et s’intéresser aux trois autres loustics qui n’en demandent pas tant.

DSC_0259
chouette, le CNED!

Le capitaine, pendant ce temps, fait de belles rencontres au chantier…. oh yeah !

img_0401
un barbu peut en cacher un autre

Septembre rime aussi avec anniversaire de triple A. Ayant la chance d’avoir de la place pour accueillir du monde, nous pouvons faire signe à tous les bateaux copains, Makena, Gaia, Mirage, Lotus et Karemo seront de la partie, pleins d’enfants pour accompagner le passage à l’âge « presque » de raison de triple A.

DSC_0002 (2)DSC_0003 (2)DSC_0006 (2)

Les semaines passent vite, le week-end nous retrouvons les bateaux des amis à l’occasion de grands pique-niques, restaurants pieds dans l’eau,… Un dimanche, nous partons à l’exploration de l’ile, profitons d’une belle promenade (comprendre, beau dénivelé) pour aller au Belvédère et y manger une …fondue ! Arrivés trempés comme des soupes (hélas pas par la pluie), accompagnés de notre petit nuage d’odeurs, le restaurant est haut-perché et se mérite après 1h15 de grimpette. Heureusement la piscine a pu rafraîchir les plus jeunes, les plus âgés se sont contentés de boissons fraiches.

img_0798
concentration pour éviter le gage

Nous redécouvrons également les salles (fraiches) de cinéma à l’occasion de la sortie du dernier Mission Impossible qui en plus a été tourné à Paris avec des scènes hallucinantes sur la Seine, nous ne pouvions pas le louper ! Cela nous a fait tout drôle de revoir tous ces monuments, Paris qui ne change pas, tout comme Tom qui limite rajeunit, la scientologie, élixir de jouvence ?

Nous sommes également heureux d’aller rendre visite à la 25F, comprendre, la base militaire aérienne avec l’équipage qui nous a survolés pendant des heures lors de notre voie d’eau .

Elodie de Lotus, ancien pilote d’hélico qui a passé qq temps sur la base, nous a accompagnés lors de cette visite. Nous avons même pu entrer et visiter le « Gardian », l’avion qui nous a survolés et pu tester le matériel utilisé lors des sauvetages avec les hélicos, et visiter le Dauphin.

C’était très fort de pouvoir mettre des visages aux voix entendues à la VHF et de pouvoir comprendre le fonctionnement et les contraintes de nos sauveteurs, encore merci Messieurs !

Octobre est un mois de haute importance également dans la famille puisqu’il y a 13 ans déjà naissait GreatWine. Les cadeaux étaient adaptés au bonhomme : des revues de voile, des bouquins de … voile bien sûr !!

DSC_0022img_0718-1

Nous n’avons pas pu ne pas aller au premier festival celtique de Tahiti, absolument mémorable de danser en se tenant le petit doigt et en marinière évidemment ! Les enfants se sont régalés de galette saucisse/crêpe au Nut, et sont revenus en braillant dans la voiture « du rhum, des femmes, de la bière »…grande classe !

Après la 25F, nous avons la chance de pouvoir rencontrer également l’équipe du JRCC (équivalent CROSS) qui a coordonné les opérations pendant notre sinistre. Impressionnant de voir la carte de leur zone d’intervention (l’équivalent de l’Europe), avec le peu de moyens à disposition (le fameux avion et deux hélicos). Cela n’empêche pas de mettre tout ce qu’ils peuvent pour sauver des vies humaines, la coordination avec la 25F est impressionnante, nous avons pu suivre une opération d’homme à la mer avec déploiement de l’avion, qui passera des heures à sillonner des km² d’eau. Nous avons été très touchés et émus de pouvoir rencontrer ces personnes incroyablement humbles et professionnelles, un bel exemple pour les enfants.

Les vacances de la Toussaint seront l’occasion pour les enfants de refaire de la voile, et oui, cela leur manque trop 😉

Nous espérons pouvoir récupérer le bateau maintenant le plus vite possible, avec ses hublots tous neufs (et oui, quitte à remplacer celui qui s’est fait la malle, la prudence recommandait également de changer l’autre dans le doute….).

Tous ces évènements ont bouleversé notre programme puisque nous aurions dû être en ce moment en direction de la Nouvelle-Zélande. Nous devons attendre que la saison cyclonique se termine à l’abri, sans doute aux Marquises, et viser la prochaine fenêtre pour continuer le périple. Nous allons donc, après avis serré du comptable en chef de l’équipage , continuer ce beau voyage jusqu’en juillet 2020.

À la Une

Ohé, Ohé, (vice) Capitaine abandonné(e) Rangiroa Août 2018

Après les adieux déchirants avec les cousins, nous repartons sur Rangiroa pour y déposer le Capitaine qui part  pour quelques jours en France embrasser sa grand-mère et toute sa famille.
Nous retrouvons avec plaisir Makena qui mouille à l’entrée de la passe nord.
Je vais nager un après-midi en prévenant le Capitaine de l’endroit où je pense aller.
Évidemment le courant est tellement fort que je me fais embarquer en direction de l’océan, la marée est descendante, impossible de lutter contre, juste essayer de biaiser en allant sur le côté . Bien m’en a pris, je croise des pêcheurs qui me récupèrent. Ils ont l’air de se demander si j’ai toute ma raison… Ils me demandent si je suis pressée… drôle de question! Je leur réponds que non, et que mon mari sûrement inquiet ne devrait pas tarder à venir me chercher.
Ils me laissent dans une petite baraque, m’empruntent mes palmes masque et tuba et repartent pêcher au harpon dans la passe.
Au bout d’une demi-heure, malicieusement ils me demandent « alors, sirène, ton Capitaine arrive bientôt? »… bon, je fais celle qui est confiante bien que bouillant intérieurement.
Au bout d’une autre grosse demi-heure de pêche, fructueuse d’ailleurs, et constatant que personne n’avait l’intention de réclamer leur encombrant colis, ils me proposent de me ramener en pirogue. Oups, rien que de monter dessus sans la renverser, c’est chaud.
Je leur demande s’ils veulent que je les aide à pagayer. Mes deux escortes refusent galamment mais au bout de 100m, me tendent une pagaie… je ne sais pas trop comment l’interpréter mais fais de mon mieux pour suivre le rythme et les changements de main.
Ils sont morts de rire quand ils voient que le Capitaine s’est à peine rendu compte de l’absence de la «sirène » et nous quittent en nous offrant en plus un beau thasard.

retour de la sirene
déjà rentrée maman?

Le moment du départ du Capitaine arrive, nous sommes tristes de ne pas l’accompagner (en annexe, n’oublions pas que nous sommes dans les iles) et nous consolons en faisant de belles plongées .

Greatwine passe son niveau 1 et de mon côté je travaille les plongées profondes.
Elles resteront gravées à jamais, j’aurais la chance de toucher et jouer avec des dauphins, suivre des raies royales et bien entendu observer de près les requins lors des dérivantes. Le courant est extrêmement fort, lors de la dernière plongée, nous sommes partis à 5 et sommes retrouvés à 3 à la fin…Ambiance…
Le couple qui était avec nous n’ayant pas pu palmer suffisamment pour prendre un embranchement sous l’eau, on s’est retrouvés à plus de 500 m les uns des autres. On comprend mieux pourquoi les centres de plongée demandent un certain niveau pour les passes…

Luc et Sarah sont toujours à côté de nous, malheureusement Sarah a chopé un mauvais virus qui l’a cloue au lit. Elle est bien faible mais cela ne l’empêche pas de faire avec les enfants ….des maths!
Incroyable de voir les enfants cogiter sur le triangle de Pascal, s’entraîner à coder, se pencher sur des problèmes et des équations tout en s’amusant. Absolument génial! Merci encore les amis de votre gentillesse et disponibilité, vous leur avez fait un beau cadeau !

IMG_0071
des ribambelles de chiffres

Le Capitaine rentre enfin au bout de 5 jours, valise pleine de bonnes choses et de cadeaux (et surtout les cours du CNED des deux plus jeunes), c’est la fête sur 6gone! Il est arrivé au bon moment, le vent (le Maramu) avait tourné sud, moyen moyen de s’entortiller autour des patates de corail, tel un spaghetti sur sa boulette.
À l’occasion d’une séance internet à terre, nous allons avec Golden Girl chercher le Capitaine en annexe.
Au ponton est arrimé un navire militaire. Intriguée par les pompons, je réponds très sérieusement aux questions de ma fille sur cet étrange attribut. Distraites (l’attrait de l’uniforme sans doute) , nous menons assez rapidement l’annexe. Deux marins nous font des grands signes , trop heureuses, nous leur faisons coucou également. Ils insistent et nous voyons le Capitaine (sans doute jaloux) faire aussi de grands gestes…. jusqu’à ce qu’on se rendent compte que nous étions en train de passer à quelques centimètres de plongeurs militaires ….oups l’angoisse…quelle idée aussi de plonger à l’entrée du débarcadère !

IMG_0094
en uniforme aussi

Nous restons encore quelques jours sur Rangiroa, occasion de rencontrer l’équipage de Bulle. Entre la confection d’engins flottants (élégamment baptisés Trimarans) et de planche à voile, les enfants ont terminé leurs grandes vacances joyeusement.

DSC_0241
la voile ne suffit pas, il faut quand même ramer
DSC_0253
option sans voile
DSC_0189
toboggan improvisé

DSC_0214

DSC_0207
n’oublions pas l’essentiel

Nous partons un après-midi en annexe sur la passe avec les deux grands et Luc. L’enjeu est de se laisser dériver (avec l’annexe retenue quand même) et emporter par le courant tout en admirant les poissons. tellement kiffant que nous le refaisons 4 fois, mieux que n’importe quelle attraction de chez notre ami à grandes oreilles.

Nous profitons d’une fenêtre météo clémente pour aller au lagon bleu, un lagon dans le lagon! Les couleurs, dégradés de bleus, jeux de transparences, sont spectaculaires. L’accès en voilier étant compliqué, nous sommes seuls pour en profiter, quelle chance nous avons.

DCIM100MEDIADJI_0055.JPGDCIM101GOPROGOPR3348.JPG

DCIM100MEDIADJI_0051.JPG
lagon dans le lagon

Direction maintenant Papeete pour quelques semaines…remplacement de hublot oblige.

À la Une

Mais t’es où?

…aux Tuamotu, toujours.
Nous filons avec l’oncle OD vers Fakareva, la fratrie de la vice cap se reconstituant presque (on aurait pourtant bien aimé, n’étant plus à quelques bouches près!), avec l’arrivée de la petite sœur et sa famille.
L’objectif étant d’arriver , si possible avant eux, nous devons affronter les vents contraires et la houle, pour le plus grand bonheur des seaux… nous serons quasiment tous malades mais heureux et excités à l’idée de retrouver les cousins.
Ceux-ci seront bien au rendez-vous fixé à l’arrache sur le ponton, ramenés par un taxi de l’île ayant eu la mauvaise idée de proposer de partager son mini van avec un autre couple allant également sur un voilier. La pauvre femme du taxi  s’est faite lyncher et traiter plus bas que terre par le couple qui avait « payé » pour le taxi pour eux tout seuls et qu’il n’était pas question de partager avec la famille et les 4 enfants, qui en plus avaient été insupportables dans l’avion…ambiance! Nous qui pensions partager l’idée qu’entre bateaux il n’était quasi question que d’entraide et de solidarité … En plus, il semblerait que les enfants aient été « sages comme des images »  dans l’avion, comme jamais depuis le début de leur trip!
La Green1 family tiendra tout entière dans l’annexe complétée par triple A au comble de l’excitation ainsi que le cap et la vice cap… sans compter les poussettes (oui, « les» et non « la »), les sacs à dos, et tout ce qui va bien ! On a laissé quand même l’oncle OD se faire ramener par des amis!

IMG_9798
le « moins » blond vient de 6 gone…

Golden Girl, bien que seule fille au milieu de 7 jojos, est ravie également de pouponner enfin le petit cousin.

img_7182
La tension de papa Green1 s’élève quelque peu quand les garçons sortent du bateau et se retrouvent sur le pont, gilet de sauvetage pour tous! Au fil des jours et de la chaleur , cela va se détendre un peu mais on le voyait  faire du coin de l’œil l’inventaire de sa descendance régulièrement !
Fakarava est une île étendue et aussi plate que Rangiroa, occasion de relouer des vélos et partir l’explorer. Pas fou, l’oncle OD en profite pour faire une journée sur Faka Sud snorkling, au calme…
La carotte consistant à la pause déjeuner, nous repérons un restaurant pieds dans l’eau, nous annexons une petite hutte et prenons nos quartiers en essayant d’être « relativement  » discrets sachant qu’il y a une petite plage pleine de cocos et autres objets de bonheur pour nos explorateurs. Nous expliquons aux enfants qu’il convient, malgré leur joie, de ne pas trop crier quand tout à coup qui ne voyons nous pas de nos yeux éblouis??? Le couple de ronchon de la veille…  finalement les enfants ont pu laisser libre cours à leurs mélodieuses voix et ont pu courir tout leur saoul! Oui, c’est mesquin mais ça fait du bien!

img_7160

 

 

img_7141
le vélo? trop facile! Suffit de chatouiller à droite ou à gauche!
img_7129
12 au départ….
img_7172
y a toujours un truc qui tombe à l’eau avec les enfants
img_7166
on s’amuse comme des petits fous, et encore, il n’y a pas le son

img_7176

a96a61b7-cb6c-4d85-92da-14fd76cd4096
il manque la grande sister pour contrebalancer le penchage de tête

IMG_9816

Il est déjà l’heure de dire au revoir à l’oncle OD, qui ne semblait pas plus effrayé que cela par toute cette chaude ambiance, il nous a quand bien épaté quand on s’est rendus compte qu’il connaissait très bien et depuis un bon bout de temps  THE chanteur (qui ne soit pas rapeur, encore que dernièrement…) écouté en boucle par GoldenGirl… Devant notre air ahuri et quelque peu envieux, il nous a montré les WhatsApp (tout en masquant habilement la fin du numéro, prudent qu’il est, et ne voulant pas se taper la honte intégrale d’un petit message en toute simplicité de sa nièce !).

Logiquement si vous avez bien lu le titre du post, vous savez de qui il s’agit. Sinon, plusieurs options à envisager:

  • vous avez moins de 5 ans, mais êtes néanmoins très brillant puisque vous lisez
  • vous avez plus de 70 ans sans petits enfants
  • vous n’êtes pas francophone
  • ou pour finir, vous allez désespérer vos proches !

Perso, j’attends une preuve en vraie: commentaire, message, invitation, autographe, guitare,…

DSC_0072 (1)
Nous laissons donc l’oncle OD repartir et naviguons  sur Faka sud. Cet endroit du lagon est quasiment inhabité … sauf par les requins! Les plongées y sont spectaculaires, notamment les dérivantes à l’entrée des passes. Émotion garantie de nager au milieu de centaines de requins, inoubliable (en tout cas pour nous). Maintenant , reprendre la plongée directement dans ce grand aquarium après plus de 10 ans est peut être un peu effrayant !

DCIM100MEDIADJI_0030.JPG
et les requins, tu crois qu’ils sont vraiment dessous?
DCIM101GOPROGOPR3295.JPG
réponse….
DCIM101GOPROGOPR3321.JPG
en plongée, c’est aussi impressionnant

Pendant que les parents plongent, les enfants jouent, se lancent du bateau, pêchent, planchent, creusent… et s’amusent comme des fous d’autant plus que …. guess what? Notre couple de ronchons vient de mouiller juste à côté de nous!! À priori, ils ne s’attendaient pas à ce que les festivités sonores commencent à peine le jour levé (soit vers 6h)….

DSC_0125
sequence pèche…
img_7197
Pour ceux qui s’interrogeraient sur le remplissage des cabines…!

Nous attirons décidemment les célébrités, Suri, le bateau de Tom Cruise mouille également près de nous. Nous avons beau observer à la jumelle le pont et guetter l’apparition d’un petit brun musclé,… la timidité légendaire de Tom l’a emporté!

DSC_0112
Heureusement que les filiaires sont solides!
DSC_0106
Certains ont la sagesse de n’être que spectateurs
DCIM100MEDIADJI_0017.JPG
pas mal le snorkling
DSC_0048 (1)
cours d’aquarelle en petit comité, (derrière, on prépare un gateau)

DSC_0036 (1)

IMG_9820
zenitude à bord

Lotus et Faka sont présents également,  c’est un tourbillon de festivités, nous avons du mal à savoir qui dort où mais tout ce petit monde est heureux 😀
Nous remontons tranquillement, tout en faisant une pause à Koka-Koka, les trois bateaux seuls au monde, occasion de faire un grand feu de joie sur la plage.

DSC_0179
Trop de filles d’un coup, c’est l’emotion!
DCIM100MEDIADJI_0014.JPG
le lagon…

Le lendemain, l’aîné de la sister se retrouve avec une piqûre d’une étrange bestiole sur l’oreille qui a triplé de volume ( interdiction de penser à Dumbo!). Mega impressionnant (heureusement sans trop de douleur pour lui) , avec les boutons qui recouvrent le bébé, cela suffit à nous décider de rentrer un peu plus tôt que prévu vers le nord pour consulter l’infirmière. Moi qui étais si fière que la famille Green1 passe des vacances sans maux!
Plus de peur que de mal, les enfants vont recouvrer leur santé rapidement.
Le moment du départ approche , Golden Girl est aux 36èmes dessous,… vite les cousins il faudra revenir nous voir, c’était tellement chouette de vous voir, en plus, il reste une partie de whist à finir!

DSC_0153

IMG_9909
et 6 de der’
IMG_9920
cousinade

DCIM100MEDIADJI_0006.JPG